Suite au film culte de John McTiernan, j’ai nommé Piège de Cristal, Renny Harlin reprend les commandes de la saga en devenir, avec un deuxième opus intitulé 58 minutes pour vivre (Die Hard 2). Bruce Willis effectue donc un retour plus qu’alléchant dans le rôle d’un flic aussi ordinaire qu’emblématique, le (relativement) malchanceux John McClane ; et au programme, Harlin nous a concocté un long-métrage dans la lignée de son ainé, avec un mélange réussit d’action/humour. Néanmoins, l’ensemble apparait au final en-deçà de Die Hard 1, sans pour autant décevoir ; en effet, les fusillades et autres péripéties que McClane affronte face à un groupe de mercenaires belliqueux, occupe une part plus importante du film. Et, bien que ce léger surplus d’action ne soit en rien redondant, force est de constater que le nombres de rafales, explosions et consœurs va croissant, tandis que la crédibilité du tout décroit quelque peu ; rien d’insensé tout de même, mais la différence avec Piège de Cristal se fait sentir, lui qui plaisait de par son action bien dosée. Autrement, sans faire dans l’excès de complexité, l’intrigue proposé ici est néanmoins plus travaillée, tout en baladant d’un endroit à l’autre un McClane pour le moins sollicité ; le tout est donc prenant, on ne s’ennuie aucunement, nouveau bon point pour un divertissement de cet acabit. Reste à rappeler rapidement l’humour bien distillé, une galerie de personnages secondaires typiques du genre mais sympathiques, et le jeu d’acteur attachant d’un Bruce Willis s’appropriant une nouvelle fois avec aisance l’un de ses rôles fétiches. Bref, 58 minutes pour vivre est un film d’action de bonne facture, moins culte que son prédécesseur mais plaisant.