Les 400 coups
Note moyenne
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264 critiques spectateurs

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81 critiques
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Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2017
Les 400 coups est un film considéré comme un des chefs-d’œuvre de sa génération. Pour ma part j’ai un peu de mal à y voir, si ce n’est par une tonalité plus grave, un métrage bien différent d’un Diabolo menthe par exemple. C’est un film sur la jeunesse et ses difficultés.
Le rythme est lent, et le ton est à la chronique. Succession de tranches de vie d’un jeune des années 50, le métrage se suit sans déplaisir, mais avec le sentiment que ça manque de peps, de relief, et cela en dépit de certaines séquences plus graves que de coutume dans le cinéma de ce genre. Pour tout dire, le film alterne des passages vraiment bons, et authentiques, avec des séquences plus quelconques, voire assez anecdotiques et amenées avec des lourdeurs (la relation du héros avec Balzac). Truffaut semble parfois appuyer ses effets à l’excès, et je n’ai pas vraiment trouvé la fraicheur que l’on peut habituellement ressentir dans des films se déroulant avec des héros jeunes.
Le casting est d’ailleurs un peu inégal. Jean-Pierre Léau est bon, mais il campera avec beaucoup plus de force et de subtilité un Antoine Doinel plus mature. La vérité, c’est que Léaud a déjà un jeu très mature, trop mature, et qu’il perd précisément du naturel et de la fraicheur qu’on peut trouver chez des acteurs du même âge. Truffaut est un cinéaste de l’écrit, du préparé, et j’ignore la genèse de ce film, mais il me semble clairement ressentir cette dimension trop écrite, qui apparait tant dans l’histoire que dans le jeu des acteurs, et spécialement chez Léaud. En revanche ses parents sont très bien campés, et Claire Maurier campe tout spécialement un personnage singulier qui apporte beaucoup de substance au film. Pour ma part, c’est le personnage le plus vrai et le plus original du film, un de ceux qui justifient le visionnage des 400 coups. Pour le reste, il y a des apparitions d’acteurs de renoms : Moreau, Brialy, Demy est aussi de la partie, mais ça reste anecdotique.
Quant à la forme, Truffaut livre une mise en scène sympathique, mais je n’ai rien trouvé de spécialement mémorable. Pour ma part ce n’est pas un film qui dénote une modernité particulière. Noir et blanc classique, on appréciera tout de même les décors naturels, mais la mise en scène n’est pas très enthousiasmante. C’est filmer assez mollement, et les bonnes séquences restent éparses dans un film globalement correct mais sans plus.
Je dirai simplement que ce métrage est un film sur la jeunesse qui ne se distingue pas énormément dans le genre. Chaque décennie a eu des films dans ce genre, dans les années 50 Les 400 coups tient une bonne place, mais j’ai du mal à percevoir ce qui le rendrait exceptionnel. 3.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 décembre 2012
Excellent film, la mise en scène et les dialogues sont épatant et on ne s'ennuie pas.
En plus une époustouflante prestation de Jean-Pierre Léaud qui incarne si bien le personnage du petit Antoine, j'ai été impressionné!
Degrace
Degrace

34 abonnés 419 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2007
Je ne vois pas dans cette oeuvre toute la profondeur pathétique que d'aucuns lui accordent volontiers. Léaud joue bien, certes, mais il ne m'émeut pas vraiment. Il donne le sentiment que malgré ses petits problèmes d'adolescent mal aimé; et nombreux ont connu pire; il surmonte les évènements avec une certaine indifférence, pour ne pas dire une agaçante impassivité. Rien ne semble toucher ce jeune homme, qui finit par nous ennuyer. De même, si Albert Rémy est ultra-convaincant en franchouillard moyen, cela ne rend pas son personnage plus intéressant. Je retiens donc de ce film qu'il est un petit essai sur l'enfance et l'adolescence, qui ne découvre rien de bien intéressant, et qui se contente d'ouvrir des pistes, comme de montrer quelques platitudes. On retiendra aussi quelques dialogues tordants entre Guy Decomble et le jeune Patrick Auffray, comme ce fameux "c'est pas légal".
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juillet 2008
Mouais. Le début est extra, il est loin d'être fantastique mais il nous montre la rigueur de l'éducation des années 1950. Et certaines répliques sont pas mal. Mais la seconde partie est d'un ennui mortel, au secours. Quand on sait que ce film est hissé au rang de film culte, on rigole doucement.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2013
Bon, ça a vieilli. Très bonne interprétation, surprenante de spontanéité de JP Léaud. Mais sinon, si pour l'environnement dans lequel se passe le film, on peut y trouver un intérêt certain, le film nous laisse trop sur sa fin. Un peu long pour ce que c'est. Dommage.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2024
Chronique autobiographique pleine de tendresse d’une enfance blessée éprise de liberté, incarnée par la révélation JP Léaud. Et la Nouvelle Vague apparut.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2025
Ce film étendard de la Nouvelle Vague n’a paradoxalement rien d’exceptionnel. Si ce n’est une immersion réaliste (pour certains aspects documentaire) dans le Paris de la fin des années 50, rien n’est vraiment novateur dans ce film, ni les thèmes abordés (Jean Vigo avait montré le poids des institutions et de la famille 25 ans auparavant), ni la mise en scène, presque aussi académique que celle des films que Truffaut avait si vertement descendus en tant que critique. Les déboires et tentatives libertaires du jeune Doinel (fortement autobiographiques selon Truffaut) se suivent donc avec un intérêt mesuré. La dernière partie, celle de la détention au centre d'observation des mineurs, est plus forte, avec notamment l’excellente scène d’interrogatoire de l’enfant (à laquelle Jean Pierre Léaud, bien dirigé pour le coup, donne une crédibilité saisissante) ou la caméra ne montre que lui, et la conclusion qui prend le spectateur à témoin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 novembre 2014
Comment critiquer "Les 400 coups" ? On ne peut pas, tout simplement. Cependant, je l'ai trouvé moins puissant et moins mirobolant que "Jules et Jim", du même cinéaste. "Jules et Jim" avait, pour moi, non pas une fraîcheur différente, mais sans doute un rendu plus authentique, un rendu possédant une âme plus dévastatrice. Certes, "Les 400 coups" possède un charme inhérent mais n'a pas encore la chaleur d'un Truffaut au sommet de son art (je trouve). Il s'agit ici de ma première vision de ce film. Et il m'a semblé judicieux de le comparer à "Jules et Jim", son premier chef d’œuvre à mes yeux. Il faut dire aussi que j'avais lu le bouquin de Roché avant de voir son adaptation filmique.
Pour présenter "Les 400 coups", il faut passer par la case François Truffaut, inévitablement. Pris sous l'aile d'André Bazin (critique travaillant aux Cahiers du cinéma), François écrit sa rage de vivre en de virulentes analyses de films qui transgressent le cadre du cinéma d'antan. Il participe ainsi à un cinéma plus libre, ce qui se fera ressentir dans ses tous premiers courts-métrages dont "Les mistons" (1957) avec la regrettée Bernadette Lafont. Deux ans plus tard, "Les 400 coups" sort sur les écrans et François Truffaut acquiert la reconnaissance internationale sur la Croisette (il reçoit le Prix de la mise en scène). De ce phénomène critique et public naît le mouvement dit de la "Nouvelle Vague". "Les 400 coups" est assurément le film phare de cette manifestation libertaire. La même année, un de ses scénario est adapté et propulse Godard à la gloire en 1960 : "A bout de souffle" avec l'inaltérable Belmondo, le chef d’œuvre de la Nouvelle Vague, sort sur les écrans et reçoit l'Ours d'Argent à la dixième édition de la Berlinale. Truffaut est lancé, ses succès parlent pour lui.
Mais revenons un peu sur "Les 400 coups". Je vais seulement donner dix raisons sur le pourquoi de regarder ce premier métrage de François Truffaut.
Première raison : la façon dont est traité l'histoire d'Antoine Doinel. Un coup à l'intérieur, l'autre coup à l'extérieur (dans des décors parisiens bien foutus. Merci Henri Decäe. Travailleur de l'image sur "Le silence de la mer" de Melville et "Ascenseur pour l’échafaud" de Malle notamment.). Une première dans l'Histoire du cinéma, si je ne m'abuse !
Deuxième raison : le scénario, traitant du thème du problème de l'adolescence dans le Paris des années 50. Truffaut et Moussy (retrouvant le cinéaste pour son "Tirez pas sur le pianiste") font du personnage d'Antoine Doinel non seulement la métaphore de la jeunesse mais aussi de la psychologie de l'enfance et de la complexité de la vie. Scénario tiré aussi de la vie de Truffaut faisant une part d'autobiographie.
Troisième raison : pour son interprète principal, Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel), magistralement extraordinaire et hallucinant dans son rôle. Il forme, avec Patrick Auffray, un duo dévastateur charmant.
Quatrième raison : le rythme. Truffaut s'empresse à multiplier les cadrages pour nous embourber dans les aventures d'Antoine. Ses plans, ses cadres, ses travellings, ses plongées... nous poussent à vadrouiller en compagnie de l'adolescent fugueur, menteur... jusqu'à la fin !, le tout dans une fraîcheur inopinée rondement menée par la musique de Jean Constantin qui n'a pas encore l'allure d'un Delerue mais qui en prend la route. Merci Jean ! Compositeur pour Piaf, Cordy.
Cinquième raison : l'amour du cinéma de Truffaut. A chaque coin de rue, on peut apercevoir des affiches de cinéma. D'autre part, on assiste aussi à un spectacle de guignols. Préfiguration du "Dernier métro" ? On assiste aussi aux infos que l'on va voir au cinéma. Mais aussi aux apparitions de Jeanne Moreau (la Dame à la voix rauque), Jean-Claude Brialy (le confident des stars) et de Jacques "Rochefort" Demy notamment.
Sixième raison : la présence du futur réalisateur populaire Philippe de Broca en tant que premier assistant-réalisateur. "Cartouche", "L'homme de Rio", "Le magnifique" (tous avec Bébel), c'est lui !!
Septième raison : le film est dédié à André Bazin. François dit de lui qu'il s'agit de son père adoptif.
Huitième raison : l'influence du cinéaste par des réalisateurs comme Jean Vigo (initiateur de la Nouvelle Vague et dont son action dans le cinéma lui vaudra la reconnaissance par l'attribution aux jeunes réalisateurs français de recevoir le Prix Jean Vigo depuis 1951) ou Ingmar Bergman (connu du grand public pour son "Septième sceau").
Neuvième raison : "Les 400 coups" fait office de premier opus dans la saga Antoine Doinel, toujours réalisée par Truffaut. Il sera suivi par "L'amour à 20 ans" (film à sketches de 1962), "Baisers volés" (1968), "Domicile conjugal" (1970) et "L'amour en fuite" (1978).
Dixième raison : Doinel est ainsi à Truffaut ce que James Bond est à Fleming. Tout le personnage de Truffaut se rassemble dans l'esprit du personnage écrit par le metteur en scène contemporain de "La nuit américaine". François suit Antoine dans toutes les étapes de sa vie. Et là, pour un commencement, je dis tout simplement : chapeau !!!
Pour terminer sur "Les 400 coups", autant de raisons pour découvrir la toute première œuvre de l'ex-critique des Cahiers du cinéma. Dans l'ordre, il s'agit donc pour moi : un, d'un classique à la française (Truffaut quoi !), deux, d'un classique (pour les investigations de son auteur sur tous les plans), trois, d'un essentiel (pour la saga Doinel à bien des égards), quatre, d'un film anthologique (comment oublier "Les 400 coups" ?), et cinq, d'un film mythique (long-métrage autobiographique teinté de nostalgie aujourd'hui).
Spectateurs, foncez tête baissée, à n'en pas douter !! Enrichissement culturel approuvé. D'où ma note : 3 étoiles sur 4.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2022
J'ai toujours eu du mal avec ce cinéma français dit nouveau de ces années, simplement à mon sens une nouvelle génération de bourgeois se targuant de renouveler la façon de filmer avec des thématiques plus intimiste mais toujours aussi difficile de s'identifier à ces caractères égocentristes et ce manque d'imagination et d'extraction d'une réalité assommante qui s'auto analyse.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2012
Mieux que l'immondice de Godard mais ça reste très film d'auteur sans ne pas être un film témoignage de l'époque.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2021
Les quatre cents coups aurait pu être intéressant si Truffaut avait quelque chose à dire. Mais nous n'avons que des métaphores étendues. Le protagoniste ne parvient pas à se développer ou à évoluer de quelque manière que ce soit. Tant de gens ont décrit le garçon comme étant incompris et l'autorité est considérée comme le méchant. Mais ce n'est pas un film sur un enfant incompris qui est victime sans raison. On lui donne de nombreuses occasions de s'améliorer et de se racheter de ses actes égoïstes et imprudents mais il continue à faire du mal jusqu'à ce que ses parents soient obligés de prendre des mesures extrêmes pour le contrôler et même alors il ne change pas. Il n'y a absolument pas de développement de personnages dans l'histoire. On nous montre également une grande quantité de plans longs et inutiles qui ne font rien pour faire avancer l'intrigue ni ne portent aucun symbole discernable. Toute l'expérience est une observation lente et ennuyeuse d'un garçon qui récolte ce qu'il a mérité maintes fois sans apprendre de ses erreurs...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 février 2012
On compati avec ce gosse dont tout le monde se fout royalement, mais le film n'est pas toujours très intéressant. La fin est aussi frustrante qu'abrupte.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 mai 2008
Aujourd'hui, ce film n'a plus que des airs d'un épisode de "L'instit" sans l'instit...
rogertg2
rogertg2

34 abonnés 762 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2008
Un film lent et ennuyeux qui nous montre des fils de bourgeois parisiens à la maison, à l'école, dans la rue... La seule chose intéressante qui se passe est que le principal "héros" du film se retrouve en "maison de correction", à la demande de ses parents, pour avoir simplement volé une vieille machine à écrire. Ca change d'aujourd'hui où un professeur va passer en justice, aussi à la demande des parents, pour avoir osé gifler un élève qui l'avait traité de connard.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2018
L’image d’Antoine fuyant sur le dernier plan est symbolique de la thématique. La jeunesse qui veut s’élever et fuir le joug des adultes. Truffaut filme ça avec grâce tel cette séquence a la fête foraine ou la fausse excuse donnée à l’école. Tout est prétexte pour être ailleurs.
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