Chef-d’œuvre de Martin Scorsese, très clairement je le dis. Ray Liotta lance le film "Autant que je me souvienne, j'ai toujours rêvé d'être gangster" la narration commence, un récit sur 30 ans dans lequel on suit l'évolution d'Henry Hill (Ray Liotta) dans ce milieu qu'est la mafia à New York, des petit boulot à l'adolescence jusqu'à la réussite à l'âge adulte et au final du film. spoiler: Ce final où Henry Hill vit une décente à cause de la drogue et où il finit par "balancé" les même qui l'avaient félicité de ne pas avoir balancé à son premier procès, et où il commence une nouvelle vie qu'il qualifie de "minable" comme il n'en voulait pas au début du film (de cette vie "minable") . 2H25 de film où l'on ne s'ennuie pas et où l'on envie parfois la vie qu'il mène, une bande originale excellente qui correspond aux différente périodes du film, un casting excellent (la classe incroyable de Robert De Niro), à noté également deux scène où le film s'adresse "directement" à nous. Les critique (presse et spectateur) sont complétement justifié c'est un film à voir absolument.
As far back as I can remember, I always wanted to be a gangster
L'introduction donne tout de suite le ton, avant que Scorsese ne reprenne le récit dès le début et nous fasse suivre trente années de la vie d'un groupe de gangsters, surtout axé sur Henry Hill que l'on découvre enfant avec un entourage majoritairement d'origine italienne alors que lui a des racines irlandaises.
Goodfellas permet à Martin Scorsese d'aborder de nombreuses thématiques qui lui sont chères, à commencer par l'enfance dans les années 1950 dans des quartiers à forte connotation italienne, mais aussi la mafia, la religion, les communautés aux États-Unis, la vision de la société, et mentalité de l'Amérique et de son système, la violence, la loyauté ou encore la trahison. C'est à travers une plongée, qui se rapproche parfois du documentaire, dans le milieu des gangsters, qu'il les aborde, on y retrouve les codes du milieu, l'ivresse du pouvoir, la violence et les excès en tous genres, que ce soit dans les meurtres, les menaces ou la drogue.
Plus qu'une plongée, c'est même une immersion tant j'ai eu l'impression de me retrouver aux côtés des personnages, à fréquenter les mêmes truands et lieux et ressentir les même sensations, que ce soit la folie, l'ivresse ou le danger. Scorsese ne cherche pas à être moralisateur, il laisse le spectateur se faire sa propre opinion de ces gars ayant choisi un mode de vie aussi dangereux que fascinant. Le sentiment de fascination provient aussi par la façon dont Scorsese arrive à rendre des gangsters d'apparence antipathiques (vision des femmes, mépris pour l'humain n'ayant pas choisi le crime, violent etc) plutôt attachants, surtout Henry Hill. D'ailleurs, toute la galerie de personnages est fascinante et très bien écrite, tant dans leurs évolutions que les rapports qu'ils auront entre eux et le metteur en scène de Taxi Driver dresse de passionnants tableaux de personnages. Scorsese montre un milieu totalement violent et corrompu où chacun des gangsters vit dans sa bulle, toujours au contact de sa bande, renforçant le sentiment de normalité de leur situation.
La construction du récit est tout simplement remarquable, Scorsese usant d'une voix off et passant de la vision d'un personnage à un autre, sans jamais commettre de fausses notes tout en renforçant la puissance de l'oeuvre et l'impression d'être à leurs côtés. Il fait preuve d'une vraie science du détail pour bien décrire ce milieu, souvent insouciant voire pathétique et même immature excepté quelques rares têtes pensantes. Plus qu'un savoir-faire, le cinéaste italo-américain se montre tout simplement brillant pour retranscrire l'évolution du gamin découvrant très jeune ce milieu en caïd sans scrupules et peu à peu perdu dans ce monde violent et sans pitié, chaque centimètre de pellicule étant d'une vraie richesse, dramaturgie et même sensation, tant aucun personnage ne laisse indifférent et que Scorsese nous imprègne de la folie de ce milieu, surtout dans la dernière partie où il nous fait vivre chaque instant de la finalité du destin des personnages.
Il fait preuve d'une vraie maestra, montrant un vrai sens de la mise en scène, incluant tension et dimension puissante et tragique à son oeuvre et mettant en place une ambiance souvent sombre et violente, mais surtout fascinante et teinté d'un féroce humour noir se retrouvant notamment dans les fabuleux dialogues souvent très terre-à-terre et jouissif à souhait. Scorsese joue sur plusieurs tableaux mais trouve toujours le bon équilibre et condense tout cela en une longue fresque retraçant plusieurs années de vie de ce groupe. Derrière la caméra il nous offre des plans géniaux et se montre techniquement irréprochable, jamais dans l'excès mais toujours avec une grande fluidité permettant une totale immersion. Il utilise une parfaite bande-son rock et blues avec brio tandis qu'il dirige parfaitement les comédiens, tant l'incandesçant et parano couple Ray Liotta/Lorraine Braco qui va passer par l'enfer et le paradis que De Niro, Paul Sorvino ou le teigneux, hilarant et effrayant Joe Pesci, tous montrant une incroyable présence.
Je ne compte plus le nombre de vision de cette oeuvre qui m'a profondément marqué et pleinement participé à mon éducation cinéma. Brillant derrière la caméra, Scorsese nous plonge dans le milieu mafieux et l'Amérique de la seconde partie du XXème siècle et livre un de ses sommets, un fascinant et effrayant chef-d'oeuvre d'une rare puissance et intensité.
LA référence lorsqu'on cause de Bonhommes... Un Scorcese 100 %. Du plaisir, de l'émotion, de l'adrénaline, de la violence... Un putain de bon divertissement comme on aime... Des acteurs au top, une réalisation sans frustration, un chef d'oeuvre ; à mon avis...
Quand Scorsese s'empare d'un sujet, qui le fascine, il y a de grandes chances que tous les films qui suivront n'en seront qu'une pâle copie. Scorsese traite la mafia italienne de New York de front, embrassant tous ses thèmes, tous ses codes, toutes ses contradictions, toute sa violence. C'est un film ultime, total, qui fouille tous les recoins de la pièce avant de s'en aller, laissant les cadavres et la poussière enfin en paix. On traque les personnages jusqu'à l'essouflement. C'est une peinture totale, un tableau aussi ambitieux que celui réalisé par Michel Ange à la chapelle sixteen, tout voir, tout montrer, tout savoir, à travers les yeux du jeune Ray Liotta, ébloui par l'argent, les codes, la vie aisée, les costumes et les femmes et le commerce. Et puis lentement Scorsese descend dans la cave de la pègre, là où tous les comptes se règlent, là où la mafia devient la MAFIA, là où les regards se détournent, dans les cuisines des mamas, là où on mange des pâtes savoureuses et à qui on emprunte une pelle pour creuser une tombe.
C'est d'une intensité incroyable, c'est encore une fois du cinéma total, et je pense, je l'ose, je l'écris : génial. Avec d'incroyables acteurs et ça ne suffit pas à décrire leur performance. Joe Pesci, mama mia. Scorsese, you're the one.
Après le scandale provoqué par La Dernière Tentation Du Christ, Martin Scorsese revient à un genre auquel il s’est déjà frotté (le film de gangster) et nous offre ce qui reste pour moi son plus grand chef d’œuvre. Les films de Scorsese racontent souvent la même histoire: l’ascension puis la chute d’un homme avec en contrepoint une réflexion sur le pouvoir, les paradis artificiels et la rédemption (Raging Bull, Casino, et plus récemment Le Loup De Wall Street). Les Affranchis en est l’exemple parfait. Cette adaptation du roman biographique de Nicholas Pileggi est l’occasion rêvée pour le réalisateur d’aborder l’univers de la pègre sous un angle beaucoup plus réaliste que ce que ce à quoi ses confrères nous avaient habitué (Coppola, De Palma…). Grâce à sa réalisation virtuose, Marty plonge littéralement les spectateurs dans cet univers fait d’argent facile, de magouilles et de meurtres. Le trio d’acteur incroyable Liotta/Pesci/De Niro fera exulter tous les cinéphiles et la bande originale parfaitement exploitée finira le travail. Un véritable choc!
Immersion dans le quotidien violent de mafieux de Little Italy, servie par une en scène grandiose, un scénario sans temps morts, des dialogues jubilatoires et des personnages uniques interprétés par un casting dingue, avec notamment un sublime Joe Pesci Oscarisé. Un des meilleurs films de gangsters, tout simplement.
un magnifique film sur la mafia avec un casting de rêve : Ray liotta super jeu d'acteurs , Robert de Niro excellent comme à son habitude et enfin Joe pesci qui m'a vraiment surpris : je pensais qu'après avoir regarder la saga l'arme fatale je pourrais pas m'enlever l'image de leo Getz et bah non il a jouer parfaitement bien et mérite son oscar bref c'est un film parfait
"Les affranchis" est maintenant un classique, l'un des meilleurs films de Scorsese et simplement mon préféré de ce réalisateur. Efficace, violent et réaliste, une multitude de scènes sont devenues cultes et tout particulièrement celles où apparaissent Joe Pesci, et il y a de quoi. On peut toutefois lui reprocher quelques redondances et longueurs, en particulier la fin sous drogue que je n'ai jamais vraiment appréciée, défaut qui devient de plus en plus criant à chaque nouvelle vision.
Avant d'aller voir le Loup de Wall Street je me suis dis qu'une petite piqure de rappel avec les affranchis ne ferait pas de mal, d'autant que je l'avais vu étant un peu trop jeune pour l'apprécier vraiment, puis bon il ne faut pas vraiment de raison pour vouloir voir un film de cette qualité. Je ne sais même pas par quoi commencer tellement tout est énorme. Déjà le premier point, et c'est assez rare, on voit rarement les héros faire leur boulot, Scorsese se concentre sur leurs vies, comment ils dépensent leur argent à foison, trompent leur femme, etc. On sent bien toute la fascination autour de cette vie, et quand commence le film on est tous comme Ray Liotta, on a tous rêvé d'être gangster, de faire ce qu'on voulait, de rentrer dans un bar et d'avoir la meilleur table, que tout le monde nous connaisse et nous respecte. Des mecs comme ça, c'est enviable, même si on sait au fond de nous que ce sont des ordures. Les Affranchis tire toute sa force de ce point. En plus c'est magnifiquement écrit, jamais lourd, pas de punch line à la con pour faire méchant, là on voit direct que ce sont des pourris. Et puis le film prend son temps, c'est génial, on nous montre comment tout fonctionne, c'est réaliste, on croit être rentré dans la mafia avec Ray Liotta, juste parfait. La réalisation est absolument grandiose, le plan séquence où Ray Liotta rentre dans le bar avec sa copine est un bijou, ça se remarque, évidemment, que c'est un plan séquence, mais ça glisse tout seul, c'est pas tape à l'oeil. Enfin voilà, c'est un monument du cinéma.
"Les Affranchis", film de gangster culte par excellence, réalisé par Martin Scorsese tout juste deux ans après le scandale de "La Dernière Tentation du Christ", est une plongée fascinante au sein de la mafia. Le réalisateur de "Taxi Driver" adapte ici le roman biographique de Nicholas Pileggi, qui relate l’ascension d’Henry Hill au début des années 1960 au sein de la pègre new-yorkaise, l’occasion d’aborder le genre sous un angle beaucoup plus réaliste, de manière presque documentaire. En apportant un soin tout particulier aux détails, Scorsese nous plonge littéralement au sein de cet univers fait d’argent facile, de magouille et de violence sèche. Effectivement, le film est loin d'être édulcoré de violence, les règlements de compte sont plus que sanguinaires. Tous ces gangsters sont fascinants grâce à leur ivresse de liberté qui les place au-dessus des lois, des règles et de la morale. Très vite, les règlements de comptes, la violence et la drogue, vont avoir raison de ce petit monde où chacun est un danger potentiel pour l’autre. Goûter à leur « liberté » signifie également soit mourir assassiné, soit aller en prison, soit rentrer dans les rangs de la société en devenant un mouchard. Scorsese nous propose une brillante mise en scène, accompagnée d'une somptueuse musique composée par le talentueux Harry Nilsson. Le dynamisme du montage, la qualité du jeu des comédiens et la direction d’acteur basée sur leurs improvisations happent littéralement le spectateur. Le film met en scène une palette d'acteurs colorée : Ray Liotta est excellent mais nous retiendrons particulièrement les prestations monstrueuses de Paul Sorvino, Robert de Niro et surtout Joe Pesci qui est terrassant, pouvant péter un câble à la moindre occasion. Ainsi, "Les Affranchis" est une référence incontournable en matière de polar noir et de gangsters, un film maîtrisé de but en bout.