Note moyenne
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Les mafiosi de Scorsese sont de faux héros et leur pouvoir est illusoire. C'est ce que découvrira Henry Hill, enfant gâté par le Milieu, au terme d'un récit haletant et brutal.
Sur 25 années, Martin Scorsese évoque le cheminement et la carrière d'Henry, ses premiers pas dans la Famille en tant qu'utilité, ses premiers coups puis l'engrenage -trafic et consommation de drogue- qui amorce le déclin. Au moment où il dénonce les siens pour sauver piteusement sa liberté, Henry doit mesurer amèrement la rançon de ses succès faciles.
Fasciné, tel qu'Henry en fait lui-même le récit en voix off, par le prestige de quelques potentats locaux, par le respect et par l'argent qui leur sont dus, le jeune mafieux semble d'abord vivre un conte qui, pourtant, n'a rien de merveilleux. Car la réalisation de Scorsese, parfois taxée de complaisance, sous-tend un jugement moral et manichéen. Si les rites de la Famille, hiérarchie, principes d'honneur et de respect, et les figures de ce quartier italo-américain de New York sont pittoresques et dès lors parfois cocasses, le cinéaste n'élude rien de leur violence. La Famille n'est pas soudée ; elle est minée par les ambitions et les intérêts particuliers, l'individualisme et les trahisons, jusqu'à l'éclatement.
L'intensité de la mise en scène est constante, conférant à l'anecdotisme du sujet un caractère tragique. La violence affleure, omniprésente, répondant invariablement aux scènes les plus anodines ou désinvoltes. Joe Pesci, en tueur psychopathe irascible, donne le ton; il compose avec le formidable Ray Liotta, dans le rôle principal, Robert de Niro et les autres des figures éminemment charismatiques, spectaculaires et désormais emblématiques du cinéma de Scorsese.
Sur 25 années, Martin Scorsese évoque le cheminement et la carrière d'Henry, ses premiers pas dans la Famille en tant qu'utilité, ses premiers coups puis l'engrenage -trafic et consommation de drogue- qui amorce le déclin. Au moment où il dénonce les siens pour sauver piteusement sa liberté, Henry doit mesurer amèrement la rançon de ses succès faciles.
Fasciné, tel qu'Henry en fait lui-même le récit en voix off, par le prestige de quelques potentats locaux, par le respect et par l'argent qui leur sont dus, le jeune mafieux semble d'abord vivre un conte qui, pourtant, n'a rien de merveilleux. Car la réalisation de Scorsese, parfois taxée de complaisance, sous-tend un jugement moral et manichéen. Si les rites de la Famille, hiérarchie, principes d'honneur et de respect, et les figures de ce quartier italo-américain de New York sont pittoresques et dès lors parfois cocasses, le cinéaste n'élude rien de leur violence. La Famille n'est pas soudée ; elle est minée par les ambitions et les intérêts particuliers, l'individualisme et les trahisons, jusqu'à l'éclatement.
L'intensité de la mise en scène est constante, conférant à l'anecdotisme du sujet un caractère tragique. La violence affleure, omniprésente, répondant invariablement aux scènes les plus anodines ou désinvoltes. Joe Pesci, en tueur psychopathe irascible, donne le ton; il compose avec le formidable Ray Liotta, dans le rôle principal, Robert de Niro et les autres des figures éminemment charismatiques, spectaculaires et désormais emblématiques du cinéma de Scorsese.
Décevant, mais pas mauvais carrément très bien
Je m’attendais beaucoup plus de goodfelas  mais ça reste pas horrible quand même ça reste comme sympathique à regarder, mais faudrait quand même je le revois, je trouve ces œuvres-là c’est quand même des trucs quand tu as vu une première fois vous le revoir pour mieux l’apprécier
Après les acteurs, ils étaient tous en vrai, très bon ou excellent dans leur rôle après Robert De Niro, je pensais, c’était vraiment le personnage principal de chez principal mais non c’est pas lui c’est bah l’autre mais j’ai plus son nom en vrai, il jouait vraiment hyper bien
Après je trouvais que je trouve ça faisait pas énormément gangster, je sais pas trop, mais des fois ça faisait pas vraiment genre, comparaison aux parents, le parrain, ça fait bien ma fille, etc. mais bizarrement j’ai moins ressenti bah la mafia
C’est tout ce que j’ai à dire sur Goodfelas.
Je m’attendais beaucoup plus de goodfelas  mais ça reste pas horrible quand même ça reste comme sympathique à regarder, mais faudrait quand même je le revois, je trouve ces œuvres-là c’est quand même des trucs quand tu as vu une première fois vous le revoir pour mieux l’apprécier
Après les acteurs, ils étaient tous en vrai, très bon ou excellent dans leur rôle après Robert De Niro, je pensais, c’était vraiment le personnage principal de chez principal mais non c’est pas lui c’est bah l’autre mais j’ai plus son nom en vrai, il jouait vraiment hyper bien
Après je trouvais que je trouve ça faisait pas énormément gangster, je sais pas trop, mais des fois ça faisait pas vraiment genre, comparaison aux parents, le parrain, ça fait bien ma fille, etc. mais bizarrement j’ai moins ressenti bah la mafia
C’est tout ce que j’ai à dire sur Goodfelas.
On devrait détester Henry. Pourtant, quand il affirme n’avoir jamais rêvé d’autre chose que d’être gangster, on devine derrière sa voix le gamin de Little Italy que Scorsese a été. Le film devient l’hommage à tous ceux que le faux rêve américain a dévorés. Argent facile, ascension à la débrouille, appartenance à un clan, le tout brillant. Scorsese ne les juge jamais, ce qui m’a d’abord gêné, jusqu’à ce que je comprenne. Il nous fait goûter le glamour du mal pour mieux nous souffler « Tentant, non ? » On rit avec eux, on envie leurs nuits blanches et leurs tables réservées, on se découvre complice. Puis le film démonte le mythe, et le prix du rêve s’appelle paranoïa et trahison. On croyait tenir des goodfellas, on se retrouve face aux badfellas.
Le récit file en montagnes russes de 1955 à 1980, et la voix off de Liotta nous attrape par la main sans jamais nous lâcher. La première heure et demie est incroyable, puis les 40 dernières minutes ralentissent, s’assombrissent et nous enferment dans la tête d’un drogué. Et les dialogues, qu’est-ce que je les adore ! Volées, drôles, répétitives à dessein, ces conversations passent de la blague à la menace en trois répliques. Ce rire toujours voisin de la mort nous attache à cette bande d’ordures. La caméra glisse, accélère, s’arrête net sur une image figée, puis repart. Le plan-séquence du Copacabana nous fait vivre ce que c’est d’être traité en roi, porte après porte, couloir après couloir. Du vrai cinéma ! Les années 50 brillent de chemises et de boîtes de nuit, les 70 s’encrassent et se saturent et la musique, véritable jukebox de l’Amérique, joue les seconds narrateurs. Derrière tout ça, Martin Scorsese. Un chef d’orchestre déchaîné, qui connaît ce milieu de l’intérieur au point de glisser sa propre mère dans la scène où l’on réclame un couteau et une pelle en pleine nuit.
Le casting est ahurissant. Ray Liotta, avec sa voix et ses yeux inquiets, campe un charmeur dont on devine la lâcheté et qui tient la route face aux deux légendes qui l’entourent. Alors prenez votre respiration, car voici Joe Pesci, un gamin de cour de récré qui n’aurait jamais grandi, une terreur comique dont l’orgueil blessé fait bien plus peur que les poings. Presque toutes ses scènes sont cultes. Celle du "How funny?", née d’une improvisation, nous prouve son talent à l’état pur. De Niro lui répond en retrait, avec un sourire qui calcule, et son lent zoom sur le regard au bar en dit plus que mille paroles. Mentions spéciales à Paul Sorvino, patron paisible, et Lorraine Bracco, femme ordinaire qui se brûle à fréquenter les mauvaises personnes, et donnent au film sa sincérité.
Bref, ça sent la sauce tomate et la poudre, et l’ivresse vire à la gueule de bois. On embarque avec cette bande d’Italiens et d’Irlandais qui se prennent pour les rois du monde, et plus ils montent, plus la chute est rude. La fin traîne un peu, c’est mon seul reproche, mais l’ensemble tient très bien. Scorsese nous fait voler aux côtés de ces hommes ordinaires qui rêvaient de grandeur et s’écrasent les ailes roussies, et je repars du film étourdi, mais convaincu d’avoir vu l’un des sommets du film de mafia.
Le récit file en montagnes russes de 1955 à 1980, et la voix off de Liotta nous attrape par la main sans jamais nous lâcher. La première heure et demie est incroyable, puis les 40 dernières minutes ralentissent, s’assombrissent et nous enferment dans la tête d’un drogué. Et les dialogues, qu’est-ce que je les adore ! Volées, drôles, répétitives à dessein, ces conversations passent de la blague à la menace en trois répliques. Ce rire toujours voisin de la mort nous attache à cette bande d’ordures. La caméra glisse, accélère, s’arrête net sur une image figée, puis repart. Le plan-séquence du Copacabana nous fait vivre ce que c’est d’être traité en roi, porte après porte, couloir après couloir. Du vrai cinéma ! Les années 50 brillent de chemises et de boîtes de nuit, les 70 s’encrassent et se saturent et la musique, véritable jukebox de l’Amérique, joue les seconds narrateurs. Derrière tout ça, Martin Scorsese. Un chef d’orchestre déchaîné, qui connaît ce milieu de l’intérieur au point de glisser sa propre mère dans la scène où l’on réclame un couteau et une pelle en pleine nuit.
Le casting est ahurissant. Ray Liotta, avec sa voix et ses yeux inquiets, campe un charmeur dont on devine la lâcheté et qui tient la route face aux deux légendes qui l’entourent. Alors prenez votre respiration, car voici Joe Pesci, un gamin de cour de récré qui n’aurait jamais grandi, une terreur comique dont l’orgueil blessé fait bien plus peur que les poings. Presque toutes ses scènes sont cultes. Celle du "How funny?", née d’une improvisation, nous prouve son talent à l’état pur. De Niro lui répond en retrait, avec un sourire qui calcule, et son lent zoom sur le regard au bar en dit plus que mille paroles. Mentions spéciales à Paul Sorvino, patron paisible, et Lorraine Bracco, femme ordinaire qui se brûle à fréquenter les mauvaises personnes, et donnent au film sa sincérité.
Bref, ça sent la sauce tomate et la poudre, et l’ivresse vire à la gueule de bois. On embarque avec cette bande d’Italiens et d’Irlandais qui se prennent pour les rois du monde, et plus ils montent, plus la chute est rude. La fin traîne un peu, c’est mon seul reproche, mais l’ensemble tient très bien. Scorsese nous fait voler aux côtés de ces hommes ordinaires qui rêvaient de grandeur et s’écrasent les ailes roussies, et je repars du film étourdi, mais convaincu d’avoir vu l’un des sommets du film de mafia.
Un film de gangsters incroyablement immersif, porté par une mise en scène dynamique et un rythme qui ne faiblit presque jamais. Les personnages sont marquants, les dialogues percutants et l’ambiance parfaitement maîtrisée. Une véritable plongée dans le milieu mafieux, à la fois fascinante et brutale. Un grand classique du genre.
Et j'ai tout simplement adoré.
Sûrement le meilleur film de Martin Scorcese, nous voilà plongés dans la mafia italo-américaine de 1950 à 1980.
Scorcese nous offre une réalisation immersive au service de l'iconisation pour tirer un portrait de Little Italy comme rarement vu auparavant, plutôt que de raconter une histoire linéaire.
La narration de Henry Hill nous guide à travers les époques et aide parfaitement à suivre l'histoire, nous permettant de nous concentrer pleinement sur les personnages et leurs relations.
Ainsi, les scènes "cinématographiques" (braquage, cambriolages, arrestations) sont éludés. Cela peut être frustrant mais indique quelque chose : ce n'est pas ce que Scorcese veut nous montrer.
On se retrouve alors plongé au cœur de la mafia italienne et de la vie de gangster à travers de simples moments de vie : faire la cuisine, sortir en boîte de nuit... il ne s'agit plus seulement de commettre des crimes, il s'agit de vivre.
Porté par un casting 5 étoiles, Liotta, De Niro, Pesci sont dans leur zone de confort et survolent tout le film. Les gangsters, ce sont eux.
En quête d'argent et de pouvoir, les personnages avancent à un rythme effréné. Chacun jouera pour ses propres intérêts, mais il faut savoir s'allier des bonnes personnes pour atteindre le sommet. ⛰️
Le prime des films de gangsters, qui aura inspiré tant de films après lui.
Sûrement le meilleur film de Martin Scorcese, nous voilà plongés dans la mafia italo-américaine de 1950 à 1980.
Scorcese nous offre une réalisation immersive au service de l'iconisation pour tirer un portrait de Little Italy comme rarement vu auparavant, plutôt que de raconter une histoire linéaire.
La narration de Henry Hill nous guide à travers les époques et aide parfaitement à suivre l'histoire, nous permettant de nous concentrer pleinement sur les personnages et leurs relations.
Ainsi, les scènes "cinématographiques" (braquage, cambriolages, arrestations) sont éludés. Cela peut être frustrant mais indique quelque chose : ce n'est pas ce que Scorcese veut nous montrer.
On se retrouve alors plongé au cœur de la mafia italienne et de la vie de gangster à travers de simples moments de vie : faire la cuisine, sortir en boîte de nuit... il ne s'agit plus seulement de commettre des crimes, il s'agit de vivre.
Porté par un casting 5 étoiles, Liotta, De Niro, Pesci sont dans leur zone de confort et survolent tout le film. Les gangsters, ce sont eux.
En quête d'argent et de pouvoir, les personnages avancent à un rythme effréné. Chacun jouera pour ses propres intérêts, mais il faut savoir s'allier des bonnes personnes pour atteindre le sommet. ⛰️
Le prime des films de gangsters, qui aura inspiré tant de films après lui.
Un chef d’œuvre !
Les Affranchis est une fresque peu reluisante pour le milieu et pourtant la plus proche de la vérité, partagée entre l'attirance et la répulsion pour des caïds détestables. La contradiction est constante, confirmée par les derniers mots de Henry, qualifiant sa nouvelle vie de minable. Une œuvre unique, autant soutenue par son réalisateur que ses acteurs.
Les Affranchis est une fresque peu reluisante pour le milieu et pourtant la plus proche de la vérité, partagée entre l'attirance et la répulsion pour des caïds détestables. La contradiction est constante, confirmée par les derniers mots de Henry, qualifiant sa nouvelle vie de minable. Une œuvre unique, autant soutenue par son réalisateur que ses acteurs.
L'une des oeuvres majeures du cinema de Martin Scorsese, des années 90 et du genre mafia/gangster. Un portrait passionnant de Henry Hill, son ascension et sa chute porté par un Ray Liotta juste parfait et des seconds rôles magistrals de Robert de Niro en passant par l'exeptionnel Joe Pesci. La mise en scene de Scorsese est virtuose, le rythme ne faiblit jamais. Un chef d'oeuvre absolu que le realisateur sera a nouveau proposé avec son "Casino" cinq ans plus tard selon moi encore plus abouti, violent et maîtrisé.
« Les Affranchis » (1990) est un film de gangsters et, plus largement, un film sur la mafia. On y suit la vie de Henry Hill, interprété par Ray Liotta, qui nous raconte lui-même son parcours en voix off : son enfance, son entrée dans le milieu, puis son ascension progressive au sein de la mafia new-yorkaise, aux côtés de Jimmy Conway et Tommy DeVito, incarnés par Robert De Niro et Joe Pesci.
L’une des grandes forces du film est justement cette immersion dans l’univers mafieux. On ressent chez Henry Hill une véritable fascination pour ce monde : l’argent, le respect, le pouvoir, les voitures, les femmes et le sentiment d’appartenir à une élite. Le film montre très bien pourquoi cet univers peut être attirant pour quelqu’un qui y entre, avant d’en dévoiler progressivement les dérives.
Martin Scorsese apporte énormément au cinéma avec sa manière de filmer la violence, les personnages marginaux et les milieux criminels. Sa mise en scène est extrêmement libre et dynamique, avec une caméra en mouvement, des plans devenus cultes, une narration en voix off et une utilisation remarquable de la musique. Il a surtout contribué à faire du cinéma de gangsters quelque chose de beaucoup plus immersif et personnel, en nous faisant vivre l’univers de l’intérieur plutôt qu’en nous contentant de raconter une histoire de mafia.
Le casting est également remarquable. Ray Liotta possède beaucoup de charisme et fonctionne très bien comme protagoniste principal. Robert De Niro est excellent, tandis que Joe Pesci est particulièrement marquant dans un rôle aussi imprévisible que violent.
Cependant, j’ai aussi plusieurs réserves qui expliquent ma note de 3,5/5. Je ne suis déjà pas particulièrement amateur de films de gangsters et, personnellement, je préfère nettement « Le Parrain ». Là où « Le Parrain » me paraît plus sérieux, plus solennel et presque tragique dans sa représentation de la mafia, « Les Affranchis » adopte un ton beaucoup plus décontracté et parfois presque amusé. Certains moments où les gangsters rigolent ou plaisantent m’ont même donné l’impression qu’ils rigolaient parfois bêtement, ce qui m’a un peu sorti du film.
J’ai également trouvé que les meurtres et les assassinats manquaient parfois de poids. Certains personnages sont tués de manière extrêmement brutale, mais ces morts ne semblent pas toujours avoir de véritables répercussions sur l’histoire ou sur les personnages. Cela donne parfois l’impression que la violence est devenue tellement ordinaire dans cet univers qu’elle perd une partie de son impact dramatique.
Autre point qui m’a dérangé : le film insiste énormément sur le trafic de drogue. À force de revenir dessus, j’ai trouvé que cela devenait presque vulgaire, comme si le film voulait constamment nous rappeler les excès de cet univers. Plus généralement, j’ai parfois eu le sentiment que les gangsters étaient davantage glorifiés que véritablement condamnés. On voit beaucoup les avantages de cette vie — argent, pouvoir, statut, plaisir — alors que les véritables conséquences d’une vie criminelle semblent parfois reléguées au second plan.
C’est aussi là que « Les Affranchis » m’a moins convaincu que « Le Parrain ». J’aurais aimé davantage ressentir le poids moral des choix des personnages, les conséquences de leurs actes et une véritable forme de rédemption. Le film montre bien la chute, mais je trouve qu’il manque quelque chose sur le plan moral et émotionnel.
Malgré cela, je comprends parfaitement pourquoi « Les Affranchis » est considéré comme un classique. La réalisation de Scorsese est brillante, le casting est excellent, Ray Liotta est très charismatique et l’immersion dans le milieu mafieux est particulièrement réussie. Simplement, étant peu sensible aux films de gangsters, et ayant davantage apprécié le sérieux et la dimension tragique du « Parrain », je suis resté légèrement à distance.
L’une des grandes forces du film est justement cette immersion dans l’univers mafieux. On ressent chez Henry Hill une véritable fascination pour ce monde : l’argent, le respect, le pouvoir, les voitures, les femmes et le sentiment d’appartenir à une élite. Le film montre très bien pourquoi cet univers peut être attirant pour quelqu’un qui y entre, avant d’en dévoiler progressivement les dérives.
Martin Scorsese apporte énormément au cinéma avec sa manière de filmer la violence, les personnages marginaux et les milieux criminels. Sa mise en scène est extrêmement libre et dynamique, avec une caméra en mouvement, des plans devenus cultes, une narration en voix off et une utilisation remarquable de la musique. Il a surtout contribué à faire du cinéma de gangsters quelque chose de beaucoup plus immersif et personnel, en nous faisant vivre l’univers de l’intérieur plutôt qu’en nous contentant de raconter une histoire de mafia.
Le casting est également remarquable. Ray Liotta possède beaucoup de charisme et fonctionne très bien comme protagoniste principal. Robert De Niro est excellent, tandis que Joe Pesci est particulièrement marquant dans un rôle aussi imprévisible que violent.
Cependant, j’ai aussi plusieurs réserves qui expliquent ma note de 3,5/5. Je ne suis déjà pas particulièrement amateur de films de gangsters et, personnellement, je préfère nettement « Le Parrain ». Là où « Le Parrain » me paraît plus sérieux, plus solennel et presque tragique dans sa représentation de la mafia, « Les Affranchis » adopte un ton beaucoup plus décontracté et parfois presque amusé. Certains moments où les gangsters rigolent ou plaisantent m’ont même donné l’impression qu’ils rigolaient parfois bêtement, ce qui m’a un peu sorti du film.
J’ai également trouvé que les meurtres et les assassinats manquaient parfois de poids. Certains personnages sont tués de manière extrêmement brutale, mais ces morts ne semblent pas toujours avoir de véritables répercussions sur l’histoire ou sur les personnages. Cela donne parfois l’impression que la violence est devenue tellement ordinaire dans cet univers qu’elle perd une partie de son impact dramatique.
Autre point qui m’a dérangé : le film insiste énormément sur le trafic de drogue. À force de revenir dessus, j’ai trouvé que cela devenait presque vulgaire, comme si le film voulait constamment nous rappeler les excès de cet univers. Plus généralement, j’ai parfois eu le sentiment que les gangsters étaient davantage glorifiés que véritablement condamnés. On voit beaucoup les avantages de cette vie — argent, pouvoir, statut, plaisir — alors que les véritables conséquences d’une vie criminelle semblent parfois reléguées au second plan.
C’est aussi là que « Les Affranchis » m’a moins convaincu que « Le Parrain ». J’aurais aimé davantage ressentir le poids moral des choix des personnages, les conséquences de leurs actes et une véritable forme de rédemption. Le film montre bien la chute, mais je trouve qu’il manque quelque chose sur le plan moral et émotionnel.
Malgré cela, je comprends parfaitement pourquoi « Les Affranchis » est considéré comme un classique. La réalisation de Scorsese est brillante, le casting est excellent, Ray Liotta est très charismatique et l’immersion dans le milieu mafieux est particulièrement réussie. Simplement, étant peu sensible aux films de gangsters, et ayant davantage apprécié le sérieux et la dimension tragique du « Parrain », je suis resté légèrement à distance.
Bon film ou l’on ressent grandement l’influence de Scorsese. Film de gangster classique dans le genre de scarface
Le duo Joe Pesci et Robert De Niro est absolument incroyable j'aime beaucoup ce film. Il est bien raconté et bien réalisé j'arrive pas a croire qu'il a était tourné en 1990 car tellement que les décors sont bien fait on a vraiment l'impression que l'histoire se passe dans les années 70. J'adore.
Œuvre culte réalisée par Martin Scorsese et sortie en 1990, "Les Affranchis" est un monument du film de gangsters américain. Se déroulant pendant près de 30 années au cœur de la mafia de Brooklyn, le long-métrage se veut ambitieux et sa réputation le place très haut dans la liste des projets à découvrir pour un cinéphile. Pourtant, en ce qui me concerne, j'ai mis énormément de temps avant de le visionner, la raison étant que les films de mafieux ne sont pas foncièrement ma tasse de thé. Mais, étant quelqu'un d'aussi ambitieux que ce projet, j'ai finalement décidé d'enfin le rattraper, afin d'enrichir ma culture personnelle. Et honnêtement, j'ai trouvé au sein de ce dernier tout ce que je m'attendais à voir. Concrètement, cela signifie que je trouve l'ensemble vraiment réussi, sans pour autant avoir été impressionné. Pour expliquer cela, je dirai simplement que ce genre d'histoire d'ascension et de chute au sein d'un milieu mafieux est la base de beaucoup d'histoires du genre, et je n'y ai donc trouvé aucune nouveauté par rapport à cela. De même en ce qui concerne l'écriture des personnages, qui représentent bien les archétypes classiques du genre. Cela dit, retenez bien que cet avis est celui d'une personne n'ayant pas connu l'œuvre à sa sortie, car, avec du recul et suffisamment d'informations, je peux quand même parfaitement comprendre l'ampleur qu'elle possède. Premièrement, car elle est réalisée par Martin Scorsese, et c'est déjà une raison suffisante pour tenter d'expliquer sa grandeur. Offrant une mise en scène à hauteur d'homme, le film est surtout porté par son montage et sa narration pour mener à bien son histoire. En effet, avec une aussi grosse période à couvrir, il a bien fallu trouver des techniques pour correctement tout raconter, et le film en regorge. On peut d'abord noter l'utilisation d'une voix off pour rentrer dans les détails de chaque séquence, celle-ci pouvant sembler de trop, mais étant finalement toujours utile. À cela, on y ajoute une envie de marquer certaines informations au fer rouge, Martin Scorsese optant donc pour des arrêts sur image brusques rentrant rapidement dans la tête du spectateur. Et enfin, on peut également citer une photographie assez classique en apparence, mais parfois vraiment stylisée autour de la couleur rouge pour apporter le sentiment de danger au sein d'une scène. Esthétiquement, le film est donc franchement maîtrisé, et même s'il n'impressionne pas par des effets de style très remarquables, cela suffit à nous faire correctement comprendre ce monde. Ce dernier, pour en parler, est assez classique, comme je l'ai précisé plus tôt. Mais même s'il représente un univers que l'on connaît déjà tous très bien, il réussit à y amener une sorte de moralité qui lui est propre. À ce niveau, c'est surtout l'évolution et la résolution de l'histoire qui sont intéressantes,
spoiler:
car si une bonne partie du scénario se déroule selon les standards du genre, la conclusion surprend le spectateur par un dénouement assez calme. Nous n'aurons donc pas le droit à d'immenses séquences de coups de feu, mais à un simple retour à la réalité vraiment brutal. Grâce à cela, le récit inscrit donc complètement son envie : une parenthèse particulièrement brusque au sein d'un monde destiné à s'écrouler, portant les défauts du rêve américain à bout de bras.
Et forcément, pour conclure, il est important de noter l'excellente prestation du casting dans la réussite de cet ensemble. Que ce soit Ray Liotta, Robert De Niro, Joe Pesci ou les autres, ils sont tous incroyables dans leur prestation. Cet assemblage a donc logiquement fini par donner une œuvre culte, qui, si elle ne m'a pas marqué plus que cela, m'a totalement fait comprendre pourquoi elle fascine tant. Pour conclure, un film important.
Et forcément, pour conclure, il est important de noter l'excellente prestation du casting dans la réussite de cet ensemble. Que ce soit Ray Liotta, Robert De Niro, Joe Pesci ou les autres, ils sont tous incroyables dans leur prestation. Cet assemblage a donc logiquement fini par donner une œuvre culte, qui, si elle ne m'a pas marqué plus que cela, m'a totalement fait comprendre pourquoi elle fascine tant. Pour conclure, un film important.
Les Affranchis m’a impressionné par sa façon de raconter son histoire. Tout paraît tellement incroyable que l’on pourrait croire à une invention de scénariste, alors que le film est inspiré de faits réels. La mise en scène, la narration et le rythme donnent l’impression d’être entraîné dans la vie des personnages sans jamais avoir le temps de s’arrêter.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est que le film nous montre le monde de la mafia à travers les yeux de ceux qui en font partie. Au début, cette vie paraît presque attirante : l’argent, le respect, le sentiment d’appartenir à un groupe puissant. On comprend pourquoi Henry Hill est fasciné par cet univers depuis son enfance.
J’ai également eu l’impression que les personnages ne se considèrent pas eux-mêmes comme des méchants. Ils ont grandi dans cet environnement et ont appris à vivre selon ses règles. Cela ne rend pas leurs actes acceptables, mais cela permet de comprendre comment ils en sont arrivés là. Le film montre que lorsqu’une façon de vivre devient normale pour quelqu’un, il peut finir par ne plus voir les conséquences de ses propres actions.
Ce qui m’a frappé, c’est que leur pouvoir semble grandir sans limite. Pendant une grande partie du film, ils donnent l’impression d’être intouchables. Les rares personnes qui osent leur résister sont souvent réduites au silence, ce qui renforce encore davantage leur sentiment de toute-puissance.
Pour moi, le film montre surtout que le pouvoir devient dangereux lorsqu’il n’a plus aucune limite. Plus les personnages gagnent en influence, plus ils deviennent imprudents, violents et convaincus qu’ils échapperont toujours aux conséquences de leurs actes. Leur chute n’arrive pas d’un seul coup : elle est préparée par toutes les décisions qu’ils ont prises auparavant.
J’ai finalement vu Les Affranchis comme une tragédie. Au départ, les personnages pensent avoir trouvé une vie meilleure, mais ce qu’ils considéraient comme une liberté finit par devenir une prison. La peur, la paranoïa et la violence envahissent progressivement leur quotidien jusqu’à détruire ce qu’ils avaient construit.
Au final, j’ai eu l’impression que le film raconte moins l’ascension de criminels que l’illusion du pouvoir. Il montre que l’on peut obtenir tout ce que l’on désire et finir malgré tout par tout perdre. Derrière son énergie et son côté spectaculaire, j’y vois une réflexion sur l’ambition, les limites et le prix que l’on paie lorsque l’on croit être au-dessus des règles.
On est des les premières minutes dans cette violence qui est le quotidien du personnage principale. Le trio d’acteurs est éblouissant. Les dialogues sont percutants. Un film d’une pure intensité. Bravo
Un film exceptionnel du début à la fin ! Les performances de Robert De Niro, Ray Liotta et Joe Pesci sont remarquables.
Tourbillon criminel d’une virtuosité électrisante, Les Affranchis plonge le spectateur dans une immersion totale au cœur de la mafia. Avec une énergie cinétique inouïe, Martin Scorsese orchestre un flux continu de scènes, de voix off et de morceaux musicaux qui épousent la frénésie de l’ascension et de la chute. La performance de Ray Liotta, entouré de Joe Pesci et Robert De Niro, donne au film une intensité brute, oscillant entre séduction et brutalité. Derrière le glamour apparent se dessine une mécanique implacable, où la violence et la paranoïa finissent par tout dévorer. De cette immersion fiévreuse naît un chef-d’œuvre d’une modernité saisissante, qui redéfinit les codes du film de gangsters.
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