La Graine et le mulet
Note moyenne
3,4
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680 critiques spectateurs

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190 critiques
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143 critiques
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Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2023
J'admire les films qui arrivent à laisser jouer des scènes à un tel niveau de réalisme qu'on a l'impression d'être un voyeur qui surprend des vraies personnes exposer ce qu'elles vivent.
Même si le personnage principal est en retrait, tout ce qui se passe autour de lui est suffisamment riche.
Et la scène de danse du ventre est carrément mythique.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2022
Abdellatif Kechiche réussit un très beau film décrivant l'envie pour une famille maghrébine de s'insérer dans la société française et de réussir. On y découvre à quel point la famille est importante pour les arabes, c'est un socle familiale où l'on mange le couscous tous ensemble. Kechiche a lancé la carrière de Hafsia Herzi, elle a d'ailleurs désormais perdu son accent marseillais de banlieue et son langage en verlan pour un français très correct. Kechiche nous montre avant "Mektoub my love" qu'il aime les formes bien ronde. Pour la scène finale de la danse, il a demandé à Hafsia Herzi de prendre quelques kilos pour avoir des fesses bien plus rondes. Une danse d'ailleurs très sensuelle où le réalisateur se plaît à faire des gros plans de son postérieur. Un très bon film permettant de nous montrer des maghrébins français qui essayent de s'en sortir malgré leurs difficultés.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 mars 2010
Ennuyant du début à la fin, aucunne action, une vie de famille tout à fait banale vu dans une intimité que l'on parrait qualifier presque de voyeurisme. Nul !
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2022
Slimane Beiji est un ouvrier fatigué qu’on pousse vers la sortie. Il va alors monter le projet de créer un restaurant où l’on servira un couscous de poisson avec les membres de sa famille; une famille où les vives tensions ne demandent qu’à ressortir. Une nouvelle fois j’ai senti chez Abdellatif Kechiche une recherche de naturalisme et d’authenticité avec des scènes qui s’étirent et des acteurs qui ne sont pas dans le contrôle. Alors oui il en sort quelques bons passages, oui cela ancre le film dans une réalité, mais personnellement ça ne m’attire pas. J’ai eu du mal à me passionner pour des personnages et une histoire trop communs, trop quotidiens. C’est le revers de la médaille, je trouve son film trop long, manquant de souffle et d’évasion. Il y a aussi un tempo qui ne me convient pas avec ses scènes qui s’étirent comme je le disais et qui tournent très souvent en rond ou des acteurs soliloquent et ont fini par m’user. Je ne dirais pas que c’est mauvais car je vois l’intention, mais ça ne m’intéresse vraiment pas.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2020
Abdellatif Kechiche est un réalisateur extrêmement talentueux mais qui a le défaut de ne pas assez couper ses films. Une fois de plus, La graine et le mulet n’échappe pas à cette règle. Comme à son habitude, il réussit à obtenir de ses comédiens pouvant être non-professionnels (c’était le premier vrai rôle dans un long-métrage pour Hafsia Herzi) ou expérimentés (comme Sabrina Ouazani ou Bruno Lochet) des prestations criantes de vérité : on pourrait même régulièrement penser être confronté à un documentaire ! Hélas, Kechiche étire trop longtemps un récit au final assez mince et à la conclusion décevante. La graine et le mulet est donc une œuvre bourrée de talents mais pouvant ennuyer par un clair manque de concision. Dommage !
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2016
Même si la graine et le mulet n'est pas mon Kechiche favori, personne n'arrive comme lui à filmer le réel, les scènes au travail, en famille ou en société éclairent les vies de personnages terriblement humain. On traite les différences culturelles, les rapports inter générationnels, le racisme latent, la solidarité familiale jusqu'à l'hypocrisie ou la tentation du retour au pays, sans exagération, sans déformation, avec une justesse incroyable. Comme pour Adèle, je regrette juste cette tendance du réalisateur à filmer les corps féminins avec une "gourmandise" qui frise l’écœurement.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 avril 2009
Une étoile parce que je n'ai pas pu tenir jusqu'à la fin tant c'est exaspérant et ça transpire l'ennui et le laborieux.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2007
On pouvait douter, se dire que L'Esquive était un chef d'oeuvre grâce à son casting irréprochable, que Kechiche avait eu de la chance... Après avoir visionné La Graine et le Mulet, on peut être sûr d'une chose, Kechiche est le plus grand directeur de casting de France. Les comédiens forment une grande famille crédible. Ils donnent à chacun de leur personnage une vérité qu'on ne voit nulle part ailleurs dans le cinéma. Ils nous entraînent pendant 150 minutes dans une vie quotidienne, banale mais dont on ne peut se défaire et qui n'ennuit jamais. Le suspens final est très bien mené. Après deux chefs d'oeuvre, Kechiche s'installe comme un grand parmi les grands.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2021
Malgré quelques longueurs (le métrage dure tout de même plus de 2h30 !), Kechiche arrive à capter parfaitement le quotidien des gens du peuple, ceux de basse ou moyenne extraction, avec leurs histoires, leurs amours et leurs galères. On suit notamment celles de Slimane qui, après avoir été remercié après 35 ans de bons et loyaux services dans la réfection de bateaux sur des chantiers navals, essaie contre vents et marées de monter son propre restaurant à l’aide de toute sa famille. On est ici ancré dans le réel de ces Sétois qui trompent leur femme, suent sang et eau après avoir travaillé toute la journée à la criée ou encore font du couscous pour toute une armada. Et puis il y a cette fin formidable avec deux histoires en parallèle qui ont des résolutions différentes plus ou moins heureuses, le tout porté par des acteurs criant de réalisme, nous donnant un beau film social sur le décalage entre générations ! D'ailleurs, on pourrait même trouver dans le titre outre le fait que "la graine" c'est de la semoule et que "le mulet" c'est du poisson qu'on peut mettre dans le couscous, une toute autre explication : la première serait l'avenir qui réside dans les mains des femmes prenant les choses en main et le second symboliserait le côté têtu des hommes, incapables de changer car ce vocable est aussi donné à certains ânes...
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2020
En capturant si bien l’intimité de cette famille maghrébine reconstituée, Abdellatif Kechiche parvient à nous révéler de nombreuses vérités socio culturelle sans complaisance sur et autour de la communauté maghrébine en France. Si le regard de Kechiche est absolument génial, sa caméra l’est moins. Elle manque de consistance. Lorsqu’il faut simplement s’effacer, elle se fait sentir. A l’occasion des scènes de repas ou de discussions, alors qu’un simple plan global suffirait avec quelques minuscules resserrages et déplacements, le franco-tunisien choisit de brusques mouvements latéraux et des zooms bourrins pour suivre les interlocuteurs dans leurs échanges. Cela contribuant plus à donner le tournis qu’autre chose. En outre, son montage manque de subtilité. Dans une scène sensée souligner l’aspect interminable et existentiellement absurde de la poursuite du héros pour récupérer sa mob, le cinéaste aurait pu avoir recours à des chevauchements en fondu de scènes représentant la même course poursuite. Le message aurait été le même, voir supérieur, mais en beaucoup moins long et fastidieux. En dépit de ces maladresses formelles, La Graine Et Le Mulet, est un cinéma réalité, qui par son approche documentariste authentique et critique procure des émotions gigantesques.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2012
Voila un exemple parfait de film qui aurait gagné à être écourté. Toutes les scènes sont intéressantes, sont porteuses de messages et d'émotions, mais sont si étirées qu'elles en deviennent lassantes. Dommage, car il y a vraiment de beaux moments simples et authentiques, joliment réalisés et joués. Et cette parabole sociale à être trop diluée d'être diluée perd beaucoup de sa force.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2025
Le cinéma français prouve une nouvelle fois, qu'il est le meilleur au monde ! "La Graine et le Mulet" est un excellent film sur tous les domaines ! Proche d'un documentaire, on suit un personnage complexe mais simple d'esprit par sa rancœur et par l'émotion dégagé. Ce père de famille entraîne avec lui les autres personnages du récit : ses enfants. Ils/elles suivent sa quête sans pour autant le comprendre intérieurement. Seule sa belle-fille, incarnée ici par la Hafsia Herzi, réussit à le comprendre. Dans ce drame social, le personnage ne souhaite qu'une chose : ouvrir un restaurant, au plaisir de réformer sa famille. Tout s'emboîte magistralement. La mise en scène de Kechiche est sans voix et unanime. L'immersion dégagé, nous plonge dans cette famille lambda, où les actions du quotidien rappelle un passé lointain (réunion de famille notamment). Lorsque arrive le dénouement, Kechiche se perfectionner par son écriture : Rempli de poésie et de métaphore déchirante. Les 20 dernières minutes sont exceptionnelles. Pour son premier grand rôle, Hafsia Herzi démontre l'étendu d'un talent qui se confirmera par la suite. Je ne parle même pas des autres prestations : Elles sont toutes magistrale et brillamment interprété. Chacun symbolise "la famille" au sens large, nous plongeant dans une triste réalité par leur banalité. Les personnages les plus banaux sont les plus sensibles et les plus riches à transmettre des émotions uniques.

Un excellent film
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2011
Limite documentaire, un genre de cinéma viscéral qui touche le spectateur. Kechiche est bien un grand réalisateur.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2020
En 2007, Abdellatif Kechiche confirmait dans son troisième long-métrage son style qui allait faire de lui l’un des cinéastes français les plus marquants des années à venir. Séquences très longues, scènes naturalistes, fascination pour les corps, en particulier les corps des femmes : si certains tics peuvent paraître agaçants, nul doute qu’ils sont la patte d’un réalisateur au style exigeant, obsessif et profondément original. Portée par de très bons comédiens, cette ode à la ville de Sète de près de 2h30 est une chronique familiale et sociétale tour à tour rayonnante et désenchantée sur la vie, l’amitié, l’amour, l’immigration, les rapports de classes, qui oscille constamment entre tendresse et dureté.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2024
Après "L'esquive", histoire décalée de la jeunesse des cités au naturalisme saisissant et à la spontanéité brute, Kechiche réalise une chonique sociale -moins insolite et moins intense sans doute- autour de la famille du viellissant Slimane, de laquelle ce dernier vit à l'écart depuis qu'il est séparé de sa femme.
Le cinéaste impose une nouvelle fois son style, sa griffe, issus en partie de l'authenticité de ses comédiens, d'une langue populaire naturelle et d'une direction d'acteurs d'une rare et exigeante précision. Il décrit une communauté majoritairement franco-maghrébine, une France "d'en bas" et des HLM à laquelle s'associe nécessairement la question identitaire. A ce titre, le film d'Abdellatif Kechiche a l'utilité, voire la vocation, de faire mieux connaitre ces sujets de la "diversité".

Un histoire prend forme lorsque Slimane, le type même du travailleur arabe taiseux et fataliste, se voit virer du chantier naval qui l'emploie à Sète, et entreprend, avec le soutien d'une jeune fille (la belle et rayonnante Hafsia Herzi) de créer un restaurant de couscous à bord d'un rafiot qu'il possède et qui rouille sur un quai.
Le récit de l'entreprise, elliptique et condensé, recouvre un certain nombre de thèmes ou d'idées dont Slimane, maghrébin et immigré, est le dénominateur commun. Ses démarche administratives compliquées fustigent un racisme involontaire et de la condescendance; sa relation avec la jeune Rym personnifie l'opposition de style, de moeurs, entre deux générations issues de l'immigration.
Mais ce qui ressort le plus évidemment de cette chronique, c'est encore le courage, la solidarité et la générosité, la vitalité -sans angélisme- qui caractérisent la communauté arabe.
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