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Thomas P
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4,0
Publiée le 26 juillet 2012
Ultime épisode de la série vengeance, Sympathy for Lady Vengeance tranche d’avantage avec les deux autres films Old Boy et Sympathy for Mr. Vengeance. Beaucoup moins d’acharnement mais toujours autant de torture psychologique et de stratégie morbide. Quelques scènes marquantes viennent achever cette ultime revanche. Actrice magnifique et mise en scène à la hauteur du réalisateur, tels sont les grandes qualités du film. Moins rythmé, plus argumenté et explicatif, les flashes back s’enchaîne tout au long du film afin de mieux percevoir les rouages de cette vengeance. Sortie de prison, la Lady va élaborer sa vengeance en quête de justice et de reconnaissance. Une odyssée coréenne qui permet une fois de plus au spectateur de pardonner cette quête. La foi entrera par la grande porte et Park réussira à légitimer la vengeance sans avoir besoin de nous convertir.
Lady Vengeance avant toute chose fait partie de la trilogie (Avec Sympathy for Mr Vengeance et Old Boy) de la vengeance réalisé par Park Chan-Wook. Geum Ja est une femme rongé par des remords lorsqu'elle est libéré de prison après 13 ans d'incarcération, elle fut emprisonné à tort et a préparé sa vengeance durant tout ces années. Encore une fois Park Chan-Wook nous pose le problème de la justice, faire justice soit même permet il le salut ? La réalisation est d'une finesse épatante, flash back constant reconstituant petit à petit le plan de la jeune vengeresse et montrant ainsi sa vie en prison de même que les rencontres qu'elle y a faite. La femme totalement métamorphosé (au niveau mental et attitude; "Tu as changé. Je ne te reconnais plus.") va donc manipuler, organiser et gérer sa petite affaire afin de réussir son coup. Moins violant que les précédents il n'en est pas moins psychologique et n'a aucune pitié. Le réalisateur coréen nous envoûte dans cette quête de rédemption et dérange une nouvelle fois, la vengeance semble être la seule solution et en devient même logique, on en vient à rechercher la même chose que Geum Ja. En effet le film est tourné d'une façon à ce que l'ennemi n'obtienne aucune sympathie de notre part via le manque total d'empathie de celui ci. Les acteurs du film sont talentueux, Yeong-ae Lee incarne parfaitement cette femme torturée intérieurement et Min-sik Choi est de nouveau totalement imprégné dans son personnage offrant une prestation admirable. Le reste des personnages sont à la fois complexes tout en étant attachants même si leurs apparitions sont courte. Le film traite aussi de l'amour maternelle dans ce tourbillon de vengeance et prend une place importante dans le récit et le déroulement de l'oeuvre. Le montage final du film est d'une grande prouesse; les transitions, flash-backs, plans, séquences, couleurs ainsi que la BO font de ce film une oeuvre esthétique et visuellement impressionnante. La maîtrise de ce film est sidérante et se déroule ainsi d'une manière tout à fait pertinente. Park Chan-Wook conclu sa trilogie avec adresse et signe ici un film, bien qu'en deçà de Old Boy, hors du commun. Une leçon de cinéma.
Beaucoup moins impressionnant que le second volet de la trilogie de la vengeance, Lady Vengeance est un film de revanche finalement très attendu, autant sur la forme que sur le fond. Park Chan Wook perd donc ici de la virtuosité qui faisait l'originalité d'Old Boy, visuellement plus abouti. Le film présente cependant quelques séquences absolument magnifique que la photographie intensifie mais ces moments de grâce reste malheureusement trop peu présent. Mais l'autre problème de ce Lady Vengeance, c'est aussi son scénario. Car si l'on aurait pu espérer que la baisse de qualité artistique serait compensée par un scénario plus brillant, on sera forcément déçu. Sur ce plan, le film devient plus fade et aussi confus, se perdant dans une narration moins bien orchestrée et amenant ainsi un certain nombre de longueurs qui plombent le rythme du film. Mais lorque l'on ne s'attend plus à rien et que l'on attend juste le générique, le film fait preuve d'un revirement brillant qui amène un élément novateur, certes pas suffisamment exploité mais qui offre un final tendu loin du reste du film. Film finalement très classique, Lady Vengeance clôture cependant cette trilogie avec grâce, en partie avec son dernier tiers fabuleux et intense.
Un film que j'ai trouvé malsain, étrange, voir dérangeant. Lady Vengeance nous raconte l'histoire de cette femme incarcérée à tort qui prépare sa vengeance pour sa sortie de prison, puis, la vengenance elle-même est décrite. Ce film mêle à la fois la violence, le ridicule, le malsain... bref, il faut certainement être dans un état d'esprit particulier pour voir ce film...
Park conclut sa trilogie dune manière éblouissante. Sa dernière uvre se classe parmi mes grands films coréens de ces derniers temps. Lactrice principale, superbement choisie, dégage une beauté stupéfiante. Le scénario, redoutable dingéniosité nous plonge une fois de plus dans la violence et la vengeance mais sous un aspect un peu plus moral. La violence atteint ici des sommets qui pourraient logiquement choquer certaines personnes mais Park réussit tellement son film que cette violence ne parait pas si haute à mes yeux. Le film possède de remarquables transitions sajoutant à une valeur esthétique énorme, de grande qualité, et qui rend le film si agréable à lil. Limagination de Park étant débordante, il améliore à chaque film cet aspect-là, progressant pas à pas, en associant astucieusement de belles couleurs à des thèmes exprimés au long du film. Enfin, la BO, envoûtante, prenante, et si belle.
Je l'ai regardé directement derrière Mr Vengeance et je l'ai nettement moins aimé. J'étais emballé au début en particulier avec les flashbacks en prison mais j'ai été déçu par les retrouvailles mère/fille qui m'ont semblé surréalistes. J'ai eu du mal à le terminer dès lors.
Un bon film, mais ou la patte "hermétique" de Park Chan Wook est quand même sacrément (trop) présente. On a parfois du mal à du suivre: c'est sans doute voulu par le réalisateur, mais il faut constamment deviner, envisager, confirmer pour bien suivre. C'est un peu laborieux et malheur à celui qui aurait quelques minutes d'inattention.
spoiler: Le climax des 20 dernières minutes est là encore un coup de maître. A la fois dans la tension, dans la mise en scène et dans le jeu des acteurs.
La scène finale avec le tofu est en revanche un peu facile et déceptive.
Bref, moins embarquant que Old Boy et Thirst, cela reste un film à voir pour les fans de PCW.
Avec un style inventif le réalisateur nous offre une oeuvre intense. Un film plein d'idées, un scénario béton. Les scènes avec les parents dans l'école sont macabres mais géniales, juste deux ou trois longueurs.
"Tu as changé. Je ne te reconnais plus.", qu'ils arrêtaient pas de lui répéter. C'est d'une fort belle manière que se termine la "Trilogie de la vengeance" de Chan-Wook Park. Contrairement à Sympathy for Mr. Vengeance ou à Old Boy, dans Lady Vengeance, plus aucune pitié pour "l'ennemi", le spectateur n'a plus aucune sympathie pour lui et ne lui accorde pas même le bénéfice du doute. L'autre différence avec les deux premiers films de la trilogie du cinéaste sud-coréen n'est pas des moindres. En effet, cette fois-ci et comme cela est indiqué dans le titre, le personnage principal est une femme. Ce qui, mine de rien, va considérablement changé la donne et pourra en partie expliqué cette absence totale d'empathie pour "l'ennemi". Dans Lady Vengeance, c'est donc d'une façon assez peu commune qu'est abordée la notion de vengeance, qui va se résumé en un besoin primaire et quasi-vital (Et la justice, qui semble ici, aux dires des différents personnages réclamant cette vengeance, totalement incompétente, n'y pourra rien). Car, en effet, c'est bien d'une vengeance collective dont il sera question. Ainsi, l'exécution finale ressemble presque à une réunion, une fête passablement mélancolique. A un rituel également, puisqu'il est beaucoup question de religion dans ce Lady Vengeance (Avec notamment la question : "Où est passé l'Ange qui sommeillait en Geum-Ja Lee et qui faisait sa douceur ?") Enfin, quelques notes de décalage et d'humour noir viennent épicer ce mélange déjà bien garni. A noter que l'on retrouvait déjà ce procédé dans Sympathy for Mr. Vengeance. Puis-ce que nous évoquons Sympathy for Mr. Vengeance, profitons en pour parlé de l'ambiance du film, qui était extrêmement pesante dans ce dernier. Dans Lady Vengeance, le réalisateur sud-coréen a opté pour une violence plus graphique, plus "Tarantinesque" (J'évoque Quentin Tarantino car Lady Vengeance a parfois pu m'évoquer Kill Bill sur certains points, mais cela ne veux en rien dire qu'il s'agit des références de Chan-Wook Park, que d'ailleurs je ne connais pas), plus dans l'ambiance Old Boy. La réalisation de Park est toujours aussi extraordinaire, envoûtante et donnant cette impression de valser avec le spectateur. Ponctué par une BO absolument magnifique, Lady Vengeance confirme une fois de plus le talent quasi-virtuose qu'à Chan-Wook Park dans ses images, dans sa manière de créer une intrigue, ainsi que de créer des personnages complexes et attachants. Au sein de la "Trilogie de la vengeance", Lady Vengeance vient se placé entre le bon Sympathy for Mr. Vengeance et le chef-d'oeuvre Old Boy, restant tout de même plus proche de ce dernier.
Dernier film de son triptyque sur le thème de la vengeance, Park Chan-wook signe avec Lady Vengeance un film envoutant et extrêmement soigné où la photographie et la musique sont sublimes. Le réalisateur aime le crû et il le fait à nouveau savoir avec ce film. On met un peu de temps à comprendre et à vraiment rentrer dans le délire du film mais une fois la machine en route, tout fonctionne. Avec un dénouement que l'on attendait depuis le début mais qui s'est (heureusement pour nous) déroulé d'une manière différente de celle qu'on pouvait l'imaginer.
A défaut de quelques problèmes de narration inhérentes au scénario en lui-même, Lady Vengeance est avant tout un film qui sait vous emporter très loin. Park Chan-wook prouve une fois de plus qu'il se classe résolument parmi les meilleurs lorsqu'il s'agit de parler de vengeance. En plus de se construire comme un véritable conte de fée sombre et morbide, le film est une véritable leçon de maîtrise de la mise en scène ! Le réalisateur soigne avec vive attention la plus petite unité cinématographique jusqu'à atteindre le paroxysme de l'art visuel et sonore ! Un film à voir à tout prix avant tout pour son esthétique incontournable et inimitalbe, mais aussi pour bien d'autres choses qu'on ne présente plus chez le réalisateur et qui font de ses films des oeuvres à part entière.
Le traitement est un peu confus, mais on n'a pas envie de perdre le fil, parce que la mise en scène est attirante. Et puis on comprend le système et on pénètre dans ce monde absurde avec grand plaisir. Certaines scènes valent le trophée de l'humour et du décalé. Ce film est une nouveauté, et faut pas hésiter à aller le découvrir!
Impecable, un film qui ne peut pas laisser de marbre. La mise en scène est grandiose, tout comme le jeu des acteurs... Il faut cependant voir le film plusieur fois pour en comprendre toutes les subtilités, mais c'est a chaque fois un réel plaisir. Le plus poetique de la trilogie, mais peut être aussi le plus aboutit... A voir absolument !
Dernier opus d'une trilogie sur la vengeance, avec «Lady vengeance» Park Chan-Wook ne prend pas de grands risques et reprend le schéma des précédents, «Old Boy» notamment. Une sortie de prison, un désir de vengeance, un plan soit disant au point... Mais le récit se perd déjà quelques minutes après son superbe générique, faisant le panorama du clan carcéral de l'héroïne, abusant de flashs back rendant l'ordre des évenements bien difficile à appréhender. Pourtant l'inspiration de la mise en scène et le charme de l'actrice principale (les deux sont étroitement liés car Park aime se centrer sa caméra sur le visage et le regard de Lee Young-ae) retiennent l'attention... Sa jolie plastique ne faisant pas tout, et bien que l'oeuvre prenne un peu d'ampleur vers la fin (violence assez provocatrice quand même...), la confusion plane trop longtemps pour qu'on puisse apprécier pleinement un film pourtant pétrit de qualités. Dommage...
Un film magnifique et terrible. Au depart on est un peu perdu, le temps de rentrer dans l'histoire. Mais une fois que l'on rentre dans le film on reste scotché à son siège! le scénario est hallucinant et les acteurs extra. Le film asiatique à voir.