Une affaire de famille ! Un solide western à la française en terre rurale, porté par un Gabin monumental en patriarche autoritaire qu’il ne faut pas emmerder, et ambiancé par un Gainsbourg morriconesque.
L'ancêtre du revenge movie plutôt moyen entre plans magnifiques (la grange en feu), scènes nanardesques (le strike dans le troupeau de vaches) et incohérences. Gabin en figure patriarcale bourrue et mutique finit par dégager de l'agacement d'autant qu'il devient la cause de ce tout qu'il veut éviter - dont certaines atrocités - par son comportement de vieux c*n. La bande son est dans en grande partie affligeante et il s'en dégage une impression que ça a été réalisé par un fragile. Il accuse certainement juste le coup.
1970, le cinéaste Pierre Granier-Deferre dirige le grand Jean Gabin dans un role taillé sur mesure pour lui et proche de ses attaches agricoles dont le comédien a ses racines. "La horse" est un long métrage sur fond drame avec une bonne intrigue avec une famille de paysans dont le grand père découvre que son petit-fils fréquentant des trafiquants de drogue et que ces derniers , qui sont dangereux, sont à sa recherche. La famille reçoit des pressions des délinquants qui leur font des misères mais n'appelle pas la gendarmerie pour protéger le petit rejeton enfermé dans une cave par Sécurité. Un long métrage que j'ai bien aimé avec une belle mise en scène de Pierre Granier-Deferre qui est aussi co-auteur du scénario avec du suspense. La musique de Serge Gainsbourg est bien et entrainante bien avant qu'il devient "Gainsbarre". Le casting est excellent avec en tète Jean Gabin qui livre une interprétation très sobre et droite en chef de famille. A découvrir.
Absolument détesté par la presse de l'époque à sa sortie, mais un succès commercial plutôt correct pour ce film qui sera même remaké dans les années 2000, via un téléfilm de TF1 avec Pierre Mondy. Pas mal pour un film considéré par certains comme un des pires de Gabin, non ? C'est un de mes préférés. Ce film très court (moins de 80 minutes) raconte l'histoire d'un agriculteur et patriarche intransigeant qui découvre un jour de la came sur son exploitation et se rend compte que son petit-fils trempe dans une sordide histoire de trafic de came. Il va dès lors protéger son petit-fiston et affronter, seul, les trafiquants, plutôt que de prévenir la police... Musique signée Gainsbourg, interprétation de qualité, réalisation fonctionnelle, scénario en partie signé Pascal Jardin (et aussi du réalisateur) d'après un roman de la Série Noire, "La Horse" (argot pour "héroïne") est un polar agricole de qualité, qui mérite amplement mieux que sa réputation.
LE TROU NORMAND. Maintenant je sais qu'il ne faut pas emmerder le vieux. C'est le crazy horse à la ferme du patriarche. Président Camembert défend bec et ongles sa crème et son calva. Ca sent le Maroilleur à la ronde, la vache!!!!
Voilà un western agricole brut de décoffrage qui n’a rien à envier aux films de John Wayne et qui vaut tous les « Un justicier dans la ville » avec Charles Bronson. Il n’y a aucun déchet dans le film. Jean Gabin n’est jamais aussi bon que lorsqu’il joue le patriarche autoritaire, inflexible, droit dans ses bottes. Certaines scènes violentes peuvent choquer (le viol de la petite-fille du héros, le massacre des vaches…). S’il est interdit de se faire justice soi-même, il est difficile ici de ne pas prendre fait et cause pour notre paysan normand. C’est un film jouissif car il flatte l’instinct de vengeance qui, qu’on le veuille ou non, anime tout être humain confronté à des actes criminels.
« Eh m'sieur Gabin ! M'sieur Gabin ! - Mais arrête de m'appeler Gabin ! Je m'appelle Maroilleur dans ce film ! - Ah désolé mais vu que vous jouez tout le temps le même rôle dans tous vos films, j'ai du mal à faire l'effort... - Bon. Pas grave... Qui y a-t-il Bien Phu mon fidèle serf ? - J'ai trouvé de la poudre sur vos terres m'sieur Gabin ! - Quoi de la poudre ? - Bah de la came. De la horse. De la sniffe v'voyez... - Ah de la poudre quoi... -Voilà. - Bon bah dans ce cas allons la chercher... Poumpoupoupoum... »
Cinq minutes de mises en images stériles plus tard... « Dis-donc les enfants, j'ai retrouvé de la poudre sur mes terres. Du coup je vous préviens : j'l'ai cramée... - Ah non m'sieur Gabin ! C'était la mienne ! Je l'avais planqué pour des copains. PAF ! - D'abord tu m'appelles papy ! Et puis ensuite je fais ce que je veux ! Je suis chez moi sur mes terres ! Je suis le pater ! - Mais les copains ils vont venir et ils vont être vilains ! - J'en ferai mon affaire. Le pater j'ai dis... - On ne ferait mieux d'appeler les gendarmes papounet ? - Maman a raison m'sieur Gabin. PAF ! - J'ai dit que je gèrerai ça en pater ! Alors je vais gérer ça en pater ! Vous allez voir la famille ne s'en portera que mieux ! ...Bon allez, c'est pas tout ça mais à la bouffe... Poumpoupoupoum... »
Dix minutes de réalisation fade et sans intérêt plus tard... « Eh vous là-bas ! C'est vous monsieur Gabin, m'sieur Gabin ? - Non moi je m'appelle Maroilleur. - On vient chercher notre poudre. - Je l'ai cramée. - Ah bah c'est pas gentil ça. Il va falloir nous rembourser. - Non. - Ah bah si. Sinon on va être très méchants. - Genre quoi ? - Eh bah genre la première fois on va venir et on va souffler très fort sur votre grange et elle brûlera. - Même pas peur. - La deuxième fois on soufflera très fort sur votre fille et elle pleurera. PAF ! - Essaye un peu pour voir... - Oh bah si vous le prenez comme ça après on soufflera sur vos vaches et elles mourront ! Au revoir m'sieur Gabin ! - Maroilleur ! Banane !... Poumpoupoupoum... »
Quinze minutes de dialogues affligeants et une grange brûlée plus tard. « Papounet ils ont quand même brûlé la grange. - Ouais mais moi j'en ai dessoudé un. - On va peut-être appeler les gendarmes non ? - Boarf non. Certainement pas. - Euh c'est que moi j'ai pas envie de finir violée dans l'histoire m'sieur Gabin... PAF ! - Toi fais comme ton frère ! Tais-toi ! Les gendarmes ça sait pas protéger la famille ! Moi je sais ! Moi je suis le pater vous allez voir ! Poumpoupoupoum... »
Vingt minutes affligeantes de platitude plus tard. « Pourquoi tu pleures toi ? J'en ai eu un autre ! - Bah c'est qu'on m'a un peu violé au passage là quand même... PAF ! - Et alors qu'est-ce que ça change ?! Pour le moment on a lâché ou on n'a pas lâché ?! Elle est protégée la famille là ou pas ?! - Bah c'est qu'on n'a plus de grange et soeurette n'a plus de c... PAF ! - C'est moi le pater ! C'est moi qui gère ! Bon allez tout le monde au lit ! Il faut que je refasse des cartouches pour le fusil ! Poumpoupoupoum... »
Une longue demi-heure de plan-plan statique et ennuyeux plus tard... « Bon... Nom et prénom, m'sieur Gabin. - Maroilleur... Eum... Maroilleur Jeangabin i'm semble. - Bon m'sieur Gabin. Les collègues et moi on a constaté que votre grange avait cramé ces derniers temps, que vos vaches avaient été tuées et que votre petite-fille marchait avec deux cannes. Rien d'anormal à signaler ? - Nom m'sieur le gendarme. Tout va bien. - Et on a retrouvé aussi cinq corps sur vos terres. C'est quand même un peu louche tout ça, non ? - Alors les corps d'abord ils étaient pas sur mes terres mais sur la route qui traversait mes terres. Nuance. - Roh mais quelle bagout ! Quelle assurance ! On voit bien qu'on vous coincera pas. - Eh non... Allez ciao. Poumpoupoupoum... »
Au bout d'une heure et vingt minutes, le film est déjà à bout de souffle et conclut autour d'un bon banquet familial. « Alors elle était pas mieux ma solution au final ? - Euh... Et en quoi elle serait mieux m'si... Enfin j'veux dire papa ? - Eh bah au final j'ai su protéger la famille tout seul ! Hein ? C'est pas ces flicaillons à deux balles qui me l'auraient protégée comme moi j'te l'ai protégée la famille hein ?! - Euh papounet... La ferme est partie en cendres, on n'a plus de troupeau et j'ai dû encore empêcher ma gosse violée de se tailler les veines hier. - Roh mais de quoi tu me parles ?! C'qui compte les filles c'est que le petit il soit pas allé en taule et que maintenant il file droit ! Hein ?! C'est pas une belle morale ça ?! Une ode au pater réac et borné ! Ça valait le coup hein ?! »
Ah ça c'est sûr que c'était du sacré cinéma... De la tisane rance comme ça, j'en redemande vraiment ma dose tous les soirs...
Vu sur Arte par hasard Jean Gabin au summum malgré un âge très avancée. une bande originale de Gainsbourg très funky qui donne un rythme aux scènes d'actions qui s'enchainent.
Pierre Granier-Deferre n'est certes pas un génie de la mise en scène et ses réalisations sont souvent considérées comme académiques mais il faut lui reconnaître une indéniable efficacité dans ses adaptations de romans. Il fait par ailleurs ailleurs partie de ces réalisateurs qui savent diriger leurs acteurs. C'est le cas ici avec Gabin, dans l'un de ses rôles qu'il affectionne et dans lequel il donne toute sa mesure. Le reste de la distribution reste, à quelque exceptions près, assez terne mais assez paradoxalement cela ne nuit pas à l'ensemble puisqu'on a affaire à une galerie de gens plus ou moins veules qui s'effacent devant la stature du patriarche : Gabin incarne en effet un chef de famille, propriétaire terrien d'un assez gros domaine normand, devant lequel tout le monde s'écrase. La réalisation fleure bon les polars à la française des années 1970 mais il faut reconnaître que le film fonctionne bien et on se laisse entraîner par une intrigue suffisamment captivante pour nous inciter à voir jusqu'où le grand-père est prêt à aller dans la confrontation avec les trafiquants de drogue (c'est l'intrigue du film, certes assez mince mais là n'est pas l'essentiel). Les dialogues sont bien ciselés et font mouche la plupart du temps. On y trouvera aussi pas mal de violence, qui peut surprendre dans les films français de cette période. Je n'avais jamais vu ce film qui de mon point de vue mérite d'être redécouvert.
Thriller paysan, tel pourrait être la classification de ce film. La Horse, qui fait référence à l'héroïne, est un film policier avec J. Gabin en patriarche, qui ne laisse rien passer, où une mouche même ne pourrait voler sans son approbation. Les petits-enfants mangent à côté de lui tandis que ces gendres, avec qui il travaille les terres de son domaine sont plus loin. Après que son petit-fils s'est impliqué dans une affaire de drogue, il va régler ce problème à sa façon. Rattraper par la justice il va néanmoins continuer sur sa lancée pour finalement réussir son plan initial. Le film a vieilli mais il reste agréable à regarder. La musique de Gainsbourg ainsi que de Vannier y est aussi pour quelque chose. Comme souligné plusieurs fois, la scène chez le juge entre Gabin et Porel, son petit-fils est très marrante par le jeu des expressions faciales de Gabin.
La Horse est un bon polar français, solide , violent et efficace. Auguste Maroilleur est un propriétaire terrien, un agriculteur. Il vit en véritable patriarche avec ses deux filles, ses deux gendres et leurs enfants. Un jour il découvre de la drogue, de l'héroïne dit "la horse" planquée dans une de ses cabanes par son petit fils Henri. Auguste décide de détruire la horse. Seulement les représailles des truands vont être terrible. Le film nous montre cette vieille France des années 60, avec le patriarche qui règne en maître, lui répond aux policiers, lui fait la loi sous son toit. Jean Gabin est impérial et c'est un rôle qui est taillé sur mesure pour lui, le rôle du grand père bourru. Pour protéger son petit fils, il règle ses comptes lui même. On voit aussi à quel point la culture de la terre et le nom qu'il porte sont importants. Le film est bien fait dans son ensemble et on ne le voit pas passer, une vendetta contre des trafiquants de drogue. Un bon polar.
Je voulais me faire une idée à propos de ce film, eh bien voilà c'est fait, je le trouve lassant et pas assez dynamique.. Rien de bien transcendant, je n'ai pas été captivée par l'intrigue, ni par quoique ce soit d'autre à vrai dire. Même l'immense charisme de Jean Gabin ne parvient pas à sauver ce film de l'ennui. Heureusement la bande originale est signée Serge Gainsbourg, ce qui était assurément une bonne idée.
Excellent policier qui se passe à la campagne. Jean Gabin campe un patriarche fermier taiseux. On se laisse emporter par ce film des années 70. Avec en prime la sublime musique de Serge Gainsbourg.
Un western aux allures de règlement de compte, au pays du camembert, interprété par un Gabin de mauvaise humeur, le tout accompagné de quelques notes géniales de Gainsbourg, et vous obtenez la horse. Conspué par la critique à l'époque, mais succès commercial, le film comporte quelques scènes assez choquantes, comme le viol (suggéré) ou le massacre des vaches. C'est brute, immorale, mais malgré tout, on a le sentiment que justice a été faite. Une époque révolue, pour un cinéma peut-être révolu...