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angelnight03
4 abonnés
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5,0
Publiée le 6 mars 2009
Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde devant ce film! Le scénario est vraiment tres bon. Séduire une fille, provoquer des situations et en noter les conséquences. A l'instar d'une expérience. Ce film, cynique par moment (sur la "beauté" de la fille), est un bijou. Le suspens est présent. On est hapé par l'histoire, impatient de la découvrir tout du long. Le dénouement aurait peut etre pu etre un peu plus travaillé. Mais il n'est pas si mal.
Un scénario bien léger et gentillet mais il ya quelques répliques formidables assénées avec talent par Fabrice Luchini et cela suffit à faire passer un bon moment. Mais cela ne restera pas un film inoubliable...
Luchini cabotine, s'écoute parler, et nous on jubile. Le scénario, un brin classique dans sa "morale", sa fin un peu simple, laisse quand même un agréable goût dans la bouche. Délicieusement pervers, ce film est un excellent divertissement...
TEL EST PRIS QUI CROYAIT SEDUIRE..."Non mais, tu las vu ?... elle est immonde !"_Le célèbre film "La Discrète" de Christian Vincent (21 novembre 1990, Fr., 95 min., avec Fabrice Lucchini, Judith Henry (récompensée par le César du meilleur jeune espoir féminin, 1991), Maurice Garrel) demeure un remarquable "film littéraire", fable ludique et profondément ironique à la « mouche assassine », sur les déboires dAntoine, jeune séducteur parisien érudit, attaché parlementaire au Sénat, désireux de se venger du genre féminin en séduisant une inconnue choisie par hasard, Catherine, pour mieux s'en débarasser, tout en consignant ses humeurs de marivaudage dans un journal intime ayant pour vocation d'être publié par la suite. Dépassé par sa propre victime, il sera finalement puis à son propre piège. UN ACCESSOIRE DE BEAUTE CINEPHILIQUE DEVENU CULTE_Comme pour les éventails à l'époque baroque, instrument galant de séduction des courtisan(e)s, au langage secret et très codifié pour signifier un message de badinage ou de libertinage bien précis, la mouche (1655, surnommée la "tache avantageuse") est ce petit morceau de taffetas ou de velours noir, imitant le grain de beauté, utilisé par les femmes comme accessoire de beauté sur la peau de leur visage ou de leur décolleté, pour en faire ressortir la blancheur et léclat. Pour "donner grâce à léclat de son col", on distingue : lassassine (posée au sous loeil)/ la baiseuse (coin de la bouche)/ la friponne ou la coquette (sur le coin des lèvres)/ la discrète (sur le menton)/ leffrontée (posée sur le nez)/ lenjouée (sur une pommette de la joue, sur une ride ou dans le creux dun sourire en riant)/ la gaillarde (sur le nez)/ la généreuse (sur la poitrine)/ la galante (sur la joue)/ la majestueuse (sur le front)/ la passionnée (près de l'oeil)/ la receleuse ou la voleuse (posée pour cacher un bouton)/ la tendre (posée sur le lobe de loreille)*** Pierre LE BLAVEC_L'AvisDevantSoi (LAVDS)_Tous Droits Réservés_6 avril 2007
Avec le temps, La Discrète reste l'un de mes films français préférés. Sa valse hésitation constante entre la douceur et la cruauté, entre la comédie sentimentale et le conte philosphique, en fait un objet assez inclassable. Ce qui pénalise d'autres films (cabotinage de Luchini, tics de film intello et bardé de références littéraires) est ici transcendé par une justesse et une délicatesse miraculeuses. On est très loin de mes goûts habituels, poutant je peux revoir La Discrète sans jamais me lasser, et certains passages (les deux confessions de Catherine) sont toujours aussi déstabilisants de naturel. Profond et insaisissable, jamais ennuyeux, c'est une petite merveille.