Joseph Losey signe ici un film fascinant et intense. Basé sur un scénario brillant d'Harold Pinter qui exploite la dialectique du maître et de l'esclave et qui critique les différences de classe sociale, "The Servant" est un chef-d'œuvre troublant et inoubliable admirablement mis en scène avec un sens de l'esthétique qui confère au génie. James Fox et Sarah Miles sont excellents mais c'est Dirk Bogarde qu'on retient, à la fois fascinant et inquiétant dans le rôle du majordome qui prend le pouvoir sur son maître.
Reconnaissons à Joseph Losey qu'il sait bien filmer, que c'est globalement assez joli, assez esthétique. Sa mise en scène est bonne également. Alors pourquoi simplement trois étoiles et pas plus ? Peut être car le scénario a du mal à convaincre tout du long, que le réalisateur peine à créer véritablement une ambiance. On a parfois l'impression qu'il s'agit de la version illustrée de la dialectique du philosophe Hegel, sur le maître et l'esclave, et sur le perpétuellement bouleversement de qui est le maître, et qui est l'esclave.
Avec Mr klein le chef d'oeuvre de losey. L' étude comportementale entre le maître et son "esclave" atteint içi des sommets . Surtout lorsque les rôles finissent par s'inverser...
Sans doute me suis-je endormi au cours du film, parce que je ne vois pas comment il pourrait arriver à tenir debout. On est emmenné lentement vers un mystère dont l'épaisseur n'a d'égal que l'inutilité. On ne peut pas en vouloir à un film d'être démodé, mais on peut lui en vouloir -et c'est ici mon cas, en dépit des nombreux éloges culturellement corrects que le film reçoit d'autre part- de ne rien représenter, de ne rien apporter, de ne rien enseigner, de ne divertir en rien. Seul vestige d'intérêt : un vague sens de l'esthétique sur un fond vaseux de représentation des turpitudes de la vie sociale londonienne. C'est bien maigre.
Très belle étude sur la décadence de l'aristocratie anglaise. Une troublante démonstration sur la manipulation. Un des plus beaux rôles de Dirk Bogarde. Un classique en noir et blanc d'une grande beauté.
Fascination, domination, perversion sont au programme de ce huis clos subtilement mis en scène par Losey qui signait ici l'un de ses meilleurs films. Dirk Bogarde, acteur fétiche du cinéaste anglais, trouvait ici un rôle ambigu qui lui convenait parfaitement. Incontestablement, la grande réussite commune de ces 2 grands artistes.
Tout dans ce film est plus qu'excellent : le jeu des acteursest à couper le souffle, la musique est parfaitement adptée à chaqe scène, le scénario original et surprenant, et surtout, la mise en scène,les jeux d'images et de caméra tiennent tout simplement du génie. Bref, un chef d'oeuvre, duquel Lynch s'est d'ailleurs fortement inspiré dans toute son oeuvre.
Un film de belle facture qui jouit d'un scénario complexe et inattendu; la décadence, diaboliquement orchestré, d'un maitre par son valet.L'interprétation de dick bogarde vaut le coup d'oeil.
Quel film! L'étude de la relation entre le maitre et le serviteur et le renversement progressif des roles, Bogarde est prodigieux, le chef d'oeuvre de Losey.
Avez-vous déjà été sous l’emprise d’une personne à tel point de perdre le contrôle de votre vie ? Une personne qui semble combler un vide inconscient et qui va vous faire basculer dans l’abîme ? « The servant » vous donnera assurément un aperçu des plus réalistes de ce type de rencontres… La relation professionnelle dominant à dominé entre le jeune aristocrate et son domestique va progressivement s’inverser pour devenir une relation psychologique dominé à dominant. L’évolution latente de cette soumission inattendue est tout simplement fascinante. L’impact de ce film est intimement lié à la mise en scène de la lente et cruelle ironie dont va être victime Tony. Elle suit une courbe croissante et riche en rebondissements savamment distillés pour un public sans cesse captivé. La performance des acteurs, remarquable à l’écran, est au diapason de l’intrigue. La consistance de leurs dialogues est saisissante. Quant au réalisateur, il a su métamorphoser sa caméra en oeil rusé pour transmettre un fluide intense et angoissant jusqu'au bout de la pellicule. "L'oeuvre cinématographique a manifestement apprivoisé l’art de la manipulation de l’esprit...charme indescriptible...so british ? '' scribouillarts
Joseph Losey est connu comme le cinéaste de la domination psychologique et morale, des atmosphères malsaines et ambiguës, des jeux de pouvoir sexuel. The Servant est sans doute son chef d'oeuvre le plus célèbre qui présente la relation d'un jeune aristocrate londonien avec son valet qui finira par conduire son maître dans la déchéance. De ce film même s'il traite aussi de la dépravation et des pulsions sexuelles, j'ai retenu surtout la réflexion sur le pouvoir dans les rapports humains puisqu'il y est question d'inversion des rapports de force à travers les thèmes de l'aliénation et du pouvoir dans toute ces facettes : argent, politique, manipulation, amour, sexe ... The Servant est aussi un film sur les effets possibles du temps, les sous – entendus et les sentiments ambigus et offre à Dick Bogarde encore un rôle mémorable dans l'histoire du cinéma. A noter aussi que la mise en scène de ce classique est assez maîtrisée dans l'utilisation du noir et blanc et des jeux de miroir.
Londres, un jeune aristocrate embauche un domestique qui fait venir sa soi-disant soeur qui séduit le maître....les rebondissements sont étonnants, l'ambiance délétère, atmosphère glauque de manipulation. Le domestique va se révéler peu à peu et Dirk Bogarde de jouer ce rôle avec une grande subtilité. Le tout est servi par une mise en scène fouillée, détails soignés, acteurs impeccables, dialogues itou. En résumé: un chef d'oeuvre incontournable.
C'est clair, c' un vrai chef d'oeuvre!! Le film est maitrisé de bout en bout, il est stylé et complexe. A la fin , j'avais le souffle coupé. A voir!!!!
Indépendemment de l'utilisation lumineuse et géniale d'un noir et blanc maitrisé dans ses moidres détails, d'un jeu sur les miroirs et les reflets fascinants, d'une direction d'acteurs absolument renversante, arrive de plein fouet un art de la narration prodigieux : chaque détail (un robinet qui coule, une tableau déplacé d'une pièce à l'autre), fait de ce film un chef d'oeuvre inévitable. Dirk Bogarde y est une fois de plus génial. A voir et à revoir.
Un chef d'oeuvre du cinéma. Les critiques qui me précèdent ont dit l'essentiel. Je suis ressorti du cinéma bouleversé et mal à l'aise, car ce film cherche cela, et la recette fonctionne très bien.