Je serais descriptif car je n'ai aucun style ! Il m'arrive de lire dubitatif que certains quittent la salle avant la fin. C'est pour la 1ere fois ce que j'ai eu envie de faire ! J'ai apprécié les décors (très circonscrits en extérieurs), la musique, le jeu de certains second roles, dans leur retenue et leur justesse sans prétention (le petit Jojo, sa mère, le commissaire, le jeune homme de main de Donnadieu) outre B.P. Donnadieu lui même, plutot convaincant en méchant, Pierre Richard en excentrique ou, bien qu'il soit peu crédible, mais bref, celui atypique de François Morel. En revanche, Kad Merad est un mauvais chanteur (timbre) et danseur (cf. la répétition surprise sur l'échelle) et son interprétation amateuriste d'un acteur raté en rajoute par conséquent. Cornillac tout aussi piètre danseur a au contraire un joli brin de voix ainsi que la ravissante Nora Arnezeder. Mais ces derniers manquent de rigueur dans le jeu (cf. scène du restaurant pour elle, etc.....) surtout dans l'expression des sentiments (gesticulations, maladresse, voire surjeu), d'autant plus que si Cornillac est crédible dans les roles dramatiques il ne l'est absolument pas dans ceux de jeune premier grassouillet. Leur attirance amoureuse sonne faux. Jugnot dont j'apprécié la capacité de coller à des roles aux registres aussi différents que dans les choristes, l'auberge rouge (la salle n'avait bel et bien pas cessé de rire, et cela me suffit n'en déplaise à certains), ou... les bronzés 3 (et oui), voit sa prestation mal servie par un scénario ennuyeux et poussif, totalement plombée par le jeu bancal des autres premiers roles. Ce sentiment de fausseté exaspérante se maintient jusqu'à la scène vivifiante et réussie de la nouvelle revue, genre comédie musicale, mais réapparait malheureusement tout aussitot. Le scénario convenu ne les a d'ailleurs pas aidé non plus. Ma voisine, la 60aine, est ressortie en disant à son compagnon : "je suis très décue".