Film culte y'a rien à redire , acteur parfait , voix off sublime , décors à faire rêvé... mais voilà ... malgré tout il a un gros point faible comme beaucoup l'ont déjà dit ...Il fait déprimé comme pas possible de cette France que notre génération ne connaitra jamais.
Même si l’histoire est d’une simplicité enfantine, « La gloire de mon père » reste assez fidèle au roman éponyme de Pagnol. Tout au long du film, l’enfance est magnifiée en les traits du petit Marcel sous le soleil d’une Provence sublimement filmée. La nostalgie qui en résulte nous procure un sentiment de gaieté intérieure difficile à exprimer tant elle est intime. Les dialogues sont pittoresques et l'accent chantant du sud les rend encore plus charmants. Ce film me rappelle avec ravissement mon premier livre de lecture élémentaire (La maison aux mille bonheurs). Cette petite maison de vacances où il fait si bon vivre, cette liberté des grands espaces, ces espiègleries sont des hymnes à la vie, à la nature et aux hommes de bonne volonté. Julien Ciamaca livre une performance sincère et naturelle faisant bien ressortir l'esprit d’aventure de Pagnol durant son enfance. Les autres comédiens sont tout aussi excellents notamment Philippe Caubert en papa anticlérical, dur au cœur tendre, la bien jolie Nathalie Rouselle, sa mère, Didier Pain en oncle truculent et épicurien. Une mention spéciale pour Jean-Pierre Darras, le narrateur du film, dont la voix claire et limpide apporte tout le charme d’une histoire racontée. Quand le générique de fin apparait, on entend encore les cigales chanter.
Une bonne adaptation du roman éponyme de Marcel Pagnol. Ce film est bercé d'une certaine nostalgie, celle d'une enfance heureuse et du temps qui passe. La belle musique de Vladimir Cosma ainsi que le narrateur récitant par moment le texte de Pagnol viennent parfaitement soutenir cette impression mélancolique. Ce que le récit perd en précision et en détail en passant sur grand écran, il le gagne avec la beauté des paysages provençaux. Parce que la Gloire de mon père c'est aussi ça, un hommage à la Provence, à sa garrigue, à ses collines, ses cigales et son accent méridional ainsi qu'à l'insouciance de cette Belle Epoque qui s’achèvera dans la boue des tranchées de 14.
Âgé de 41 ans en 2020 ce chef d'œuvre est ma madeleine de Proust à tout égard. La musique, les images, les dialogues et surtout la retranscription de nôtre belle histoire et France.
Ce film fait ressurgir tellement d'émotions en moi...je ne me lasse pas de le regarder...la douceur de vivre dans les collines provencales et cet accent si chantant !
Il y a une atmosphère magique dans ce film ... Il y a des voix et des sons ravissants ; des images d'un autre temps qui ont un charme apaisant ; et des paysages lumineux qui respirent la Provence. Certes, le jeu des acteurs n''est pas parfait. Certes, c'est un peu lisse, un peu propre, cela manque de réalisme. Mais, finalement, peu importe et ... peut-être est-ce mieux ainsi, car ce film parle d'enfance et c'est avant tout un souvenir heureux et idéalisé, qui fait écho à notre imaginaire comme la chanson de Charles Trenet, "Douce France ...". Bref, un film qui fait sourire et qui est très apaisant.
En adaptant le roman éponyme de Marcel Pagnol au cinéma, Yves Robert nous propose un film attachant. Les interprètes sont pour la plupart inconnus du grand écran, d’ailleurs aucun des trois enfants présents ne poursuivra une carrière d’acteur. Toutefois, ils offrent une partition sans faute, accordée avec l’accent de Provence. Pour nous guider dans l’histoire, la voix-off de Jean-Pierre Darras apporte les explications nécessaires avec une pointe d’humour pagnolesque. Au-delà de ses quatre nominations aux César, « La gloire de mon père » a été le meilleur film français au box-office de 1990. Bref, une œuvre nostalgique dans laquelle résonne le chant des grillons.
Vu le 14/04/2020. La Gloire de mon Père, c’est un film qui compte dans l'histoire du cinéma français comme d'ailleurs son frère jumeau "Le Château de ma Mère". Fils d'un instituteur marseillais, Marcel Pagnol passe ses premières années dans le monde de l'école où il se montre naturellement bon élève. Jeune adolescent, durant les grandes vacances de l'été 1904, il découvre les garrigues environnant Marseille et le Garlaban, auxquels il restera attaché toute sa vie. La vieille bastide louée par la famille devient le centre d'une sorte de paradis peuplé de personnages pittoresques dont Lili des Bellons, un jeune paysan qui deviendra son ami et l'initiera aux mystères des collines. Son père et son oncle s'adonnent à la chasse et c'est un exploit de chasseur, un doublé de bartavelles, qui deviendra la gloire de son père. Le film est très proche du duo de films "Jean de Florette - Manon des Sources", on y retrouve l'esprit du sud, des garrigues, le soleil, les cigales et l'accent marseillais, bref du Pagnol dans toute sa splendeur. Mais contrairement aux 2 films de 1986, celui-là est beaucoup plus tendre et beaucoup plus naïf. Pas un personnage ici pour faire un coup tordu (comme le Papet ou Ugolin) mais la joie et la naïveté d'un Marcel qui découvre l'amour des collines. Curieux que l'acteur qui joue Marcel (Julien Ciamaca) n'ait pas poursuivi sa carrière après ce duo à succès, il avait quand même un vrai talent qui restera inexploité. A noter également la présence puissante du duo Joseph-Augustine (Philippe Caubert et Nathalie Roussel). J'ai d'ailleurs eu un vrai coup de cœur pour la beauté naturelle de cette dernière, (34 ans à l'époque du film) mais qui sans être une pin-up dégage un charisme et un charme qui ne laisse pas indifférent. Un autre coup de cœur pour le jeune frère de Marcel, Paul, joué par Victorien Delamare. Lui a aussi a eu une carrière très courte mais ce jeune garçon m'a vraiment enthousiasmé par ces répliques et ces tirades très à propos. 7 ans à l'époque mais une verve peu commune. La Gloire de mon Père est un film qui nous parle du bonheur simple, de la famille, de l'opposition tout en respect entre laïcité et religion (oncle Jules), de la nature, il nous rappelle aussi un temps où télévision, internet, et consoles de jeux ne venaient pas forcément polluer notre vie commune et où les gens n'étaient pas moins heureux (et sans doute plus...)
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3,5
Publiée le 15 avril 2020
Les souvenirs d'enfance en Provence! L'univers ensoleillè de Marcel Pagnol, filmè par Yves Robert. "La gloire de mon père" est un film nostalgique! L'ambiance chaleureuse de la garrigue, les cigales, les lapins, les bartavelles et la musique de Vladimir Cosma! Le rèalisateur de "La guerre des boutons" sait faire monter la douceur d'un souvenir en tirant le meilleur parti de son dècor naturel et des visages de Philippe Caubère et Nathalie Roussel! Ce sont les 400 coups, la recherche du temps perdu et les expèriences passèes qui passionnent Yves Robert! Ne surpasse pas cependant le très èmouvant "Le château de ma mère", sorti en salle en 1990 à quelques mois d'intervalle du premier volet! Dèjà un classique...
C'est beau, simple. On y voit les couleurs de la Provence : le bleu, le jaune orangé, le vert, ... on y entend les chants : le vent, les cours d'eau, et LES CYGALES... Les joies du quotidien, des plaisirs simples... ce film est beau, simple mais beau.
Aaaaah les romans de Marcel Pagnol ! Lui savait conter sa Provence natale ! Sa prose permettait au lecteur de presque sentir les senteurs des champs de lavande, d’humer les bonnes odeurs des plantes aromatiques, d’être bercé par l’accent du sud… et d’entendre le chant des cigales. Ben tiens, ça tombe bien, c’est justement sous le chant des cigales que s’ouvre le générique de "La gloire de mon père", adaptation cinématographique du roman éponyme de l’enfant d’Aubagne. Ce film est plaisant dans son ensemble, mais ce n’est selon moi la meilleure adaptation qui ait été faite. Pourtant, c’est la première fois que le 7ème art s’attaque au premier volet des « Souvenirs d’enfance », déclinés non pas en trois mais quatre volumes. La première surprise réside en la personne venue occuper le fauteuil du réalisateur : Yves Robert. Lui qui s’était surtout illustré dans la comédie, le voir ici à la baguette était pour ainsi dire impossible à prévoir. D’autant que le challenge était de taille à relever, surtout après le passage quatre ans plus tôt de Claude Berri avec son diptyque "Jean de Florette" et "Manon des sources", autres adaptations des romans de Pagnol. Le style est différent. Forcément, les « Souvenirs d’enfance » est sans doute l’œuvre la plus personnelle de l’écrivain, puisque ces écrits ne sont ni plus ni moins qu’une œuvre autobiographique. En cela, on retrouve dans le film cette marque personnelle grâce à la narration en voix off du jeune Marcel. Yves Robert a essayé de retranscrire à l’écran tout ce qui a pu fasciner le jeune Marcel, jusqu’à l’en faire tomber amoureux : la garrigue (constituée par les grands espaces arides et escarpés), le chant des cigales, les oiseaux… Il s’est également efforcé de retranscrire au mieux la nostalgie d’une époque révolue, l’admiration que le futur auteur avait envers son père, avec toute l’émotion qui allait de pair. Malheureusement, l’émotion ne parvient pas à sortir de l’écran pour submerger le spectateur, et ce en dépit du respect quasi chirurgical de l’œuvre littéraire. Les différents plans effectués sur la nature ont beau avoir été réussis, il manque ce petit quelque chose d’indéfinissable qui aurait pu donner au film toute la puissance émotionnelle des écrits. Autrement dit, Yves Robert a échoué là où Claude Berri a réussi. Nous avons pourtant des personnages hauts en couleur et criants de vérité : je pense au brocanteur (Jean Rougerie), au facteur (Michel Modo), et à François (Pierre Maguelon). D’ailleurs, vous demanderez à ce dernier comment voit un aveugle qui met des lunettes de soleil : trop drôle ! Ah ces expressions imagées marseillaises. Personnellement, j’adore ! J’en suis friand et je trouve même qu’il n’y en a pas assez. Pour une partie du casting, mon avis est que c’est un peu surjoué : à commencer par Philippe Caubère dans la peau du père de Marcel. De même que Didier Pain dans le rôle de l’oncle Jules. Encore que je l’ai trouvé nettement plus à son avantage dès que tout ce petit monde s’est retrouvé réuni en vacances pour un séjour inoubliable (surtout pour Marcel). Mais au moins, l’oncle Jules et Joseph Pagnol nous ont offert auparavant une confrontation savoureuse qui nous promettait quelques menues étincelles… restées en l’état. A côté de ça, d’autres personnages auraient pu être plus emblématiques qu’ils ne le sont : cette fois je pense à Edmond des papillons dit « Mond des Parpaillouns » interprété par Paul Crauchet, ou à Lili des Bellons joué par Joris Molinas. Comme pour preuve de ce manque de conviction, on ne retrouvera ce dernier que dans la suite donnée, à savoir le "Le château de ma mère". "La gloire de mon père" n’en demeure pas moins une œuvre assez agréable à suivre, mais on est loin de l’excellence des adaptations antérieures, qu’elles datent de quatre ans plus tôt, ou bien plus anciennes encore, notamment avec la bande à Raimu ou Fernandel. A noter aussi quelques petites erreurs, en particulier concernant les cigales : celles-ci ne sont pas si faciles à attraper (il faut déjà les voir, ce qui n'est déjà pas si évident tant elles se confondent avec le décor), et je doute qu’elles se mettent à chanter quand elles sont enfermées dans une poche. Il faudrait le vérifier dans le roman. Mais reconnaissons tout de même qu’Yves Robert s’en est tiré honorablement. Une chose est sûre, cela m’a donné envie de redécouvrir d'une part l’œuvre littéraire originelle, et le diptyque de Claude Berri d’autre part.