Film qui ne vaut rien tant d'un point de vue historique que cinématographique. Le scénario, les dialogues et les personnages sont risibles et dignes de la série Z qu'il est. En matière de péplum, il y a mieux, beaucoup mieux et le manque de moyens n'excuse pas tout. Inutile de vous y attarder.
Enfin un récit s’intéressant à autre chose qu’aux complots, combats sans grand intérêts et autres échanges sans fin sur la vie. Nous vivons là la première spoiler: reconstitution de l’invasion Romaine en Gaules ou Germanie, ces derniers traqués et massacrer pour la plus grande gloire de César. Un premier point faible encore et toujours par rapport au titre présentant une « esclave de Rome » alors qu’à aucun moment on en voit la couleur, certes Rossana Podesta joue parfaitement cette fille de chef Gaulois (Antéa) mais à aucun instant elle n’en est rendue à devenir la servante forcée du légionnaire Marcus (Guy Madison). Alors oui on parle de Gaulois, mais les costumes ne sont guères voire, pas du tous respecter et font nettement plus penser à des hommes des cavernes ou peuple nordiques. Les incroyables scènes de combats en forêt ne sont, qui plus est, pas censé rappeler celle de la très future fresque « Gladiator » dont il est cette fois-ci, question des Germains face à l’aigle. Il est aussi impressionnant de voir que, même s’il y a un rythme effréné de péplum cette décennie-là, la prise de temps pour filmer les soldats aux gallots, les combats ou autres « préparatifs » est simplement extra, jamais dans les œuvres modernes les scènes prennent à ce point le temps de filmer ce qui fut vécu jadis. Un récit qui paradoxalement, aura subit un légère voire, violente lenteur en milieu de récit dû à cette fausse romance romano-gauloise avant de repartir de plus belle dans le vif du sujet à savoir, la volonté de Rome d’envahit la Gaule . Une première immersion plutôt réussie et à la qualité photo inédite pour le genre.
Une capitale envahie par l’ennemi, des heros en perte ainsi qu'une nuée de personnes resignés ne comprenant pas que la situation est desesperee et non perdue: un classique qu’on aime voir et revoir.