Enter the Void
Note moyenne
3,4
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536 critiques spectateurs

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131 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 juin 2011
Excellent film de Gaspar Noé, qui entreprend ici, après des histoires de vengeance immorales, du boucher violent et sanglant (Carne et Seul contre tous), et du couple Cassel/Bellucci emporté dans une spirale temporelle, infernale et magique (Irréversible), de traiter, dans un style beaucoup plus contemplatif et hallucinatoire, la transmigration de l'esprit d'Oscar (Nathaniel Brown), jeune et petit dealer exilé à Tokyo, subissant, à la suite d'une grosse balance d'un de ses "potes-clients", Victor, et d'un "traquenard" organisé par les flics, le coup pour le moins funeste d'une balle dans le corps. A partir de ce meurtre ou d'apparence de meurtre (le film ne décide pas, et c'est tant mieux), la caméra va suivre les pérégrinations fantasmagoriques de l'esprit d'Oscar, qui voit la mort de son corps, qui croit la mort de son corps, et qui, persuadé d'une espèce de croyance transmigrative de l'âme après la mort, cherche les signes, les traces, la validation de ce mythe qu'il vient de lire dans Le livre des Morts Tibétain, espèce de corpus bouddhique à l'origine de son grand trip (à mettre en parallèle avec le livre que Bellucci tient à la fin d'Irréversible, je ne me rappelle plus bien, mais un rapport avec le chaos ou le temps, bref), prêté et expliqué par un autre de ses potes, Alex (Cyril Roy). Bref, désincarnation, résurrection, réincarnation, quasi-substitution à Dieu : l'esprit d'Oscar devient ab-solu. L'ingéniosité et l'idée incroyable de Noé, je trouve, consiste à identifier sa caméra à la perception d'Oscar : jusqu'à son accident, vision subjective classique, puis en retrait du crâne, puis, à partir de l'accident, une sorte de vision omnipotente, non pas tellement panoptique (pouvant idéalement tout voir d'un seul point et en un même instant) mais circulante, courant à travers les murs et les immeubles, traversant les rues de Tokyo et les pièces de chaque bâtiment. L'âme d'Oscar, comme la caméra de Noé, se fait électricité, force ondulatoire, spectrale : la conscience d'Oscar n'est plus qu'un fantôme dans le monde, glissant alors sur l'espace désormais transparent et homogène comme dans un rêve, selon en tous les cas la même nécessité qu'un rêve.
Et comme dans un rêve, tout arrive nécessairement selon le plus désarçonnant des hasards : il y a, comme dans un scénario, des personnages principaux dont le comportement s'égale à un caractère : Victor et son repentir, la mère de Victor avec qui l'on sait qu'Oscar couchait, Alex contraint à fuir la police dans la solitude obscure des ruelles de Tokyo, et surtout, surtout, Linda (Paz de la Huerta), sa soeur, anéantie par sa mort. Seulement on voit bien toute la complexité de la chose : Linda, à proprement parler, n'est pas anéantie : la Linda anéantie est telle que la voit Oscar à travers sa conscience égarée, par conséquent la Linda anéantie est la Linda voulue, désirée, exigée par l'inconscient d'Oscar. Si bien qu'il y a beaucoup plus de sensualité, de désir, de convoitise que de tristesse. L'un des thèmes principaux d'Enter the void est l'inceste : l'esprit d'Oscar n'a jamais oublié l'image de sa mère se faisant... prendre par son père quand lui était gosse alors qu'il l'aimait profondément - physiquement, cela s'entend -. Par suite, l'esprit d'Oscar a projeté ce manque sur la mère de Victor, et fait enfin sur Linda qui devient comme sa nouvelle mère. Dans toutes ces scènes gênantes que Noé prend un malin plaisir à nous infliger le plus ostensiblement possible, c'est l'ombre de la mère qui agit, c'est son amour perdu qu'Oscar tente de retrouver (jusqu'à rêver de renaître des flancs de sa soeur...). Bon on devine dans tous ces thèmes du freudisme bon marché, mais Noé a le mérite de ne jamais s'appesantir dessus, de ne jamais prendre ça au sérieux, comme s'il décrivait, ou dérivait, mais n'y croyait pas lui-même, bref comme s'il rêvait lui-même.
Ce qui importe dans Enter the Void, c'est moins la tristesse de la mort que la vie malgré la mort, la vie en dépit de la mort. Et pour ça Noé se sert de deux expédients : le premier, de fond, c'est le pacte de sang que Linda et Oscar se font, tout jeunes, à la mort de leurs parents, jurant de ne jamais se séparer : une manière d'insérer une promesse, une attache temporelle, une continuité dans Enter the Void, qui n'emprunte jamais à l'irrationalisme le plus débordant - sans quoi le spectateur lâcherait bien vite - mais qui demeure toujours lié, comme en son centre, par la fermeté intenable et impossible de ce pacte (lui-même conclu dans l'enfance et devant se poursuivre jusqu'à la mort et même au-delà). Le pacte de sang, c'est la vie qui persiste, comme reste, comme irréductibilité. Le second expédient, c'est la forme du film : épileptique, saccadée, sauvage, colorée, bariolée, toujours en excès par rapport au fond. Sous couvert d'une mort incertaine, indécise, Noé décide de prendre le parti de l'expérimental...

La critique complète sur le Tching's Ciné bien sûr (note finale 18/20) :
http://tchingscine.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 juin 2011
La première partie du film est intéressante car Gaspar Noé essaie d’aborder des sujets peux communs (traumatisme psycho, drogue et résurrection) et aussi grâce à sa façon de filmer encore jamais vu ailleurs.
Malheureusement Enter the void s'éternise sur des plans et scènes qui ne nous apprennent strictement rien.
Au final le film devient soporifique et notre seul envie c'est qu'il se termine le plus vite possible !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juin 2011
après le magnifique Seul contre tous!!! voici LE film de cette décennie! bon par contre vous ne pouvez pas supportez les longueur fuyez ou si vous etent épileptique fuyez encore plus vite!!! C'EST LE FILM VISUEL et dérangeant! gaspar noé est rentrer dans une nouvelle aire!!!
Enkko-7
Enkko-7

54 abonnés 695 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 mai 2011
Expérimental, soit ... visuellement très fort. Mais creux ... creux comme rarement j'ai vu. Et long, tellement long et vide parfois ... dommage.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2011
Après le choc Irréversible, Gaspard Noé revient avec un projet encore plus jusqu'au-boutiste, pure expérience sensorielle et spirituelle forçément inégale et un poil trop longue mais totalement cohérente. Si le film divisera, la maîtrise technique du cinéaste devrait faire l'unanimité.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mai 2011
Sept ans après le film à scandale qu'aura été " Irréversible ", Gaspar Noé signe avec " Enter The Void " une oeuvre un peu trop loufoque et dingue à mon goùt, et auquel j'ai pris que bien peu de plaisir à visionner. Le sujet du film - qui parle entre autres de ce que serait la vie après la mort - est pourtant intéressant au départ, mais le metteur en scène nous plonge tellement dans une sorte de "trip" hallucinatoire, ce qui fait que l'ensemble s'avère bien vite lassant, barbant ( j'ai pas été au bout des deux heures et demi, et je souhaite bon courage à ceux qui tentent de le faire ) et finalement on a bien du mal à s'interesser aux protagonistes. Bref, il s'agit d'une oeuvre cinématographique extrêmement spéciale et fortement déplaisante en ce quime concerne, ce qui fait qu'elle risque de laisser sur le carreau pas mal de cinéphiles.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 mai 2011
Que dire..autant j'avais adoré "Irreversible", autant là..Gaspar Noé à voulu vendre la même recette :du trash, du sexe, sauf que cette fois-ci, ça paraît totalement gratuit et inutile. Les scènes de trip façon kaléidoscope sont interminables tout comme les déplacement aériens de la caméra..ce film est long, voir interminable, et extrêmement ennuyeux. La réalisation est malgré tout talentueuse tout comme l'immersion dans la ville de Tokyo.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 8 août 2012
Un film qui fait dans l'originalité, de la création, des effets, trop d'effets. Somme toute, l'histoire est assez banale, le film est long, beaucoup trop long...!
Trop de lumière néon et autres artifices, de quoi attraper un migraine. Trop de scènes à la limite du porno, le film aurait selon moi gagné à être épuré de tous les points de vue !
r0c-bribri
r0c-bribri

30 abonnés 818 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2011
Si G.Noé n'abusait pas de la prouesse technique dont bénéficie le film et de son indéniable talent de metteur en scène on pourrait parler de chef d'oeuvre.Le hic se trouve dans l'épuisement inventif du réalisateur au bout de 2h,cependant malgré tout ça le film nous embarque par moments comme jamais aucun film ne pourrait le faire.On peut parler ici du digne fils de 2001:l'odyssée de l'espace.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mai 2011
Véritable expérience cinématographique, non sans rappeler Irréversible, c'est un film inclassable qui se laisse vraiment bien voir, avec peu être une certaine faiblesse scénaristique. Mais l'objet n'est là.
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2011
Qu'on aime ou pas les films de Gaspar Noe (Seul contre tous, Irreversible), reconnaissons que son style est unique dans le cinéma français et qu'à chaque fois il ose des choses démentielles, qui ne laissent personne indifférent. Même le rappeur Kanye West a pompé le générique flamboyant et ultra-speed d' Enter the void. Cette expérience cinématographique décrit le voyage astral d'un drogué décédé. Les visions psychédéliques de l'âme errante se mèlent aux états de conscience décrits par le livre des morts tibétain, mais peut-être ne s'agit-il que du délire d'un cerveau mourant parasité par les drogues. Le film est certes trop long et répétitif (même si cela fait parti du dispositif narratif sans issue) mais c'est visuellement scotchant ! Et le fait que tout soit en vision subjective est une excellente idée du réalisateur et un défi technique ! Le Japon- et ses néons- est un bon choix également, une mégalopole comme Tokyo est apte à faire fantasmer le spectateur occidental. Gaspar Noe continue de surprendre et d'innover.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 mai 2011
gaspard noé a le mérite de faire un film qui sort de l'ordinaire , avec une méditation sur la réincarnation la mort la vie , pour ma part le film est fabuleux pour son côté technique et pour l'audace de noé de traiter un sujet aussi complexe , mais malheureusement le naturel revient le galop , le glauque est au rdv gaspard noé a un gros défaut c 'est qu'il se dé crédibilise lui mm alors qu'il pourrait atteindre des sommets en tombant dans la falicité de la drogue ,la prostitution.Et ce qui me choque c 'est le jeu d'acteur (bien que le film soit expérimental ) noé a complétement délaissé ce coté artistique , les acteurs sont au final très mauvais , il aurait utilisé le quart de son énergie qu'il a utilisé pour l'esthétisme dans la direction des comédiens le film aurait été 10 fois mieux , il y a sentiment d'inachevé à cause de ça , et d'autres parts noé aurait peut être du attendre (prendre plus de maturité ) avant de réaliser ce film qui certes et on le voit bien lui tient à cœur; pour moi c 'est moyen mais tout de mm extrêmement ambitieux peut être trop pour noé
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2011
Gaspard Noé, qui a l'habitude de faire parler des lui avec des films osés et choquant, bouscule une nouvelle fois de plus les conventions du cinéma pour livrer un OVNI psychédélique et fascinant. Entouré de grand nom, comme Marc Caro pour les décors, BUF Compagnie (Matrix) pour les effets visuels et la moitié de Daft Punk, Thomas Bangalter, pour les effets sonores. Et au coeur de ce voyage transcendant, la sublime Paz de la Huerta.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 décembre 2016
Franchement, je m'attendais à autre chose. Super chiant, lent, la fin est vraiment merdique, il se passe rien pendant 2h30, risque d'épilepsie très haut.

Les effets visuels sont pourtant incroyables ce qui explique ma note
Dr. La Peloche
Dr. La Peloche

53 abonnés 242 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mai 2011
Et voilà. J'ai vu le dernier Gaspard Noé. Et encore une fois : j'ai mal au crâne. Pourtant habitué à un certain cinéma de genre bien barré et à la narration pas franchement chronologique, à chaque fois que je me tape une de ses productions, la seule envie qui me vient et de gerber mon p'tit dej... Alors pour reprendre l'expression consacrée: "y en a oui, mais moi : NON !"
De l'intro jusqu'au finish, ce n'est qu'un long travelling discordant à travers ce fameux "Tokyo bis" by night qui fait tant mouiller les bobos abonnés aux cinéclubs du quartier latin et friands d'univers glauquement crades pour pimenter leur devoir conjugual mensuel. On y ajoute des effets de lumiere épileptique et un filtre qui fleurent bon le vomi et le foutre et on obtient un (hum, hum) film sur la vie après la mort (enfin... d'après le synopsis) avec l'ectoplasme d'un dealer ininteressant et niais qui survole les déboires de sa soeur streaptiseuses dans un monde de stupre, de lucre et de rebus de la société divers et avariés. On a même droit à des flashback encore plus assomant sur sa pôvre petite vie entre deux scénes avec des acteurs en carton (bon il sont en chair et en os mais on en rêverait presque...) qui arrivent à rendre la déréliction sociale et la misére humaine plus poignante dans les émissions de Delarue (du moins...quand il reviendra sur France 2).
Un soi-disant badtrip qui sort peut-être des parties fines du réalisateur avec ses amis intellos validés par Laurent Ruquier & Co, mais qui laissera le reste de l'humanité (bête visiblement) relativement froide à un propos non pas sybillin mais tout simplement absent de sens. Juste un film basé sur un concept vu et revu dans le cinéma de niche nippon dont il s'inspire sans atteindre l'excellence délirante, un film faussement stylisé et original pour des pseudo-érudits du cinéma toujours à la recherche d'un nouveau jouet pour briller dans les diners. Quand aux autres, ils ne se risqueront pas à émettre la moindre critique de peur de passer pour des incultes, des gens de peu inaptes à toucher du doigt le sublime... Cela dit, chacun ses gouts, mais vu son insuccés... je ne dois pas tomber loin...
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