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Un visiteur
0,5
Publiée le 10 janvier 2009
j'ai loué ce film il y a peu de temps et quelle déception. Cela ressemble à une engueulade géante d'un bout à l'autre. Les personnages se crient dessus pendant plus de 2h, c'est fatiguant pour les oreilles! ...et pour les yeux n'en parlons pas, les plans sont mal faits, j'en ai même eu mal au coeur. Le sujet me direz-vous? inexistant à part: de la graine de couscous et du poisson. Après avoir vu l'Esquive, je pensais voir un nouveau docu avec des dialogues saisissants, une histoire originale. Et bien, rien de tout cela. Je dirais qu'une chose: NUL.
Abdellatif Kechiche est un metteur en scène désormais reconnu qui sait filmer les hommes dans leur vie quotidienne avec une vérité qui émeut. Ici il choisit de nous montrer l’évolution de la famille algérienne depuis son arrivée massive en France aux abords des années soixante. Pour ce faire, il oppose frontalement un émigrant de la première génération et une gamine de 14 ans parlant avec l’accent marseillais sans renier ses origines profondes. Le vieil homme au bout du rouleau, rejeté de son travail comme de son foyer (pour quelles raisons ?) vit désormais dans une pension où il couche avec la tenancière plus jeune que lui. Il s’est pris d’amitié avec la gamine qui voit en lui le père qu’elle n’a sans doute jamais eu. Sliman (c’est son prénom) va profiter de l’énergie et de l’audace de sa toute jeune « belle-fille » pour se lancer dans un projet fou : ouvrir un restaurant sur le port où il servira le couscous au poisson préparé par son ex-femme. La famille nombreuse de Sliman permet à Kechiche de nous mettre sous les yeux 40 ans d’histoire commune entre la France et l’Algérie. Il nous montre ainsi que quoiqu’en disent certains l’intégration s’est bien réalisée car chacun peut se reconnaître dans un des membres de cette famille hormis les coutumes propres à chaque région ou pays d’origine. Jamais Kechiche n’utilise le racisme pour éclairer son propos ce qui nous renvoie loin des pamphlets violents comme « Dupont Lajoie » ou des drames amoureux comme « Elise ou la vraie vie » utiles en leur temps mais sans doute hors de propos de nos jours hormis pour quelques irréductibles nostalgiques des théories de l’oncle Adolf. Le final nous réserve un suspense haletant qui montre que Kechiche sait aussi utiliser les vieilles recettes des bons polars. Le dénouement est un peu amer mais il marque sans doute la disparition d’une génération ayant payé durement la décolonisation qui se trouve ici jetée aux orties par un des siens. Très beau film .
Pas fan de ce cinéma qui nous dépeint de manière brute la réalité, la "vraie", ce cinéma adoré des critiques et des bobos en mal de sensations populaires, des personnes voulant "redescendre sur terre" en général, je pense, je ne me suis tout de même laissé tenter un soir d'hiver. Cette réalité là, je ne la connais que très peu. Elle n'est pas moins intéressante qu'une autre. Pas plus, non plus... Ce film est d'un intérêt limité. Simplement parce qu'en s'intéressant à une histoire individuelle aussi particulière, le public réellement touché est assez restreint... La Graine et Le Mulet reste néanmoins un film marquant pour qui a passé la barrière des 45 premières minutes, les moins réussies du film. Marquant parce que totalement atypique! De là à le définir comme un chef d'oeuvre ou le film de l'année (2007), il y a un pas que je ne franchirai pas! Certaines scènes sont interminables alors que le scénario comporte des raccourcis abusifs : ce qui donne un éclairage très étrange sur cette histoire de 2h30. 2h30, oui, mais une fin abrupte malgré tout... Ce film social, qualifié de décomplexant par certains, bénéficie d'une réalisation parfaitement maitrisée ; mais j'ai envie de dire "trop de gros plans tue le gros plan"! Au final, je ne suis pas sûr que les personnes décrites dans le film, les premières concernées en somme, soient satisfaites de cette oeuvre...
Indescriptible... Les 45 premières minutes sont certes un peu longuettes, pour ne pas dire éprouvantes, mais une fois dans le bain, le décor posé, commence une aventure dont l'intensité et le suspense sont hallucinants.
Génial duo : Hafsia Herzi, flamboyante, et Habib Boufares taciturne comme un Kitano. Après le très bon L'Esquive, Kechiche entre dans la cour des très grands réalisateurs.
la première heure est franchement ennuyeuse car elle relate un quotidien banal, mais la deuxième est nettement mieux réussie, même si y'a quelques aberrations scénaristiques...
Alors que je n'apprécie pas particulièrement nos "amis intimes" originaires d'afrique du nord, je dois avouer que ce film est une réussite. A voir absolument.
Récompensé par 5 Oscars, ce film montre le quotidient d'une famille imigrée avec ces différents problèmes dont le manque d'argent mis en avant ici. Pour un peu on en oublierais que c'est un film tant le jeu des acteurs est vrai, leur justesse et leur morale. Les caméras sont inexistantes, non, on est avec eux, on les suit, on les admires ou on les blâmes, puis on reste hypnotisés a la fin par la sublime dance du ventre de la jeune Hafsia Herzi qui est tout simplement remarcable.
J'ai aimé l'histoire mais beaucoup trop de longueurs je suis sortie avant la fin.La crise de la brue c'est long le repas c'est long quand il cherche son fils c'est long....la danse de baladi c'est long, Je ne sais même pas s'ils l'ont mangé ce couscous....