Videodrome
Note moyenne
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186 critiques spectateurs

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Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2020
Un excellent film d'horreur de David Cronenberg. De l'épouvante , de l'entrée en matière dans la chair.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 896 abonnés 8 253 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2020
Un film d’anticipation, sous la forme d’une métaphore de ce que pourrait devenir la télévision dans les années à venir (pour rappel, nous sommes au début des années 80, entre les snuff-movies qui s’échangent sous le manteau, l’avènement de la VHS, l’âge d’or des vidéo-clubs et les balbutiements de la télévision par satellite, la télévision avait de beaux jours devant elle… bien avant qu’Internet ne vienne changer la donne).

Visionnaire et prophétique (quand on voit ce qu’est devenue la télévision au début des années 2000…), David Cronenberg met en scène une diatribe au vitriol contre ce média, devant lequel nous nous abrutissons (ou nous nous informons) plusieurs heures par semaine (tout dépend du public).

Vidéodrome (1983) dépeint un patron de chaîne (spécialisée dans les contenus violents & pornographiques) constamment à l’affût du moindre programme télévisuel choquant, qui puisse être susceptible de plaire à son audimat. Quitte à proposer des programmes sadomasochistes, à la limite du snuff-movie.

David Cronenberg reste égale à lui-même et continue de s’intéresser de près aux mutations génétiques, comme il l’avait fait avec ses précédents films (ou comme il le fera avec les suivants). Il en résulte un film culte oscillant entre le fantastique et l’horreur. Une œuvre organique et déstabilisante, clairement à ne pas mettre en toutes les mains. La lecture et la compréhension ne sont pas simples et il faut bien plus qu’un simple visionnage pour tout assimiler et comprendre pleinement ce qu’a bien voulu nous faire assimiler le réalisateur.

Cependant, il faut bien admettre une chose, les prouesses esthétiques (ou prothétiques) de Rick Baker. A l’image de ce qui avait déjà été fait sur Scanners (1981), les make-up effects y sont stupéfiants ! Plus de 30ans après, il faut bien admettre que pour rien au monde, on voudrait voir la même chose en CGI. La VHS qui palpite, l’absorption à travers l’écran cathodique, le ventre qui s’ouvre en deux pour ingérer une VHS, le pistolet qui se greffe à même la main, … toutes ces séquences relève du génie et marquent les esprits. Si le film peut s’avérer difficile d’accès, il n’en reste pas moins un très bel objet filmique, le tout, accompagné par une remarquable B.O signée Howard Shore.

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Alasky

460 abonnés 4 668 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2020
Inclassable, Videodrome fait partie de ces ovnis troublants du Cinéma. Des scènes qui oscillent entre la sci-fi, le gore et l'érotique, toujours intelligemment et bien mené. Un film déroutant à l'époque peut-être, mais ne fonctionne plus trop aujourd'hui car il vieillit mal il faut l'avouer.
FaulKeuR
FaulKeuR

6 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2020
Un film visionnaire sur les effets des médias et de la télévision sur la société.
C'est un film pionnier du genre et surtout du réalisateur.
Le maquillage étant très bien fait donne du réalisme aux propos mais également une immersion qui te relâche pas jusqu'à la fin du film. La musique est très bien rythmé et nous fait ressentir les la tension que le personnage principal a.
Les acteurs sont également excellents.
C'est donc un film à voir pour un public avertit.
Ana B.
Ana B.

29 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2020
Particulier, parfois assez étrange et violent mais extrêmement riche, ce film ne ressemble a aucun autre.
C'est un chef d'oeuvre à l'esthétique unique que seul les personnes ayant une certaine sensibilité aimeront.
Disons qu'il faut être un peu déterminé et appliqué pour ne pas passé a côté mais le voyage en vaux largement la peine.
La thématique et le message sont percutant et au combien visionnaires.
On se perd dans ce cauchemar parfois confus mais toujours percutant, et on en sort décoiffé.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 novembre 2019
Mais qu'est qui s'est passé après le visionnage critique de ce film, encore une fois n'est pas coutume ? Un bug, un piratage ou intentionnel ? Le verdict sera toujours la même réflexion, une excellente réalisation absolutely strange.
Entre des cultures qui se différencient par la place que prennent ces visions fantasmes sexuels de James Woods qui prêtent à sourire, une télévision contrôleur obscène culte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2019
Videdrome est un film visionnaire. Dans les années 80, il parlait déjà de snuff movies.

Comme la plupart de la filmographie de Cronenberg, il ne faut pas chercher à tout comprendre dans l'histoire qu'il raconte avec Videodrome. Cronenberg est un réalisateur cryptique (pour ne pas dire totalement barré) qui laisse à son spectateur la liberté de comprendre, ou non, l'oeuvre qui lui est livrée. Cronenberg fait son truc, et après, nous, on voit.

On peut comprendre, par contre, avec son oeuvre, qu'il est obsédé par la chair et la façon dont elle peut être tordue, manipulée, voire torturée. Ce qui sera révélé dans ses films suivants...

Videodrome est un très beau film, que chacun comprendra comme il le souhaite.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2019
Un patron de télé trash, télé spécialisée dans les programmes violents et pornos, est à l’affût de toutes les propositions faisant de l’audience. On est en 1982, c’est le début de la télé commerciale et de la vidéo ; Le Lay, patron de TF1 ne sortira sa célèbre phrase « notre métier est de vendre du temps de cerveau disponible à coca cola » que 20 ans plus tard. Donc David Cronenberg dépeint ici une image visionnaire et annonciatrice de la décadence télévisuelle contemporaine : un robinet à déverser du contenu vide, voyeuriste, décérébré,… satisfaisant plutôt les bas instants humains. C’est un vrai beau travail sur la fascination de l’humain pour l’image, nos pulsions voyeuristes et notre malsaine volonté que tout soit le plus réel possible. Aujourd’hui, plus largement que la télévision, cette violence et ce réel mis en scène se retrouve sur Internet, les jeux vidéos,… Comme Max Renn, le patron de cette foutue chaine de télé, nous sommes contaminés ; le cancer nous a gangréné ou a plutôt gangréné nos sociétés ; ce cancer chez ce dernier prennent la forme d’hallucinations. Celles-ci font écho aux déformations du réel induites par une soumission trop forte à la télévision ; notre vision du monde en devient altérée comme notre libre arbitre et libre pensée. Le fond du film est super riche. Après sur la forme, on peut regretter une grande confusion d’un film qui semble écrit ou réécrit à fur et à mesure qu’il avance. Il semble accumuler une profusion de messages quitte à perdre un fil directeur pourtant très riche. Dommage. C’est pourquoi la dénomination de chef d’œuvre me semble excessive ; juste un film visionnaire nécessaire à la réflexion. PS: en prime y a Blondie
tout-un-cinema.blogspot.dom
zhurricane
zhurricane

98 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2018
8 ème film du réalisateur, qui peut être considéré pour moi comme son deuxième classique, liste parsemé de 10 films, voire 11 si on rajoute "Dead Zone".
Ce film commence par nous happé directement avec sa réalisation, où l'image filmé représente le tube cathodique, on va comprendre par la suite que ce choix de réalisation est très pertinent. Le film est visionnaire et commence par dénoncé la pornographie, puis la télévision, avant de laisser parler des images, un vaste trip, où l'on ne sait plus vraiment si le réel est une hallucination, et l’hallucination le réel. L'effet est voulue, car c'est une critique de la télévision. Un film chaos et comme le dit James Woods: « Long life to the new flesh ! ». Mais au final, le film alterne entre le chef d’œuvre et le navet, notamment avec ses scènes érotiques. La mise en scène bien qu'intelligente n'arrive pour moi pas à transcender son propos, et le film reste trop court et répétitif. Je lui préfère un film comme "Body Double", tant dans le fond, que dans la forme.
Cinéphiles 44

1 684 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2018
Au travers de ses films d’horreur ou psychologiques, David Cronenberg a le don de choquer pour mieux dénoncer. « Videodrome » en est l’exemple parfait. Le patron d’une chaîne de télévision érotique cherche à programmer des vidéos qui vont toujours plus loin pour rameuter un audimat fidèle. Il capte par hasard un programme-pirate dénommé Videodrome qui met en scène des tortues. Plus de trente ans plus tard, nous avons ce recul de comprendre d’avance que ces scènes s’assimilent à des tortures politiques pour faire parler des ennemis du djihâd ou des Etats-Unis. Pourtant ici, le programme est assimilé à des sévices sexuels et des jeux sadomasos-pervers. Malgré sa volonté de diffuser ce genre d’images sur sa chaîne, le directeur va être pris d’hallucinations et générer vraisemblablement un déséquilibre malsain chez lui. Avec du recul encore, le film fait déjà écho aux nombreuses téléréalités qui manipulent le cerveau de ceux qui les regarde. Le film d’horreur est donc visionnaire sur l’étendue du pouvoir du petit écran sur les consommateurs. Le cinéaste va aller très loin pour décrire cette supercherie, qu’est l’emprise du média qui nous force au fantasme virtuel et nous déglingue notre vraie vie.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2018
"Videodrome" se situe en plein dans la période organique de Cronenberg, au beau milieu d'une filmographie qui explore le lien entre l'esprit et le corps, à la manière dont ce dernier est aliéné, contrôlé, soumis à une mutation aussi inexplicable qu'effrayante. On comprend la mise en route du film, l'idée qu'un patron d'une chaîne érotique soit pris d'hallucinations violentes après la vision d'un dangereux programme (les cassettes vidéo s'animent, l'abdomen s'ouvre tel un lecteur et les fantasmes sexuels douteux semblent s’exécuter) mais le film ne va se résoudre à aucune explication rationnelle; au contraire, "Videodrome" devient progressivement un objet mental et abolit du même coup la distinction entre réel et fantastique. Alors que l'on pourrait être frustré face à l'absence de résolution et devant un personnage particulièrement antipathique, la fascination opère car le caractère viscéral de l'ensemble l'emporte sur l'opacité du propos, car on défend beaucoup mieux le film en essayant de dire ce que l'on ressent, soit un mélange singulier de dégoût et de stupéfaction, plutôt que ce qu'il raconte. Cronenberg semble aller plus loin que la représentation d'un rapport vampirique entre l'écran et le corps – une dimension politique pointe, mais elle reste difficilement restituable dans ses détails –, il réalise l'enregistrement glaçant d'une société hostile, d'une humanité glauque qui arrive à son stade terminal à travers l'acceptation d'une dépossession de soi pour revêtir une "new flesh", mais sans savoir que celle-ci n'est en fait que l'expression d'un suicide sans ambiguïté, à l'instar d'une scène finale où l'image de l'écran et celle devant lui est exactement la même. Objet radical et dérangeant, "Videodrome" est l'un des sommets de l'oeuvre de Cronenberg.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 juillet 2018
Après avoir été écœuré par La Mouche, je retrouve Cronenberg et son cinéma gore tendance "toutes tripes dehors". Conclusion: toujours pas. D’abord les dystopies qui se prennent trop au sérieux ont tendance à m’agacer. Le scénario est alambiqué et pénible à suivre et le prétendu côté visionnaire ne m’est pas du tout apparu : l’inquiétude face aux écrans est un thème récurrent des années 80 et la forme qu’il prend ici est au contraire très datée (ce qui n’est pas un problème en soi). Et puis toujours ce gore kitsch qui me dégoûte plus qu’autre chose. Je reconnais quand même un statut mérité de cinéaste iconoclaste (le vagin-magnétoscope, il fallait le faire!) et du talent dans la mise en scène. Je retiens par exemple la scène d’amour, qui m’a fait penser à celle de la mouche, très belle et inquiétante aussi, si je me souviens bien.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2018
Ah, les bons effets-spéciaux bien visqueux de David Cronenberg !
À la façon de "Ring" (ou encore son remake américain "The ring"), "Videodrome" relate l'histoire d'une VHS mystérieuse et maléfique. Ici, la vision de cette cassette provoquera hallucinations à long terme pour son spectateur. "Videodrome", film parfaitement ancré dans le style du cinéaste, se dotera d'un délire fascinant dont on ne décrochera pas, en plus de dénoncer subtilement l'évolution de notre société, et sa nouvelle drogue télévisuelle.
willy holden
willy holden

4 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2018
Un chef d’œuvre!! Je me souviens l'avoir vu à sa sortie dans un cinéma diffusant séries Z et navets pseudo érotiques qui feraient aujourd'hui sourire un enfant de 12 ans. La notoriété de Cronenberg ne dépassait pas encore en France le cercle des passionnés de films fantastiques. Et pourtant Vidéodrome fut un choc. Rien ne serait plus pareil. C'est le meilleur film de Cronenberg où se cristallisent certains de ses grands thèmes comme la porosité entre l'image et le réel, la mutation des corps, le fantasme, et le cloisonnement des êtres dans leur existence intérieure. Pour apprécier ce chef d’œuvre bien en avance sur son temps il ne faut pas oublier qu'il a été réalisé en 1983. Ce n'est pas un film forcément limpide. Le génial James Woods, accompagné par la non moins fabuleuse Deborah Harry, incarne le responsable d'une chaine de TV un peu trash qui met la main sur une cassette VHS (et oui!) présentant des images de tortures réelles (snuff movie). Cet événement l'entraine dans une histoire pleine de faux semblants où le spectateur, même dérouté, ne peut s'empêcher d'être fasciné. A voir absolument.
Black Hole
Black Hole

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2018
Une tentative cinématographique intéressante via un scénario audacieux mais malheureusement entachée par des choix de réalisation plus que discutables. Ainsi, le fil narratif se perd rapidement et on tente tant bien que mal de recoller les morceaux, tandis que le film bascule dans des scènes de plus en plus grotesques. Un peu décevant donc.
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