Les Fantômes de Goya
Note moyenne
2,7
754 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

139 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
36 critiques
3
33 critiques
2
35 critiques
1
15 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Bernard D.
Bernard D.

131 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2021
« Les fantômes de Goya » de Miloš Forman est sorti en 2006. Ce n’est pas du tout une biographie du peintre espagnol qui n’est que le témoin d’une histoire « diabolique ». A Madrid en 1792, le tribunal de l’Inquisition présidé par le père Gregorio (Michael Lonsdale vraiment étonnant), juge les gravures de Goya (Stellan Skarsgård) pas très catholiques - si je puis dire - mais le peintre étant protégé par le roi Charles IV (cousin de Louis XVI), il va via le frère Lorenzo (Javier Bardem magistralement troublant) s’attaquer à Ines (Nathalie Portman), la fille d’un riche marchand madrilène qui est la muse de Goya, en l’accusant de « judaïsation » et en la soumettant à la question. Suite à un stratagème fomenté par le père d’Ines et ses frères, Lorenzo va être discrédité et s’enfuira en France. Quinze années plus tard, la Révolution française, la déclaration des Droits de l’Homme, les conquêtes de Napoléon rebattent les cartes et Lorenzo revient triomphant à Madrid et condamne l’Inquisition et le père Gregorio. Ines est libérée des geôles de l’Inquisition et Goya apprend qu’elle aurait eu un enfant de Lorenzo …
Une pure fiction qui est très prenante avec Ines qui a perdu la raison et le frère Lorenzo dont l’ambivalence reste très surprenante jusqu’à la fin.
Un film très dense et parfaitement réalisé en termes de photo, de costumes et de décor au point qu’on finit par croire à la réalité de cette histoire « diabolique » !
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2021
Les fantômes de Goya est l’ultime film de Milos Forman ayant bénéficié d’une distribution à l’international en 2006 et 2007. Celle-ci fut cependant discrète, l’heure de gloire du cinéaste était passée au fil d’une filmographie à la qualité déclinante. Pourtant, ce long-métrage mérite d’être découvert notamment au regard de l’ambition narrative qui l’anime. Mais nous évoquons là une caractéristique souvent décelée dans les réalisations de l’auteur de Ragtime (1981, Naissance d’une nation chorale). Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2021/05/27/les-fantomes-de-goya/
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 octobre 2012
À l’image de la météo, la production cinématographique de l’été est bien terne. Depuis "El Camino de San Diego" et "Persepolis", je n’ai pas vu un film qui m’ait enthousiasmé, ou même simplement bien plu. Ayant adoré "Amadeus" et bien aimé "Hair" ou "Man on the Moon", je nourrissais quelques espoirs en allant voir "Les Fantômes de Goya". Las, quelle déception !

La première scène du film était pourtant assez prometteuse : des gros plans des estampes de Goya, montrant des visages grotesques, des prêtres avec des oreilles d’âne, des corps suppliciés. Puis on s’aperçoit que ces dessins passent de main en main, au cœur du Saint-Office de l’Inquisition de Madrid. Images soignées, trognes inquiétantes des bourreaux en soutane, jeu nuancé de Michaël Lonsdale, bon début. Puis apparaît Javier Bardem, excellent dans "Mar a Dentro", et caricaturalement risible ici, dans le rôle du faux-cul onctueux. On voit Goya, joué par Stellan Skarsgärd, faire les portraits de la Reine, d’Inès et du frère Lorenzo, puis une très belle scène nous montre le travail de gravure, depuis la plaque jusqu’à l’estampe sortie de la presse. Mais malheureusement, là s’arrête l’intérêt pour l’artiste Goya. S’il reste présent jusqu’à la dernière scène, ce n’est que comme témoin de la petite histoire au sein de la grande histoire, et il aurait été torero ou plombier que cela n’aurait pas beaucoup influé sur le scénario.

Voilà donc Goya réduit au rôle de Fabrice à la bataille de Waterloo, pourquoi pas. Mais le scénario ne tient absolument pas la route, le grand mouvement de l’histoire ne semblant avoir pour seule justification que de mettre les héros face à face, dans une succession de situations feuilletonesques éculées : le prélat retors qui empoche l’argent et maintient l’innocente héroïne dans un cul-de-basse-fosse, le moine qui viole la pauvre enfant au milieu d’une prière, le même devenu dignitaire français qui promet de s’occuper d’Inès/Adèle H et qui la fait enfermer…

On retrouve la même lourdeur dans la peinture sans nuance de l’Espagne des années 1800 : les prêtres sont tous fourbes et cruels, les Français dépeints comme un avant-goût de la division Das Reich. On peut comprendre qu’un réalisateur ayant grandi dans la Tchécoslovaquie socialiste ait voulu dénoncer le décalage entre le discours idéaliste et la pratique policière, mais était-il nécessaire que chaque exécution sommaire soit précédée d’une évocation de la Déclaration des Droits de l’Homme ? Ce manichéisme démonstratif est symbolisé par la répétition de la même argumentation aux procès du chef du Saint-Office par Lorenzo, puis à la Restauration, celui de l’ancien procureur par l’ancien accusé, histoire de montrer que les régimes passent, mais que le fanatisme a la vie dure.

Et puis, on a la désagréable impression que Forman se raccroche à son propre passé, recopiant platement de nombreuses scènes d’"Amadeus" : exactement le même traveling avant/arrière dans le couloir de l’asile que pour l’arrivée du prêtre venu écouter la confession de Salieri, ou l’attitude débonnaire du Roi fâché du portrait de son épouse et qui massacre un air au violon, réplique évidente de l’accueil de Mozart par l’Empereur qui pioche pour jouer au piano l’air composé par Salieri.

Il y a bien quelques scènes qui nous rappellent que Forman a été un grand réalisateur, comme le plan final où des enfants font la ronde autour de la charrette transportant le cadavre supplicié. Il y a aussi Natalie Portman, qui réussit à donner vie à trois personnages aussi outrageusement romanesques : Inès à peine sortie de l’innocence de l’enfance, la même clochardisée et devenue folle à la sortie de sa geôle, et sa fille Alicia, fille de joie indomptable. C’est clair, la petite Matilda a bien grandi, et c’est la seule bonne nouvelle de ce mélo d’un académisme pompeux.

http://www.critiquesclunysiennes.com
didbail
didbail

41 abonnés 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2008
Milos Forman est l'un de mes réalisateurs préférés. De Vol au dessus d'un nid de coucous à Amadeus en passant par Ragtime et Hair, il a accumulé les grands films. Las, ici, malgré l'apport du scénariste Jean Claude Carrière, la mayonnaise ne prend pas. Un film sur Goya ? Pas du tout. Sur l'inquisition espagnole ? Elle n'est ici que la toile de fond d'une histoire bien classique : celle d'une jeune fille vertueuse brisée par le destin.
Antoine L
Antoine L

14 abonnés 125 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2012
Critique dispo sur mon site : http://antoinelepage.free.fr/?p=7793
Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2012
Film en costumes dans l’Espagne du XVIIIéme siècle le film conte les aventures de trois personnages dont le célèbre peintre espagnol Francisco Goya. Ce dernier en butte à l’opposition plus ou moins voilée de l’Inquisition espagnole, toujours très puissante à l’époque, rechigne à venir en aide à une jeune fille détenue pour hérésie, sa seule intervention provoque la condamnation et la fuite d’un membre de cette institution qui avait essayé de l’aider. Poursuivi par ses échecs il va tenter d’aider la jeune fille, quand libérée par les troupes d’occupation napoléoniennes elle va partir à la recherche de sa fille. Si l’histoire est un peu décousue, notamment avec ce trou de 15 ans dans la chronologie, le film réussit par contre à dresser le décor d’une Espagne déliquescente accrochée à des institutions d’un autre âge comme l’Inquisition et à l’arrivée des Français révolutionnaire dont la présence ne sera que pillage. Les personnages sont bien développés avec un Javier Bardem aux idéaux mouvant tentant de se trouver toujours du côté du plus fort, et une Natalie Portman stupéfiante en victime de l’inquisition précocement vieillie. Malheureusement on a du mal à s’enthousiasmer pour ce film, tant les évènements s’enchaînent sans temps mort, sans compter qu’au final les péripéties semblent bien artificielles. À voir pour la performance des acteurs et pour la reconstruction de l’Espagne plutôt méconnue du XVIIIéme.
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

245 abonnés 1 547 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2012
Évocation intelligente de l'Inquisition espagnole, "Les Fantômes de GOYA" n'en demeure pas moins un film inégal. Scindée en deux partie, l'oeuvre cinématographique de Milos FORMAN propose une première heure intéressante. Toutefois, la deuxième moitié de son film est très poussive. Par une série de mauvais choix, le réalisateur dévie un peu. C'est dommage. Au niveau des acteurs, l'interprétation de Javier BARDEM est excellente. Au même titre que celle de Natalie PORTMAN, qui incarne deux personnages distincts avec brio. Paradoxalement, le rôle titre détenu par le suédois Stellan SKARSGARD manque cruellement de perspective.
Jérôme H
Jérôme H

212 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2008
Soyons honnête, sans Natalie Portman et Javier Bardem, cette histoire passerais facilement à la trappe.
Malgré un scénario simpliste autour d'un peintre franchement inutile à l'histoire mais servant tout de même de plaque tournante, nous sommes malgré tout attiré par l'histoire de cette Inés grace aux acteurs merveilleux.
Un film d'époque de plus basé sur un conflit de l'église et qui provoque ces multiples drames.
NomdeZeus
NomdeZeus

135 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2014
Les Fantômes De Goya se veut le témoignage d'une époque sombre où l'Espagne connut les affres de la guerre et l'horreur de l'inquisition. Au final, cette fresque historique ne parvient jamais vraiment à convaincre à cause de ses trop nombreuses maladresses. La réalisation est trop classique pour déchainer les passions. L'intrigue, trop romancée, souffre d'une ellipse mal maitrisée qui brise le rythme du film. Enfin, les trois immenses acteurs présents à l'affiche héritent de rôles indignes de leurs talents (seul Javier Bardem s'en tire avec les honneurs). Un résultat vraiment décevant de la part d'un grand réalisateur comme Milos Forman, ce qui est d'autant plus surprenant que ce sujet lui tenait à cœur depuis des années.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2012
Film original proposant une une tranche de l'histoire espagnole à la fin du 18ème et début du 19ème siècle avec les tensions lièes à la fin de la toute puissance de l'église et les ondes de choc de la révolution française sur des fonds de violence, d'obscurantsime qui ont inspiré Goya pour grand nombre de ses peintures. Quelques scènes très fortes commes celle où le père de Inès, injustement emprisonée et torturée par l'Inquisition, soumt l'inquisteur à la question dans son chateau et lui fait avouer qu'il a été enfanté par un guenon....
groil-groil
groil-groil

107 abonnés 186 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 août 2007
[img]http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/63/18/16/18779759.jpg[/img]

certes, forman est un très bon faiseur, dans le sens "il sait y faire". Du coup son film est professionnel, bien fichu, narré et scénarisé (merci Carrière) de manière tout à fait professionnelle.
mais cela ne suffit malheureusement pas, et son dernier film est vraiment traîne la patte.
à force de vouloir mélanger humour et choses graves (ce qui fonctionnait pourtant sur Valmont), de vouloir brasser beaucoup trop de sujets pour un seul film (l'inquisition, la bio de Goya, la politique, le destin (sous-exploité ici) du personnage joué par Portman, il ne traît malheureusement de rien et livre un film légèrement bâtard et boursouflé, même si pétri de bonnes intentions.
Et puis, c'est assez gênant de voir à ce point la récupération... V pour Vendetta et Le Nom de la Rose sont carrément plagiés... et l'on sait que Forman est habituellement au dessus de ça...
sans être déplaisant, c'est pourtant et malheureusement un film à oublier rapidement dans une filmographie de qualité, et qui a pourtant su digérer son transfert à Hollywood.
CrocodileCosmique
CrocodileCosmique

52 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2014
Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est un film qui marque. Les prestations de Javier Bardem et Natalie Portman sont impressionnantes, et si les personnages qu'ils incarnent attirent le spectateur, ce n'est pas le cas de Goya. Pour un film quasi eponyme, le point de vue du peintre et le fil conducteur est plutot mal rendu.
En ce qui concerne le reste de la longue histoire que raconte le film, c'est un drame émouvant et bien rodé mais moins bouleversant et/ou original que ce que l'on aurait pu attendre de Milos Forman.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

27 abonnés 880 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 août 2025
"Can I trust a monkey ?"

Après quelques films coups de poing dans les années '70 (Vol au Dessus d'un Nid de Coucous, 1975, Ragtime, 1981), Miloš Forman s'est aventuré dans les biographies de personnages controversés, à contre-courant de la société ou du pouvoir en place (Amadeus, 1984, Larry Flint, 1996, Man on the Moon, 1999) et encore le cas avec Les Fantômes de Goya, peintre espagnol dont l'oeuvre s'enroule à la conjonction des XVIIIème et XIXème siècles, période de profonds changements.

Au scénario, on retrouve Jean-Claude Carrière, qui a déjà collaboré auparavant sur le Valmont de Forman (1989), spécialiste renommé d'adaptations diverses et auteur de plusieurs pièces historiques. On notera que cette biographie est en partie fictionnelle, prétexte à peindre un climat d'époque, ma contre-attaque de la sainte Inquisition espagnole au temps des Lumières. Suite de scènes assez déliées, le film est aussi l'occasion de se pencher sur les techniques en peinture et en gravure en cette époque de diffusion médiatique avant l'heure (et sous le manteau).

Pour interpréter cette fresque, un Stellan Skarsgård étonnamment lumineux, un Javier Bardem, qui débute sa carrière internationale, surprenamment obséquieux, un Michael Lonsdale en religieux candide (l'habit clérical lui sied à merveille) et une Nathalie Portman bouleversante se donnent la réplique.

Hélas, malgré une interprétation plus que correcte, une réalisation parfaite et une reconstitution remarquable, le scénario pèche par de grosses ficelles et des exagérations rocambolesques qui nuisent fortement au propos, dénoncer l'arbitraire sous quelque forme qu'il paraisse et les horreurs qui en résultent, sublimées par le peintre.

Défi raté. On retiendra seulement la prestation de Nathalie Portman.
pichnette13
pichnette13

17 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2012
Une histoire intéressante et révoltante. Une plongée dans l'histoire de l'Espagne que nous connaissons trop peu. Un film pourtant assez plat et brouillon, tout y est esquissé sans être vraiment expliqué.
JeremGar
JeremGar

135 abonnés 1 581 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2009
Le scénario est sympa, intelligent, mais je ne sais pas pourquoi le film parait transparent, vide, sans fond...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse