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justineg
73 abonnés
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2,5
Publiée le 6 juin 2008
Un bon film français sans toutefois faire des étincelles; se suit avec plaisir. Même si les personnages sont légèrement caricaturés, les très bons acteurs (j'adore Cécile de France) font passer la pilule.
Se souvenir d'un film avec le recul et sans l'avoir revu, tel est le concept ! Alors que la critique semblait adorer ce film, je me souviens avoir cru enfin voir un film français qui allait me plaire et bien non, j'ai souffert pendant 1h52 !!!
Une comédie tendre et un peu amère, mais qui, plus on avance dans l'histoire, devient poussive. N'eût été son tandem d'acteurs principaux, le battage autour du film aurait sans doute été moins important car l'essoufflement guette très vite et l'on finit par avoir le sentiment de tourner en rond, un peu comme ces personnages. C’est dommage car il y avait certainement un terreau fertile avec ce sujet, hélas exploité de façon trop académique et sans surprise.
Un film envoutant, rare, précieux. Avec un DEPARDIEU de gala comme on croyait ne plus en voir (on est bien loin de olé!) Merci beaucoup pour cet excellent moment et vive le cinéma français, le bon.
Le sujet de départ ne m'intéressait pas trop mais au vu des critiques j'ai voulu y croire. Au début le film se met en place gentiment et puis rapidement on n'accroche plus aux personnages, on ne ressent pas de sentiments particuliers et le scénario asmathique fait qu'on est pressé que ça se termine.
Insipide!! Et je suis gentil. A la rigueur, si étoile il devait y avoir, ce ne serait que pour Cécile qui malgré la pauvreté du scénario et le peu de personnalité de son personnage s'en sort avec les honneurs. Un film inutile qui, soit disant, serait un chef d'oeuvre. Au bout de 15 minutes, tout est fini. La suite n'est qu'un long et difficile accouchement. A éviter donc car à lafin, je me suis demandé ce que je venais de voir. trop de ficelle inexploré dans ce scénario bancal où Depardieu n'a jamais réussi à m'émouvoir.
Déception enorme, surtout vu le tapage médiatique....
Un film qui décrit la profonde solitude des deux personnages principaux et l'encouragement qu'ils trouvent en l'un et l'autre, le tout sur une musique agréable. Le rythme du film est très très très lent et peut faire sombrer le spectateur dans un ennui profond. C'est surtout un film pour désabusés et nostalgiques..
Ce film est languissant,et malgré le talent des acteurs, on s'embête à suivre leur destin qui ne nous apporte rien, et qui suinte l'ennui des dimanches après midi pluvieux en province. c'est morne, triste, lent; déprimant, alors que ça voudrait ne pas l'être.
une phrase géniale cependant : pour être ringard encore faut il durer....
Malgré ses sept nominations aux César en 2007, ce long-métrage de Xavier Giannoli ne marque pas les esprits. La faute à un scénario sans véritable intrigue qui finit par tourner en rond. En effet, la rencontre entre deux individus solitaires appartenant à des générations différentes, s’étiole en considérations banales sur la passion, l’envie de donner du plaisir et l’amour. Pourtant la prestation de Gérard Depardieu, en tant que chanteur de bal populaire (dont il interprète lui-même les chansons), est époustouflante. Il insuffle la sagesse et les convictions nostalgiques à son personnage tout en reflétant la fragilité incarnée par la pétillante Cécile de France. Bref, une œuvre tendre et mélancolique à laquelle il manque un peu d’énergie.
Dans le Nouvel Observateur, Gérard Depardieu déclare : "Le film se nourrit de la réalité. Ces petits bals, ces gens, ces ambiances sont hors du temps et pourtant ils sont pleinement d'aujourd'hui. Cest un peu comme dans "La partie de Campagne" de Renoir, intemporel et plein de la réalité. Il y a quelques années, on aurait peut-être présenté ce personnage comme un ringard, mais aujourd'hui il n'y a plus de ringards, la télé-réalité les a supprimés. Les intellos trouvent ça passionnant parce que c'est vrai, ils suivent le feuilleton, alors que tout ça n'est que de la connerie."
C'est fort de cet avis péremptoire que je suis allé voir "Quand j'étais chanteur", avec le désir de vérifier ce rapport à la réalité et la (non)ringardise. Le début du film m'a paru aux antipodes de cette intention: la vie de province présentée ici (thème à la mode dans le cinéma français contemporain, de "Selon Charlie" à "Je vous trouve très beau") n'est ni hors du temps, ni d'aujourd'hui : on a l'impression d'être dans un film des années 80, de Boisset ou de Granier-Deferre.
La faute à des dialogues un poil trop écrits, au jeu de Depardieu qui fait du Depardieu (même si c'est en version light), a des figurants atiffés comme des pensionnaires de maisons de retraite vus depuis Paris. Basée sur une idée intéressante (la séduction qui vient après l'amour charnel), l'histoire entre André et Marion a du mal à s'émanciper des clichés qui la bordent : la jeunesse de l'une qui renvoie l'autre à son vieillissement, les différences qui s'estompent devant la communauté des coeurs brisés, les blessures du passé qui empêchent un avenir commun.
Le film erre à l'image d'André qui répète à l'infini les mêmes scènes : visite de maisons, concerts dans des endroits improbables, reprise des chansons de "roucoule", teinture de ses cheveux, chassé-croisés avec son ex. Ce n'est qu'au détour de quelques scènes, notamment muettes, qu'il réussit à rendre enfin crédible et émouvante cette errance : une danse sur "Morir de Amor" de Compay Segundo et Aznavour, ou encore ce long traveling dans le café où André s'est réfugié alors que résonne la voix de Christophe chantant "Les Paradis perdus".
Et puis, il y a le jeu de Cécile de France, à l'opposé de celui de son partenaire, plein de nuance et de retenue, mélange de fragilité et d'entêtement, qui réussi à donner corps à un personnage aussi éthéré. Alors, pour elle, on en arrive à oublier l'aspect juke-box de l'ensemble, où Giannoli n'a pas oublié de glisser la version française de "Quizas, quizas, quizas", histoire de se rappeler au bon souvenir de Wong Kar-Waï.
Un ringard, qui n’a plus depuis longtemps l’espoir de devenir autre chose qu’un ringard, une jolie femme qui passe et ne fait que passer... Joli démarquage de la chanson de Delpech où Depardieu est géant, comme presque toujours. La caméra est discrète, la mise en scène tamisée. Lights !