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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2007
«Les quatre cents coups» est le premier volet des «Aventures d'Antoine Doinel», magnifiquement incarné par Jean Pierre Léaud, dont c'est ici la naissance au cinéma. Doinel, à l'orée de l'adolescence se trouve confronté à la dureté du monde mais en pressent aussi les beautés. Il est malheureux à l'école, mal aimé au foyer, mais a un grand ami, découvre Balzac et le cinéma. Il en viendra à fuir de chez lui et à accomplir quelques larcins, qui lui feront connaître la souricière, puis la maison de redressement; mais c'est toujours les yeux grands ouverts que pleure Doinel. Dans la magnifique séquence où on le voit transporté en fourgon de police, les mains aux barreaux il observe Paris et ses lumières, le Ritz, la fête foraine, Pigalle. Aussi, dans les moments les plus durs et injustes de sa jeunesse, Doinel reste-t-il plein de force, curieux du monde, en attente des possibilités à venir, symbolisées par cet océan devant lequel le film s'achève en toute beauté. Truffaut utilise largement les extérieurs pour que s'y jouent les mouvements de l'enfance: jeux, passages, fuites, errance, départs. « Les quatre cents coups » est dédié à André Bazin, mort un an plus tôt. Cela est doublement significatif: quoiqu'il n'ai pas eu le temps de la voir naître, la Nouvelle Vague doit beaucoup a l'influence intellectuelle de Bazin, fondateur des «Cahiers». En outre, il fut pour Truffaut, qui le rencontra à quinze ans, un père spirituel, et même plus. L'hommage vaut donc comme une reconnaissance de paternité, et doublement, à l'occasion de la sortie d'un film fondateur de la Nouvelle Vague, qui est en même temps le premier long-métrage de son auteur. Si l'on ajoute qu'il est largement autobiographique (la situation familiale de Doinel, le vol de la machine à écrire, la maison de redressement, sont des éléments de l'enfance même de Truffaut), on comprendra d'autant plus le sens de la dédicace au père adoptif. Enfin, on n'oubliera pas la très belle musique de Jean Constantin.
Un film culte et qui le mérite. Dans cette oeuvre quasi-autobiographique, François Truffaut nous dévoile l'adolescence du turbulant Antoine Doinel, interprété avec talent par Jean-Pierre Léaud. Plus qu'attachant, il interpréte ici son plus beau rôle. Entre-autre, on retient de se film la scéne d'ouverture, le magnifique plan-séquence ou l'on suit Antoine qui court et le dernier plan ou, chose rarissimme à l'époque, Jean-Pierre Léaud fixe la caméra. Mais il y a trop à dire sur se film, alors je le conseille à tout le monde. A voir de toute urgence !
C'est un très beau film. Le film raconte comment les jeunes en manque de liberté essayent par leurs propre moyen d'y acceder. Malheuresement parfois a trop vouloir etre libre on "fini" par ne plus l'etre du tout.une fin magnifique. (son "reve" se realise enfin que ce soit voir la mer etre avoir un sentiment de liberté absolu ou presque.).
Une perle du cinéma de la nouvelle vague à voir absolument! Tout y est magique! On sourit presque devant les innombrables bêtises de Doinel (remarquable JP Léaud qui jouait déjà de façon très instinctive). De plus, ce film relève aussi de l'autobiographie en de nombreux points sûrement, n'en témoignent l'expérience du centre d'observation pour mineurs ou son beau-père. François Truffaut réussit à nous livrer un regard juste sur une enfance injuste.
Le premier film de Truffaut, peut être son meilleur, en tout cas mon préféré. Une des crêtes de la nouvelle vague aussi. Chronique douce-amère, surtout amère, de l'enfance, avec le gouailleur Léaud /Doinel, qui a un problème avec les adultes et l'autorité. Touchant, humain, beau. Un très grand film, à ranger au panthéon du 7e art.
Film emblème de la Nouvelle Vague française, "les 400 Coups" a été réalisé en 1959 par François Truffaut, scénariste la même année du mythique "A Bout De Souffle" de Godart. Cette chronique parisienne possède bon nombre de qualités surprenantes, notamment lors d'une première partie que l'on pourra qualifier de "référence". Le cinéaste semble capable de mêler différentes formes d'arts, alliant à son film quelques caractéristiques de modes d'expression différents. Sa narration notamment, évoque la bonne chanson française contant avec humour, nostalgie et beauté une tranche de vie d'apparence banale. Il est facile de s'attacher aux protagonistes, particulièrement dans celui incarné par Jean-Pierre Léaud, symbole d'une fraîche innocence qui se perd. Ajoutez à cela une musique à l'air obsédant aux sons jazzy et vous obtenez une belle déclaration d'amour à celle-ci. Les plans généraux de le capitale rappellent les photographies en noir et blanc des années cinquante, à la fois réalistes et jouant sur les ombres et éclairages, les traits grossis ou affinés modifiés à loisir par son directeur. La littérature aurait très bien pu capter également cette histoire familiale, à travers une intrigue à rebondissements peuplée de gens aux caractères significatifs qui auraient fait la part belle aux descriptions poignantes. Le metteur en scène est parvenu à donner un certain charme à cet ensemble joyeusement hétéroclite. Quelle dommage alors qu'il ne parvienne pas toujours à passer outre les fautes techniques et que sa direction d'acteurs reste un peu trop théâtrale. Peut-être cela aurait-il mieux introduit une seconde moitié amputée de dialogues et perdant de son intensité par une réalisation un peu hésitante. Celle-ci ne parvient pas à garder son rythme et s'accorde des temps morts en plus de sembler à tourner à vide. Plaisant toutefois dans son ensemble.
Dès son premier film François Truffaut signe l'un des grands classiques du cinéma français, il y décrit l'adolescence de manière émouvante et subtile, sans jamais tomber dans les clichés ridicules et ennuyeux.
Magnifique film qui au-delà de marquer entre autres,la naissance de la nouvelle vague, subjugue par sa narration, et son rythme. tres beau noir et blanc. un classique à découvrir ou redécouvrir.
Les épatants débuts de Jean-Pierre Léaud dans le film emblématique de la nouvelle vague. Chef d'oeuvre de tendresse, de légereté, à l'image de ce Paris que filme Truffaut, où les adultes faibles, froids et stupides courent après leurs gosses, chenapans qui croquent la vie à pleines dents. "Les 400 Coups", c'est Truffaut qui feuillette un album -photo de son enfance, d'où la puissance affective que dégage le film et le petit Doinel.
Les 400 coups font parti des ces films qui retracent une epoque, voir une generation.Si c'est le premier film de Truffaut, il n'en deumeure pas moins le plus fascinant, montrant les quartiers de Paris, dont la Place Clichy, avec une elegance rare.Bien sur ce n'est pas le but premier et le film prend souvent des allures de film autobiographique pour le realisateur.Les aventures d'Antoine Doinel (Magnifique Jean Pierre Leaud pour son age) dans ce film, interroge sur l'enfance, cherchant son havre dans un monde englobe par la tristesse dont Antoine cherche a s'en delivrer.La derniere image n'en sera pour cette quette, que plus susblimee
Un film magnifique sur l'enfance : les jeux, les fugues, les séances de cinéma, l'école buissonière ... Jean-Pierre Léaud apporte toute sa fraîcheur à Antoine Doisnel. Assurément ce film n'a pas pris une ride.
Le chef d'oeuvre de Francois Truffaut. Fort, marquant, on sent déja un grand réalisateur derrière la caméra. On est vraiment épaté par ce récit, aussi émouvant que tragique. Jean Pierre Léaud est formidable. Un grand film.