J'ai beaucoup aime cette histoire. C'est bien joue bien filme. Je me suis prolonge après le film fans la vie de la comtesse et ça fait froid dans le dos.
Bien que son précédent film 2 days in Paris ait été sympathique (mais assez anecdotique), je n’étais pas particulièrement pressé de voir le nouveau film de Julie Delpy tant la demoiselle est aussi capable de m’agacer. Et puis je me rends compte que la comtesse en titre est Erzsébet Bathory, dont j’ai découvert l’existence avec Hostel 2 (ceux qui ont vu le film comprendront), fasciné par ce personnage historique terrifiant, sorte de Dracula au féminin, j’ai tout de suite été beaucoup plus excité à l’idée de le voir! Le résultat est stupéfiant, Julie Delpy signe une œuvre maîtrisée de bout en bout. Son film nous plonge en pleine Hongrie du XVIIème siècle, la comtesse Bathory vient de perdre son mari, elle devient l’une des femmes les plus influente de son pays, le film raconte sa lente descente vers la folie qui va la pousser à faire tuer de nombreuses vierges pour se baigner dans leur sang. La reconstitution historique est saisissante (le XVIIème siècle en Hongrie, ça donne pas envie…), les acteurs sont excellents, Anamaria Marinca (4 mois, 3 semaines, 2 jours), William Hurt et Sebastian Blomberg mais surtout Julie Delpy elle-même qui compose une comtesse au romantisme morbide glaciale. La musique est implacable et tout a fait adaptée à l’ambiance, la mise en scène est classique, belle et sobre contrastant avec le sujet particulièrement incroyable et terrifiant. A travers cette histoire, la réalisatrice traite de la peur de vieillir et de mourir avec brio, de sorcellerie et de pouvoir. Bien sûr certaines scènes sont assez insoutenables mais la réalisatrice ne tombe jamais dans la surenchère. Une très belle réussite, Julie Delpy sera maintenant pour moi une réalisatrice à suivre!
Si La Comtesse de Julie Delpy n’arrive pas à convaincre ni ne lève le voile sur un mystère, il permet aussi de mettre en avant un personnage presque envoûtant, dans une réalisation parfaite, montrant encore que l’Histoire demande à être explorer en profondeur.
Après un second film anecdotique 2 days un Paris (quelquefois drôle, souvent énervant), la régulièrement agaçante (du moins dans ses interviews) Julie Delpy, nous revient sur un tout autre registre avec un film austère qui s'inspire du mythe et de la réalité de la vie édifiante de la Comtesse Bathory. Première bonne idée : proposer une mise en scène classique où la sobriété contraste avec la violence du monde qu'on nous décrit. Car le film ne montre pas seulement l'inclinaison sanguinaire de la Dame, mais toute une société construite sur la violence et la mort. Soudain veuve, dotée d'un immense pouvoir, tombant amoureuse d'un jeune homme, se voyant vieillir, la Comtesse va peu à peu sombrer dans un délire conscient dont elle ne reviendra pas. En quelques plans aussi beaux que justes, la réalisatrice nous fait partager cette peur de vieillir (et donc de mourir) qui va ronger l'esprit de son héroïne. Maîtrisé de bout en bout, jamais ostentatoire ni prétentieux, le film distille l'esprit de mort jusqu'à la dernière image. Un peu faible dans sa voix off narrative (qui n'évite pas certains poncifs), il introduit cependant avec subtilité la relation maladive liant l'héroïne au sang. L'image est belle, la musique insidieuse, l'ensemble brille par sa maîtrise. Côté casting, rien à dire non plus. A l'instar de sa mise en scène, Julie Delpy campe la Comtesse avec une belle sobriété, accompagnée par la sensuelle Anamaria Marinca, et le toujours bon William Hurt. A noter l'excellent Sebastien Blomber dans un rôle initialement destiné à Vincent Gallo. Seul petit bémol, Daniel Brühl, pas mauvais mais un peu fadasse. Au final, et aussi surprenant que cela puisse paraître, Julie Delpy nous offre un film tendu, finement construit et bougrement maîtrisé. Impressionnant !
Le film est à l'image de la comtesse et de son époque : sobre, élégant et glacial. Julie Delpy et son teint diaphane incarnent cette femme avec distinction et traite d'un sujet universel : la vieillesse et la peur dont elle est la source. L'amour ne m'est apparu que comme un déclencheur dans ce film. La quête de la jeunesse prend le dessus, elle ne retrouve ses sentiments qu'à la fin du film. Le scénario souffre de quelques longueurs mais nous fait le plaisir de ne pas sombrer dans le gore (pas de répétition inutile des scènes dures). A noter, un beau travail au niveau de la lumière.
concernant les critiques vis a vis de la v.o assez betement j'aurais préféré entendre du hongrois , j'ai trouvé les dialogues souvent un peu trop léger . sinon je suis conquis, allez y !
L'ambiance sombre et hostile de "La Comtesse" prend rapidement à la gorge, jusqu'à nous laisser peu de répis. Avec des paysages, des décors et des personnages la mort planne tout du long. Très réussi et intense. Julie Delpy confirme son talent de réalisatrice (et d'actrice). Un mot également pour souligner la performance du toujours impeccable William Hurt.
film qui correspond à ce que l'on en attend : une fresque, un morceau d'histoire qui nous rappelle combien cette époque était différente de la notre sans que les codes n'aient vraiment changé un film qui change de la violence et bien joué
Très bon film avec un début rythmé .. Un peu de longueur mais les personnages sont justes avec des scènes limite insoutenables.. Un bon film à voir !!!
J'aime le cinéma de et avec julie Delpy , là dans ce role de comtesse , film d'époque qui ne lasse pas puisque l'histoire pourrait se retrouver a notre époque , une comtesse qui malgres sa froideur , sa cruauté , reste attachante puisque l'amour la rattrape ds son caractère figé , indifferent , un très bon jeu d'actrice , et d'acteurs , quelques scènes pas facile à regarder... et une morale très juste qui ne laisse pas de marbre.
"La comtesse" est finalement un film d'une grande humanité. La reconstitution historique est magnifique et le tout très bien mit en scène. Une bonne surprise.