Danièle Thompson est définitivement une valeur sure du cinéma français avec des films qui réussissent à trouver l'équilibre entre comédie et films d'auteurs sans pour autant sombrer dans les travers de chacun des 2 genres (humour gras pour le 1er, austérité pour le 2nd). "Fauteuils d'orchestre" ne déroge pas à la règle puisqu'il s'agit sans doute du meilleur film de la réalisatrice à ce jour. Il faut dire que le scénario (co-signé par le talentueux Christopher Thompson) ne manque pas de charme avec ses histoires entremêlées qui sont l'occasion de découvrir une galerie de personnages attachants campés par des acteurs exceptionnels avec une Cécile de France pétillante en serveuse naïve, un Albert Dupontel stupéfiant dans ce contre-emploi de pianiste classique pris d'une crise de conscience, une Valérie Lemercier très drôle en actrice en quête de crédibilité, un Claude Brasseur émouvant en directeur de galerie d'arts bradant ses souvenirs, une Dani étonnante en concierge des stars sans oublier une pléiade de 2nds rôles réjouissants (le charismatique Christopher Thompson, l'énorme Francois Rollin, l'amusant Guillaume Gallienne, Laura Morante en épouse dévouée, Sidney Pollack en metteur en scène étranger, la superbe Annelise Hesme, la regrettée Suzanne Flon dans son dernier rôle...). De grands acteurs au service d'une belle histoire (ou plutôt de plusieurs belles histoires) mais également une réflexion pertinente sur la culture (et notamment la frontière entre l'élitisme et le populaire) que symbolise parfaitement le cinéma de Danièle Thompson. Certes, on pourra éventuellement trouver l'histoire d'amour de l'héroïne un peu trop prévisible mais au final, on se souviendra de "Fauteuils d'orchestre" comme d'un formidable film choral au charme typiquement parisien (ces salles de spectacles, ses cafés, l'omniprésence de la culture...) mais surtout comme d'un film qui fait du bien.
Un film aussi décevant qu'il était prometteur. A la fois naïf (l'héroïne provinciale trouve un travail en 2 mn !), bavard, superficiel, mou et donc interminable. Beaucoup de personnages - aux problèmes peu passionnants et aux vies excessivement bourgeoises - sont relativement opaques et leurs interprètes monoexpressifs (Dani, Laura Morante, Christopher Thompson...). Il reste simplement l'excellente Valérie Lemercier qui est bien la seule à mettre du pep's dans ce chassé-croisé interminable, Albert Dupontel toujours classe et la regrettée Suzanne Flon, forcément trop rare dans ce film. Le problème, c'est qu'il faut supporter les autres personnages...
Un film juste et agréable. Sans prétention, on se laisse transporter par Paris et ses artistes tourmentés. Il se regarde avec plaisir et sourire. Même si le scénario parait léger, il a le talent de laisser à chaque personnage le temps de s'installer et de nous laisser apprécier des histoires simples et belles.
Une petite comédie très fraîche pleins de personnages attachants. à voir surtout pour l'interprètation d'acteurs comme Albert Dupontel, pianiste étouffé par sa vie, sa femme, ses obligations et Valérie Lemercier, actrice complétement casse couille.
Une comédie gentillette qui farfouille du pied négligemment dans une fourmilière microcosmique où s'agitent et se débattent de bons et de moins bons acteurs. Mention bien (comme d'habitude...) pour le magique Dupontel!
Voilà une bonne surprise. J'avais un peu peur, je ne suis pas une grande fan de Danièle Thompson mais là bravo, "Fauteuils d'orchestre" est vraiment une réussite. Cela tient à 95% au casting, avec mention à Valérie Lemercier et Albert Dupontel, fabuleux comme d'habitude. Bon, il est vrai que le film entretient de vieux clichés (notamment sur la province), que l'idée de base tient sur une feuille de papier à cigarette, et la serveuse que campe Cécile de France (au demeurant bonne actrice) est vraiment niaise. Or je ne suis pas sûre que le personnage ait été écrit comme ça. Et là encore un autre cliché: on ne peut passer pour un être gentil et simple que si en plus on est bien naïve et niaise. Enfin, ça mis de côté, c'est très très plaisant à regarder, Paris est bien filmée, les dialogues sont agréables. Le succès du film est amplement mérité.
Une comédie qui fait énormément rire...dans le 16ème arrondissement de Paris. Il est vrai qu'ici l'humour est d'une extrême finesse, un peu à l'image de cette cuisine chic et moderne capable de hisser un demi-radis au rang de haute gastronomie. De quoi réjouir et satisfaire les esprits raffinés, mais certainement pas les appétits des spectateurs moins snobinards qui auront du mal à trouver matière à se distraire dans cet étalage des angoisses existentielles de la haute bourgeoisie. Excessivement mondain et parisien, triste et ennuyeux, mou, anesthésiant, s'amusant sans talent avec cette opposition éculée entre le provincial naïf sous-cultivé et les représentants de l'élite artistique et intellectuelle, voici un film aux antipodes de la bonne comédie populaire, même pas foutu de nous arracher un sourire à défaut de nous délivrer un quelconque message. De fait la fin de cette oeuvre soporifique paraît interminable, surtout les 90 dernières minutes. Mon étoile sera dédiée à la simple présence (quasi inexplicable)de deux grands messieurs auxquels on a malheureusement interdit ici d'user de leurs génies comiques respectifs : Albert Dupontel et François Rollin.
Peu alléché par le synopsis ou la bande-annonce mais éprouvant le besoin de faire passer le temps, j'ai voulu allé voir ce film, dont je n'attendais pas grand-chose, uniquement dans une optique de détente. Grossière erreur, car Fauteuils d'orchestre a eu exactement l'effet inverse! Rien n'est à sauver, malgré la pléiade d'acteurs "haut de gamme", qui en réalité ne sont pas vraiment bons, voire franchement mauvais(mention spéciale à la plus grande tête à claques vue au cinéma depuis bien longtemps, j'ai nommé Cécile de France). Quant à l'étiquette "comédie sentimentale" qui lui a été attribuée, j'essaie toujours de me l'expliquer. Niveau comédie, zéro pointé : aucune situation réellement drôle, quiproquos mal exploités, dialogues très fades ou mal mis en scène... Et côté "sentimental", au risque de passer pour un coeur de pierre, je dois avouer que je n'ai absolument pas été ému. Difficile, en même temps, de verser une larme(sinon de dépit) devant tant de mièvrerie et d'optimisme naif, devant ce conte de fées moderne, empli de bons sentiments, et si loin de la réalité. Bref, à oublier très rapidement, en espérant que le cinéma français, qui honnêtement ne va pas très bien en ce moment, connaîtra de plus beaux jours cette année...
Un étoile pour ne pas être trop sévère . . . J'ai peut-être raté l'entrée pour pouvoir profiter et apprécier cette ambiance poreuse où l'on s'ennuit à mourir.