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Vladimir.Potsch
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film se situe a un moment charnière de la carrière de Rossellini. A l'époque, après ses films néoréalistes et ceux avec Ingrid Bergman, qui ont fait sa célébrité, il tâtonnait dans différents genres, un brillant documentaire (India), et des résurgences du néoréalisme (General de la Rovere, Evadés de la nuit). Vanina Vanini va être l'un des premier film où Rossellini s'inspire de la grande Histoire, mais on sent déjà que l'illustration, les décors, ne sont pas sa principale préoccupation. Pour raconter cette histoire de passion et de trahison dans l'Italie pontificale de 1923, il bénéficiait manifestement de gros moyens, car la reconstitution est minutieuse. Mais lés événements s'enchaînent sans lyrisme, avec un naturel qui surprend. Ainsi la dénonciation gravissime de l'aristocrate Vanina Vanini est elle réduite à une lettre écrite, suivie immédiatement d'une scène où on comprend que l'arrestation des conjurés a eu lieu. Il semble que certaines coupures, notamment dans le rôle de Martine Carole, nuise un peu à l'appréciation globale du projet du cinéaste, et c'est sans doute pour cette raison que le film a été parfois taxé d'académisme. Mais pour ceux qui ont pu voir les films suivants de Rossellini, la plupart tourné pour la télévision et en plusieurs épisodes, l'épure de la mise en scène a une signification toute autre.
Un carbonaro échappé d'une forteresse trouve refuge dans la demeure d'un noble italien avec la fille duquel, la belle Vanina, il vit une passion amoureuse. Rossellini transpose le romantisme stendhalien dans un film qui évoque, un peu, une page de l'Histoire italienne -la lutte des carbonari et la répression du pouvoir assisté du clergé- et, beaucoup trop, une histoire d'amour compliquée par sa clandestinité d'une part, et par l'engagement politique total de Pietro, d'autre part. Vanina, virginale et pieuse, et Pietro, courageux et idéaliste, purs héros stendhaliens, sont devant la caméra de Rossellini deux amants insupportables et stéréotypés, figés dans une affectation ultra-romantique grotesque. Leurs tourments sont indifférents ou pénibles tant les idées qui les déterminent sont des poncifs excessifs du romantisme. La composition de Sandra Milo et de Laurent Terzieff est à l'avenant, hors d'âge et emphatique. Le film, engoncé dans ses costumes d'époque ostentatoires, n'est pas davantage intéressant lorsque l'Histoire, entre deux scènes avec nos amants torturés, reprend ses droits. Lacunaire et anecdotique, d'autant qu'elle n'est pas la préoccupation du réalisateur, elle n'offre pas beaucoup d'enseignements à propos de cette période trouble et méconnue de l'Italie. Notons enfin que Martine Carol, victime du montage, disparait quasiment du film.
D'après l'oeuvre de Stendhal, qui raconte un épisode de l'histoire de l'Italie, avec les Carbonari. Une princesse tombe amoureuse d'un beau jeune homme, terroriste patriote. Elle finira par le trahir. spoiler: Il sera exécuté. Elle finira au couvent.
Mélodrame un peu pompeux entre deux amoureux d'opinions politiques très divergentes. En fait, c'est une romance. C'est assez bien réalisé mais on a du mal à rentrer dans ce monde d'aristocrates et de révolutionnaires italiens. C'est trop lent, trop long. Les acteurs sont assez faibles (Sandra Milo, Terzieff). On s'ennuie un peu.
Il faut aimer le style après un début correct le film finit part tourner uniquement sur l'amour impossible des 2 héros, Rosselini aurait pu un peu creuser le coté historique.