Quatorzième volet de la saga de films James Bond, le troisième réalisé par John Glen, Dangereusement Vôtre n'est pas un long-métrage folichon. L'histoire nous fait suivre l'agent 007 qui doit sauver la Silicon Valley que projette de détruire Zorin, un homme mauvais, à l'aide de puces électroniques. Ce scénario s'avère hélas peu captivant à visionner pendant toute sa durée de deux heures et dix minutes. Le prologue est plutôt pas trop mal et laisse place à un générique d'ouverture d'une belle esthétique. Seulement, s'ensuit une intrigue très faible et aucunement intéressante. Celle-ci comprend tous les ingrédients faisant le succès de la franchise depuis si longtemps, mais elle a un fort goût de réchauffé, pour ne pas dire de carbonisé. De plus, les scènes d'action sont loin d'être aussi spectaculaires que dans d'autres épisodes précédents, les gadgets sont trop peu nombreux et les conquêtes sans consistance. Résultat, on s'ennuie ferme et le temps paraît long. Le ton se veut lui comme toujours sérieux tout en comportant quelques passages plus légers qui ne font malheureusement même pas sourires. L'ensemble est porté par un Roger Moore interprétant le rôle pour la septième fois. Seulement, son âge se fait grandement ressentir et l'on voit plus souvent son doubleur faisant des cascades que lui à l'écran. Christopher Walken et Grace Jones campent eux des antagonistes charismatiques mais creux. Le reste de la distribution comporte également Tanya Roberts en James Bond Girl, Patrick Macnee, Patrick Bauchau, David Yip, Fiona Fullerton, Manning Redwood ou encore les indétrônables Desmond Llewelyn, Lois Maxwell et Walter Gotell. Tous ces individus entretiennent comme toujours des rapports entre coopération et trahison pour parvenir à leurs fins. Des échanges soutenus par des dialogues insipides ne comportant aucune réplique amusante sortant de la bouche de l'agent secret. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique s'avère bonne. Mais sa mise en scène ne nous offre aucune séquence mémorable malgré la variété des scènes d'action qui tentent comme toujours de se renouveler au point d'accoucher de séquences limites grotesques. Tous cela manque d'ampleur et n'impressionne pas. Les lieux visités lors de cette aventure sont également moins dépaysants entre Paris et San Francisco. Ce visuel loin d'être stupéfiant est accompagné par une b.o. de bonne facture signée par John Barry. Ses compositions collent bien aux situations et tentent d'apporter de nouvelles notes. Mais justement, on n'entend plus assez les thèmes iconiques de la franchise. Le générique d'ouverture est lui interprété par Duran Duran. Si le morceau est plutôt appréciable, celui-ci ne colle pas vraiment à l'esprit musical de la licence et ne restera pas en mémoire. Reste une fin sans surprise venant mettre un terme à Dangereusement Vôtre, qui, en conclusion, est un James Bond se situant dans le bas du panier de la saga.