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Der Metzgermeister
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2,0
Publiée le 16 août 2013
C'est comme Taxi Driver. J'ai beau le revoir, je le trouve presque à chier. Bon Ray Liotta est pas mal. Mais franchement Pesci je le trouvais mieux dans " Maman, J'ai râté l'avion " Il a eu un Oscar pour ça ? Tu sait le maffieux avec sa voix couinante, qui flingue à tour de bras, qui se croit tout permis... Ah qu'elle soulagement quand il se fais flinguer... Et De Niro il m'énerve !! Toujours calme, avec des conseils du genre " Jamais trahir les copains " et tout... Ohlàlà... Bon, l'intro est pas mal, certes, mais après c'est chiant, mou, ennuyeux.
C'est bizarre : j'étais persuadé d'avoir vu ce film et... Non ! Un très bon Scorsese, ça oui, mais sa rhétorique des mafieux est tellement répétitive que ça en devient d'un prévisible affligeant. En gros, finalement, oui, je l'avais déjà vu. A côté de ça, c'est bien foutu, on ne s'ennuie jamais (quitte à avoir des différences de rythme énorme tout au long de l'histoire), on rigole (ou ricane), et, surtout, on appréciera un énième film de mafieux réalisé par un des maîtres du genre. A défaut de se renouveler, on n'a pas encore trouvé quelqu'un pour le remplacer.
Biographie du bandit Henry Hill, le film de Scorsese n'est pas aussi percutant ni excellent qu'un opus du Parrain ou quelque autre film de gangsters. La voix-off remplit toute la bande-son, imposant un rythme rapide et forcant le spectateur à suivre l'histoire, qui établit l'ascension du personnage principal dans la pègre et ses difficultés personnelles ; la fin semble venir au ralenti, ce qui malheureusement arrive dans beaucoup de films, où, à partir du moment où le héros semble pris, on a l'impression de voir une bombe à retardement, ce qui est bon quelque fois comme procédé, si l'on arrive à attirer l'attention sur tout le film. Résultat très moyen pour Scorsese ici.
Scénario assommant qui ne décolle pas, des personnages détestables au développement maigre, l'histoire n'inspire rien et une fin tout simplement médiocre. Bon jeu d'acteur.
Le cinéma de Martin Scorsese est souvent réduit aux films de gangsters qui représentent au final qu’une toute petite partie de sa filmographie. Si cela est ainsi, c’est très certainement dû à la réussite que représente Les Affranchis. Ce dernier adapte effectivement de manière magistrale Wise guy de Nicholas Pileggi, une biographie du truand Henry Hill. En effet, Scorsese y atteint le sommet de son art avec une mise en scène magistrale servi par un montage brillant (malgré quelques faux raccords voyants) de Thelma Schoonmaker. Mais, comme souvent chez le cinéaste, le son est traité avec autant d’importance que l’image. Ainsi, on y trouve la technique récurrente chez Scorsese de la voix-off (avec une petite originalité car, si l’essentiel du film utilise celle d’Henry Hill, cette dernière cède parfois la place à celle de sa femme, Karen). La musique, quant à elle, reprend de nombreux standards de l’époque du récit. Cette utilisation fréquente chez Scorsese permet à ce dernier de donner au spectateur un sentiment de réalité de la situation qu’il présente. Il ne faut, en effet, pas oublier que le récit est tiré d’une histoire vraie (ce qui est précisé dans le générique de début) même si certains noms ont été changés. Ainsi, le film essaie d’éviter de starifier les personnages de gangsters en les montrant dans leurs vies quotidiennes (la vie amoureuse tumultueuse d’Henry occupe une part importante du récit) et en expliquant régulièrement les comportements des personnages et le fonctionnement du Milieu. Le tout est servi, une fois de plus, par un casting plus que brillant. Ray Liotta est parfait dans le rôle de cet homme qui a toujours rêvé d’être un gangster et qui connaîtra les différentes étapes que peuvent traverser ce type de personnagesspoiler: (parcours ascendant l’amenant de petit voyou à celui de truand très important puis la chute allant jusqu’à le pousser à devenir une "balance" qui doit être protégée par la Police et qui doit désormais vivre une vie "normale", Henry Hill étant d’ailleurs le seul à être mort de maladie en liberté dans la réalité) . Même si on est surpris de le retrouver dans un rôle secondaire, Robert De Niro est lui aussi excellent dans un type de personnage où il a l’habitude d’exceller. Mais celui qui est très certainement le plus marquant dans son rôle est Joe Pesci. Celui qui, l’année précédente, faisait rire le public dans L’Arme fatale 2 le glace désormais avec son personnage très violent et irritable. Le comédien sera d’ailleurs récompensé à raison de l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1991 (face tout de même à Al Pacino et Andy Garcia). Martin Scorsese retrouve donc un milieu qu’il apercevait dans son enfance à Little Italy et l’illustre avec toute sa science de la mise en scène et son amour du cinémaspoiler: (l’avant-dernier plan est d’ailleurs une reprise de celui, très célèbre, montrant Justus D. Barnes tirer sur la caméra dans Le Vol du grand rapide d’Edwin S. Porter) . Les Affranchis est donc un des meilleurs films de Martin Scorsese et un des meilleurs films de gangsters de l’Histoire du cinéma tout simplement.
Un bon film de gangsters grâce à la performance de ses acteurs, quelques scènes savoureuses et une réalisation très propre. A voir au moins une fois dans sa vie !
Un jeune fils d’émigrés de Brooklyn vit jusqu’au-delà du possible sa passion pour « l’Organisation » et la vie facile qui en découle… Avec ce portrait qui s’étend sur plus de trente ans, Scorsese donne tout d’abord une leçon magistrale de cinéma supplémentaire : sa caméra est toujours placée où elle doit être, son plan est toujours le meilleur possible (comme le long travelling où l’on découvre que Henry a une maîtresse) et son découpage d’une précision rare. La dernière demi-heure, qui marque l’effondrement final du personnage principal (joué avec beaucoup de justesse par Ray Liotta), est rendue oppressante par un rythme et une musique qui scandent comme une respiration la descente aux enfers de toute la « famille » qu’on avait crue si unie quelques années auparavant lors du mariage du jeune prodige… « Ici, tu ne risques pas de te faire voler » dit le marié à sa jeune femme pour bien lui faire comprendre qu’elle est entrée dans une communauté que l’on pourrait croire aussi forte qu’une cellule familiale ou religieuse… et qui n’est en fait qu’une bulle de savon qui éclate au moindre incident de parcours non prévu par le code. Partant d’une histoire véridique, Scorsese se livre à une fascinante étude de mœurs sur cette société à la fois si puissante et si fragile dont les membres s’appellent entre eux les « affranchis » pour signifier leur illusoire liberté… Affranchis de la loi commune mais encore plus soumis à leur propre loi qui les enchaîne et se montre impitoyable au moindre écart. Pour l’avoir perdu de vue, Tommy (Joe Pesci, énorme et truculent), Jimmy (Robert De Niro sobre et parfait) et Henry lui-même le paieront de leur vie, de leur liberté ou de leur dignité…
Est-ce que Martin Scorsese est au plus haut de son talent lorsqu'il s'attaque à des fresques mafieuses ? Assurément. Les plus grands films qu'il a réalisé prenaient place dans le milieu mafieux. Ses plus grands chefs d'oeuvre s'approchaient de près ou de loin du crime organisé.
Lorsque l'on pense à ces films, on pense souvent aux Affranchis. A titre personnel, je penserai plutôt à "Casino", un de ses meilleurs films, si ce n'est son chef d'oeuvre, mais "Les Affranchis" est également un excellent choix.
C'est un excellent choix parce que l'on retrouve tout ce qui fait son cinéma : des personnages forts, des acteurs avec une gueule, une narration qui remonte parfois loin dans le temps, des voix off qui vous expliquent le fonctionnement de la mafia ou les pensées d'un personnage important, quelques tentatives de stylisation visuelle, etc ...
Cette fois-ci, il adapte même librement une histoire vraie, ce qui rend l'histoire encore plus passionnante. On embarque et on suit facilement les pérégrinations de ces siciliens ou irlandais hors-la-loi.
Scorsese porte un regard neutre sur ce milieu. Il n'hésite pas à dépeindre les aspects répugnants de ce milieu, même si l'on sent un peu d'admiration pour ces fortes personnalités de la part du réalisateur. Du coup, ce n'est ni un brûlot anti-mafia, ni une hagiographie de criminels.
Mais ce que j'ai probablement préféré, c'est la façon dont il a eu de faire interagir 3 acteurs très différents mais infiniment talentueux : Robert de Niro, Joe Pesci et Ray Liotta. On croit de bout en bout à cette histoire, à ces personnages et on veut en savoir plus.
Pourtant, le film dure 2h30 mais j'aurai aisément pu rester une heure de plus tellement "Les Affranchis" est passionnant !
Les Affranchis est une œuvre ultra rythmé, qui ne laisse pas de temps mort et où tout s'enchaîne très vite. Et ça c'est qui est vraiment bien, cette ambiance bien rythmé permet d'alléger ce récit sur la mafia et d'y apporter même de l'humour. Le casting est génial, la mise en scène est réussi et suit parfaitement bien le rythme donné par le réalisateur. La BO elle aussi est dynamique et se marie bien avec le film. Et je sais que je ne devrait pas le dire mais Joe Pesci est un marrant !
« D'autant que je me souvienne, j'ai toujours rêvé d'être un gangster... » C'est par ces mots que débute l'incroyable destin de Henry Hill, jeune débrouillard qui va très rapidement intégrer les rangs de la mafia. Avec Les affranchis, Martin Scorsese livre une oeuvre noire, violente, réaliste, au coeur des magouilles les plus insignifiantes mais les plus dangereuses qu'il soit. L'interprétation majestueuse de l'intégralité des acteurs est à tomber : Ray Liotta dans le rôle de sa vie, campe un Henry Hill des plus amicaux, grimpant doucement les échelons, faisant chaque jour ses preuves auprès d'une bande de mafiosi sympathiques. Joe Pesci est extraordinaire en petit malfrat nerveux ultra-violent, aimant les filles, sa mère, ses amis et le meurtre soudain. Robert DeNiro effraie de par sa présence agréable, toujours souriant mais cachant surtout une monstruosité alarmante. Paul Sorvino est quant à lui tout bonnement parfait en mafioso intouchable, visuel-type du respect. Lorraine Bracco amène elle cette touche de fraicheur bienvenue, cette fleur qui se fane peu à peu dans un milieu exécrable. Les dialogues, situations et autres passages sanguinolents font du film un documentaire sombre sur un univers aussi connu que discret. Scorsese contrôle son histoire et amène son héros vers une descente aux enfers de plus en plus destructrice. Un film-choc dont on ne ressort que secoué.
Un Scorsese classique (peut etre trop d'ailleurs) qui réunit tous les ingredients du film de gangsters, des dialogues outranciers et des acteurs indispensables (De Niro, Liotta, Pesci, Sorvino... que des gueules de mafieux italiens). Je regrette un peu l'utilisation abusive de la voix off (comme dans "Casino") et le manque de rythme par moments! Reste un classique (mais un peu trop classique pour moi)
Sans aucun doute l'un des plus grands films de gangster jamais réalisé, inspiré des plus grands, par Walsh bien sûr (Les Fantastiques années 20), par le Scarface de Hawks ou encore par l'extraordinaire "20.000 ans sous les verrous" de Curtiz... Bref, Scorsese livre ici un requiem pour les bandits de toute beauté, symphonie tragique portée par les voix off, par un scénario qui frôle la perfection, une interprétation unique et une distribution à couper le souffle. Derrière la caméra, Scorsese trouve une liberté inouïe à travers le carcan du vaisseau qu'il a bâti de bout en bout, liberté des plans, inventivité, audace des scènes, fulgurances, et ce, tout en suivant à la ligne le canevas qu'il s'est imposé. Le résultat est un film unique, bouleversant, d'une force inouïe, une tragédie quasi shakespearienne, qui renvoie le Scarface de De Palma dans les cordes de la médiocrité. Un moment inoubliable du cinéma.