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3,0
Publiée le 21 janvier 2012
Un film plein de charme sur l'èvocation impressionniste de la journèe du dimanche de cinq personnes choisis dans la foule!Rèalisè en 1929 par des rèalisateurs et des scènaristes qui deviendront grands par la suite,"Les hommes le dimanche" raconte une histoire toute simple de la vie Berlinoise de tout les jours,avec des acteurs non professionnels plus vrais que natures!Les dècors naturels sont magnifiques et quelques scènes dont la photo faite à des inconnus souriant devant l'objectif sont rèussies!A savoir que le nègatif original ètant perdu,on ne retrouva pas la version originale,n'empêche que le film se laisse voir sans ennui!A dècouvrir...
Un mélange de documentaire sur l'agglomération berlinoise en activité et de fiction cocasse sur des jeunes gens en partie de campagne, un dimanche. La recherche du naturel porte en germe les expériences du néo-réalisme italien et de la Nouvelle vague. La façon de filmer les mouvements urbains rappelle "L'homme à la caméra", plus inventif sur les trouvailles expérimentalles. "Les hommes le dimanche" a été créé collectivement par la fine fleur du cinéma allemand qui s'exilera tout de suite après aux Etats-unis.
À l'opposé de l'expressionnisme allemand de l'époque, ce film muet constitue une sorte de manifeste pour un cinéma sans artifice : aspect documentaire, intrigue minimaliste qui colle au quotidien, pas d'acteurs professionnels (les protagonistes ont été choisis dans la foule, un dimanche)... C'est un avant-goût du néoréalisme. Si le fond est assez anecdotique, la forme, elle, est vraiment séduisante : un noir et blanc joliment baigné de lumière, une caméra qui capte, souvent avec grâce, les plaisirs éphémères et la sensualité frémissante des personnages.
La Nouvelle Vague trente ans avant la Nouvelle Vague sauf qu'on n'est pas en France mais en Allemagne, le Néoréalisme quinze avant le Néoréalisme sauf qu'on est pas en Italie mais toujours en Allemagne. Tourné avec des acteurs qui ne sont pas des acteurs, sans le vernis du cinéma qu'est par exemple le maquillage, toujours en décors naturels, l'ensemble entrecoupé d'images documentaires de l'Allemagne qui vivait ses dernières années de quiétude apparente et de très grande richesse culturelle avant que le parasite nazi en décide autrement, "Les Hommes le dimanche" malgré son réalisme quasi-documentaire se permet quelques plans superbes et une certaine audace surtout dans la belle séquence du photographe où cet art est montré comme conservant à jamais un instant de vie. Bon si les gens devant la caméra ne sont pas célèbres, ce n'est pas le cas, ou plutôt ne sera pas toujours le cas, pour ceux qui sont derrière : Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer, Fred Zinnemann et un certain Billie Wilder (vous remplacez le "ie" de "Billie" par un "y" et vous aurez un des plus grands cinéastes et scénaristes de tous les temps, on reconnaîtra au passage son symbolisme subtil et intelligent avec la séquence des photos de vedette pour bien nous montrer qu'on aura bien affaire uniquement à des acteurs non professionnels car c'est pas possible que ce soit quelqu'un d'autre qu'il l'ait écrite !!!). Une oeuvre intéressante pour son côté quasi-documentaire et le fait qu'elle ait été réalisée par quatre futurs grands (dont un vraiment très grand !!!).