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Un visiteur
2,5
Publiée le 17 novembre 2014
Film culte de la Nouvelle Vague, chronique de la puberté désenchantée, il est est toujours agréable à regarder surtout pour la fameuse gouaille de Jean-Pierre Léaud. Cependant il a subi le passage du temps et on peut le regarder désormais plus comme un documentaire sur la vie à Paris à la fin des années 50 que comme un chef d'œuvre, car le tournage en extérieur, le point de vue novateur à l'époque sur l'adolescence sont des atouts bien minces pour transcender les époques et les esprits.
Voilà, ça y est, j'ai vu ce film considéré comme culte et ça n'a rien changé pour moi mis à part l'envie d'éviter les films de Truffaut. L'histoire est assez banale et pas très intéressante malgré quelques bonnes idées et un Jean-Pierre Léaud qui se montre très doué. La mise en scène quant à elle est d'un académisme à tomber par terre. Il n'y a pas de style, elle est convenable mais finalement trop sage pour un film de la Nouvelle Vague (il suffit de voir Godard). A voir une fois dans sa vie mais vraiment pas exceptionnel.
Pour son premier film, François Truffaut s'inspire allègrement de sa propre adolescence tumultueuse. Il nous raconte ainsi l'histoire d'Antoine, un jeune garçon vivant dans un microscopique appartement parisien. Enclin aux bêtises et aux mensonges, Antoine tombera dans une sinistre spirale... On devine dans "Les Quatre Cents Coups" les relations difficile de Truffaut avec ses parents, présentés ici comme peu aimants, et son aversion pour une école stricte et quelques peu déconnectée des réalités. Mais il s'agit aussi d'une touchant histoire d'enfance, filmée simplement mais avec émotion, et portée par un Jean-Pierre Léaud étonnement à l'aise pour l'un de ses premiers rôles. Par ailleurs, les péripéties dont lesquelles le protagoniste s'enfonce sont parfois assez bouleversantes, et sans doute impressionnantes pour ceux qui découvriraient le film à un jeune âge. Un film beau et personnel.
Dans un décor de ville naturelle à valeur documentaire (le Paris de la fin des années 50) et symbolique (à la fois espace de liberté et terre maternelle), Truffaut dépeint les errements et les douleurs pudiques d'un jeune garçon en quête d'affection maternelle et d'un dessein motivant. Malgré des redites dans les fameux quatre cents coups, ce film brille par sa pertinence et son émotion subtile. Un récit d'apprentissage singulier.
C’est le genre de film qui, même des années plus tard, garde une fraîcheur incroyable. On pourrait croire que ça a vieilli, mais pas du tout : le propos reste moderne, direct, presque brut, comme si Truffaut avait filmé l’enfance… pour toujours. Jean-Pierre Léaud est parfait en Antoine Doinel, ce gamin un peu paumé qui glisse doucement vers la petite délinquance. Il a une manière de jouer qui sonne vrai, ça accroche tout de suite. On a presque l’impression de le suivre en documentaire. Un classique du cinema qui n’a rien d’un vieux truc poussiéreux. Ça respire, ça vit, et ça parle toujours autant.
"Les 400 coups" est le premier succès de Francois Truffaut avec son acteur fétiche Jean Pierre Léaud. Celui-ci joue le rôle d'un enfant très désobéissant, il n'a pas l'attitude d'un enfant lambda de son âge. Ce garçon écrit sur les murs en classe lorsqu'il est au piquet, il vole dès qu'il le peut, il ment sans cesse, il fugue, fait l'école buissonnière. Les parents ont de quoi se tirer les cheveux! Cependant, progressivement, on comprendra que sa situation familiale est la raison de ce comportement déviant. Le père du petit Antoine Doinel, obsédé par les courses automobiles, n'est en fait, que son beau père. Antoine est issu d'une relation antérieure avec un autre homme. Sa mère, quant à elle, ignore complètement son fils. Elle ne le cajole pas, ne le protège pas, ne s'en occupe pas. Ce manque d'amour est ce qui le perturbe profondément, il parle de sa mère comme quelqu'un qui le dispute constamment. Par cette histoire, Truffaut veut montrer l'importance l'affection d'une mère pour le développement et le bien être de son enfant, il prouve que c'est le socle de base pour lune construction saine. D'autre part, la musique est particulièrement agréable et bien trouvée Un film riche et culte
Un film à connaitre, une étape du cinéma français: il y flotte un vent de liberté dans la prise de vue, pour finir les pieds dans la mer. Symbole attachant d'une époque qui se termine, les coups de pied pleuvent, mais ils sont une intention éducative primaire. Dans un Paris toujours attachant à parcourir, le scénario brise certains tabous de l'époque, dont la stabilité du couple, mais peine à finir et proposer des nouvelles pistes à explorer. Idéal à voir avec un pré-ado d'une douzaine d'années. DVD octobre 2019
Il y a des films qui marquent et Les 400 coups en fait partie, à tout jamais. Pourtant découvert à la télévision longtemps après sa sortie, je l'ai reçu comme un choc, un coup de point intime, émotionnel car le film porte en son sein une grande violence malgré la douceur du cinéaste et son amour des personnages qu'il met en scène. François a réalisé, on le sait, une oeuvre autobiographique. Le film est nimbé d'un très beau noir et blanc qui représente au mieux le Paris populaire de la classe moyenne de la fin des années cinquante. Le sens de la photographie, les cadrages, la lumière et les travellings donnent une mise en scène variée, innovante et bouleversante. Une histoire tragique sur les relations d'un préadolescent tourmenté avec des parents sont la mère a le mauvais rôle, celle d'une femme manipulatrice qui trompe tout son monde et d'un père bougon mais au bon fond. L'enfant ne trouve pas d'autre chemin qu'une fuite sans issue, violente et éperdue. Jean-Pierre Léaud, pour son premier film, fait une entrée fracassante tant exploit moral autant que physique (voir le long travelling de fin exceptionnel), Albert Rémy, acteur oublié très attachant (mais faible) est très juste dans le rôle d'un père dépassé et Claire Maurier est digne des plus grandes héroïnes vénéneuse du cinéma hollywoodien. Sans oublier Patrcik Auffray (superbe) et Pierre Repp qui apporte la dose d'humour au film. La fin, avec ces enfants en cage puis la longue cours éperdue du gosse est inoubliable. Enfin, le film détient le plus grand mensonge de l'histoire du cinéma. La rencontre entre une histoire émouvante, des interprètes au fait de leur carrière et des images superbes fait de ce film un chef d'oeuvre peu éloignée, finalement, des thématiques hitchcockiennes.
Un classique du cinéma français signé François Truffaut (il s'agit de son premier long métrage) . C'est d'époque bien sûr, mais c'est frais, c'est agréable et amusant, tout est réuni dans ce film pour passer un bon moment, on y voit Antoine Doinel un enfant pas très discipliné faisant les 400 coups. Le tout jeune Jean-Pierre Léaud tiens le rôle d' Antoine Doinel, il est beaucoup plus convainquant dans ce film que dans sa suite (baisers volés) qui verra le jour huit ans plus tard, ou il reprend le rôle d' Antoine Doinel devenu un jeune homme. 8/10
J'ai longtemps été tiraillé entre 3,5 et 4 sur 5 pour ce film mais finalement la première option l'a emporté. Et je vais m'en expliquer. De manière générale, j'ai apprécié ce visionnage pour les raisons suivantes : tout d'abord, si on se replonge dans le contexte de l'époque, en 1959 donc, ce film apparait effectivement comme novateur. Il filme un Paris de manière réaliste et libre, les scènes d'intérieur assez figées, faisant face aux scènes d'extérieur en mouvement constant. Ensuite il s'intéresse à cette jeunesse de la fin des années 50 en mal de liberté et d'inconscience dans une société encore assez fermée où l'avenir semble monotone et ce sujet est traité avec fraicheur! Il prend de plus une tournure dramatique quand on sait que le film est presque autobiographique pour le jeune Truffaut qui réalise ici son premier long-métrage. Le spectateur ne peut que prendre partie pour cette "bonne bouille" adolescente de "Doinel" interprété magistralement par le jeune Jean-Pierre Léaud, qui finalement ne fait pas de grosses bêtises mais finit par atterrir en centre fermé de redressement pour mineurs. Celui-ci essaie en effet de s'évader d'un paysage morne, gris et citadin et de s'émanciper face à une maman peu aimante (fille-mère) dont la grossesse n'était pas désirée, et un père plus intéressé par le rallye automobile que par son fils (adoptif). L'un des échappatoires du jeune Antoine est d'aller arpenter les salles obscures, joli clin d'œil à la passion du réalisateur qui commença comme critique de cinéma. Le film se termine par une longue course élégamment filmée en travelling sur le sable, vers la mer, véritable ode à la liberté. Ce qui m'a fait conforté dans mon choix d'un trois et demi sur cinq, c'est finalement cette espèce d'idéologie sous-jacente soixante-huitarde (marxiste) réfractaire à l'ordre et aux valeurs traditionnelles et faussement progressiste. Elle imprègne le film et, si on se plonge dans le contexte actuel de 2020, elle est pour moi en grande partie responsable du chaos sociétal dans lequel nous vivons en France : perte des valeurs et du respect, segmentation de la société et individualisme, consumérisme à outrance, communautarisme religieux et progressisme dévoyé. Même si j'admire le travail artistique et narratif de François Truffaut ainsi que la liberté qui transpire par les pores du film, je ne peux le dissocier du signataire du "manifeste des 121". Il pose néanmoins une des pierre fondatrices du mouvement artistique majeur de la "nouvelle-vague".
François Truffaut puise dans sa propre jeunesse turbulente pour offrir un premier long-métrage touchant évoquant la fin de l’enfance. Interprété avec brio, le film raconte avec finesse la difficile relation d’un enfant avec ses parents et les conséquences que cela emporte sur sa scolarité et sa vie. Drôle par instants, toujours émouvant, le cinéaste parvient avec sa première œuvre à amorcer le tournant d’un nouveau cinéma français.
Premier film long-métrage de Truffaut et le succès illico pour lui. Alors, de mon coté ce n'est pas tant son histoire qui me marqua l'esprit (cependant bien mener ), plutôt poétisé, car à l'époque les centres de détentions ou les enfants s'y trouvent sont encore bien plus dure que ce que Truffaut montre. Ce qui me marque le plus est sa réalisation. Comme son sublime final, avec la fuite échappatoire spoiler: du petit garçon sous un long travelling . Puis quand la caméra capte le visage du jeune acteur Jean-Pierre Léaud (jeu d'acteur précoce pour son âge), au bord de la mer et puis pause, THE END... Un personnage qui se nomme Antoine Doinel que vous retrouverez chez le réalisateur.
Un des films qui a lancé la nouvelle vague et donc la carrière de François Truffaut. On sent évidemment que « les 400 coups » est un film très personnel pour l’auteur qui laisse transparaître qu’il y a beaucoup de lui même dans le personnage d’Antoine Doinel, mais si c’est très personnel ça n’est jamais nombriliste. C’est filmé avec suffisamment de recul et d’intelligence pour être touchant sans être voyeur. Fait avec visiblement peu de moyens, Truffaut compense avec une énergie folle et avec la complicité de son jeune acteur fait un film plein de vie à l’image de l’adolescence qu’il dépeint. Un film d’évasion, de rébellion qui n’a pas volé sa réputation car c’est bien une des plus belles œuvres de son auteur.