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Un visiteur
1,5
Publiée le 23 décembre 2012
Surement à voir mais dans la dernière heure, je n'ai pas cessé de regarder l'heure sur mon portable pour voir quand est-ce que c'était fini... Film trop agressif, dans sa musique, son image, sa lumière, son contenu et à la fin, on se dit "Tout ça pour ça" mais à voir quand même car s'il y a bien un cinéaste qui aime faire des expériences avec sa caméra, c'est bien Gaspar Noé.
Exeptionnel, magistral...Un film peu conventionnel, brut où G.Noé n'a pas lésiné sur la mise en scène (effet lumineux, mouvement de caméra). Tout est réussi du scénario à la réalisation. Un film venu tout simplement d'une autre dimension.
Le synopsis pourrait faire penser à l'excellent bien que commercial Ghost, Mais les points communs entre les deux films s'arrêtent là. Ici on est au pays du cinéma d'Auteur avec un grand A comme Arnaque. Performance technique? Trip sensoriel? Ok, ce premier travelling surplombant les immeubles tokioïtes en se jouant des cloisons, à la manière d'un Google-Earth esthétisant, peut séduire. Les 10 ou 15 suivants, beaucoup moins! Et que penser de ces interminables zooms sur des ampoules qui vous crament les yeux? On en viendrait presque à regretter Gus Van Sant, qui pratique le remplissage muet avec plus d'égard pour la rétine du spectateur. Et puisqu'on évoque l'insupportable diptyque prétention de la forme / vacuité du fond, on s'amusera de voir l'un des personnages raconter en 1 minute chrono tout ce qui va se passer pendant les 2 prochaines et interminables heures de cette expérience douloureuse. 2 heures pendant lesquelles l'Auteur avec un grand A comme Affreux va nous infliger des travellings, du cul, des zooms sur des ampoules, une apologie de l'inceste, d'autres travellings, des flash-backs (certains étant tout de même assez réussis), des zooms sur des lampes, une scène d'avortement à la truelle et en gros plan, encore plus de travellings, du cul, des ampoules... Tout ça pour finir sur un moment de pure magie façon Noé, où quand les technologies de pointe sont mises au service de la poésie la plus subtile : une scène de coït filmée depuis le fond d'un vagin.... Et ne comptez par sur Noé pour vous épargner le Déluge (avec un grand D comme dégueu) qui s'ensuit!
Gaspar Noé a réussi son pari avec Enter The Void. On en oublie presque que c'est un film, on a plutôt la sensation de vivre une véritable expérience métaphysique, trancendantale, psychédélique... On oublie d'observer tous les détails de mise en scène, d'interprétations des acteurs, mais on se laisse emporter dans un voyage à travers les murs, les lumières fluorescentes, à travers la ville de tokyo, un tokyo tels que ne l'avait jamais vu auparavant, un film qu'on avait vu auparavant. C'est nouveau, c'est original, c'est expérimental. Quoi demandé de plus à Gaspar ? Un véritable exercice de style honorable à respecter.
Je ne sais que penser de ce film qui se traduit plutôt par une expérience audiovisuelle (une expérience qui commence dès le début du générique d'introduction, accrochez-vous!) que par une réflexion construite sur le thème de la drogue. On dit souvent : "Ca ne laissera personne indifférent!" Eh bien que celui qui reste indifférent à ce film me contacte, parce qu'ici tant les scènes sont visuellement frappantes qu'on est tenté de mettre fin à ce lent voyage mystico-psychédélique. Intriguant.
Un 3/5 mérité je dirais, même si cela doit faire de moi la victime des aficionados de Noé. Oui, je vous l'accorde, Enter the Void est une bonne baffe sensoriel. Techniquement bluffant et maîtrisé. Mais pour faire un film il faut plus que cela, est si le postulat de départ est prenant, le scénario dans lequel Noé le fait évoluer tient plutôt du mélodrame plombant. Le héros est évidemment drogué, sa soeur paumée, et les deux sont traumatisés par la mort de leurs parents. Alors entre ce surplus de drame, l'abondance de scènes de cul et la présence lourdingue de la drogue, on peut se demander si Noé lui même ne s'est pas senti écrasé par l'ambition de son projet. Dommage, car le film reste tout de même un sacré voyage psychédélique et une putain d'expérience visuelle.
Si je met 5 à ce film c'est qu'il s'agit ici d'un CHEF D'OEUVRE du cinéma comme rarement il à était possible de voir. Ce film ne peut laissé indifférent. A ce niveau là ce n'est plus du cinéma c'est de l'art. Les images, le son... ce film est un voyage ni plus ni moins. Si certaines personnes n'ont pas aimé c'est qu'ils ne se sont pas laissé emporter. Il faut, à partir du moment où le film commence, n'être QUE dans le film et se laissé faire, rien ne doit nous troubler. Ce n'est que comme ca qu'on pourra passer oûtre le délire visuelle et y voir un chef d'oeuvre. Dans tous les cas ce film ne laissera personne indifférent. Qu'on aime ou pas ce film est vraiment réussi de bout en bout et mérite largement plus que 5 étoiles.
Gaspar Noé est un réalisateur rare : un moyen métrage et trois longs métragesen 18 ans, voilà un rythme digne de Terrence Malick ou de Kubrick. Comme ce dernier dont il reconnaît s'inspirer, il prend le temps de construire ses projets, et ce choix permet de faire de chacun de ses films un événement. "Irréversible" avait créé la polémique lors du festival de Cannes en 2002, avec la crudité de la scène de viol et de celle du meurtre à coups d'extincteur. Certains y avaient vu de la complaisance, voire un plaidoyer pour l'autodéfense, alors que l'essentiel du film se situait dans l'adéquation du choix narratif (un montage à rebours) au propos (la douleur de la perte du bonheur est plus grande quand on connaît l'issue).
"Enter the Void " a été lui aussi présenté à Cannes, dans un version malheureusement inaboutie. Dépassé dans le registre provocateur par "Antéchrist", il a été fraichement accueilli par la critique qui lui ra eproché sa longueur et raillé ce que le Figaro a appelé le cinéma coloscopique. La version qui va sortir en salle a été retravaillée, un peu raccourcie (2 h 34 quand même), et un générique de fin stroboscopique a été rajouté en ouverture.
La première partie du film est tournée en caméra subjective, clignements de paupières inclus, avec la vision d'un trip sous DMT. Les flashbacks sont tournés en filmant Oscar de trois quart arrière. Quant à la vision post-mortem, elle est représentée par une caméra aérienne passe-muraille, procédé déjà utilisé au début d' "Irréversible".
Car il est fascinant de voir combien ce troisième long s'inscrit dans la continuité des films précédents : place du monologue intérieur comme dans "Seul contre Tous", intertitres godardiens blancs sur noir, plan séquence de dos comme dans "Irréversible", et même naissance en caméra subjective comme dans "Carne"... "Enter the Void" se vit comme une expérience sensorielle, un maelström de lumières flashy rythmé par les pulsations d'une musique oppressante coupée par des silences encore plus angoissants.
C'est brillant, toujours à la limite du too much mais souvent sauvé de l'overdose par des ruptures de rythme. Reste que ce brio formel se met au service d'un propos parfois confus, alourdi par des explications didactiques qui sonnent faux et une psychologie des personnages bien artificiel. La beauté formelle contraste avec le cadre décrit : strip-teaseuses, dealers sadiques, love hôtel glauque, voyeurisme du frère.
Lors de la sortie de "Seul contre Tous", Gérard Delorme disait « Comme certains insectes qui provoquent une répulsion instinctive mais sont indispensables à l'équilibre écologique, le cinéma de Gasper Noé fait partie de ces espèces rares qu'il faut absolument protéger. » Cette citation s'applique parfaitement à "Enter the Void" : agaçant, démesuré, prétentieux, mais tellement nécessaire dans le paysage frileux du cinéma français contemporain.
Oh la claque !!! Après avoir provoqué chez nous une convulsion suite au générique, on débarque dans un film qui s'annonce extrêmement intéressant sur un point de vue esthétique. Ce long-métrage filmé à la 1ère personne accompagné de battements de cils pour un réalisme impressionnant, s'enchaînera sur une prise de vue aérienne et planante (vision de l'âme ou de l'esprit comme vous voulez) par une caméra fluide qui circulera sans le moindre changement de plan pendant les 45 premières minutes. Gaspar Noé a pu faire son montage que lorsque la caméra pénètre les murs, une vraie réussite pour ce style unique. Entre sexe, drogue et violence (de type psychologique contrairement à son "Irréversible" de 2002 où la violence physique se fait ressentir davantage), Noé bouscule une fois de plus le monde du cinéma grâce à cette ambiance oppressante, enrobée de filtre rougeâtre, de caméra renversante et d'effets de lumières, bref vous l'aurez compris, on reste dans le délire de ce metteur en scène français hors norme. Il nous offre également ce sentiment de malaise permanent (qui peut être écœurant) accentué de scènes chocs...bizarrement, on le remercie quand même. L'histoire arrive à devenir secondaire dans une telle réalisation aux multiples courts-métrages hypnotiques, bien que les acteurs soient excellents. "Enter the Void" est une expérience différente et hallucinante, que maitrise parfaitement ce metteur en scène. Une autre façon de proposer, de voir et de savourer le cinéma. Attention tout de même, cette expérience n'est pas à la portée de tous, et en refroidira bon nombre.
Connaissant l'univers de Garspard Noé, je m'attendais bien à voir un film complètement barré et psychédélique, truffé d'effets visuels et de mouvements de caméra vertigineux. Pour le coup, mes attentes ont été satisfaites, d'autant plus que l'histoire est bien amenée, les acteurs sont convaincants et les scènes choc côtoient naturellement des scènes à l'érotisme exacerbé... Trip visuel et métaphysique assuré! Cela dit, malgré sont côté fascinant et conceptuel, il manque un petit quelque chose à ce film... un je ne sais quoi qui m'a laissé sur ma faim, là où l'excellent "Irreversible" m'avait rassasié!! Pas mal, mais pas indispensable, je dirais...
La patte Noé est ici présente : du sexe, des couleurs hallucinogènes et de la violence explicite. Débutant avec un générique fabuleux, la première partie du film est originale mais ensuite le film ne parvient plus à tenir le spectateur (durée exagérée et mal exploitée) bien que l'histoire suit.
On aime ou on aime pas et moi j'adore! Ce film est un trip de barjo et à le mérite de proposer un truc différent, délirant et hors norme. Moi je dis que même si c'est un peu long, c'est le genre de film qu'il faudrait voir plus souvent et qui restera dans l'histoire. Gaspard Noe et vraiment un artiste à part et dans le bon sens du terme. Je suis fan.
Enter The Void est une expérience. Le film de Gaspar Noé se vit comme un rêve dramatique sous hallucinogène et autres stupéfiants. Tout est lent, on erre dans un Tokyo remplit de couleurs fluo, par le regard d'un personnage puis par son âme elle-même. Le parti pris de la caméra complètement subjective nous fait vivre le film : le spectateur prend pleinement part à l'histoire. Le réalisateur a choisi de faire perdre toute logique à ce voyage, même si il y garde un fil conducteur : briser le temps cinématographique (montage alterné, souvenirs, flash-back,...) et réel (2h30). Malheureusement le film devient trop long et fatigue. La demi heure de trop souligne la limite et les conditions pour apprécier ce film : il faut être complètement investi dans le film et l'histoire pour l'apprécier pleinement, et si possible partager le délire qu'offre Noé avec son film. Enter the void est donc à voir dans le noir total, éventuellement sur grand écran et sans se soucier du temps, tel l'âme du personnage qui elle (lui), a maintenant tout son temps...