Un joli métrage retraçant la jeunesse de Marcel Pagnol, issu évidemment de ses écrits et nous plongeant dans une époque bien lointaine où il faisait apparemment bon vivre. Ce récit très nostalgique nous embarque assez aisément grâce à ses décors naturels grandioses et cet accent de la garrigue enchanteur. Comme son nom l’indique, le scénario va beaucoup tourner autour de la relation père-fils avec des personnages hauts en couleur et des comédiens fort sympathiques. On passe un bon moment, mignon comme tout, et même si l’on n’y croit pas forcément toujours, la faute à un sur-jeu très présent, l’ensemble est très plaisant et les dialogues savoureux.
Un joli film plein de nostalgie qui nous plonge dans les souvenirs d'enfance et les magnifiques paysages de Provence. L'ambiance, les personnages et la simplicité du récit fonctionnent très bien, même si le rythme peut parfois sembler un peu lent. Un classique chaleureux et agréable à regarder.
Adaptation du roman de Pagnol de 1957 premier d'une série de 4 nommé Souvenir d'enfance. Yves Robert en fait un film enjoué en 1990 bien provençal et lumineux qui plait à tous.
Beau film fleuve qui retrace la jeunesse de Marcel Pagnol, véritable patrimoine français de par ses textes, ses univers, et ces chaleureux personnages aux accents du sud. Adaptation de son récit, qui nous transporte dans le sud de la France entre 1900 et 1904. La musique de Vladimir Cosma est là pour accompagner ces jolis paysages.
Un des grand chef-d’œuvre du cinema français, Marcel Pagnol lui même aurait adoré se film, je suis Marseillaise est c’est quand je vois ce film que je suis fier de ma ville. Ils ont respecter la réalite historique, social,… les moeurs de l’epoque et le mode de vie. La meilleurs interprétation qui pouvait être fait.
Un enfant, une famille et un été qui s'étire dans les collines provençales. C'est là tout le geste du film : transformer un simple souvenir d'enfance en territoire sacré. Yves Robert s'efface complètement, pose sa caméra et laisse la Provence respirer : les pierres blanches, le ciel bleu, la garrigue qu'on jurerait sentir à travers l'écran. On ne regarde pas le film, on feuillette un album de famille. Au centre, le regard d'un fils sur son père, et cette scène des bartavelles où un petit mensonge transforme un instituteur ordinaire en héros. Philippe Caubère devient admirablement ce père, sans doute le rôle de sa vie. Autour de lui, Nathalie Roussel en mère d'une tendresse infinie qu'on aurait tous rêvé d'avoir, et un oncle Jules (Didier Pain) aussi truculent qu'attachant. La musique de Vladimir Cosma, mêlée au chant des vraies cigales, fait le reste : on passe du rire aux larmes sans jamais qu'on nous force la main. Reste que cette contemplation a son revers ; dans sa seconde moitié, le film s'endort un peu, porté par les jours, et j'ai parfois décroché comme devant une belle carte postale qu'on a fini de regarder. Difficile, en touchant ce Pagnol, de ne pas se retourner sur sa propre enfance, idéalisée sans doute, un monde plus lent qu'on ne reverra plus. La Gloire de mon Père ne raconte pas grand-chose, c'est une lacune, mais il reste fidèle à l'âme de Pagnol.
si j'apprécie les films comiques d'Yves Robert ce n'est pas le cas de ceux retraçant les récits de Pagnol . Comme les livres de l'auteur, c'est seulement une succession de tableaux , qui sont des tranches de vie ordinaires, avec juste quelques petites scènes amusantes quand le père et l'oncle de marcel se frictionnent un peu , interrompus par une injonction de sa mère pour changer de sujet ...
La gloire de mon pere est le film qui ne me lassera jamais Plein de douceur et calme, plein de tendresse, le scenario de la jeunesse du petit marcel touche par la belle simplicite et sent bon le soleil et le chant des cigales
un excellent film basé sur la propre histoire de Pagnol et tiré de son livre. la France d'avant, celle qui nous l'a faite aimer, aux boomers et aux X. Pagnol l'a décrite dans tous ces tomes, avec un bonheur qui va de pair avec la vie dans le sud de la France.
Un classique du cinéma français qui a bien vieilli.
La gloire de mon père d'Yves Robert est un bon film, la photographie est exceptionnelle, les décors et costumes sont bien pensés. Mais le film reste très plat et long dans l'ensemble malgré un storytelling intéressant. L'adaptation du romain éponyme est apparemment fidèle. Donc en sommes c'est un bon film qui a le mérite d'être vu malgré qu'il a vieilli et qu'il est loin d'être parfait.
Ah… La Gloire de mon père. Rien que le titre sent déjà la Provence, les collines sèches et dorées, les soirs qui s’étirent avec le chant des cigales. Yves Robert, en portant à l’écran le souvenir de Marcel Pagnol, n’a pas seulement filmé une histoire : il a ouvert une fenêtre sur l’enfance, une enfance qui a le parfum du thym froissé sous les pas, et la lumière éclatante du Sud.
On regarde ce film comme on entrouvre un album de famille. Chaque image est un tableau où le ciel se confond avec les pierres blanches, où les visages respirent la vérité des choses simples. Philippe Caubère incarne Joseph, ce père à la fois modeste et lumineux, avec une justesse bouleversante : il ne joue pas un père, il est le père, celui qu’on admire en silence, celui dont on garde à jamais l’éclat du regard et la fierté discrète.
Et puis il y a la voix du petit Marcel, la malice de son frère, la grâce de la mère… Tout cela tissé dans une toile de souvenirs qui semblent être aussi les nôtres. Yves Robert a filmé la Provence comme Pagnol l’écrivait : avec tendresse, avec humour, avec cette nostalgie souriante qui fait que l’on rit et que l’on pleure dans la même minute. C’est une poésie d’ocre et d’ombre, de pierres sèches et de lavandes, une poésie à hauteur d’enfant.
Ce film n’est pas qu’un récit d’apprentissage : c’est une déclaration d’amour à la mémoire, aux liens du sang, à la beauté des choses modestes. Chaque plan dit qu’il n’y a pas besoin de grandeur artificielle pour toucher au sublime. Le sublime est là, dans le pas hésitant d’un enfant derrière son père, dans la gloire d’une partie de chasse qui devient l’éternité.
La Gloire de mon père est un film qui n’appartient pas qu’à Pagnol, ni à Yves Robert. Il appartient à tous ceux qui ont eu un père, une enfance, un coin de soleil où revenir par le cœur. Et, comme dirait Pagnol, “tout le monde a eu une enfance, sauf ceux qui n’en ont jamais eu”. Ce film, c’est l’enfance retrouvée.
C’est un film très sincère, où l’on retrouve toute l’authenticité de la Provence. Les acteurs jouent juste et nous embarquent avec eux. Évidemment, il n’y a pas vraiment de scénario, mais au final, c’est sans stress : on est simplement heureux de partager ce moment convivial.
La Gloire de mon Père, réalisé par Yves Robert et adapté de l’autobiographie de Marcel Pagnol, est un film profondément empreint de nostalgie et de douceur. Il nous plonge dans les souvenirs d’enfance de l’auteur, entre la ville de Marseille et les collines ensoleillées de Provence.
Ce qui marque avant tout, c’est l’ambiance chaleureuse du récit : les décors, la lumière, les paysages provençaux et la voix off de Marcel adulte enveloppent le spectateur dans une bulle de souvenirs paisibles. L’atmosphère est réussie, et c’est là que réside sans doute la plus grande force du film. On y ressent une vraie tendresse pour cette époque révolue, pour les petits bonheurs simples de l’enfance, et pour les figures familiales marquantes — en particulier le père, figure à la fois admirée et idéalisée.
Cependant, il faut reconnaître que le film manque de véritable tension dramatique. Il ne s’y passe, objectivement, pas grand-chose. L’intrigue avance doucement, sans grands bouleversements ni véritables enjeux narratifs. Cela n’est pas forcément un défaut, mais cela peut donner au film un rythme un peu plat, qui repose avant tout sur la nostalgie et l’évocation de souvenirs plutôt que sur une construction dramatique forte.
Côté mise en scène, Yves Robert livre un travail sobre et soigné, sans grande audace mais toujours élégant. Les acteurs, eux aussi, sont convaincants sans être mémorables : Philippe Caubère incarne le père avec solidité, et le jeune Julien Ciamaca apporte une fraîcheur discrète à son rôle.
En somme, La Gloire de mon Père est un film qui touche plus par son ambiance que par son action. Un beau moment de cinéma, simple et sincère.