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Tendax_montpel
42 abonnés
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5,0
Publiée le 7 mai 2012
Du très bon cinéma français... Un scénario assez inédit qui nous montre des personnages à la morale douteuse et un spectacle cruel, brillamment mise en scène. Chaque acteur récite sa partition avec justesse, ce qui est remarquable vu les "outrances" morales auxquelles nous assistons. Ce film interroge notre rapport au sadisme, au jeu et à l'orchestration de l'autorité.
Pour son premier long-métrage, le réalisateur géorgien Gela Babluani met en scène son frère George dans un thriller peu commun, tourné intégralement en noir et blanc. 13 Tzameti raconte donc la sombre mésaventure de Sébastien, jeune immigré travaillant comme il peut pour aider sa famille à survivre. Employé pour réparer le toit d'un riche toxicomane, il découvre un plan juteux pouvant rapporter gros en une seule journée auquel ce dernier devait participer. Usurpant sa place, il ne tarde pas à découvrir que ce fameux plan n'est en fait qu'une partie de roulette russe se déroulant dans une maison éloignée où participent joueurs désespérés, coaches libidineux et parieurs invétérés. Pris au piège, Sébastien va devoir aller malgré lui jusqu'au bout du jeu, faisant face à des participants aussi coriaces que patibulaires. Se mettant doucement en place, l'intrigue nous amène au même titre que notre héros au centre de l'histoire, la fameuse partie clandestine, glauque et violente, filmé avec maestria par Babluani. Peu de musique, une ambiance lourde, des "gueules" omniprésentes et un suspense palpable viennent compléter l'action, nous mettant de plus en plus mal à l'aise. Hélas, si le scénario est original, sa mise en scène est nettement moins réussie. Car 13 Tzameti aurait très bien pu tenir sur un format court-métrage, le début du film étant bien mené a contrario de son interminable fin en queue de poisson. Gela Babluani n'arrive donc visiblement pas à clairement boucler son histoire, faisant trainer le final et par la même occasion languir le spectateur. De plus, il ne s'intéresse pas vraiment à ses personnages, aussi bien principaux que secondaires, n'apportant pas vraiment d'aura à cet univers hors du commun. Dommage donc pour ces quelques défauts qui n'entravent cependant pas cette petite réussite française.
Présenté à Sundance, ce film nous entraîne dans un jeu glauque et troublant. Malheureusement, si le milieu du film est parfaitement maîtrisé, le début est lent et la fin semble brodée afin conclure sans grande maîtrise. Un film néanmoins sympathique et intéressant par son sujet.
Drôle d'ambiance pour ce séduisant thriller Franco-Géorgien primé dans une paire de Festivals reconnus... Jeune réalisateur aux prises avec son premier gros projet, Gela Babluani s'est dès les premiers instants attaché à dépeindre un univers graphique atypique, nous plongeant dans une sorte de BD déjantée traitant du gangstérisme d'un point de vue inattendu. Pas de réalisme ou de style pseudo-documentaire, n'en déplaise à quelques décérébrés débitant tout un tas d'âneries dans notre presse actuelle à la pensée globalement anesthésiée... Non, le cinéaste a fait le pari osé de proposer un style posé, à l'écart et à l'abri du tape-à-l'oeil normalement dominant dans ce genre de fables tout en narrant progressivement une intrigue surréaliste quoique réellement prenante. Cette descente aux enfers à laquelle nous ne croyons guère dans le fond est en effet plus que convaincante, grâce notamment à un côté visuel propre et sans bavures. Photographié dans un noir et blanc intriguant, "13 Tzameti" se lance régulièrement dans d'intéressantes variations d'ombres et de lumières, le tout à travers un montage sobre soutenant très bien un cadre mobile et vivant. Le brio de quelques séquences entretient un suspense solide, débouchant sur une conclusion correcte (ou comment retomber à peu près sur ses pattes après s'être embarqué dans un conte assez fou). Notons l'interprétation à la hauteur et emballons-nous comme je le disais plus haut pour cette ambiance réussie. Après, on pourra toujours reprocher à Babluani de grosses incohérences dans la construction de son scénario ou bien encore de s'être détourné trop rapidement d'un aspect psychologique malheureusement clairement délaissé. Bien trop soft, ce film plaisant nous laisse un peu sur notre faim. Peur de tomber dans un gros truc de barge ? Sans doute et c'est bien dommage... On se retrouve en gros devant un film de genre réussi, qui aurait pu nous proposer bien mieux encore ! Bien mais pas de raisons d'en faire un pataquès.
Original, mais au final sans intérêt. Assez long à démarrer, en plus le film est court, et il ne s'y passe vraiment pas grand chose,spoiler: à part le fameux jeu.
J'ai pas vraiment accroché, même si l'idée de départ était pas mal.
Décevant de voir comment un bon court métrage peut se transformer en mauvais long métrage. J'ai lu le scénario d'origine et je me suis dit que c'était très bon. Mais quand j'ai vu le résultat en long, je n'ai rien ressentit : même les scènes qui devraient être fortes psychologiquement ne me font rien ressentir !! Vraiment dommage.
Incroyable ce film , captivant du debut a la fin , bien filmé , bien interpreté et d'un realisme epoustouflant . L'histoire est carrement ouf , le pire c'est que ca ne m'etonnerait meme pas que ca existe réellement , bref en tout cas grand film
Un film coup de poing parfaitement maîtrisé par son jeune réalisateur qui profite de l’occasion pour donner le premier rôle à son jeune frère. Sans vedette le duo arrive à donner une crédibilité à cette histoire sordide où des paumés se jouent la vie pour satisfaire des bourgeois en mal de sensation qui préfèrent miser leur argent sur des bons hommes plutôt que sur des chevaux de courses (c’est devenu si banal et ennuyeux et puis que ne ferait-on pas pour se singulariser ?). Par son aventure très atypique le jeune émigré roumain arrive tout à la fois à sortir sa famille du besoin et à donner une piste essentielle aux autorités pour démanteler ce réseau de l’horreur. Mais le metteur en scène n’ira pas plus loin dans l’enquête policière là n’est pas son propos ne voulant pas détourner notre attention de cette horreur qui nous échappe mais qui doit sans doute être réelle. Le film fait parfois penser à Hostel sans tout le décorum des films d’horreur. Le noir et blanc renforce le propos très sombre du film. Relativement court le film est sans concession et nous file un véritable coup de poing dans l’estomac. Pas étonnant qu’il ait été récompensé au Festival de Sundance. Metteur en scène à suivre.
Un coup de gueule contre ce film qui, autour d'une idée horrible (mais bon, pourquoi pas ?), une sorte de roulette russe continuelle où il n'y a presque que des perdants, saufs quelques parieurs sadiques, ne trouve pas mieux qu'exploiter cela par des artifices destinés à rendre l'ambiance encore plus délétère: noir et blanc stylisé pour mettre une ambiance de petit film qui en jette, caméra à l'épaule et campagne provinciale pour faire "vrai", acteurs au physique ingrat, suspens facile accentué par des gros plans, des cris, et la répétitivité des scènes de jeux mortel. L'interprétation est dans l'ensemble médiocre, mais comment en serait il autrement dans un tel contexte ? Si au moins il y avait une réflexion sur le sujet, mais non : on sent que le réalisateur a juste voulu exploiter cette idée de départ fumeuse jusqu'à plus soif (ou plûtot jusqu'à plus de sang), et il ne peut même pas se priver d'un dernier meutre pour clôturer le film. Un film plus racoleur que troublant.
Un film coup de poing. L'histoire s'empare du spectateur et ne le lâche plus. On est médusé, pétrifié, horrifié par ce que l'on découvre vers le milieu du film. Les silences sont nombreux, ce qui renforce le sentiment d'angoisse que l'on ressent. Trois étoiles seulement car certains aspects auraient mériré d'être creusés. Mais c'est clair, il FAUT le voir.
Gela Babluani 27 ans au moment du tournage signe là un film d'exception "13 tzameti". Chapeau. Scénario des plus percutants, filmage en noir et blanc, distribution, minimum de moyens pour une réussite rare dans le paysage cinématographique français. Un huis clos étonnant, clinique, une fois passé les 15 premières du film. Gela Babluani un nom à retenir de même que celui de Georges Babluani, son frère. A suivre... (Mention spéciale pour la bande son électro Troublemakers.)
Quel est vraiment l'intérêt du film à part nous montrer à quel point l'homme peut être horrible quand on parle d'argent. Rien de neuf. Reste un peu de peur et tristesse à certaines moments, rien de grandiose.
Une mise en scène indigente, des dialogues plats, des acteurs peu convaincants et pas convaincus eux-mêmes (même Aurélien Recoing ne réussit pas à émerger, tandis qu’Augustin Legrand a l’air plus benêt qu’autre chose). Et le noir et blanc, c’est pour faire genre ? Je ne vois vraiment pas ce que ça apporte, mais peut-être que l’auteur y voyait un moyen d’y introduire une touche arty afin de compenser les faiblesses de sa réalisation… Peut-être cela plaira-t-il aux cinéphiles les plus snobs... Pour ma part, j’avais hâte que cela finisse, on m’en avait pourtant dit du bien… Pour résumer : amateuriste et sans intérêt.
Un film exceptionnel où, par l'emploi génial des filtres, les couleurs se muent en une étonnante gamme de gris, de blancs et de noirs, juste pour le plaisir de vos yeux...
Ce film réalisé en noir & blanc nous plonge dans une atmosphère sombre et oppressante. Pour sa première réalisation, Gela Babluani nous surprend, il arrive à créer une alchimie entre le spectateur et le personnage principal.