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Un visiteur
4,0
Publiée le 22 avril 2010
Un film trés esthétique avec des décors et des costumes parfaits. Julie Delpi est époutouflante, actrice et réalisatrice. On plonge avec délice dans sa folie meurtrière et jusqu'au dénouement tragique. Une seule erreur de casting : le jeune amant, insignifiant. A voir en VO, pour l'accent !
chaque image ou plan du film pourraient être un tableau, un film très beau un scénario qui vous emporte. La comtesse vrai sorcière ou légende le mystère demeure et ça fonctionne.
Ce qui est pour moi le plus louable dans ce film, c'est son rythme. Les scènes durent le temps qu'il faut et l'intrigue se déroule de la meilleure façon possible. C'est de ce côté-là je pense une grande leçon de mise en scène.
Ce qui intéresse, c'est aussi le fait qu'une réalisatrice, scénariste et actrice de 40 ans, réalise, écrit et interprète un film sur le vieillissement. Il y a une mise en abîme intrinsèque au film qui est des plus déroutantes.
Le film brille par son intelligence et là où certains auraient probablement fait une sorte de slasher médiéval, Julie Delpy nous offre une oeuvre sensible, profonde, brassant différents thèmes (l'outil diplomatique de l'époque, la place de la religion, la crainte des gens puissants). Ce n'est vraiment pas qu'un film sur la peur de vieillir, il est étonnament plus riche et intéressant.
Malgré ces nombreux points positifs (Bonne interprétation de la part des acteurs, sujet intéressant, reconstitution de l’époque sobre mais réussie), un gros point noir fait abstraction de ses qualités. En s’attaquant à ce sujet difficile, Julie Delpy décide de rester neutre à propos de la comtesse de Bathory. Si neutre qu’elle finit par prendre trop distances avec son personnage. Ni maléfique, ni bonne, on y découvre un personnage tellement complexe que l’on ne ressent jamais rien pour elle, les évènements qui lui arrivent finissent par seulement nous effleurer sans jamais nous toucher. De plus, il y a cette impression de ne jamais rentrer à fond dans le sujet, tout va trop vite, seule la piste du chagrin amoureux est exploitée pour expliquer la cause de sa folie mais il n’est pas assez approfondi. On reste en surface sur ce film et le spectateur aussi pour le coup. Sans être râté, la sauce ne prend et les évènements qui défilent à l’écran nous laisse de marbre. Dommage quand on connait le talent de Delpy aussi bien en tant qu’actrice que réalisatrice qui nous avait enchanté avec sa comédie des plus originale 2 Days In Paris qui est lui, une vraie réussite (bien que les deux films n’aient rien à voir).
En dépit d'une bonne recherche esthétique, ce film au demeurant assez maniéré, ne tient pas toutes ses promesses. Il fallait oser imaginer la comtesse Barthory en ingénue romantique victime de ses sentiments. Les dialogues ne manquent de justesse, mais l'écriture est surchargée. On a l'impression que Julie Delply s'est arrêtée au beau milieu de son effort. Un bon point: on se sent possédé par l'énergie phénoménale de cette comtesse qui a pour seul tort de vivre à une époque où les inégalités sont exacerbées, et le crime banalisé. Le pire: l'obscénité des gros plans sur des corps pâles et nus, l'atmosphère dont le mélancolie est surfaite, le rendu assez médiocre d'une époque en réalité plus nuancée, et les longueurs dans la narration.
Excellent film joué par julie delpy. Elle joue très bien son rôle de femme froide, cruelle... Il ma capté du début a la fin et l'histoire est bien raconté. J'ai vraiment été bluffé par la réalisation et au role que tient Julie Delpy. Allez le voir! Il est vraiment super!
Une photo sublime (un Martin Ruhe inspiré) et une excellente interprétation, Julie Delpy y compris - seule réserve : le choix étrange du gentil Daniel Brühl, qui a le charisme d'une huître et ne peut inspirer de manière crédible la passion dévorante de la Comtesse à son endroit, coproduction avec l'Allemagne et parfait anglais du jeune acteur teuton obligent sans doute... Voilà pour le positif. Mais le scénario m'a paru un peu "juste" pour une oeuvre ayant de si vastes ambitions : à la fois film historique, drame romantique, récit gothique et vision éclairante sur la condition féminine à la Renaissance, sous-tendue par un portrait de grande héroïne tragique. Julie Delpy souligne volontiers dans ses interviews le peu de moyens matériels dont elle a pu disposer, faute de budget à la hauteur, et c'est peut-être finalement là que le bât blesse - c'est souvent à la limite du théâtre filmé, le (s) sujet (s) méritait (aient) une dramaturgie d'une autre ampleur. Mais la réalisatrice franco-américaine est en constant progrès.
C'est un portrait glacé et racé que nous offre Julie Delpy dans son nouveau film. Epuré mais aussi sanglant sans tomber dans le gore (ce qui fait de ces scènes de tortures des moments encore plus choquants), la réalisatrice délivre son interprétation de cette comtesse hongroise qui inspira en partie le mythe de Dracula. En laissant toujours le point d'interrogation sur ce qui tient du mythe ou de la réalité, le film s'intéresse surtout au ravage d'un amour contrarié sur la raison emportée d'une femme. Sur les ravages aussi de la peur de la vieillesse et de la dégradation physique, jusqu'à la folie la plus pure. Un portrait en somme intelligent, et mesurée, loin de la caricature et qui laisse aussi la porte ouverte à l'émotion et la sensibilité. Un film sur une femme par une femme qui a comprit que coeur ne rimait pas forcément avec niaiserie et futilité, qui sait être dur et glaçant sans jamais être caricatural. Certains auraient raison de prendre exemple. Julie Delpy est une bonne comédienne mais c'est avant tout une réalisatrice de talent.
Bon choix d'acteurs, un film qui ne tombe pas dans le sanglant pervers et qui garde un point de vue objectif étant donné les sources historiques lacunaires en notre possession (il me semble :).
Remake de la comtesse Dracula de la hammer avec de la romance en sus et la place des femmes dans le pouvoir ... Il ne manque que les hurlements des loups et leur présence trop minimisée dans le film qui ne veut justement pas être un film de genre c'est dommage ... Qui de la femme ou de l'homme est un loup pour l'homme ? Référence a la vierge de Nuremberg pour les instruments de torture ...