4381 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
186 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
57 critiques
3
63 critiques
2
25 critiques
1
8 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
mx13
288 abonnés
1 963 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 6 septembre 2018
Un film d’horreur aux tons réalistes, mais aux allures spirituelles. Cronenberg réalise en 1983, le film qui avait prédit 15 ans en avance, la création d’internet, et qui avait même prédit l’impact majeur, que cette invention aurait dans notre monde contemporain. Effrayant et traumatisant, nauséeux et stimulant, Videodrome est un long métrages ultra explicite, mais qui reste ouvert à un grand public. James Woods joue bien, dans l’ensemble les interprétations sont très bonnes. Une histoire qui tient en quelques lignes : Le directeur d’une chaîne de télévision erotique, commence à adopter un comportement de plus en plus étrange, lorsque sa chaîne capte par hasard, un programme pirate où perversion et violence dominent. Un genre qui se rapproche plus de la science fiction, que du fantastique, des décors futuristes, et de spendides maquillages, pour ce magnifique film. Des répliques inoubliables : « Long live to the new flesh ». Un dénouement extraordinaire, mais qui pourra laisser certains dubitatifs. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Film ultra-prophétique s'il en est, ce chef d'oeuvre de D. Cronenberg peut se déguster en tant que simple film de SF, d'abord satire sociale qui glisse peu à peu vers le genre, flirtant avec le polar. Bénéficiant d'effets spéciaux incroyables (même si certaines textures ne sont pas parfaites) signés par R. Baker, le film est aussi porté par des acteurs au top, un scénario bien construit et il nous pousse à la réflexion. Bref, un film impeccable, qui délivre son message subversif avec subtilité tout en proposant un spectacle agréable et prenant. La recette parfaite du bon film de genre. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Ha ! Un Cronenberg ! Quelle plaisir de rentrer dans un univers qui paraît si fictif qu il en devient réel, et oui! Et la est tout le thème de ce "videodrome" un film en avance pour son époque car il parle d un sujet bien plus acteur : La télé réalité. En utilisant le même schéma qu un de ces autres films ( existenz) Cronenberg nous fait voyager entre le conscient et l incontient, la réalité et l alucination Dans une suite d image malsaine toute bourré de sang mais qui font froid dans le dos tant le propo abordé est poussé à son experme et on en reviens à ce demander si cela arrivera un jour. La mise en scène et les acteurs sont au taquet mais le malsain pousse à l extrême n est pas forcément mon gros kiff. Il faux tout de même avouer que videodrome est une grande œuvre précurseur , intelligente et métrisée.
Un film d'horreur et de science fiction terriblement précurseur du monde du divertissement que l'on vit aujourd'hui, ajouter à cela d'excellent effets spéciaux pour l'époque fait par un des génie du maquillage rick baker et vous obtenez un des meilleurs films fantastique des 80's.
Le film a clairement vieilli, et fait sourire maintenant, le support cassette vidéo n'y est sûrement pas pour rien. Néanmoins, il reste dérangeant aujourd'hui, avec sa succession de scènes horrifiques. Et l'idée générale reste, elle actuelle. Néanmoins, à cause d'un rythme haché et d'une complaisance dans le gore, je trouve qu'on a du mal à rentrer dans vidéodrome et à vraiment accrocher.
Décidément le cinéma de Cronenberg c'est pas pour moi. J'ai eu du mal a le finir. C'était ennuyeux et incompréhensible, je vois pas ce que les gens lui trouvent.
Plus brouillon que d'ordinaire chez David Cronenberg, Videodrome est de ces films qui se servent un peu paresseusement de leur jeu entre fantasme et réalité pour bricoler un scénario pas forcément limpide (pas au sens où il est difficile à comprendre, mais au sens où je n'ai pas l'impression marquée que chaque scène est à sa place pour servir une vision claire). Ces choix et ces visions un brin aléatoires, Cronenberg a du mal à toutes me les faire passer comme des éléments de la mise en abyme qu'il opère entre le matériau (télé)visuel et l'esprit qu'il accapare à force de s'en constituer le substrat unique - mise en abyme qui finit quand même par trouver son souffle dans une conclusion bien sentie. La force qui émane (un peu trop occasionnellement) de Videodrome vient au final, comme toujours, par la prégnance des visions gores et organiques de Cronenberg, qui filme une réaction absurde de la chair, comme si le corps faisait sécession face à l'asservissement de l'esprit par le pouvoir de l'image. Véritable cancer, le mal qui ronge le personnage de James Wood questionne par sa symbolique visuelle et le sentiment qu'elle véhicule, celui que nous cultivons peut-être les monstres que nous serons demain. Même si ce genre de discours est depuis devenu complètement éculé, saluons quand même la précocité de ce pamphlet de David Cronenberg, un peu confus dans son écriture mais loin d'être mauvais pour autant, bien sûr.
Une oeuvre majeure, fascinante, troublante, viscérale ! Et surtout , 30 ans plus tard, jamais ce film ne saurait être autant d'actualité. L'omniprésence des médias sous toutes ses formes, de la technologie, conditionnant, métamorphosant l'homme, remplaçant une réalité par une autre. Qu'est-ce qui est vivant, qu'est-ce qui ne l'est pas ? Qu'est-ce qui est réel, qu'est-ce qui ne l'est pas ? De bout en bout, nous sommes dans la peau du personnage de Max, tout est vécu et ressentit à travers ce qu'il vit. Ce qui déroute d'autant plus, impossible d'entrevoir la frontière entre réel et hallu. Impossible aussi d'avoir une vision concrète de la part de Cronenberg, laissant tout du long de cette expérience labyrinthique une délicieuse ambiguïté. On ne sait même pas dire à la fin si c'est du fatalisme, de l'optimisme. En tout cas ça fait froid dans le dos, et c'est incroyablement visionnaire ! Un chef d'oeuvre !
Videodrome est une oeuvre très complexe, bourrée de métaphores.
Même si l'atmosphère générale reste excellente, le film reste beaucoup trop fumeux pour que l'on s'y accroche. La raison est qu’à 89 minutes, Videodrome est beaucoup trop court pour un film aussi complexe. Cronenberg nous balance ses idées et théories à tout va, sans que l'on comprenne les sens (lors du premier visionnage tout du moins). Quant à sa finale, elle demeure intéressante, mais beaucoup trop préméditée.
Il n’en demeure pas moins que Videodrome est un film curieux et probablement indispensable pour les fans de David Cronenberg. Malheureusement, pour ceux qui ne sont pas familiers avec les oeuvres du célèbre cinéaste, le résultat risquent d’être foireux...
Euh ok, c'était bizarre. Je sais que le thème de prédilection de Cronenberg c'est le corps humain et sa dégradation, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi poussé dans Vidéodrome. Le personnage principal tombe par hasard sur Vidéodrome, une émission illégale qui diffuse des scènes violentes (tortures, meurtres...). Il devient rapidement obsédé par ces images, au point de commencer à développer une sorte d'attirance sexuelle envers la technologie : on peut prendre l'exemple du magnétoscope et de la cassette qui palpite, mais la scène qui restera dans les mémoires est très certainement celle où le héros caresse sa télé de la même manière qu'il caresserait une femme, avant de plonger sa tête dans l'écran, comme si c'était une paire de seins. Aussi fascinant que dérangeant. Et cette phrase résume un peu tout le film en fait. Le personnage principal perd rapidement pied avec le réel, ce qui fait qu'on suit un genre de délire halluciné pendant une heure et demi, sans jamais savoir si on est dans un rêve, dans une émission de télé ou dans la réalité. La réalisation va bien évidemment renforcer ce sentiment, en proposant beaucoup de changement de décors d'un plan à l'autre ainsi que des mises en abyme régulières. Bien que le résultat soit assez obscur et se prête beaucoup à l'analyse, le fil conducteur du scénario reste toujours visible, prenant soin d'orienter le spectateur le plus perdu. Je ne pense pas que Vidéodrome soit un film qui se raconte, c'est un film à vivre. Cronenberg s’interroge sur le rapport au réel et expose les travers d'une démocratisation excessive des images. Il prolongera d'ailleurs sa réflexion dans eXistenZ, sorti quelques années plus tard.
J ai trouvé cette histoire, ces personnages fascinants, l histoire est plutôt plaisante. Mais les situations m ont paru trop éloignée de toute réalité pour me permettre une identification, une implication personnelle.
De plus, c est parfois pompeux, abscons et pas très intéressant. Probablement un film qui nécessite une explication de texte,qu il ne me manque pas de ne pas avoir. Pourtant, pour avoir regardé spider en version commentée, je sais que ses explications peuvent m'intéresser
Un trés grand film qui vas au dela des images , reflet de nos sociétés . Cronenberg à cette capacité à filmer sans imposer de jugement de valeur , le rythme est parfaitement maitrisé comme les acteurs . La musique colle parfaitement à l'ambiance . Un film d'anticipation qui prend tout son sens de nos jours , ou nous avons intégrer les nouvelles technologies à la chair et ce n'est pas finis , je pense que dans quelques années notre réalité aura dépassée celle de Cronenberg qui à accouché d'un film en avance sur son temps . Un 5/5 pour ce classique du cinema
Videodrome est le septième long-métrage du réalisateur canadien David Cronenberg. Loin du vulgaire film de série B avec lequel on pourrait le confondre, Videodrome livre une critique hallucinée du monde contemporain. Rien n’est jamais gratuit chez ce réalisateur qui aime à construire un univers fantasmé cohérent et en extirper une critique acerbe de nos déviances technologiques et sociales. Cronenberg tourne et retourne ici ses thèmes favoris : mutations organiques, violence et érotisme, contagion, ou encore, frontière entre réel et imaginaire. Tout cela concourt à faire de Videodrome un objet filmique déroutant, difficile à appréhender et quasiment prophétique. Culte, visionnaire, dérangeant, prophétique... Bref, je vous encourage à y jeter un œil sans plus attendre !
Horriblement fascinant. Malgré l’absence de réelle intrigue, la puissance de la mise en scène, des acteurs et de la musique nous transporte dans cette vision troublante de la folie. Rajoutez à cela d'inoubliables scènes hallucinantes dont seul Cronenberg à le secret.