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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 septembre 2011
Film purement Cronergbien, Vidéodrome fait partie de ses plus grand film. Le scénario se concentre sur deux entre deux association, l'une qui veut rendre les humains des étres restant devant la télé et l'autre veut les rendre violent et servent le gouvernement. Entre ces deux, ce trouve Max Renn, dont la chaine porno qu'il dirige est l'enjeu principal, ses proches vont en patir et va avoir des halunation qui seront pour le manipuler, un cas comme dans l'autre. Les acteurs joue bien (surtout Woods et Harry). L'image est belle et la mise en scene est bonne.
David Cronenberg a déclaré qu'il avait un jour tenté d'imaginer ce qu'il se passerait lorsqu'un homme rentrant seul chez lui enclancherait une vidéo porno dans son magnétoscope... Dans "videodrome", cet homme est Max Renn (patronyme de "renaissance", alias James Wood, au top), héros cronenbergien malade, faisant suite à ceux de "frissons" et "rage". Max, aventurier d'un nouveau monde cathodique, se transformera littéralement en magnétoscope: ses émois, peurs et désirs s'incarneront dans son corps. Ce temple de chair parcouru d'ondes hertziennes, visité par des entités virtuelles.Quant à Nicky (debbie Harry, surprenante!), sa "compagne de jeux", c'est par le biais d'un certain masochisme qu'elle finira par se désincarner dans le téléviseur, pour en devenir sa voix, son ame. Quinze ans plus tard, Cronenberg, avec son mésestimé ExistenZ, continuera sa réflexion sur le virtuel. Cette fois, il le fera via le biais de l'avénement des jeux videos. Réalisé en 1999, à l'aube du 21ème siècle; siècle de "la nouvelle chair"?
Oeuvre avant-gardiste optant pour la prise de conscience trash, « Videodrome » contamine les esprits tel un virus pour nous désigner esclave d'une société éprise de l'audio-visuel. Cronenberg retranscrit sa pensée dans un monde démentiel où chacun acquiesce à se laisser corrompre par la vulgarité de l'image et de son contenu sans trouver de mal dans leurs actes. Théorie impensable et irrationnelle quand on y réfléchit, mais que s'y l'on analyse et approfondie, nous devient bien plus plausible et effrayante. Car oui, toute la manœuvre consiste à jouer sur notre peur, cette peur d'une société à la merci de la technologie qui trouverait logique et plaisant de regarder des émissions sado-masochistes à longueur de temps, de créer des boutiques équipées de téléviseurs pour abrutir au mieux les consommateurs, de ne trouver plus rien de scandaleux et de choquant dans une civilisation jouant sur ce même paradoxe. L'influence des technologies et de leurs impacts, Cronenberg l'avait déjà compris 30 ans plus tôt. Entre l'instinct grégaire d'une foule avançant tête baissée et des chefs d'états faisant avancer le monde sans penser au lendemain, la question primordiale à se poser est : Comment pourrions nous en arriver là ? Il est difficile à l'heure actuelle de s'imaginer vivre dans un tel monde, même si nous nous y rapprochons de plus en plus, peut-être qu'un jour la fiction dépassera la réalité et le monde s'inclinera devant elle. « Videodrome » nous éclair sur l'avenir en amenant un message pertinent et terrifiant - Une création visionnaire émanant d'un cinéma d'auteur a l'allure morbide, où Cronenberg expose son talent hors-pair pour la mise en scène et sa fascination pour la mutation de l'être humain. Intelligent, destructeur et futuriste, « Videodrome » s'impose donc indéniablement comme l'une des référence en terme de science-fiction. « Long live the new flesh ! » - Cronenberg avait décidément tout compris.
Une oeuvre majeure, fascinante, troublante, viscérale ! Et surtout , 30 ans plus tard, jamais ce film ne saurait être autant d'actualité. L'omniprésence des médias sous toutes ses formes, de la technologie, conditionnant, métamorphosant l'homme, remplaçant une réalité par une autre. Qu'est-ce qui est vivant, qu'est-ce qui ne l'est pas ? Qu'est-ce qui est réel, qu'est-ce qui ne l'est pas ? De bout en bout, nous sommes dans la peau du personnage de Max, tout est vécu et ressentit à travers ce qu'il vit. Ce qui déroute d'autant plus, impossible d'entrevoir la frontière entre réel et hallu. Impossible aussi d'avoir une vision concrète de la part de Cronenberg, laissant tout du long de cette expérience labyrinthique une délicieuse ambiguïté. On ne sait même pas dire à la fin si c'est du fatalisme, de l'optimisme. En tout cas ça fait froid dans le dos, et c'est incroyablement visionnaire ! Un chef d'oeuvre !
Une oeuvre singulière, comme c'est souvent le cas chez Cronenberg. En véritable visionnaire, le réalisateur dénonce ce qu'allait devenir la télévision quelques décennies plus tard. Intrigant et perturbant, l'effet voulu est accomplie même si des fois on se perd dans un scénario quelque peu confus. A côté de ça on a une bonne direction d'acteur, James Wood est très bon dans le rôle principal.
Sorte de préquelle au futur eXistenZ, Videodrome est encore plus flou et dérangeant. On retrouve encore une fois cette limite entre réalité et virtuelle, mélangeant habilement chair et technologie. Le résultat est visuellement parfois choquant, et psychologiquement un peu dur à suivre pour le spectateur non patient. Un belle œuvre qui amène réflexion, mais parfois trop complexe, à voir!
A mis chemin entre Total Recall et Strange Day, Videodrome est le pionnier d'un genre trop peu exploité que Matrix ou eXistenZ reprendront bien plus tard.
Ce film n'a pas vieillit, il donne toute la mesure du cinéma des année 80 à la fois mégalo, parano et intrigant. 4 étoiles pour avoir été un pionnier dans le genre !
les effets spéciaux sont splendides, de la vieille école, loin des saloperies en images de synthèse dont on nous abreuve aujourd'hui. un film très interressant à la limite de l'expérimental en ce qui concerne le concept (cronenberg oblige) et dans les thèmes qui plairont aussi aux amateurs de lynch ou de l'univers de daniel clowes.
Videodrome est le septième long-métrage du réalisateur canadien David Cronenberg. Loin du vulgaire film de série B avec lequel on pourrait le confondre, Videodrome livre une critique hallucinée du monde contemporain. Rien n’est jamais gratuit chez ce réalisateur qui aime à construire un univers fantasmé cohérent et en extirper une critique acerbe de nos déviances technologiques et sociales. Cronenberg tourne et retourne ici ses thèmes favoris : mutations organiques, violence et érotisme, contagion, ou encore, frontière entre réel et imaginaire. Tout cela concourt à faire de Videodrome un objet filmique déroutant, difficile à appréhender et quasiment prophétique. Culte, visionnaire, dérangeant, prophétique... Bref, je vous encourage à y jeter un œil sans plus attendre !
Un programme pirate particulièrement malsain fait halluciner son spectateur mal-intentioné. Avec son style expressionniste qui n'appartient qu'à lui, David Cronenberg s'attaque au pouvoir des médias. Là encore comme pour Faux-semblants, le classement en "horreur/épouvante" est assez trompeur ; Videodrome est inclassable en réalité. On a là un petit film (1h15) plein d'idée, à l'ambiance pesante et aux images fortes, doublé d'un pamphlet anti-télé. Le propos du film et sa fin, très surprenante, sont sûrement à l'origine de sa popularité, quelque peu démesurée compte tenu de sa qualité objective. Car Videodrome ressemble plus à une ébauche (très prometteuse) qu'à un grand film d'un cinéaste accompli ; ce que Cronenberg deviendra plus tard avec Faux-semblants, mais c'est une autre histoire...
Une tentative cinématographique intéressante via un scénario audacieux mais malheureusement entachée par des choix de réalisation plus que discutables. Ainsi, le fil narratif se perd rapidement et on tente tant bien que mal de recoller les morceaux, tandis que le film bascule dans des scènes de plus en plus grotesques. Un peu décevant donc.
C'est le genre de film dont on ne sort pas indemne dans la mesure où certaines séquences sont vraiment violentes visuellement, tout à l'air si vrai. Les thème du complot et de la manipulation sont intéressants et l'intrigue est bien construite, tout est cohérent et bien expliqué. On est vraiment absorbé par le film, un peu comme le personnage Max.
Un Cronenberg bien gore, et qui peut parraître gratuit au premier abords. Or ce film est très intéressant tant l'analyse et la compléxité psychologique des personnage est profonde.
Surprenant, vraiment surprenant ce film. Pourtant on reste accroché du début à la fin. Pas de faute de rythme, une histoire captivante (est-ce réalité ou hallucination?) et une interprétation de la part de James Wood tout simplement phénoménale.
Un film visionnaire sur les effets des médias et de la télévision sur la société. C'est un film pionnier du genre et surtout du réalisateur. Le maquillage étant très bien fait donne du réalisme aux propos mais également une immersion qui te relâche pas jusqu'à la fin du film. La musique est très bien rythmé et nous fait ressentir les la tension que le personnage principal a. Les acteurs sont également excellents. C'est donc un film à voir pour un public avertit.