Sunshine n’est pas un film qui se regarde pour son scénario. On pourrait même dire que le scénario est classique à en crever, sans véritable intérêt. Bref, si vous voulez de la SF avec un bon scénario, allez regarder les Terminator de Cameron, où Prometheus (je déconne, ne me frappez pas).
Cependant, si vous voulez vous retrouver face à un film avec des images éblouissantes, une charge émotionnelle palpable, et vous défoncer la rétine. Sunshine est fait pour vous ! Etant un petit gars qui a vu quelques films de Danny Boyle, j’avais déjà affirmé que j’appréciais son style. J’adore son « 127 Heures », et j’apprécie « 28 Jours plus Tard ». Mais il y a une chose que j’ai remarqué, et j’aimerai le souligner le plus tôt possible. C’est que John Murphy, compositeur de la musique, est un flemmard. J’avais littéralement adoré le thème musical de Kick Ass (un de mes films favoris), qui compte parmi les BO qui m’a le plus marqué. J’ai remarqué, plus tard en regardant « 28 Jours plus Tard », que c’était la même BO, par le même compositeur. Et, avec ce film, je me rends compte qu’encore une fois, il a repris le même thème ! Alors, peut-être que son thème respire l’épique, et l’émotion, mais c’est pas une raison pour ne rien composer d’autre. Mais bon, faut dire, la musique est quand même l’un des atouts du film… ça rend quelques scènes plus épiques… voilà.
Enfin bref, maintenant, je parle du plus important, le film (c’est pas trop tôt). Sunshine comme je le disais, c’est un film, dont le scénario est basique, sauf dans les trente dernières minutes. Je sais pas ce qui s’est passé, mais le coup du méchant à la Freddy Krueger… On va résumer ça, par le fait que Danny Boyle s’est rendu compte qu’à la fin du tournage, que son scénario n’avait aucune originalité, et que du coup, il a voulu faire quelque chose de spécial. Un truc, physiologique, psychologique et tordu à la manière d’un « 2001 : l’Odyssée de l’Espace ». Mais bon, faut dire, même si la fin est prévisible, et que le coup du méchant, c’est naze, bah j’ai pas grand-chose de méchant à dire sur ce film.
Parce qu’en fin de compte, le scénario dans un film catastrophe avec une équipe qui part dans l’espace pour sauver le monde, on s’en fout en fait ! Du coup, que reste-t-il ? Les effets spéciaux et la mise en scène. Pour ce qui est de la mise en scène, c’est pas sensationnel, mais pas mauvais non plus. C’est classique, mais Danny Boyle sait comment faire pour rendre ses scènes plus épiques. Même si j’ai un peu de mal avec la manière dont il film le méchant, mais ça c’est du pur subjectif, on aime, ou on aime pas ce style. Nan vraiment, quand y a des passages avec des explosions, où y a la musique à fond avec plein d’effets spéciaux, franchement, là, la mise en scène déchire ! Et puis, les effets spéciaux, pour un film de 2007, je trouve que ça a vraiment de la gueule ! Avec 50 millions de dollars de budget, franchement, chapeau.
Donc au final, Sunshine, c’est un divertissement. Et il remplit parfaitement son boulot, j’ai passé un super moment, j’ai été impressionné, y a des grands moments d’émotion. Donc ouais, je dirai même que c’est l’un des meilleurs divertissements que j’ai vu, parce qu’on s’ennuie pas du tout. Donc, moi, j’aime.