A la vue de ce film il semble que Gaspard Noé soit plus dans la tentative d'utiliser un stratagème afin de surprendre son spectateur,qu'il ne s’intéresse réellement à son script. Son effet sera cette fois l’utilisation de la camera afin d'immerger le spectateur dans la vision de son principal personnage. Cet effet mainte fois utilisé au cinéma n'a jamais été une réussite, et cette fois ci encore. Pourquoi est il impossible de faire fonctionner cet effet? Car le carde d'une camera n'a absolument rien à voir avec le champ de vision humain,il aurait fallut tourner en IMAX,pour que les effets visuels fonctionnent. Tout ça sans aucun mouvement de caméra,hors Noé fait bouger sa camera comme son personnage,rendant son effet illusoire et vain. L’expérimentation visuel est de l'ordre de la fulgurance ici,elle ne tient absolument pas les 3h du métrage. Les dialogues sont écrits à la façon d'un jeu de ping-pong,l'automatisme avec lequel se répondent les personnages annihile tout brin de naturel. Quant au discourt sur la famille,la vie et la mort il est traité d’une manière si calamiteuse qu'il ne peut être que ridicule.
Enter the Void: ce titre, à lui seul, inspire une certaine force, un certain écart vis-à-vis des films habituels, dont les titres schématisent généralement fortement l'histoire. Ce titre d'Enter the Void, lui, se révèle moins schématique et plus envoûtant : le Enter se réfèrerait au tout début, lettres inscrites sur l'immeuble faisant face à l'apprtement d'Oscar; le Void, lui, est la boîte de nuit où le pire arrive. Et c'est ce "the", entre les deux, qui donne le ton du film, un film où la caméra flotte, nébuleuse, dans les espaces impalpables et sans attaches, ce vide de l'infini de l'âme libérée par la mort du corps. Noé, à coup sûr et certain le plus grand réalisateur français depuis bien des années, avait déjà frappé fort auparavant : que ce soit avec Seul Contre Tous, oeuvre d'une violence (physique et morale) rare, ou Irréversible, chef d'oeuvre indétrônable ; avec Enter the Void, il enfonce le clou, prouvant que son talent va crescendo. Car on reste, en effet, héberlués devant une telle beauté d'images, de soin de la photographie, et de mise en scène (ancien élève de l'école Louis Lumière, il a toutes les compétences pour faire preuve de créativité et de connaissances en la matière). Fortement influencé par le culte et impressionnant film "Angst" de Gerald Kargl, Noé décide à son tour de tourner en recourant majoritairement à des plongées verticales grandioses. De fait, bien des mouvements de caméra, fluides et parfaitement maîtrisés, se révèlent à la fois fantastiques et énigmatiques : comment tourner d'une façon aussi majestueuse de longs plans séquences, en arrivant à gommer l'impression de regarder en réalité un film? Car la maestria de Noé est bien de parvenir à en faire oublier la présence de sa caméra, par l'aspect époustouflant de liberté de mouvements qu'il véhicule, véritable révolution (oui : révolution!) visuelle. Le caractère mélancolique, torturé, émotif, se disputant à la noirceur de l'espèce humaine (le sexe, la drogue...), confère à l'histoire une magie et une force puissante. Seul léger problème, maintes fois pointée du doigt : sa longueur de plus de 2h40, pourtant remaniée vis-à-vis de la version présentée au festival de Cannes. Pour moi, ce "défaut" reste très secondaire; d'accord, c'est peut-être un peu trop long? Mais si ces minutes en plus n'avaient pas été là, n'aurait-ce pas été un peu court? D'où mon 4.5/5 qui n'enlève néanmoins rien au chef-d’œuvre du talentueux Gaspar Noé. Néanmoins, un film qui ne se place pas entre toutes les mains...
Il s'agit d'une toute nouvelle vision du cinéma, on peut aller plus loin, un film extrêmement poussé, ultime. Voir même se dire qu'on regarde un film mélangé d'un trip psychédélique et de la cinématographie suprême. On assiste pendant 2h30 à une succession des sensations, à une exploration totale et très travaillée des profondeurs de l'âme humaine. Le réalisateur Gaspard Noé a réussi de mener l'expérimentation au concret via des images, des lumières, des effets spéciaux. Le choix de passer à la première personne au niveau de la caméra est parfaitement justifié puisqu'il nous permet de plonger carrément dans une dimension interne du film qui est contée par une narration muette contemplative et neutre. Cette dernière permet pourtant sans le moindre explication du personnage ou narrateur de montrer des sentiments. Le réalisateur a réussi tout au long de ce film introspectif de mettre en valeur un dualisme temporel : le passage d'une enfance synonyme de l'innocence à une vie adulte synonyme du malheur. En outre, il est important de signaler que le film est néanmoins inégal : la première partie, certes très accrocheur, est bonne est suivie des parties moyennement bonnes et parfois ennuyantes par moment. C'est un putain de film atypique, il faut tenter.
Autant le dire tout de suite, il faut s'accrocher... 2:40 de délire total... On ne sort pas indemne d'un film pareil où se mélange visions cauchemardesques et univers psychédélique agrémenté de lumières flashy. Un rêve éveillé illustrant une vision peu commune des bas fonds de Tokyo. Ce film ne s'adresse pas à tous les publics, mais séduira ceux qui recherchent un cinéma d'auteur bien différent et qui n'ont pas peur des délires parfois fantasques de Gaspar Noé. Un trip naturel, par moment indigeste et un peu long tout-de-même.
Mortel! je suis scotché, j'ai totalement accroché! J'avoue par contre qu'il risque de déplaire à beaucoup tellement c'est spécial. C'est une expérience plus qu'un film à proprement parlé. La première partie est plus accessible quand même que la seconde où l'on voyage à travers l'esprit du narrateur. C'est très déstabilisant et faut vraiment se mettre dedans, puisqu'il n'y a pas vraiment de scénario. On se laisse guider par Gaspar Noé et si on se laisse faire c'est trippant, esthétiquement magnifique, il faut le vivre comme un trip et pourtant je ne suis pas de ceux là mais j'imagine que ça se rapproche de ce genre d'expérience... D'où les mauvaises critiques qui attendaient peut-être quelque chose de plus classique et ici, il n'y a absolument rien de classique! Si on est préparé et qu'on se laisse aller sans s'attendre à quoi que ce soit, ,c'est une expérience à vivre, absolument!
Enter the void est très inégal. Divisé en trois partie le film devient en fait de moins en moins bien au fur et à mesure qu'il avance. Le première partie est grandiose. On ne peut que saluer Gaspard Noé qui nous balance des plans séquences quasi-impossibles (en vue subjective) en pleine face ! Techniquement c'est impressionnant. La seconde partie place ensuite la caméra derrière le personnage principale et nous fait revivre différents moments de sa vie pendant que son vrai corps est en train de se vider de son sang dans les toilettes d'une boite japonaise. C'est toujours impressionnants techniquement, mais on commence à s'ennuyer ferme. Enfin la seconde partie voit la mort du jeune homme dont l'âme s'envole dans les airs pour nous faire survoler Tokyo de long en large. Là c'est carrément chiant ! D'autant plus que le film dure deux heures et demie. "Enter the Void" a une belle photo, un réalisateur qui n'a pas peur des challenges techniques, et une vraie volonté de nous proposer un voyage sensorielle, mais mon dieu qu'est ce que c'est CHIANT ! Pour apprécier ce film je ne pourrai que vous conseiller de prendre une quelconque drogue avant.
Qui, à part Gaspar Noé, aurait pu nous offrir Enter The Void ? Trip psychédélique et cinématographique ultime, déluge de sensations, mise en image virtuose de la mythologie du Livre des morts Tibétain (texte bouddhiste sur les états de conscience et de perceptions post-mortem)... ce film semblant tout droit sorti d'une autre dimension est une expérience unique, une exploration des profondeurs de l'âme humaine... par moment, on ne sait même plus trop si l'on regarde un film ou si l'on est en train de rêver tant ce chef-d'oeuvre narratif et visuel aux couleurs chatoyantes nous emmène loin ! Ce film est une boule à facettes émotionnelle, un voyage vertigineux et d'une portée émotionnelle rare... un pur objet de fascination qui changera à jamais votre vision du cinéma !
Film pornographique, bon bin c'est sur , tout de suite ça marche pour la majorité des gens. Je mets une demi étoile pour le début du film qui donne l'impression que c'est un super film: les couleurs, jeux de caméra, de lumière.. Le reste ne suit pas.C'est pitoyable! Et la caméra bouge trop, quel prétention pour un film aussi décevant.
D'abord, quel soulagement de voir que 25% des critiques spectateurs sur ce site attribuent 5 étoiles à Enter the Void ! Il y a donc encore un peu de place pour l'expérimentation au cinéma... Pour pouvoir vraiment apprécier ce film, je pense qu'il faut deux conditions préalables : connaître (au moins vaguement) Le Livre Tibétain des Morts et avoir déjà fait au moins un trip psychotrope. C'est normal que ceux qui sont complètement étrangers à cet univers considèrent ce film comme de la merde ! Pour les autres, c'est un chef d'oeuvre, c'est visuellement rafraîchissant malgré quelques longueurs. Gaspar Noé livre en fait une interprétation magistrale du karma (d'un mauvais karma, pour le coup) et du Livre Tibétain des Morts, donc oui, le réalisateur a quelque chose à dire mais ça ne parle pas forcément à nos codes de mentalité. A ne regarder qu'en connaissance de cause (bouddhisme tibétain + expérience de drogue passée) ou alors avec un esprit très très ouvert !
Une chose est sûre : c'est neuf, frais, ça vaut le coup d'oeil ! Le controversé Gaspard Noé nous propose ici une véritable expérience, haute en couleur, hallucinatoire (pour les personnes adeptes de substances illicites vous ne serez pas dépaysés). Le moins que l'on puisse dire est que tout ceci n'est pas dénué de bonnes idées et que c'est très beau visuellement. Difficile de noter cet ovni, tant le propos traité est fort et le moyen d'expression inhabituel. Une grande claque pour ma part, j'ai vraiment été envoûté, mais je ne serai pas étonné que beaucoup de personnes passent à côté.
Une demie-étoile pour le début qui n'est pas trop mal et laisse présager quelque chose de bon. Après la scène des toilettes, c'est tout autre chose..... Vraiment pas ma came. Des couleurs flashy qui font mal à la tête et d'une longueur atroce. Je me suis réveillé juste pour le dernier quart d'heure, j'aurais mieux fais de continuer à roupiller. Ce "trip" ne conviendra pas forcément aux amateurs de cinéma singulier (comme moi). Nul !
"Regarde ce film il est trop bien, il est ouf !" comme quoi les gouts et les couleurs... J'ai bien aimé la 1ère heure. Entendre les pensées du mec, partager son délire, sa vie ,ses angoisses et le reste. Après j'ai trouvé le temps long. C'est le genre de film on rentre dans "le trip" ou pas. Honnêtement c'est un film à voir car il est très sympa. Mais arrêtez vous après la scène dans les toilettes de la boite/bar avec l'intervention de la police. Le reste n'est qu'une longue répétition avec un dernier 1/4 heure de film bien bien nul !
Gaspar Noé y est allé à fond. Scénario pas inoubliable, mais mise en forme original. A voir pour la photo, malgré quelques lenteurs...et quelques nausées aussi.