3h10 pour Yuma
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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2026
3h10 pour Yuma est un western solide, qui mise sur une histoire simple mais efficace. On suit le parcours d’un fermier honnête, prêt à risquer sa vie pour escorter un dangereux hors-la-loi jusqu’en prison, motivé par la promesse d’une récompense qui sauvera sa famille de la misère. Le film se laisse regarder avec plaisir, porté par une tension bien dosée et des personnages attachants.
Seule ombre au tableau : la fin, qui m’a laissée un peu perplexe, tant elle semble en décalage avec le reste du récit. Malgré ce petit bémol, 3h10 pour Yuma reste un film accessible et captivant, parfait pour les amateurs du genre comme pour les néophytes.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
Désabusé mais non désespéré, ce western montre que le temps des héros est révolu, que chacun agit avec pragmatisme ou lâcheté face à une menace létale, ou en paie le prix. Distillant une tension constante, la réalisation s'attache aux regards, aux détails révélateurs, aux instants potentiellement décisifs tandis que la simplicité de l'intrigue réduit les enjeux à des dilemmes essentiels. Face à l'homme ordinaire (impeccable Glenn Ford), Van Heflin incarne un antagoniste fascinant, tout en nuances, séducteur, tueur, manipulateur, respectueux, tandis que les femmes assument leurs choix ou leurs désirs avec panache ou malice. Take that train!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2025
Pierre angulaire du western suspensif, entendu à la fois comme suspension du temps par un retardement de l’action au moyen du dialogue et de différents symboles – la cloche de l’église, par exemple, ainsi que l’obsession manifestée par les personnages de l’heure qu’il est – et comme création d’un suspens issu de ce ralentissement, 3:10 to Yuma explore les tréfonds de l’âme humaine polarisée par deux individus que tout oppose : Ben Wade incarne le Mal et le larcin, Dan Evans l’innocence et l’effort engagé dans un travail quotidien. À l’instar d’une de ses influences évidentes, High Noon (1952) de Fred Zinnemann, le long métrage trouve sa force dans sa montée en tension, qui contraint la mise en scène et le montage à gagner en précision après une introduction fastidieuse – la séquence inaugurale se révèle difficilement lisible, les répliques échangées entre mari et femme sont d’une lourdeur démonstrative risible –, si bien que le huis clos organisé dans la chambre rejoue, par la parole, la tension initiale ressentie dans les plaines sèches de l’Arizona. Le trajet en direction du train constitue le morceau de bravoure d’un western intelligent et très bien photographié, que dessert cependant une écriture schématique du protagoniste féminin : l’épouse est réduite à l’état de miroir dévalorisant de l’époux qui doit, dans ses yeux, reconquérir sa dignité d’homme – en témoigne la clausule où elle approuve la conduite héroïque de son mari et le reconnaît comme tel.
Labulle56
Labulle56

12 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2025
Un classique du western tourné en noir et blanc de Delmer daves ayant eu un remake avec Russell Crowe et Christian Bale .
PLus spychologique que les autres westerns de la même époque ,celui -ci vaut surtout par le face à face entre Glenn Ford chef de bande et Van Heflin pauvre fermier se sentant obligé d'escorter le prisonnier pour la somme de 200 dollars et ainsi sauver sa ferme et sa récolte de la sêcheresse . Felicia Farr n'as q'un rôle reduit de serveuse . Du très bon western et une ambiance façon "le train sifflera 3 fois". A voir et revoir .
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
La singularité du film de Delmer Daves est évidente, qui se démarque du spectacle et du folklore du western courant pour ne s'attacher qu'aux hommes et à leur existence éprouvante. Ce sont des hommes victimes de la sécheresse de la terre et des crimes des hors-la-loi, des anti-héros dont la première disposition du réalisateur est de montrer, par des gros plans sincères sur les visages, l'usure, la peur ou la solitude. Les personnages produisent une vérité manifeste et Felicia Farr, dans un rôle pourtant court, existe bien davantage que beaucoup des héroïnes de western.
La mise en scène minimaliste de Daves se prive de figuration, de coups de feu et de dialogues inutiles. Ce dépouillement et la complainte du film introduisent une indicible mélancolie, voire une sensation de déréliction qui affligent les hommes dans un pays hostile.
Le suspense qui caractérise l'action de la seconde partie du film, laquelle n'est pas toujours crédible, enserre Van Heflin et le bandit Glenn Ford dans un face-à-face dramatique inspiré par une parabole sur le sens du devoir. Van Heflin le simple citoyen qui doute et Glenn Ford, le tueur à l'allure très respectable, presque séduisant, trouvent ici deux rôles originaux dans un véritable western d'auteur.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2023
Glenn Ford est un acteur qui semblerait sous côté, lorsque l'on regarde sa filmographie, il n'y a pas à rougir, et ce film en est la preuve. Même s'il joue le méchant de l'histoire, il est assez charismatique pour être le chef de la bande, n'hésite pas à tirer pour tuer, sait se montrer séducteur, et en même temps, il a assez de dignité et de bonté pour reconnaitre lorsque l'homme qui en a la garde mérite de vivre.
Un film construit sans effet de manche, la simplicité du récit, la simplicité des hommes, les paysages et la pluie salvatrice qui vient clore cette histoire.
Un homme simple, digne, qui veut être un exemple pour ces enfants, tout fonctionne, tout est parfait, un western si bon, qu'un remake en a été fait, bien naturellement inférieur à l'original.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2023
Combat psychologique durant lequel le cynisme de Glenn Ford tentera de mettre à mal la détermination de Van Heflin, "3h10 pour Yuma", dont le concept sera repris à peu de chose près par John Sturges dans "Le dernier train pour Gun Hill" et dont le suspense n'est pas sans rappeler "Le train sifflera 3 fois" de Fred Zinnemann, fait monter la tension au fur et à mesure que défile le temps qui sépare les 2 hommes de l'arrivée du train.
Cela dit, même si la musique ainsi que le noir et blanc accentuent une atmosphère presque hitchcockienne, l'ensemble est un peu trop simpliste pour réellement enthousiasmer le spectateur.
En cela, j'ai préféré les 2 films précédemment cités....
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2023
Un grand classique du western des 50’s, servi par une mise en scène brillante, et porté par l’affrontement psychologique intense et mémorable entre Glenn Ford et Van Heflin.
Pandora
Pandora

43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2023
Bon film ou le face a face entre le gentil et le méchant (qui ne le sera pas totalement) est assez bien dans l'analyse psychologique. Delmer Daves est un bon réalisateur sans qu'etre un veritable artiste est un bon artisant....
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2022
Si le Far West est reconnu pour son aura de violence, il est également permis de la conter et de la rêver. C’est aux antipodes des codes du genre que l’on dessert la vis et Delmer Daves l’exécute avec une grande sensibilité. Les habitués pourront déguster chaque étape décisive dans le cycle de la violence, tandis que les nouveaux regards pourront pleinement profiter de la fantaisie, masquée par le sens moral de la justice, celle qui éclaire et celle qui redonne espoir aux plus démunis. Et au milieu de cette aventure, quasi anti-spectaculaire, le cinéaste développe un buddy-movie bien singulier. La légitime défense est invoquée dès l’ouverture, dans le seul objectif de redonner une chance à un fermier, qui ne souhaite que regagner sa dignité, son autorité et son humanité d’autrefois.

Le programme est simple. Un bandit arrêté doit embarquer dans le prochain train pour Yuma, une cité que l’on ne fantasme que par sa délivrance et sans doute sa foi en la justice. La destination n’est pas pour tous les voyageurs et surtout pas pour ceux qui ont la force de galoper où qu’ils veuillent avec leur monture. Autrement, c’est la prison qui les attend. L’intrigue ouvre ainsi sur une plaine, synonyme de liberté, tout en rappelant les enjeux à venir et la force de la patience des héros, qu’ils soient finalement bons ou mauvais. Et alors qu’un hold-up tourne au meurtre, c’est la rencontre entre le berger et l’agneau égaré qui changera tout. La complicité de Ben Wade (Glenn Ford) et Dan (Van Heflin) n’est pas de suite évidente, mais le deviendra dans des parenthèses de réflexion, parfaitement cohérente avec le fait qu’ils attendent tous les deux une correspondance.

L’image du vaurien prend alors des allures de gentleman, lorsqu’il séduit la Barmaid (Felicia Farr). Et un peu plus tard lors d’un repas, où il peut sembler défier l’ordre et la foi, il fait surtout preuve d’un bon sens et d’une retenue particulièrement fascinante. La proximité du bourreau et ses victimes crée une atmosphère cynique, où l’on accentue chaque tentative de ruse ou de corruption. Le dilemme pourrait être davantage cornélien, mais pas pour Dan, qui malgré ses difficultés financières, possède un tout autre enjeu qui placera de l’espoir en sa famille. Par ailleurs, il reste son épouse (Leora Dana) à convaincre, davantage satisfaite par la personnalité du bandit, un homme capable de se reprendre en main. Le défi est donc de taille pour Dan, qui verra peu à peu ses alliés déserter sa quête, qui danse sur plusieurs niveaux de lecture.

La solitude du héros frappe sans prévenir, à chaque instant d’hésitation, alors qu’il apprend à connaître et à dompter son prisonnier. Tous deux s’élèveront dans un duel intense, où la diplomatie sera le grand terrain de jeu, avant que l’on ne s’avance crescendo vers une fusillade plus convenue, mais aux enjeux extrêmement chargés. Cette rencontre transcende ainsi Dan de la meilleure des façons possibles. « 3h10 pour Yuma » (3 :10 to Yuma) est fait de héros incarnés et vivants, qui trébuchent certes, mais qui peuvent également surmonter leur démon, notamment celui qui frappe les terres arides, dévoilées en ouverture et sublimées par un noir et blanc des plus emblématiques. L’intelligence de l’écriture passe également par le cadrage, qui surprend sans cesse son spectateur, qui pourrait croire que le rythme en est impacté. Au contraire, ce point est plus que bonifié autour d’une bonne rétrospective des âmes de l’ouest.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2022
Ce film de Delmer Daves est une curiosité, sans être pleinement convaincant.
Le sujet concerne le transport vers le train de 3h10 à Yuma d'un méchant interprété par Glenn Ford; ceci étant fait par Van Heflin, fermier, qui a besoin d'argent, et se retrouve seul à transporter le méchant, car personne d'autre ne veut le faire (ceux qui l'aidaient le quittent un à un). C'est un canevas de scénario déjà vu et fait et qui le sera encore.
Le scénario prend son temps pour installer ses différents personnages en préalable, avec d'un côté le fermier qui galère et de l'autre le bandit un peu insouciant, mais conscient dans certains nombres de valeurs.
Nous sommes étonnés aussi de la séquence avec Felicia Farr, scène de séduction où la relation avec Glenn Ford se termine au lit, plutôt moderne et un peu surprenante par rapport au reste de l'histoire et ce qui va suivre. Si ce n'est pour montrer et caractériser le personnage de Glenn Ford, qui après la dureté du début du film, montre une expérience et un recul sur la vie.
Nous sommes moyennement convaincus par la fin du film où finalement Glenn Ford aide Van Heflin qui possède une éthique et une certaine morale. Et accepte d'aller en prison.
La photo du film en noir et blanc aide beaucoup à l'ambiance et au ton âpre du film.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2022
Superbe mise en scène, et jeu d'acteurs très moderne pour l'époque. C'est un western très intelligent où les méchants ne sont pas forcément très méchants et les gentils pas forcément tres gentils. Un rythme un peu viellot mais un bon western tout de même.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2022
Un beau western, original, une bonne surprise !. La mise en situation far-west, après la chanson crooner de Frankie Laine, est immédiatement créée avec les apparitions simultanées de la diligence, du troupeau d’élevage et des bandits. Le personnage du chef de bande tombeur et cynique, remarquablement interprété par Glenn Ford, est convaincant. La scène du repas familial est un joyau inhabituel dans ce genre, et la fin, invraisemblable, résolument optimiste, avec la pluie en prime... !
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2021
Je ne suis en général pas trop client dés western à l’ancienne typiquement les westerns américains des années 50 début 60. Mais il faut bien reconnaître que ce 3h10 pour Yuma fait figure d’exception. Dès sa scène d’introduction il se distingue par une mise en scène vraiment remarquable qui fait apprécier et met en valeur des scènes qu’on a déjà vu des dizaines de fois ailleurs. Le scénario est assez simple, il manque peut être d’ailleurs de matière car il faut bien reconnaître que le film a un gros ventre mou malgré sa courte durée. Mais son côté Buddy Movie avant l’heure et encore une fois sa mise en scène inspirée en fait un film qui se découvre aujourd’hui encore avec un grand plaisir.
Mathieu B.
Mathieu B.

43 abonnés 832 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2019
Un vieux western qui ne comporte pas un héros classique (fine gâchette qui maîtrise ses nerfs et s'en sort toujours), mais un fermier assez ordinaire dont on sait juste qu'il est particulièrement bon tireur, ce qui l'aidera un peu mais pas tant que ça. Car l'essentiel est ailleurs dans ce film pesant qui joue sur les nerfs avec une tension de tous les instants jusque dans les dernières minutes. Dan Evans, un fermier assez ordinaire, accepte d'escorter le célèbre Ben Wade, assassin et voleur, jusqu'au train de 3h10 pour Yuma, alors que toute la troupe de Wade va chercher à le libérer. Dan Evans ne va pas lâcher Wade d'une semelle et ne baissera jamais son attention. Il n'est pas aidé par ses coéquipiers ni par les habitants qui refusent de risquer leur vie. Il se retrouve donc quasiment seul face à toute une bande de brigands. A vrai dire, Wade n'est pas non plus le "méchant" classique, car il a un certain code d'honneur qui se vérifiera à la fin du film notamment, et il a sa morale, sa façon de fonctionner mais ne cherche pas à tuer des innocents gratuitement. Et puis il faut dire que Glenn Ford l'incarne avec un charisme saisissant. Dan Evans a beaucoup moins de charme mais c'est un homme droit, un homme honnête et qui tient sa parole et ses engagements. De même, pas de duel final entre le "gentil héros" et le "boss de méchants", bien au contraire. Le duel final se joue entre les hommes de Wade et ce duo d'ennemis particulièrement ambivalent. Le suspens est maintenu jusqu'au bout. Bref, un western atypique qui vaut le coup d'être vu.
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