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Jan Kounen adapte l’œuvre de Beigbeder dans un délire jusqu’au-boutiste plutôt appréciable. C’est Jean Dujardin qui obtient le rôle titre et il s’en donne à cœur-joie, un poil trop peut-être lorsque l’on a l’impression de le voir en Brice de Nice. Le reste du cast est très bon également mais c’est surtout le style graphique du réalisateur et ses nombreuses idées de mise en scène qui marquent durant le métrage. En fait c’est très beau visuellement parlant, il y a du talent c’est indéniable mais une fois encore, avec cette manie de trop en faire, on en perdrait presque l’essentiel avec un fond particulièrement intéressant. Car c’est un véritable pamphlet contre les agences de pub et c’est sacrément bien fait, on se demande d’ailleurs assez souvent quelle est la part de réalité tirée de la vie de l’auteur. Le final clôt le tout en beauté avec une belle pirouette mais à nouveau, ça part complètement en vrille et ça perd malheureusement de sa puissance intrinsèque. Ce n’est pas rédhibitoire mais ça laisse un petit d’achevé concernant cette belle trouvaille tout de même qui n’a pas peur de dénoncer, c’est à voir une fois au moins.
Beaucoup plus qu'une simple comédie provocante.
Un récit sur le vide, la peur et le regret.
Un grand film français au style inimitable avec un casting d'exception.
Un récit sur le vide, la peur et le regret.
Un grand film français au style inimitable avec un casting d'exception.
Jan Kounen sait manier l’art du cinéma à la perfection.
c’est un chef d’oeuvre, j’en reviens pas, bravo
c’est un chef d’oeuvre, j’en reviens pas, bravo
Film assez spécial avec Jean Dujardin, bien qu’il soit intéressant ce film tiré du livre de Frédéric Begbeder ne casse pas non plus trois pattes à un canard.
99 Francs est à voir au moins une fois dans sa vie, juste par curiosité, car on voit vraiment que 99 Francs fait partie des films pseudo intellectuels mais qui nous montre aussi l’univers de la pub
99 Francs est à voir au moins une fois dans sa vie, juste par curiosité, car on voit vraiment que 99 Francs fait partie des films pseudo intellectuels mais qui nous montre aussi l’univers de la pub
Excellente découverte ! La proposition de 99 Francs est tellement rare dans le paysage français, avec un montage qui va à mille à l’heure et une dénonciation de la société de consommation où on comprend vite le parallèle fait par beaucoup entre 99 Francs et Fight Club. La force de ce film, c’est pour moi son 100e degré : que vous preniez le film comme une réflexion philosophique sur la vacuité existentielle du consumérisme actuel, ou comme un simple doigt d’honneur à tous les bullshits job de Paris, vous ne pouvez pas passer un mauvais moment. Je trouve que les quelques moments où Octave Parengo a des éclairs de lucidité concernant le milieu où il évolue offrent pas mal d’émotions, et notamment avec sa relation avec Sophie qui est certes assez mal développé, mais qui montre que l’essentiel de sa vie ne réside pas dans sa profession ou ses biens matériel. À côté de ça, le film a une mise en scène qui nous en met plein la vue, et constitue une vraie expérience qui a pu en perdre plus d’un et ça se comprend. Finalement, je trouve que la plus grosse faiblesse du film vient de sa fin : à force d’aller dans tous les sens et d’osciller entre la réflexion philosophique et la guignolerie, on sent que Jan Kounen n’a pas su comment conclure son film et ça s’étire jusqu’à ce qu’on sente un certain ennui ou plutôt confusion, alors même que le film était irréprochable jusque là. Un peu dommage mais ça ne le fera pas oublié ce super film et la belle performance de Dujardin, aussi touchant que ridicule dans ce rôle !
Critique percutante et visuellement audacieuse, ce film dépeint avec un cynisme mordant l’univers impitoyable de la publicité et, par ricochet, les travers d’une société obsédée par la consommation. L’énergie électrique du récit, servie par un montage d’images superposées, pourrait déstabiliser, mais le résultat est maîtrisé, presque hypnotique.
Jean Dujardin y livre une performance remarquable, naviguant entre le cynisme d’un junkie profiteur et la vulnérabilité d’un homme désabusé en quête de sens. Un film intelligent, dérangeant et captivant – à voir absolument.
Jean Dujardin y livre une performance remarquable, naviguant entre le cynisme d’un junkie profiteur et la vulnérabilité d’un homme désabusé en quête de sens. Un film intelligent, dérangeant et captivant – à voir absolument.
La façon dont a été tourné le film est originale.
Mais, peut-être ais-je encore trop le livre en tête: je n’ai pas réussi à autant entrer dans le film que dans le livre que j’avais adoré!
Mais, peut-être ais-je encore trop le livre en tête: je n’ai pas réussi à autant entrer dans le film que dans le livre que j’avais adoré!
"99 francs" de Jan Kounen avec Jean Dujardin est l'adaptation du roman éponyme de Frédéric Beigbeder, qui caricature le monde de la publicité. Avec une multitude d'effets de sons et lumières, et parfois des idées qui se veulent très originale, le film est souvent un peu expérimental. On retiendra surtout le numéro de Jean Dujardin, pour le reste l'histoire est trop décousue et les personnages trop caricaturaux pour qu'on se laisse véritablement emporté par le film. "99 francs", en essayant de reproduire les excès de la publicité, nous les fait subir pendant plus d'une heure trente. On en ressort exténuer.
Cynique
Un voyage halluciné et cynique dans l’univers de la publicité, porté par un Jean Dujardin magnétique en publicitaire déjanté. La mise en scène stylisée et inventive reflète à merveille la folie et la superficialité de ce milieu, entre satire sociale et délire visuel. Un film percutant et original, qui laisse une impression électrique et dérangeante.
Un voyage halluciné et cynique dans l’univers de la publicité, porté par un Jean Dujardin magnétique en publicitaire déjanté. La mise en scène stylisée et inventive reflète à merveille la folie et la superficialité de ce milieu, entre satire sociale et délire visuel. Un film percutant et original, qui laisse une impression électrique et dérangeante.
Satire acérée du monde de la publicité avec un Jean Dujardin en roue libre. Le film se veut corrosif mais manque parfois de subtilité et d’impact. Un style visuel dynamique mais un scénario un peu brouillon qui ne convainc pas totalement. Intéressant mais inégal.
Sur le fond, le sujet traité a beaucoup évolué. On est passé de la télé linéaire aux smartphones et aux algorithmes poussant les contenus les plus addictifs sur les réseaux sociaux. D’un côté les consommateurs sont plus critiques sur la qualité des produits consommés et leurs représentes sociaux économiques. De l’autres le numérique à infiltré de manière encore plus intrusive et chronophage le quotidien des consommateurs, notamment les plus jeunes. Concernant le film lui même, on regrette l’insistance graveleuse sur la décadence du personnage : fêtes, drogues, perte de contrôle, sexualité bestiale, luxe ostentatoire. Jean Dujardin s’en sort très correctement certes mais accentue le côté beauf du personnage et fait oublier l’intellectuel issu de la très haute bourgeoisie qu’est Beigbeder. Un acteur plus réservé et aristocratique comme Edouard Baer, Amalric ou Melvil Poupaud aurait apporté de l’élégance au personnage. Enfin, les rapports aux personnages féminins, notamment dans le travail (cf la scène de drague du parking qui frise le harcelement sexuel ) placent le récit dans une époque révolue clairement antérieure à meetoo.
Ce ce que je peux dire c'est que cette comédie avec le Jean Dujardin des débuts a le don d'être originale. D'une mise en scène et d'un récit troublant prennent la chute d'un anti-heros pur produit de la société de consommation. 99 francs propose une intrigue assez vide au final dont il est difficile d'y trouver un intérêt. Mais le film révèle une critique vive de nos sociétés occidentales tout en offrant quelques traits d'humour bien sentis.
Une claque tant sur le fond que sur la forme !
Sur la forme d’abord puisque c’est le premier élément qui saute aux yeux. Audacieuse, dynamique, inventive, décalée, métaphorique, hypnotique, auto-réflexive. Les qualificatifs me manquent pour caractériser cette œuvre de Yann Kounen ! Ce brûlot basé sur le best seller éponyme use de mille procédés visuels tous plus percutants les uns que les autres pour servir son propos. Les mêmes utilisés par l’industrie de la pub et du marketing visuel pour mieux les dénoncer, en démontrer l’absurdité et la dangerosité. Juste ce qu’il faut pour rendre l’expérience unique et provoquer l’éclair de conscience recherché.
J’en profite d’ailleurs pour saluer la performance des acteurs/rices principaux et secondaires, tous excellents et fidèles à l’esprit du film. On sait que la comédie (ici très initiatique pour qui sait en decoder les arcanes) peut être un sujet peau de banane. Aucun ne se sera pris les pieds dans le tapis.
Sur le fond maintenant. Combien osent se risquer aussi frontalement sur le terrain de la dénonciation de l’emprise des multinationales sur notre temps de cerveau disponible, de l’illusion du bonheur par l’achat, de la manipulation des désirs, et de la vacuité d’un monde régi par l’image, le marketing et le profit ?
Rien que pour cela on ne peut qu’être admiratif et louer la démarche de l’auteur d’abord (Beigbeder) et du réalisateur ensuite ! D’autant que ce film coup de poing le fait bien et grave au fer chaud à jamais son message : « Je suis le type qui vous vend toute cette merde. Qui vous fait rêver des choses que vous n’aurez jamais. Toujours frustré, jamais rassasié. ».
Définitivement dans mon top personnel toutes périodes confondues aux côtés d’œuvres aussi diverses que Her, Interstellar, Mr Nobody, A ghost story, The tree of Life, Into the Wild, Being John Malkovitch, Melancholia, Black Swan, Eternal sunshine, Baraka, Samsara, Forrest Gump, Captain fantastic, Leave no trace, Matrix, The adjustment bureau, Flow, Your name, Soul, Westworld, etc. Vous savez ces films qui vous font, indépendamment de leur forme, faire un pas de côté et réfléchir à notre condition humaine, à l’altérité et au sens profond de notre existence…
Sur la forme d’abord puisque c’est le premier élément qui saute aux yeux. Audacieuse, dynamique, inventive, décalée, métaphorique, hypnotique, auto-réflexive. Les qualificatifs me manquent pour caractériser cette œuvre de Yann Kounen ! Ce brûlot basé sur le best seller éponyme use de mille procédés visuels tous plus percutants les uns que les autres pour servir son propos. Les mêmes utilisés par l’industrie de la pub et du marketing visuel pour mieux les dénoncer, en démontrer l’absurdité et la dangerosité. Juste ce qu’il faut pour rendre l’expérience unique et provoquer l’éclair de conscience recherché.
J’en profite d’ailleurs pour saluer la performance des acteurs/rices principaux et secondaires, tous excellents et fidèles à l’esprit du film. On sait que la comédie (ici très initiatique pour qui sait en decoder les arcanes) peut être un sujet peau de banane. Aucun ne se sera pris les pieds dans le tapis.
Sur le fond maintenant. Combien osent se risquer aussi frontalement sur le terrain de la dénonciation de l’emprise des multinationales sur notre temps de cerveau disponible, de l’illusion du bonheur par l’achat, de la manipulation des désirs, et de la vacuité d’un monde régi par l’image, le marketing et le profit ?
Rien que pour cela on ne peut qu’être admiratif et louer la démarche de l’auteur d’abord (Beigbeder) et du réalisateur ensuite ! D’autant que ce film coup de poing le fait bien et grave au fer chaud à jamais son message : « Je suis le type qui vous vend toute cette merde. Qui vous fait rêver des choses que vous n’aurez jamais. Toujours frustré, jamais rassasié. ».
Définitivement dans mon top personnel toutes périodes confondues aux côtés d’œuvres aussi diverses que Her, Interstellar, Mr Nobody, A ghost story, The tree of Life, Into the Wild, Being John Malkovitch, Melancholia, Black Swan, Eternal sunshine, Baraka, Samsara, Forrest Gump, Captain fantastic, Leave no trace, Matrix, The adjustment bureau, Flow, Your name, Soul, Westworld, etc. Vous savez ces films qui vous font, indépendamment de leur forme, faire un pas de côté et réfléchir à notre condition humaine, à l’altérité et au sens profond de notre existence…
j'ai vraiment aimé !! ce film est delirant ! et vous plonge dans un univers excellement bien realisé je trouve !!
Scénario original, qui part d’une apologie (puis, une dénonciation) de la société de consommation, de la vie artificielle et superficielle, pour en arriver aux affres de l’humanité retrouvée. Décapant !
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