Le Grand Silence
Note moyenne
4,0
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143 critiques spectateurs

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steevevo
steevevo

12 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2024
Dans ce magnifiques paysages (authentiques) Corbucci signe un western (spaghetti) désenchanté et noir. Le mal et la misère sont partout, et le héros (TRINTIGNANT) est une silhouette muette et désabusée, copie fantomatique du Eastwood de Leone. Mis en scène sans concession, pas toujours avec une grande subtilité, ce Grand Silence est construit comme un opéra macabre qui conduit inéluctablement à la spoiler: tragédie annoncée.
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2023
Je découvre une nouvelle facette du western italien dont je croyais que Leone était le seul représentant !!!
Ici le réalisateur a tout autant de force et de puissance visuelle pour ce récrit âpre, violent et presque guerrier. C'est ce qui le différencie de Leone. La violence est sourde. Elle est toujours sous-jacente. Il y a évidemment cette vengeance terrible avec un Trintignant qui se rapproche d'Eastwood et ce méchant toujours enclin à tuer de sang-froid.
Mais il y a ce décor de neige qui est angoissant avec ces grands espaces qui rétrécissent les personnages.
Excellent
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2023
Parmi tous les westerns que j'ai pu voir, « Le grand silence » est certainement un de ceux qui m'a rendu le plus mal à l'aise. Pour moi qui suis hypersensible, recevoir sur une 1h45 autant de violence, d'injustice et de perversité a été un véritable supplice. Sergio Corbucci est, avec Sergio Leone (« il maestro » du genre) un des plus grands représentants du western européen, pour ne pas dire spaghetti. Sergio Corbucci plante le décor dans la neige, omniprésente et oppressante. Les méchants le sont-ils vraiment ? Les redresseurs de tort, les chasseurs de prime, sont-ils du côté de la loi ? Klaus Kinski est admirable dans le jeu de la perversité. Sergio Corbucci brouille les pistes dans la neige, ce qui n’est pas si simple, et nous livre un final totalement inattendu et insoutenable avec un Jean-Louis Trintignant qui prend cher. Les codes sont brouillés et Sergio Corbucci nous offre une vision pessimiste de la nature humaine. J’en frissonne encore !!!
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2022
Il est sympa ce western sous la neige avec un Trintignant muet et solitaire et un Kinski sadique et méchant. Beaucoup de beaux plans, une musique de Morricorne très morricorne. Et une fin pour le moins inattendue... quelques facilités scénaristiques mais bon ça gâche pas le plaisir.
stans007
stans007

41 abonnés 1 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2022
Dans le plus pur style western-spaghetti inventé par son compatriote Sergio Leone, musique Ennio Morriconne bien sûr, Sergio Corbucci propose un western enneigé d’autant plus violent qu’il est tiré de faits réels. Jean-Louis Trintignant y remplace avec talent Clint Eastwood et Klaus Kinski, violent et raciste, utilise avec cynisme (sadisme) son regard inquiétant, - et la rencontre de ces deux géants ne manque pas d’intérêt. Un western tourné dans les Rocheuses à la fois très glacé et très chaud. Par rapport aux films du Maître, il manque… l’humour !
jeff2u12
jeff2u12

5 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2022
Sorti un mois avant le fameux "Il était une fois dans l'Ouest" de Sergio Leone, le scénario de ce western italien est presque copie conforme mais les codes du genre (que Sergio Corbucci a contribué depuis 1964 à mettre en place) sont détournés: la veuve est une métisse noire, le vengeur est muet (et il ne joue pas d'harmonica), les hors la loi sont de braves gens et les chasseurs de prime sanguinaires et sans scrupules perpétuent "au nom de la loi" la loi du flingue. Enfin le méchant est l'extraordinaire Klaus Kinski qui, tout en retenue pour une fois, est le vrai héros du film. Vonetta McGee, actrice débutante, n'est pas franchement top top et Trintignant, dans un rôle muet, se contente de regards plein de sous-entendus mais n'a quand pas la gueule de Bronson !
Qu'à celà ne tienne,tout le mérite revient à Sergio Corbucci de réaliser un film excellent dans les décors enneigés de l'Utah (qui tranchent sur les habituels déserts de l'Arizona) et le résultat se laisse voir avec grand plaisir.
Alain D.

748 abonnés 3 450 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2022
"Le Grand Silence" : Un excellent Western, coécrit et magistralement mis en image par Sergio Corbucci. Le cinéaste Italien réalise une mise en scène précise avec des gros plans fantastiques sur les yeux de Klaus Kinski et de Jean-Louis Trintignant. Il nous offre aussi un scénario très solide, une histoire sanglante, violente et impitoyable.
Le film recèle beaucoup d'autres qualités : de splendides décors de l'Utah sous la neige, une excellente BO signée Ennio Morricone, et un casting royal. Frank Wolff démontre une belle implication dans la peau du shérif ; Klaus Kinski se révèle comme toujours magistral dans son rôle de Tigrero, le cruel chasseur de primes. Quant à Jean-Louis Trintignant il est lui aussi parfait dans son personnage de cowboy solitaire et muet où son charisme exceptionnel compense aisément son mutisme.
kane ghligh
kane ghligh

27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2022
sous ces faux aire de serie B ce western de sergio corbucci est un chef-d'oeuvre absolue. a rangé au côté de liberty valence de john Ford !!! bien qu'il faut reconnaître qu'il est difficile d'accès.
Claude DL
Claude DL

126 abonnés 1 949 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juillet 2022
Je n’ai pas aimé : psychologie de cour de récréation, fin négative, dialogues pauvres. S’il n’y avait eu la présence de Jean Louis Trintignant et les paysages enneigés des montagnes rocheuses, j’aurais noté encore plus négativement. Pour un spaghetti western, le talent de Sergio Leone est vraiment très loin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2022
Ma critique en vidéo : https://youtu.be/rW7_X4QhNEs

Le Grand Silence de Sergio Corbucci est une œuvre magique que j’ai découverte assez jeune et qui m’a profondément marquée. Ce fut le début d’une histoire d’amour pour les films de genre italien des années 60 et 70, un cinéma d’artisan au sens le plus noble du terme qui maniait avec délice un certain élitisme et une imagerie de romans de gare.

Le Grand Silence est le représentant d’un cinéma populaire européen qui damnait le pion à l’ogre américain. Les années 60 et 70 furent ainsi une époque bénie où les acteurs français alternaient œuvres d’art et essai et films plus populaires produits par la France et l’Italie. On pouvait retrouver Michel Piccoli chez Mario Bava, Jean-Pierre Marielle et Macha Méril chez Argento et bien sûr Jean-Louis Trintignant dans ce magnifique western crépusculaire qu’est Le Grand Silence.

Mais que raconte le film ?

Dans la province de l’Utah, aux USA. Le froid extrême de cet hiver 1898 pousse hors-la-loi, bûcherons et paysans affamés à descendre des forêts et à piller les villages. Les chasseurs de prime abusent de cette situation. Le plus cruel se nomme Tigrero. Mais un homme muet, surnommé "Silence", s’oppose bientôt à eux...

Viscéral, se passant exclusivement dans des espaces mortifères envahis par la neige, Le grand Silence est une réalisation inoubliable dont le final d’un nihilisme noir a profondément ému et interpelé le cinéphile que je suis.

Violent et sans pitié, Le grand Silence a marqué l’histoire du genre par ses décors enneigés et balayés par le blizzard. Cette représentation est totalement différente des déserts habituellement observés sur l’écran. La neige et la glace envahissent le moindre espace de vie, les carcasses humaines abandonnées au bord même des routes annoncent ici les zombies de George Romero.

Corbucci signe avec Le grand Silence une œuvre de maître. Son utilisation du Cinémascope est magistrale, enfermant les personnages dans un tapis de blanc qui engloutira au fur et à mesure leurs restes d’humanité. Cette science du cadre est sublimée par la photographie monochrome de Silvano Ippoliti renforçant l’aspect mortifère de l’œuvre.

Enfin comment ne pas parler de l’interprétation magistrale de Jean-Louis Trintignant et de Klaus Kinski. L’acteur français par la retenue de son jeu et l’humanité de son regard rend admirablement la sensibilité de son personnage, et devient en un seul film une figure mystique du western à l’égal d’un Clint Eastwood. Face à lui, la théâtralité et la démesure du jeu de Klaus Kinski montrent un Far West où la violence exercée par des sociopathes égocentriques est le seul réel organe de pouvoir.

N’espérez pas retrouver le lyrisme d’un Sergio Leone avec une violence magnifiée par la mise en scène. Les westerns de Corbucci sont plus réalistes et authentiques que les œuvres des autres réalisateurs spécialistes du genre en Italie. Le Grand Silence est un film dur, abrupt qui détruit un à un tous les mythes des États-Unis (le pouvoir des armes, l’argent, la justice et la loi… ). On y torture les innocents, massacre les enfants et le gouverneur envoie ses hommes à l’abattoir pour quelques dollars de plus. Seule une scène d’amour d’une beauté prodigieuse entre notre héros et une jeune femme noire perdue en terre ségrégationniste viendra réchauffer cet enfer de glace.

Le film de Corbucci est un long-métrage unique auquel Ennio Morricone a offert son plus bel écrin. Compositeur extrêmement doué au lyrisme parfois ampoulé, il propose ici une bande originale d’une mélancolie inouïe où Chopin aurait contaminé l’œuvre de Carl Orff. Un score admirable, relativement méconnu, mêle admirablement les ritournelles des giallos d’Argento aux envolées des westerns de Leone.

Requiem des illusions d’une Amérique qui s’est construite sur le sang, Le Grand Silence est un chef-d’œuvre du western italien à redécouvrir d’urgence.

Mad Will
ourouty
ourouty

12 abonnés 144 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2022
Quel plaisir de revoir en version restauré , le chef d'oeuvre de Sergio Corbucci.
Tout a été dit et écrit sur ce western atypique , préfigurant la trilogie de Léone:
le duo iconique Silenzio/Tigrero , le final pessimiste à souhait , les montagnes enneigés et la musique magnifique du maestro.
S'il passe dans votre ville , courez y!
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2022
Pour l'époque, le film est d'une rare violence, j'ai été vraiment étonné de celle ci, le sang ne fait pas du tout ketchup.
Western in thr montagne et dans la neige, probablement tourné dans les Alpes, on est loin des Western que j'ai pu mirire enfants
J'ai pas regardé qui a fait la B O mais elle est magnifique, somptueuse, exceptionnelle tout comme le métrage cependant je doute de ne pas m'endormir devant si je le revois chez moi sur une télé.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2022
Très beau film par son cadrage surtout : un western dans les montagnes enneigées, ce n'est pas partout qu'on en voit !
L'histoire est aussi très riche, au point qu'on soit un peu perdu avec tous les personnages au début, et malgré le côté machiste/raciste de l'époque est entraînant car on s'associe aux personnages, on entre dans cet univers manichéen avec ses héros, ses personnages burlesques et ses très bons méchants (avec un Klaus Kinsky impitoyable).
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mars 2022
enfin une sortie 2 en version restaurée 4K
avec un des meilleurs role de jean louis trintignant et de klaus kinski
un bon film bien sombre
un bon western a voir sur grand écran
Starwealther
Starwealther

110 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2021
Considéré comme le chef d'oeuvre de Corbucci et il le mérite amplement, "Il grande silenzio" est un western spaghetti magnifique. La très belle photographie est ponctuée par les paysages enneigés des Rocheuses américaines et par les traversées de poudreuse en cheval. Le tout est sublimé par la superbe musique de Ennio Morricone. Pour renchérir l'ensemble, deux acteurs remarquables sont à l'affiche. D'abord, Jean Louis Trintignant dans le rôle du gentil muet "Silence", très charismatique avec son revolver peu ordinaire dans un étui en bois. Puis, Klaus Kinski qui interprète le méchant chasseur de prime "Tigrero", un homme sans pitié, lâche, cupide et craint de tous. Pas de moral dans ce Western, c'est cruel et violent à souhait. Pas étonnant que Tarantino vénère Corbucci et il a d'ailleurs bien raison, c'est fun et jubilatoire. Tarantino s'est d'ailleurs grandement inspiré de la filmographie du réalisateur italien pour ses deux westerns. Les cadavres des hors la loi mis sur le toit de la diligence dans Django sont tirés du "Grand silence". Il en est de même pour l'atmosphère glaciale, dans la neige et le blizzard pour "Les huit salopards" plagié de ce Corbucci. Un excellent film.
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