Certains effets sont adorables, il y a vraiment de jolis plans sur l'eau, sur les arbres, et tous ceux en lien avec le petit garçon notamment, mais d'autres, venus en cours de route pour se faire plaisir, auraient dû être supprimés au montage car ils fatiguent (écritures en haut de l'écran, et ce rideau, même si on comprend bien la symbolique d'appel d'air dans cette maison). Bien joli décor qui se suffirait presque à lui-même sans l'éternelle folie humaine, avec ces tziganes tout proches, le froid de la tanière du personnage perturbateur... la maison du couple est diablement centrale, cette familiarité entre les personnages, la grand-mère et son humour... Le fait que les dialogues soient décalés par rapport à ce que nous voyons... Ce qui arrive à ces gens est l'indicible, tout ce qu'il y a de plus ressenti malgré soi, quand tout calcul est vain et où le péril est si grand ! Excellents acteurs, pour exprimer ce sujet tabou, bourré de non-dits de la part de la femme concurrencée, sous l'oeil de ce petit garçon représentant l'avenir... C'est ce qui est juste dans ce film, cette douleur du devenir. Nul besoin d'un scénario corsé, il s'agit de vie quotidienne, une situation en elle-même assez intense : ça couve, Zabou se garde de faire tout à fait déraper le trio, elle triture la question, nous laisse penser... et je la comprends, pour avoir vécu moi-même des malaises de cet ordre, que seul le temps qui passe arrive à estomper !