Sunshine
Note moyenne
3,5
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1 617 critiques spectateurs

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lastachille
lastachille

49 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2014
mmage le film débute avec un fort potentiel, mais dès l'apparition du signal de détresse d'ICARUS I, le film prend une tournure incohérente et complétement dérisoire et d'un interêt futile, juste un enchaînement d'événements pour placer des séquences d'actions et d'effets spéciaux à la chaîne, des artifices qu'on a vu et revu maintes fois dans ce genre de film, genre le gars quii débloque et veut en finir avec l'humanité, le type qui ne veut pas mourrir, le type à fond dans la science et perdu dans sa contemplation...etc... Vraiment dommage!
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2014
Un très bon Boyle, bien travaillé, avec un scénario intéressant quoi qu'un peut déjà vu, un genre d'Alien remixé, mais ça n’empêche que le tout reste très bien foutu avec de superbes effets spéciaux, un excellent casting, une réalisation aux petits oignions et une belle BO.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 mars 2014
En 2057, le soleil disparaît peu à peu. Un équipe de 7 astronautes, chacun spécialisé dans son domaine, part à la rencontre de l'astre pour y déposer une charge fissile afin de le réanimer et de sauver l'humanité de l'extinction. On passera sur les incohérences scientifiques du scénario pour se pencher sur des critères cinématographiques. Et là personnellement, je m'incline. Les acteurs sont tous très bons avec une diversité ethnique et une forte présence asiatique. Enfin, un film d'exploration spatial où l'équipage n'est pas uniquement ou principalement composé de caucasien essentiellement yankee. L'esthétique est sublime, je dirais même poétique. L'architecture du vaisseau est bien travaillé et lorsque les astronautes se retrouvent face à l'éclat mortifère du soleil, Danny Boyle nous offre des scènes oniriques à couper le souffle spoiler: (la mort
spoiler: de kaneda ou la scène finale
). Au niveau du scénario, spoiler: certains reprochent l'intrusion d'une sous intrigue "Slasher" dans la trame de départ ce qui rend le film brouillon et déséquilibré dans ces enjeux.
Personnellement, ce n'est pas mon cas, je trouve le tout passionnant et bien équilibré.L'aspect du film le plus réussi concerne la vie dans le vaisseau entre chaque membre de l'équipage. Au delà des inévitables tensions, il se dégage une mélancolie silencieuse qui plane au dessus de leur tête. Chacun a conscience sans oser le dire qu'il va certainement au devant d'une mort certaine, puis vient le point de non retour où il faut faire des choix cruciaux... La mise en scène de Boyle rayonne, plus mature qu'à l'accoutumée. Sans doute car le scénario et le carcan spatial du vaisseau l'oblige ici à une certaine mesure, à épurer un peu son style souvent brillant mais aussi parfois "too much". John Murphy, pour sa deuxième collaboration avec Boyle, nous offre une fois encore une B.O. magnifique et parfaitement adapté à l'atmosphère du métrage. Le meilleur film du réalisateur anglais à ce jour, en tout cas pour ma part.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2014
Sunshine : Un film de Science Fiction efficace et rythmé. De part un scenario parsemé de suspense et rebondissement multipliant les genres : SF au début, survit au milieu et un petit coté horreur à la fin. Et le film possède 2, 3 bon moments épics, surtout quand une certains musique s’installe, une musique qui est tout aussi épique et riche en émotion. Et puis, le scénario est bien ficelé et captivant et bien mené. Car, c’est en 2057, le soleil est sur le point de s’éteindre. Donc, ils décident de lancer une bombe nucléaire pour redémarré le soleil. Après un premier échec inconnu, ils retentent avec une deuxième équipe en espérant qui ne se passe pas la même chose qu’a la première équipe, mais qu’est ce qui c’est passé d’ailleurs ?... Donc voila, scénario accrocheur avec une ambiance plus que maitrisée grâce a une bonne symbiose des genres comme je disais. Et puis, la réalisation est très bonne : signée Danny Boyle (127 heurs, Trance…). Car, les effets spéciaux sont d’excellentes factures ce qui permet d’avoir un super panorama dans l’espace. Et pour finir, le casting est solide et les acteurs très bons : Chris Evans, Cillian Murphy, Rose Byrne, Michelle Yeoh… Donc voila, un film de SF qui assure le divertissement et le spectacle.
Sebastien s
Sebastien s

13 abonnés 354 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2014
Film assez sympa avec de belles images, se n'est pas un grand film.
the_fan_of_inception
the_fan_of_inception

29 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2014
Film très attendu, on ressort de ce "Sunshine" assez mitigé. Réputé pour sa capacité à passer d'un genre à l'autre, Danny Boyle a cette fois-ci voulu se prendre pour un auteur en nous offrant son film ambitieux, intelligent et philosophique: en quelque sorte son "2001" personnel qui allait sans doute faire un carton à l'image du film culte de 1968. Mais n'est pas Kubrick qui veut et le "Sunshine" en question a été un véritable échec commercial, mais a vite reçu une réputation de film culte par une niche de fanatiques hardcores. Le problème (ou l'avantage c'est selon) c'est que Danny Boyle est un réalisateur qui a toujours eu la "carte" dans le milieu cinématographique: le prouve "28 jours plus tard", film d'horreur malsain et en somme mitigé que tout le monde a perçu comme le tournant du cinéma d'épouvante. En réalité, "Sunshine" n'est pas un mauvais film, bien au contraire. Narrant le mythe d'Icare en version futuriste, le film conte la mission-suicide d'une équipe spatiale (composé entre autres de Michelle Yeoh, Rose Byrne, Cillian Murphy ou Chris Evans) qui doit faire exploser une charge nucléaire près du Soleil pour créer une nouvelle étoile similaire car la planète nous donnant de la lumière s'éteint. En résulte une première heure en tous point excellente où le quotidien des astronautes se mêlent aux difficultés de leur mission; ainsi Boyle fait de ce "Sunshine" un glubi-boulga de quelques œuvres SF comme "2001", "The Thing", "Alien", "Event Horizon" et préfigure même quelques idées de "Gravity" dont cette scène improbable durant laquelle nos astronautes doivent rejoindre leurs vaisseaux sans combinaison (!). Il y a en réalité deux films dans "Sunshine": le premier (composé de la première moitié du film) est un véritable bijou SF qui pose son propos, développe une intrigue et travaille ses personnages face à un situation devant laquelle ils sont seuls et sans grand choix et le deuxième, un slasher ridicule qui se veut hautement philosophique et rempli d'images subliminales en tous points saoulantes. S'il n'est pas le meilleur film de son auteur, "Sunshine" reste donc une oeuvre de SF qui mérite d'être vu tant pour sa mise en scène soigné que son scénario travaillé et intelligent voire une musique sublime devenue culte.
Hammerstorm
Hammerstorm

86 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2014
Sunshine est un chef d'oeuvre en matière de SF. Graphiquement le film est très beau, l'histoire tient du génie et la tension est palpable. Les rebondissement sont egalement nombreux. Que dire de plus mis a part que les fans de SF doivent le voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2014
"Sunshine" est un bijou signé Dabby boyle. Un film vraiment exceptionnel avec des scènes innoubliables, une bande-son merveilleuse et une fin à couper le souffle.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 février 2014
Je m'attendais à un bon film de SF soutenu par des effets spéciaux spectaculaires et un suspense haletant. Pour les effets spéciaux c'est bon, mais pour le reste on repassera. Le scénario s'embrouille complètement en reprenant des modèles déjà vus, et la mise en scène, absolument brouillonne, emmène le malheureux spectateur dans un flou artistique qui voit son apogée dans les 10 dernières minutes. A éviter.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juillet 2014
Tout d'abord je tiens à dire que ni la jaquette très moche ni les bandes-annonces explosives ne font honneur à ce petit bijou de science-fiction claustrophobe, qui doit bien plus à "Alien" ou "2001" qu'à "Armageddon". Un film qui a parfaitement saisi les codes de ses prédécesseurs et qui au lieu de les recracher bêtement les adapte à son propos, aux thèmes qu'il aborde.
Exactement le type de film que j'aime; qui propose une relecture intelligente sans se réfuter en tant que divertissement grand spectacle. Qui divertit autant le cerveau que les yeux. Et là le spectateur en a pour son argent: les instants de contemplation laissent bouche bée cloué à son siège, les scènes de tension sont parfaitement gérées, et le travail sur les couleurs est saisissant. Cerise sur le gâteau la B.O est du même acabit. Une véritable claque que j'aurais adoré voir au cinéma. Niveau scénario là non plus le film n'a pas grand-chose à envier aux cadors de la SF. Les personnages sont creusés, attachants et crédibles. Leur interprétation est également sans faute, en particulier Cillian Murphy dans un rôle taillé sur-mesure, et dont la présence pourrait porter à elle seule une bonne partie des scènes.
Est-ce que j'ai tout de même des choses à reprocher au film ? Oui, deux en fait.
La première ce sont ces (plutôt nombreuses) incohérences, souvent scientifiques mais pas que. Certaines étaient vraiment nécessaires au film mais d'autres auraient pu être évitées et font parfois un peu grossières: appeler le vaisseau "Icarus" c'est sympa pour le symbole, sauf que Icare s'est brûlé les ailes, c'est pas super optimiste pour l'équipage. Mais peu importe, on accepte d'y croire.
La deuxième concerne un personnage, le dernier à apparaître dans l'intrigue pour ne rien spoiler. L'idée c'est que les personnages sont tous représentatifs d'une idée en rapport avec la religion, d'une manière d'aborder celle-ci. Et autant pour tous les autres personnages c'est très intelligent, autant ce personnage-ci a un discours criard qui nique toute la subtilité du thème. Et en ce sens, dommage que se soit lui qui porte le climax, qui n'est du coup pas très raccord avec le reste du film.
Mais on peut parfaitement adorer un film en étant conscient de ses défauts, surtout quand la balance penche tant du niveau de ses qualités. Des personnages travaillés et cohérents, une très bonne musique, une réalisation de dingue et un message pertinent, Sunshine, c'est un peu l'anti-Prometheus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2014
"Twinkle, twinkle little star,
How I wonder what you are,
Up above world so high,
Like a diamond in the sky"
Oh putain, j'adore cette comptine :)
C'est un excellent film de SF, doté d'une BO splendide, variant entre l'electro et le lyrique ("Capa meets the Sun" est clairement la plus sublime).
On a également droit à une pléthore d'effets spéciaux plus que géniaux , notamment les efforts apportés pour représenter le Soleil et les grandes vagues de lumière qui viennent littéralement envahir tout l’écran pour un résultat saisissant.
On note également la mise en scène, extraordinaire, notamment lors des apparitions de spoiler: Pinbacker
vers la fin, où la camera se met à se déformer et des grésillements hystériques se font entendre, ces apparitions symbolisent le chaos total qui vient s'implanter dans la mission de l’équipe.
C'est un excellent film spatial, un des meilleurs que j'ai jamais vu ! A voir, c'est genial !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 octobre 2014
Je viens de revoir Sunshine et je trouve que l'on est pas loin du chef d'oeuvre de SF. Film esthétiquement parfait, une histoire qui tient en haleine du début à la fin, à voir ou revoir.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2014
Sunshine, superbe film SF de Danny Boyle, nous immerge en compagnie d'une poignée d'astronautes envoyés faire exploser une bombe sur le soleil. Ce film est fort, très fort même, car dépasse de très loin les clichés et les peurs d'ennui que l'on peut s'attendre à avoir en regardant un huis clos se situant dans l'espace. Le casting est très bon, chacun joue très bien son rôle. spoiler: Et puis c'est toujours aussi jouissif de voir Mark Strong jouer le méchant de service !
! L'histoire est très bien ficelée et tient en haleine pendant toute la durée du film, avec beaucoup de retournements de situation tous plus alléchants les uns que les autres. J'ai aussi beaucoup apprécié les différentes incrustations d'images subliminales. Cela m'a donné envie d'une relecture image par image du film, pour en apprécier toutes les nuances. Reste le final, à déconseiller aux épileptiques, mais vraiment bien réalisé ; différent des clichés, encore une fois. Sunshine est une oeuvre unique, à ne pas manquer pour les fans de science fiction.
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2014
Un bon film mais surestimé car parfois chiant mais surtout classique et un ''méchant'' un peu cliché. Il est inutile de vouloir égaler 2001 !
AMANO JAKU

356 abonnés 797 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2014
S’il y a une chose qu’on ne peut reprocher à Danny Boyle, c’est de ne pas être un touche à tout au vu de sa filmographie : thiller à l’humour noir ("Petits Meurtres entre Amis"), drame intimiste et social ("Trainspotting"), comédie d’action ("Une Vie Moins Ordinaire"), film d’aventures loufoque ("La Plage"), film d’horreur viscéral ("28 Jours Plus Tard") et fable teintée de cynisme ("Millions"). Et à chaque nouveau film, on se demande toujours sur quoi va porter le récit…alors, qu’en est-il de "Sunshine" ? Et bien c’est simple, cette fois-ci notre ami britannique va s’attaquer à la science-fiction, et plus particulièrement la catastrophe spatiale : nous sommes en 2057, le soleil se meurt peu à peu, entraînant donc avec lui dans son déclin notre belle planète bleue. Afin de tenter de le raviver, les hommes décidèrent d’envoyer un vaisseau spatial, Icarus, avec une énorme bombe atomique. 7 ans après leur départ, Icarus ne donne plus de nouvelles et semble être perdu dans l’espace. Les humains décident donc d’utiliser toutes les dernières ressources de la planète pour construire un nouveau vaisseau ainsi qu’une nouvelle bombe. C’est ainsi que l’on va suivre l’équipage de Icarus 2 dans leur mission : faire exploser la bombe à la surface du soleil pour relancer son activité... Pitch assez simple vous me direz, d’autant plus que ce n’est pas la première fois dans l’histoire du cinéma que notre belle planète est menacée par un élément spatial ("La Fin des Mondes", "Meteor", "Armageddon", "Le Choc des Mondes", "Judgment Day", "Deep Impact", "Prédictions"…pour ne citer qu’eux !) mais soyons franc, ce n’est pas le plus important du film (un postulat de base déjà vu ne signifie pas obligatoirement que le film est mauvais !), d’autant plus Danny Boyle nous livre un film à la beauté visuelle rarement vu dans un film de SF ; tout est fait pour nous bien faire comprendre l’échelle spatiale des choses, le but étant de mettre en valeur le gigantisme de notre étoile, le Soleil : 01) prenez par exemple le vaisseau Icarus 2 qui est en trois parties : un bouclier pour protéger la bombe et la partie habitable contre les vents solaires et leur terrible chaleur, la bombe censée revigorer le Soleil et la partie habitable. Au fur et à mesure des premières scènes, on voit que la partie habitable est déjà spacieuse entre les contrôles, les cabines personnelles, la serre à oxygène…mais lorsqu’on nous dit que la masse de la bombe est comparable à l’île de Manhattan et qu’elle paraît petite par rapport au bouclier à l’avant du vaisseau, lui-même ridicule par rapport au Soleil qui est en face de lui, il ne faut pas avoir avoir fait de longues études pour se rendre compte que la taille titanesque des choses qu’on nous présente !! 02) une des premières scènes du film nous montre le psy de bord dans une salle d’observation du Soleil (oui : il prend un bain de soleil !!) où il fixe l’astre d’une façon très admirative. Il demande à l’ordinateur de bord à quel pourcentage de la luminosité réelle du Soleil il fait face, l’ordi lui répond 2% et il demande alors de monter à 4%. L’ordinateur lui précise que visionner la lumière à 4% causera des lésions irréversibles à ses rétines, par contre, il peut tenter 3,1% pendant 30 secondes maximum sans rien risquer…notre psy accepte. Et là, la différence entre 2% et 3,1% est totalement énorme : on est presque aveuglé !! Et on est qu’à 3,1% de la vraie luminosité du Soleil !! Je vous rappelle que notre étoile est mourante et, qu’en plus, l’ordi nous précise que le vaisseau se site à ce moment précis à 57 millions de kms du Soleil !!! Avec juste deux séquences, "Sunshine" arrive à nous prouver l’immensité de notre univers ainsi que la puissance incroyable d’une étoile par rapport à une pauvre petite planète comme la notre. C’est réellement sublime visuellement parlant. Ensuite, le film suit une trame assez classique dans sa première partie pour un film de ce genre : nous avons une petite présentation des membres de l’équipage, les occupations quotidiennes de ces derniers, le tout filmé d’une façon assez sobre, avec de bons décors qui reflètent une certaine froideur qui fait directement référence au fait que ces sept personnes sont isolées loin de tous proches en plein vide sidéral. Et par la suite, les problèmes vont commencer et (pour ne pas trop spoiler) vous vous doutez bien que la mission va être plusieurs fois en péril. Et puis, arrive un évènement particulier qui va faire basculer le film dans une sorte de survival (certains ont parlé de slasher…mouais si on veut…) ce qui, il faut bien l’avouer, peut dérouter mais qui représente l’idée originale du film : l’homme a-t-il le droit de se prendre pour Dieu ? …seulement je ne peux en parler plus sans spoiler, c’est pratiquement impossible, donc à partir d’ici, si vous n’ avez pas vu le film, passez votre chemin : spoiler: lorsque Icarus 2 reçoit un signal que ses occupants définissent comme étant la balise de détresse d’ Icarus 1, ils décident de se rendre sur les lieux. Une fois arrivé à destination, ils retrouve un vaisseau vide mais en parfait état de fonctionnement. Ils trouvent un extrait vidéo du journal de bord où le capitaine d’Icarus 1, Pinbacker, dit qu’ils ont abandonné leur mission et que l’humanité est condamnée…mais le plus étrange c’est la dernière phrase qu’il prononce et qui laisse perplexe les hommes de l’Icarus 2 : « …nous ne sommes que de la poussière…et c’est poussière que nous redeviendrons…quand IL décidera que le temps est venu pour nous de mourir…ce n’est pas à nous de défier DIEU ! » (c’est dingue comme, à ce moment, le film "Event Horizon" m’est revenu directement en tête !) Après une fouille du vaisseau où ils ont retrouvé les corps calcinés de l’équipage dans la salle d’observation, nos héros vont alors rencontrer un grave problème qui les oblige à repartir en urgence…Un peu plus tard, L’ordinateur de bord informe Capa que la mission est en péril car il y a non pas 4 mais 5 passagers à bord d’Icarus 2, cela entraînant automatiquement une diminution de l’oxygène disponible. Après un face à face avec cette personne, Capa comprend alors tout : c’est Pinbacker, le capitaine de l’Icarus 1. Ce dernier a le corps brûlé atrocement et entreprend alors de tuer tout le monde (ça me fait toujours penser à "Event Horizon" tout ça !) . En se remémorant la vidéo du journal de bord, Capa arrive à tout rassembler : Pinbacker a pété un plomb (certainement le fameux mal de l’espace qui provoque stress et hallucinations dus à l’extrême isolement) et, à force de trop regarder le Soleil dans la salle d’observation, a eu une sorte d’illumination (épiphanie même) l’amenant à croire que notre astre est en fait Dieu et que si Dieu a décidé que c’était la fin de l’humanité, nous n’avions aucun droit d’aller contre sa volonté. C’est pour cette raison qu’il a saboté l’Icarus 1 et qu’il a tué tout son équipage. Il a survécu jusqu’à l’arrivée de l’Icarus 2 (toute l’oxygène pour lui seul lui a permit de tenir toute ces années) et a compris que l’humanité a fabriqué un second vaisseau en voyant que la première mission avait échouée. Il décida donc de tenter un nouveau sabotage (le fameux « grave problème » dont je parlais juste avant) mais, voyant celui-ci déjoué, décide alors d’en finir avec tout l’équipage survivant d’Icarus 2.
L’idée d’opposer la foi religieuse (quasi extrémiste ici même) à l’instinct de survie de l’espèce humaine est très intéressante dans le sens où ici, c’est encore l’éternel combat de la religion contre la science et l'évolution qui est mis en valeur : l’homme a-t-il le droit grâce à ses inventions d’aller à l’encontre de la volonté de son créateur ? Depuis le début du film, Boyle n’arrête pas de nous montrer le gigantisme de notre étoile, sa puissance malgré le fait qu’il soit mourant (le coup des 4%), qu’il est le centre « créateur » de notre système solaire (c’est sa naissance qui a donné vie à notre système et aux planètes qui le composent) et que sans lui, la vie n’est plus. La métaphore sur Dieu est alors évidente spoiler: …elle va même plus loin : deux membres de l’équipage se résignent à se sacrifier pour que la mission n’échoue pas et continue jusqu’à son but ultime, et ces deux personnes font face à leur mort inéluctable sans peur, sans broncher : mourir est faire preuve d’humilité face à cette force quasi « divine » qu’est le Soleil…et ce n’est pas un hasard non plus s’il s’agit des deux personnes qui ont regardé longuement la lumière de l’astre dans la salle d’observation.

Mélangeant avec brio SF pure et questionnement métaphysique, Danny Boyle nous a livré avec Sunshine un film magnifique à l’esthétique irréprochable, l’une des plus belles réussites de sa carrière et tout simplement l’un des meilleurs films de SF jamais réalisés.
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