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Angela Ki La
66 abonnés
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2,5
Publiée le 26 avril 2013
Tout pour devenir culte. C’est culte. Pourtant ce n’est pas réussit cinématographiquement. Pourquoi ça fonctionne? c’est la magie du cinéma on va dire. Original, histoire superficielle, entre Faust, le fantôme de l’opéra et le portrait de Dorian Gray. C’est culotté et décomplexé, improvisé et librement adapté, c’est sûrement pour ça que ça marche, on ne sent pas de prise de tête. Expérimental au regard de ces déformations à l’image, du cadrage, et du maquillage des acteurs digne d’un concert pop-baroque. Grotesque aussi, et finalement la comédie l’emporte sur tout le reste, et on finit en happening musical grand guignolesque, et c’est devenu kitsch avec le temps. Heureusement, la musique elle n’a pas vieillit, elle est bien écrite, elle nous fascine par un léger parfum de nostalgie, et sert beaucoup à l’impact du film. Sans sa qualité et le second degré avec laquelle est traitée cette fausse histoire, le film serait définitivement kitsch. Les tours de chants et de danse, à eux seuls valent le détour, ça vit, c’est créatif. Mais à force de tout mettre sur le même plan, (humour, danse, chant, trucages, références au cinéma, littérature, critique du show business), le film parodie tout, et finit par s’auto-parodier. Sauf qu’il garde la fraîcheur et la créativité de presque tout ce qui est propre aux wonderful seventies.
J'ai très peu ri et j'ai trouvé l'ensemble très indigeste. Vu les autres critiques postées, il semblerait cependant qu'en général les gens sont très réceptifs à cet humour. Un humour pas très raffiné, cela personne ne peut le contester.
Avec Phantom of the Paradise, De Palma nous livre un film étrange et dérangeant. A vrai dire je n'ai pas réussi à comprendre si le film versait dans la parodie ou s'il était sérieux; car il faut l'avouer, le costume de Winslow est pitoyable et certaines scènes sont purement ratées. La touche de fantastique est acceptable, mais cette série B manque vraiment de profondeur. La musique est pourtant réussie, tout comme la mise en scène, mais le scénario est vraiment pathétique.
La légende de Faust avec Dark Vador sur toile de fond de rock’n’roll ? L'immense Brian de Palma a osé. Et brillamment réussi son pari. Phantom of the Paradise est un pur chef-d'œuvre !
Adaptation très libre du Fantôme de l’opéra de Gaston Leroux, ce film fait bien mieux en fusionnant l’intrigue avec celle de Faust et du Portrait de Dorian Gray. En résulte l’histoire folle d’un compositeur de rock qui vent son âme au diable pour voir chanter sa musique par celle qu’il aime.
Tout le film est parsemé de clins d'œil en tous genres aux grandes œuvres cultes du cinéma. On a évidemment le Faust de Murnau et le Dracula de Browning pour les besoins de l’intrigue, mais s’ajoutent à cela les allusions à la Soif du mal d’Orson Wells, à Vertigo d’Hitchcock et ressort surtout la magnifique reprise parodique de la scène du meurtre dans la douche de Psychose. Même les Français s'étant chargés des sous-titres semblent s'être donnés à cœur joie, n'ayant bien sûr pas pu résister à la tentation d'utiliser le nom du propriétaire de la maison de disques Swan pour accumuler les références à Proust.
Le film de Brian réussit donc l'exploit de concilier des références on ne peut plus classiques avec un univers on ne peut plus rock. Ce mélange sucré salé est simplement délicieux.
Le vrai héros du Phantom est quand-même Paul Williams qui en plus d’incarner superbement le véritable premier rôle du producteur diabolique et adulé a composé la bande originale rock la plus réussie du cinéma. Chaque titre est absolument génial. En particulier The Hell of it qu’il interprète lui-même.
Je rappelle encore que le fantôme avec sa respiration particulièrement caractéristique, sa cape noire et son masque en métal pour dissimuler son visage brûlé a inspiré un certain George Lucas (grand fan du film de Brian), qui en fera ce qu’on sait.
En somme, Phantom of the Paradise fait preuve d’une réalisation absolument géniale, elle-même témoin d’une époque avec ses splits screens, ses éclairages à outrance, ses couleurs flashy à foison. Ajoutons à cela un scénario simple et réussi, des acteurs-chanteurs aussi doués dans leurs deux fonctions et une musique qui arrache, et on a un hommage ineffable à l’univers du rock’n’roll !
Totalement dans la lignée du « fantôme de l’opéra » par cette fascination du compositeur pour la jeune chanteuse, le film est un vrai plaisir d’images et de musique. Quelques chansons sortent franchement du lot et l’amour désespéré à la façon de « la belle et la bête » trouve sa place avec quelques scènes très belles. L’ensemble est joliment fou furieux surtout avec sa fin cataclysmique, mais c’est justement sa force d’aller dans l’excès, que ce soit pour la partie spectacle ou la passion impossible du fantôme ou la jalousie meurtrière.
Opéra-rock frappadingue signé par un B. DePalma perché, cette relecture du classique "Le fantôme de l'opéra" en profite pour offrir au spectateur ébahi des références faustiennes mais aussi sur Edgar Allan Poe, le tout au sein d'un spectacle visuel sans commune mesure. Complètement baroque, le tout forme un tourbillon d'images, de couleurs, de musiques et de performances over the top, too much et out of this world. Alors oui, les comédiens cabotinent, le scénario est un peu léger et certains effets sont kitschs mais c'est aussi une réflexion brillante sur le show business doublée d'une critique féroce sur le public, les fans et le voyeurisme en général (grande marotte de DePalma). Enivrant, tourbillonnant, affolant, épuisant, un classique purement 70's qui fait sensation, porté à la fois par la maîtrise formelle de son créateur mais aussi par le sens profond qui s'en dégage. Une réussite qui frôle la perfection, unique en son genre. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Je suis complètement passée à côté du délire. Tout est mauvais dans ce film : les musiques, les acteurs, l'humour, le suspense. Difficile d'adhérer à cet univers. Une grosse perte de temps.
Entre "Le Fantôme de l'Opéra" et "Faust", entre la comédie musicale et le film fantastique sous LSD, l'œuvre la plus atypico-satirico-psychédélico-débridée de la filmographie de De Palma.
Soit on accroche, soit on décroche. Perso, j'ai vraiment accroché.
Brian De Palma revisite «le Fantôme de l’Opéra» de Gaston Leroux en mode 70's, glam-rock et ultra kitch. La musique est bonne mais on est loin des grandes réalisations du metteur en scène américain.
"Phantom of the Paradise" déploie son récit comme une comète glam qui traverse l’histoire du cinéma pop. On y entend l’écho du Faust et du Fantôme de l’Opéra, réinventés par un De Palma encore nourri de ses expérimentations de jeunesse. L’opéra rock qui en résulte navigue entre la fièvre baroque d’un Ken Russell et l’ironie acide des coulisses du show-biz. William Finley étire son masque tragique avec une intensité quasi expressionniste, Jessica Harper impose une fragilité lumineuse, et Paul Williams orchestre le tout comme un démiurge perfide. Une œuvre qui continue de vibrer, nourrie de références et d’audaces visuelles, véritable terrain d’essai des obsessions qui façonneront la suite de la filmographie de De Palma.
Winslow Leach (William Finley), compositeur inconnu, joue une de ses compositions à l’influent producteur Swan (Paul Williams) qui les lui vole et le fait emprisonner. Winslow, défiguré et ayant perdu sa voix, s’échappe, décidé à se venger. La musique (super) permet de rentrer immédiatement dans le sujet, de manière crédible. On est vraiment dans les années 70. L’histoire est très prenante, glaçante, les acteurs parfaits. Tout au long du film on voit les références ou les influences que celui-ci a eu. On ne voit pas le temps passer (fin peut être un peu trop rapide), j’ai beaucoup aimé.
Un peu un ovni dans la filmo de De Palma pour le coté comédie-musicale et ultra-kitsch (un peu à la manière d'un Rocky horror picture show), on retrouve pourtant la plupart des thématiques chères au réalisateur. Comme toujours avec De Palma c'est très maitrisé sur la forme mais si on n'est pas réceptif à la musique on trouvera surement le temps un peu long.