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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2006
Jean-Pierre Darroussin signe un film subtile, ingénieux et original. Etant à la fois acteur principal et réalisateur du film (pour la première fois), il a réussi à rester humble ( ce qui n'est pas si fréquent dans le monde du cinéma) et à nous offrir une mise en scène inventive et pourtant tout en retenue, ce qui suppose un talent de cinéaste non négligeable. Son film aborde entre autre la question des rapports de classe et de la manière dont la société cherche à nous imposer des attitudes, des manières de vivre; ce qui est "convenable" et ce qui ne l'est pas. mais ce film nous interroge aussi sur la liberté de l'artiste, et plus généralement sur l'absurdité de la vie. Un grand film donc, tout en finesse, avec un Jean-Pierre Darroussin trés inspiré et que l'on espère retrouvé trés vite derrère la caméra.
A fuir !! Film tres tres lent et vide, il ne se passe absolument rien, limite j'aurais pu filmer un gars dans la rue qui fait sa petite vie que ça aurait ete pareil! film ennuyeux a mourir !! les dialogues sont plats et pas credibles. 1h30 d'ennui c'est trop !
Le rendu à l'écran de livre de Bove n'est pas tres sensible et l'on navigue sans émotion dans un film tout en errements et en vides. Le scénario est tres sage et je regrette le manque d'entrain. La petite musique mélancolique me laisse indifférent.
Un joli film plein d'amour et d'humanité. Jean-Pierre Daroussin nous propose une vision tendrement décalée des rapports humains ou plutôt des rapports d'argent entre les individus. Quelle ironie pour cette homme de voir sa générosité taxée de mauvaises intentions! Une jolie satyre de la société (urbaine ?) moderne contée tout en douceur et en désinvolture. A recommander à tous les égoïstes.
J'ai beau avoir beaucoup d'admiration pour le comédien, beaucoup de sympathie pour l'homme, rien n'y fait: ce mauvais mélo ne prend pas du tout, et l'histoire de cet homme aisé immergé dans un quartier "populaire" a bien du mal à passer: certaines scènes sombrent dans le ridicule (notamment la visite des frères et de la soeur ou la discussion autour du peintre), et, en voulant critiquer une certaine couche de notre société, le metteur en scène (ici affublé d'un postiche épouvantable) tombe dans la caricature. Dommage!
Moi aussi je lavais le pressentiment ! Je savais que jallais sûrement voir un bon film. Gagné ! Et on peut même rajouter que cest ce quon a vu de mieux depuis le début de lannée. Toujours aux aguets du meilleur film de lannée, je crois que je tiens le cru 2006 !
Cest un régal du début à la fin. Tout est juste, vrai, sur le bon ton. Le ton du décalage, du recul du sage ; celui de lunivers de cet ex-avocat avec celui de ses nouveaux voisins par exemple ou encore celui qui lui donne envie de réaliser des choses quil na sans doute pas fait souvent : emmener sa fille (ou son fils) au restaurant, rendre service gratuitement Voire se faire arnaquer avec plaisir ! Décalage encore entre ce que pensent les gens, ceux de son nouveau quartier qui voient dabord en Darroussin un homme extraordinaire, supérieur, avant de limaginer en une sorte de monstre. Décalage magnifique aussi lorsque le médecin annonce de manière très professionnelle, sans aucune humanité, le résultat du scanner à celui qui nest déjà plus dans le monde professionnel (on pense beaucoup à la superbe scène presque identique du Petit prince a dit).
Quelle belle prestation aussi que celle de Valérie Stroh (trop rare au cinéma, où étiez-vous passée Valérie ?) en ennuyeuse patentée et mauvaise à la fois car jalouse. Et puis tous ces gens, ces petites gens, qui sont comme ils sont, avec leurs potins de quartier et vivent dans une sorte de misère dont le trait nest jamais trop grossi.
Il y aussi lenchaînement des scènes qui, rythmées par la nonchalance active de notre héros, nous rappellent des ambiances truffaldiennes. Et tant dautres choses encore
Bravo, M. Darroussin, et merci.
Un 17,5 bien mérité. Quand sort votre prochain film ?
12/20. Film intéressant, bien tourné et bien joué mais qui souffre d'un excès de lenteur, même si celle-ci est à l'évidence recherchée par le réalisateur.
Le film de JP Darroussin m'a donné envie de lire le roman d'Emmanuel Bove. Quand on aime l'acteur comme moi, on reste dans son fauteuil malgré une nonchalance, voire longueur, dans le déroulement de l'histoire. Mais on ne peut que tirer son chapeau devant le boulot effectué par le metteur en scène et sa complice Valérie Stroh. Il n'est certainement pas aisé de mettre en images un "cas de conscience" de ce type. Il faut voir le film, ne serais-ce que pour les très beaux moments de tendresse entre Maître Benesteau et sa petite protégée Sabrina. En résumé, il faut aimer Maître Darrroussin.
Jai un pressentiment, cest que ce film, hélas, ne bénéficiera pas dun support et dune promotion, qui lui permettra datteindre le milieu du box office. Et alors, cela nenlèvera rien à Daroussin, qui réalisé ici une première uvre très en ligne avec son image, simple, naïve, plein de gentillesse et parfois dembrouilles. Moi aussi, jai le pressentiment que je ne vivrai pas très vieux. Pas de raison dêtre triste pour autant, mais une bonne raison de se dépêcher de devenir celui auquel on rêve depuis toujours et que par faiblesse ou par lâcheté nous ne sommes pas devenu. Un peu comme le héro de ce film. Se mettre personnellement en harmonie avec soi même, sa pensée, ses gouts, ses opinions , au lieu de jouer un rôle ? Laissons ces derniers aux acteurs, cest leur métier. Ces 90 minutes de vie valent le coup, je ne regrette pas davoir amputé la mienne de cette même durée, cela va maider à la prolonger davantage.
le réveil d'une vie: un homme quitte tout et s'installe avec sa solitude et un nouvel idéal, un nouveau but, un nouveau lui... Ce film parle de solitude, justement, de quête de sens, d'hypocrisie, d'argent mais aussi de partage et de Beauté... Malgré le rythme un peu lent, il y a de la vie dans ce film et une touche d'humour gris-noir...
Il y a quelque chose du "Goût des Autres" dans ce film de J-P. Daroussin - mais en plus pessimiste sans doute, ou du moins avec un fond désabusé. Les "petites gens", qui semblent au premier abord plus sensibles et plus "aimables" que la haute société, se révèlent avec leurs failles et leurs idées reçues - mais sans pour autant devenir antipathiques ni caricaturaux. Finalement, Daroussin met en quelque sorte en lumière les petites méchancetés humaines pour ce qu'elles sont souvent : de petites réactions sans graves conséquences, des faiblesses qui appellent plus la compassion que le rejet. Derrière une apparence de funambulisme misanthrope, ce film reste un tableau humain et finalement assez tendre. Et qui garde un message optimiste : même si la "bonne intention" peut être mal comprise, elle reste utile et apporte de la lumière à ceux qui en manquent. Le film pêche par moment par un rythme un peu désinvolte, mais comment le reprocher pour un premier film, surtout aussi réussi par ailleurs ?
Un petit bijou de délicatesse et dhumanité ! Pour son premier film, Darroussin impressionne par sa maîtrise et son sens du rythme, de la respiration Ode à la lenteur et au temps de vivre, la forme colle au fond et rend cette uvre salutaire à plus dun titre. Les caractères sont finement dessinés et lintrigue rondement menée. Ce film se trouve toujours là où on ne lattend pas, renverse les codes pour mieux nous surprendre et va dénicher lhumanisme au cur de lhumanité On en ressort ragaillardi et plein de foi en lêtre humain (ce qui n'est jamais gagné davance) Petit bonus : Paris est filmée comme rarement, avec amour, dans toute sa beauté Un coup dessai, un coup de maître !
Je trouve que Darroussin, partagé entre ses deux fonctions, est sur quelques scènes moins convaincant quà laccoutumée, lui qui est dhabitude un acteur parfait de bout en bout ; ce qui ne lempêche pas de camper son personnage avec force. Voici pour mon habituel côté obscur de la critique, et je vais maintenant me confondre en éloges. Quel film magnifique ! Par où commencer Tout dabord, la transposition du roman de Bove dans le Paris actuel est brillante tant sur le fond (le conflit intérieur dun homme qui souhaite se détacher de la société tout en conservant son humanisme) que sur la forme (simplicité, subtilité, unité de ton, cohérence temporelle). Un scénario béton donc, qui permet aux acteurs dincarner leurs personnages au plus intime puisquil savent où aller, de surcroît dirigés par un metteur en scène qui a une vision très précise de son projet et sancre dans la sobriété pour laisser son film respirer. Cette démarche est transcendée par le travail remarquable de léquipe technique : la conjonction de la prise de vue (cadrage et couleurs), de la prise de son et du montage permet au film de retranscrire fidèlement latmosphère parisienne, et surtout de capter dans un même plan la réalité et la magie du monde. Par son aspect contemplatif (mais sans lenteur), elle renforce la subjectivité du personnage principal, à la fois dans la vie et détaché de lexistence. Comme lindique avec pertinence le générique de fin, ce film généreux est dédié à ceux qui lont fait ; je les remercie tous pour ce moment de pur bonheur cinématographique.
Pour moi, ce n'est pas une grande oeuvre de cinéma. Par contre ça donne envie de lire le livre, de s'arrêter sur les réflexions d'un auteur à découvrir, de s'y intéresser... De cette façon, le pari de Darroussin n'est-il pas gagné, au fond?