En l'an 2057, le Soleil meurt en s'éteignant progressivement. La survie de l'humanité est en jeu. Un vaisseau avec un équipage de huit astronautes est envoyé dans l'espace pour tenter de le rallumer. Cette mission, baptisée Icarus 2, a pour but d'expédier une charge thermonucléaire d'une masse équivalente à l'île de Manhattan au coeur du Soleil afin de l'allumer à nouveau. Sept ans plus tôt, la première tentative de l'humanité s'était soldée par un échec avec la disparition mystérieuse de Icarus 1. À l'approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d'ICARUS I.
Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l'avenir de l'humanité.
Lorsque je vois que Danny Boyle est à la tête d'un film, même celui-ci dont je n'avais pas entendu parler, je n'hésite pas longtemps. Je consulte tout de même la note globale des critiques, puis quelques critiques, et même si certaines sont dissuasives je me lance, car Danny Boyle est un pur génie tout simplement. Et je n'ai pas été déçue. D'autant plus que depuis peu j'ai développé une forme de fascination pour les films qui explorent l'espace. Interstellar est bien loin des autres, mais il fera l'objet d'une autre critique.
Devant le très lumineux et très dynamique Sunshine, je suis restée scotchée devant l'écran de la première à la toute dernière seconde. Dans cette odyssée spatiale spectaculaire, pas de temps mort. Les dialogues ne sonnent jamais creux, et la sublime bande son quasi omniprésente ajoute beaucoup à l'énergie du film. La mise en scène est vraiment impressionnante, et techniquement c'est exceptionnel. La lumière inondante du soleil fascine certains personnages,
et finira par en perdre.
Côté casting, il bénéficie du regard magnétique et bleu perçant de Cillian Murphy, impeccable. Rose Byrne et Chris Evans (que pour une fois je ne déteste pas), ainsi que la plupart des autres personnages, jouent bien leur partition.
Sur le fond, car visuellement tout est parfait sur la forme, Danny Boyle finit par se précipiter tête la première dans une réflexion philosophique sans intérêt et embarrassante de mièvrerie.
Sans cela, les amateurs de science-fiction et de films sur l'espace, plus globalement, seront ravis. Une impression de déjà-vu dans certaines scènes et dans les rapports entre les astronautes, mais cela reste un long-métrage extrêmement divertissant et absolument spectaculaire.