Trois camarades
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QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2025
Un roman d’Erich Maria Remarque, un scénario cosigné par Francis Scott Fitzgerald, un film produit par Joseph L. Mankiewicz et réalisé par Frank Borzage… Quelle carte de visite ! Le résultat ne déçoit pas. Ils ne sont pas si nombreux les films qui traitent conjointement et habilement de l’amitié et de l’amour, sans tomber dans le sentimentalisme. Ces trois camarades (qui sont en fait quatre avec la jeune femme) sont liés par des sentiments très purs. Il se dégage de cette relation une belle harmonie sensible, naturelle, touchante. Tourné en 1938, en pleine montée du nazisme, ce film est aussi un témoignage juste et dramatique sur l’Allemagne d’alors, son climat délétère, sa violence prête à exploser. Pas si courant à l’époque. Autant de raisons pour découvrir et apprécier ce beau mélo historique.
À noter que Francis Scott Fitzgerald a souvent travaillé pour le cinéma. Mais cette œuvre est la seule où son nom apparaît au générique.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2019
Un joli mélodrame qui est une sorte de "Bohème" par le trio autour de la femme.
Le récit est beau et touchant surtout dans sa deuxième partie où la fragilité devient émouvante.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 822 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2024
Touchante histoire d'amour et d'amitié sise dans un contexte politique singulier dont les bouleversements demandent à être fuis pour trouver la sérénité ou un contentement heureux, l'intrigue s'attache à portraire avec d'explicites détails (une main qui balaie des flocons de neige d'un visage ou une fenêtre ouverte sur un amour vainquant la crainte de la mort) le caractère de protagonistes profondément humains, incarnés avec une convaincante subtilité - notamment par un Robert Taylor espiègle ou émouvant (notons le renversement de valeurs étonnamment moderne avec la critique des mépris sociaux le transformant en Cendrillon). Soutenue par une bande-son judicieuse, l'élégante mise en scène met en valeur les tourments, doutes, espoirs de personnages dotés de fins dialogues (You've got Pat to think of/You can't hold a thought in your arms). Sans pathos ce drame aux contours parfois joliment désuets étreint délicatement le coeur...
oooooooooo
oooooooooo

108 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2014
L'ère des grands studios n'est plus. On peut trouver milles choses justes à redire sur cette époque, on peut célébrer avec justesse le miracle du nouvelle hollywood, mais ce modèle d'organisation fermée très structurée, stricte, où le réalisateur n'était pas auteur, lorsque bien exploité, pouvait produire des films admirables. C'est le cas ici. Il s'agit il est vrai du plus ambitieux (pour le spectateur) des studios: la MGM. La MGM qui avait embauché comme producteur un certain Manckiewicz. Je ne sais pas le détail de ce qu'il faut mettre à son crédit, le premier pourrait d'avoir su réunir tant des personnes remarquables sur ce projet, mais il est certain qu'il s'agit d'une oeuvre où l'on retrouve toute son exigence, son esprit, son intelligence. Le regard porté sur chaque personnage, simple et exemplaire, est d'une humanité si parfaitement tenue. Ces trois Camarades, cette femme, ce qui les unit (le respect de chacun, une amitié indéfectible qui prévaut sur la passion amoureuse) est d'une singularité rare (je mettrais en vis à vis le Canterbury Tales de Powell, qui réunit aussi des personnes de sexe distinct de ce même rapport d'individu). Les dialogues, comme le propos général, sont exemplaires pour leur intelligence et leur acuité. Oui la ligne mélodramatique est appuyée. Cette signature peut être jugée désuète (10 minutes pour mourir de la plus noble des façons). Oui certain le film, bien que sur certain point d'une modernité de ton toujours exemplaire, est daté sur d'autres. Mais c'est aussi son charme. Charme d'une époque révolue dont on pourrait regretter certaine saveur devant l'indigence de la majorité des productions de grands studios (lire "banque") d'aujourd'hui.
Et la très rare miss Sullavan, pour qui connait son destin, est avec la distance du regard l'actrice la plus parfaite pour ce rôle.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juillet 2025
Au lendemain de la première guerre mondiale, trois soldats allemands, liés par une indéfectible amitié, créent ensemble un garage automobile. L'un d'eux fait la rencontre d'une jeune femme.
Il n'y a que du beau monde au générique. Le sujet est d'Erich Maria Remarque, certains dialogues de Fitzgerald et le producteur est Joseph Mankiewicz. C'est de ce dernier que provient peut-être la causticité de certains dialogues amoureux entre Robert Taylor et la tonique Margaret Sullivan.
Ce drame romanesque, dont je gardais pourtant un très bon souvenir, ne me touche plus guère. Foncièrement pessimiste et réfutant l'idée que la fin de la guerre ouvre une période heureuse, le film fait cohabiter une histoire d'amour probablement vouée à mal finir et un contexte social et économique assez sombre. Avec pour corollaire des luttes idéologiques violentes et peut-être funestes pour les trois camarades. Dans ces conditions de l'après-guerre, l'amitié solidaire entre les trois anciens soldats est leur premier secours.
Le mode romanesque du film a vieilli. Outre que Robert Taylor fait une tête d'affiche et un jeune premier un peu lisse, j'ai été constamment gêné, lors de cette seconde vision, par le manque d'authenticité et les clichés qui caractérisent cette reconstitution en studio de l'Allemagne des années 20.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2025
La filmographie de Frank Borzage, cinéaste majeur des années 1930 ( sa période du cinéma muet compte aussi des chefs d'oeuvre cf " la femme au corbeau") est malheureusement un peu oubliée aujourd'hui.

Pourtant la fameuse Borzage touch a donné naissance à des opus de premiere importance comme ce " trois camarades" (1938) adaptation d'un roman d'Erich maria Remarque.

Borzage est le cinéaste de l'amour fou qui transcende même la mort. Plus romantique que Borzage, ce n'est pas possible.

Le scénario se déroule après la première guerre mondiale en Allemagne. Trois anciens frères d'arme sont démobilisés. Ils font la connaissance d'une jeune femme dont ils tombent tous les trois amoureux.

Margaret Sullavan qu'on verra deux ans plus tard chez Lubitsch ( " the shop around the corner" 1940) ne fera pas une très longue carrière dans l'industrie du cinéma quelle n'aimait pas beaucoup.

Elle est pourtant merveilleuse ici, aux côtés de Robert Taylor ( Franchot Tone et Robert Young ne feront pas une carrière aussi exceptionnelle que celle de Taylor ) dans cette tragédie amoureuse.

Pour donner envie de voir ou de revoir ce titre formidable ( je regrette toutefois la fin qui me semble un peu rapidement traitée) on n'oubliera pas que " trois camarades" 'inspirera ( certes, de loin) Michael Cimino et son excellent " Voyage au bout de l'enfer" (1979) -" the deer hunter" dans son titre original)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un des rares films de l'époque à ne pas avoir pris une seule ride, à quelque niveau que ce soit, Three Comrades traite de façon splendide un sujet à priori banal, mais qui pourra toucher tout le monde (parlant en fait d'amitié et d'amour, ce que tout le monde connaît). Le réalisateur Frank Borzage capture ainsi des moments forts en subtilités auprès de ses acteurs (Robert Taylor en tête, drôle et touchant), toujours sincères, et parvient à nous plonger dans leurs têtes pour qu'on comprenne ce qui se passe. Le genre de film dont on sort en se disant "ah mais tiens, c'était en noir et blanc ?" tant l'aspect visuel est mis de côté au profit de l'interaction entre les acteurs. En revanche, quelques longueurs (mais peu) gâchent quelques scènes pas vraiment capitales, mais le film n'a pas cette unité : une légère inégalité qui réduit un peu le potentiel de Three Comrades, qui reste un excellent moment à passer.
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