1010 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
143 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
63 critiques
3
33 critiques
2
13 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jimmyc
182 abonnés
146 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 2 juillet 2014
Sergio Corbucci signe ici un film original par son absence de concession certaine et offre un spectacle grandiose ... L'oeuvre fut tournée dans les Montagnes Rocheuses de l’Ouest des Etats-Unis, en hiver. L’omniprésence de la neige épaisse permet de très beaux plans, notamment lors des déplacements à cheval, ces derniers, éprouvent beaucoup de difficultés pour avancer dans plusieurs centimètres de neige. Cette neige permet des contrastes forts,entre le blanc et le rouge sang .. Le Grand Silence ne fait aucune concession dans le tableau que il dresse de l’Ouest Américain à une époque où les chasseurs de primes commettent de véritables massacres pour traquer de prétendus hors-la-loi, en réalité des miséreux bannis de la société par des notables peu scrupuleux. Si le metteur en scène ne possède la force de frappe de Sergio Leone il parvient toutefois à sublimer les images et ses protagonistes .. Jean-Louis Trintignant impérial ,interprète "Silence"avec une présence absolue ......Klaus Kinski, offre une belle performance dans le rôle du mauvais garçon peu recommandable ....Le plan final est absolument édifiant et contribue à sa réputation de "classique" ....L'immense Ennio Morricone signe la bande originale et apporte à l 'oeuvre un immense souffle symphonique ....Un western rare ....
Impossible, pour qui s'intéresse au westerns spaghetti, de passer à côté du chef-d’œuvre de Corbucci. Opposant la violence bestiale des hommes à la pureté des paysages enneigés (les frères Coen sauront s’en souvenir pour Fargo), soutenu par la musique mélancolique à l'extrême de Morricone, le réalisateur tire de cette nième histoire de vengeance un film à l’amertume inouïe, noir de chez noir, où l’on assiste terrifiés à la victoire des forces du mal, matérialisées on ne peut mieux par l’effrayant Klaus Kinski. Dans ce théâtre de mort, la logique du héros se voit complètement dépassée, le héros lui-même n'est plus qu'un élément muet, fataliste et impuissant devant la réalité, dont l’épilogue final n'est finalement que le triste aveu. Avec un peu plus d'application dans la réalisation, et pourquoi pas un minimum d'élégance (notion malheureusement étrangère à Corbucci), ce film serait sans doute passé rapidement à la postérité façon "Il était une fois dans l'Ouest". A croire que ce film portait la maladie en lui. Terrible.
Corbucci sait créer une ambiance et réédite ici son style après "Django". C'est violent, drôle, parfois angoissant mais toujours prenant. "Le Grand Silence" est le western-spaghetti classique dans son approche, mais cherchant tout de même à contourner les clichés, notamment avec la neige choisie comme paysage principal. Il n'y a pas de scénario poussé ou original, juste une histoire mélangeant règlements de compte et chasseurs de primes. Mais c'est très agréable, et ce, peut-être du fait qu'il n'y a pas d'autre intention que de divertir. Corbucci n'est pas Leone : il le sait et l'assume. Il a un rang de maître de la série B à défendre et s'aquitte admirablement, avec métier et brio, de sa tâche. Cette fois-ci, le héros est muet. Comme d'habitude, il aime bien dégainer et a la gachette facile. Son personnage est intéressant mais manque en fait de profondeur. Cela provoque de nombreux dialogues explicatifs de la part des autres protagonistes et c'est bien dommage. Pour quelque chose d'aussi visuel, je pense que certains passages théâtraux auraient pu être évités. Et puis, des changements de rythme plus accentués auraient été préférables. Il y a plus un suspense qui s'installe que de véritables envolées, qu'elles soient lyriques et/ou sanglantes. Il est vrai que la musique de Morricone aide à conserver l'attention du spectateur mais elle n'est pas le seul point positif : la performance de Klaus Kinski est à signaler car il est réellement effrayant. J'ai eu l'impression que "le Grand Silence" se détournait par instants dans le fantastique voire l'horreur car il est assez stressant. Il est également paradoxal car sa base est constituée de clichés mais qu'il se démarque par périodes de ces figures conventionnelles. C'est une oeuvre bizarre qui mérite d'être vue, mais réservée à un public averti car déstabilisante, et je le répète, stressante.
Il ne plaira pas à tout le monde, ce Grand silence, dont on dit qu'il est le chef-d'œuvre de Cobucci... Moi j'aime un max ! C'est atypique, tous les codes du western sont renouvelés, pris à leur opposé (le héros est muet, alors que dans les spaghetti il est mutique, l'action se passe dans les montagne enneigées et pas dans les déserts arides, les chasseurs de prime sont des enflures et pas les héros...). C'est violent, sombre, pessimiste, ça marque... C'est pas le genre de films qui donne la joie de vivre, mais c'est le genre qui laisse une trace. Tout cela sans oublier les acteurs excellents, la réalisation superbe et la musique de Morricone magnifique. Un excellent western spaghetti.
Par son décor neigeux (magnifique photographie des Dolomites) et l'intelligence retorse d'un subtilement glaçant Klaus Kinski, ce western se distingue de ses congénères malgré un rythme lancinant voire ennuyeux. Cependant, le héros mutique (car muet!), les choix de mise en scène (avec force gros plans), la musique épique de Morricone ou les thématiques (vengeance, confusions politiques, brutalité...) revendiquent l'héritage de Leone. Malgré des dialogues peu inspirés et une romance qui laisse froid, l'épaisseur psychologique des personnages confère quelque intérêt au récit jusqu'à ce dénouement cyniquement réjouissant! Singulier.
Dans la lignée des westerns spaghetti, nous avons ici un moins connu, moins grandiloquent, moins marquant, moins bon concernant la réalisation, la bande son ou la photographie MAIS.... Il a une âme, une vraie force qui est présente, un Klaus qui irradie. Bref, un excellent film bien que moins connu.
Voilà un bon Western... Même si il reste inférieur à tous ceux de Sergio Leone, "Le Grand Silence" est de qualité. Accompagné d'une très belle musique du "Maestro", Ennio Morricone... Ainsi que de très bonnes prestations d'acteurs, élèvent ce film au rang de classique du "Western Spaghetti". Klaus Kinski est sensationnel en chasseur de prime sans la moindre pitié et Jean-Louis Trintignant également en vengeur muet. Il n'y a pas vraiment de héros dans ce film ; tous, sont des ordures, et le spectateur ne s'identifie pas vraiment au "muet" mais au "Shérif". Malgré une fin beaucoup trop nihiliste, on apprécie particulièrement ce Western "pas comme les autres"... Je vous invite également, si vous en avez la possibilité, de regarder la fin alternative du film qui vous fera (sans doutes) rigoler...
Après Sergio Leone, Sergio Corbucci occupe une place d'excellent suppléant dans le domaine du western italien, baptisé assez vite péjorativement "western spaghetti". Il a signé de bons westerns comme le célèbre Django, ou encore Navajo Joe, El Mercenario, le Spécialiste... et ce Grand Silence en 1968 qui reste très probablement son chef-d'oeuvre. Dans ce western, se mêlent violence et réalisme, sauvagerie et sadisme (qui ont été longtemps la carte de visite du western italien et dont certains réalisateurs peu inspirés ont abusé) avec un souci constant d'efficacité et d'effets spectaculaires, en bénéficiant en plus de la musique d'Ennio Morricone, ce qui n'était pas permis à tout le monde. Corbucci installe une ambiance crépusculaire étrange redoublée par le décor neigeux qui lui permet de belles images, et où J.L. Trintignant parvient à tirer son épingle du jeu dans un rôle de pistolero muet, face au crapuleux Klaus Kinski en tous points parfait ; au milieu, on trouve le sheriff joué par Frank Wolff, qui sera l'année suivante le fermier McBain dans Il était une fois dans l'Ouest. A signaler qu'en 1981, le dessinateur belge Yves Swolfs s'est directement inspiré de ce film pour créer sa BD "Durango" dont le premier album était presque un décalque du Grand Silence. Un western très original par sa noirceur atypique.
Parfois considéré comme le meilleur western de Sergio Corbucci, Le Grand Silence est clairement l'une de ses réussites mais à titre personnel je lui préfère son Django ou encore Companeros et Le Mercenaire. Le derniers tiers de ce western enneigé est de loin la meilleure partie du film, ce final totalement nihiliste, noir et cruel est un summum du genre, très marquant (voire original par son approche) cette conclusion nous happe par son ton quasiment insolent, on peut qualifier sans problème cette scène de chef-d'œuvre. Ce film fait partie du genre parfois (souvent) appelé western spaghetti qui en-dehors de ceux de Sergio Leone est à voir car à part un rythme un peu lent (surtout dans sa 1ère moitié), d'une histoire un peu embrouillée et de certains décors cheap (les intérieurs surtout) c'est un très bon western italien au ton tragique. Belle musique signée Morricone, casting remarquable avec dans les 2nds rôles des acteurs notamment Franck Wolf (peut-être le personnage le plus sympathique et droit) puis dans les rôles principaux Klaus Kinski excellent en salaud de la pure espèce face à lui Jean-Louis Trintignant jouant un pistolero muet et il prouve qu'un comédien n'a pas besoin de textes pour s'imposer à l'écran, il apporte de la mélancolie à son personnage. La 1ère fois que j'avais vu ce film j'étais resté un peu sur ma faim mais en le redécouvrant je vois des choses qui m'ont échappé comme ses paysages enneigés apportant un climat particuliers presque irréel voire fantastique, la blancheur des paysages contrastes avec l'habituel désert aride des westerns italiens tournés en Espagne (Corbucci a tourné son film dans son pays notamment à Cortina d'Ampezzo d'ailleurs l'acteur français raconta que lors de scènes ou il était sensé être seul de l'autre côté du tournage se baladaient des skieurs), on sent le réalisateur inspiré par Leone notamment avec l'utilisation de flashbacks. Donc voilà un western à découvrir absolument ne serait-ce que pour son final.
Inutile de s’attarder sur le fond aussi vide que les paysages enneigés de Cortina D’Ampezzo dénaturés par les incessants mouvements de la caméra et par la B O encore plus racoleuse que dans les Leone. Mieux vaut essayer de comprendre comment un tel film a encore aujourd’hui gardé sa renommée. Ce n’est pas mieux filmé que les bêtisiers qui apparaissent régulièrement à la TV mais attrapés aux hasards des prises visuelles de nos téléphones portables. Ici la laideur est recherchée, la violence glorifiée et la vulgarité encensée. C’est le massacre de l’art cinématographique et la mort de la cinéphilie. Le pire de tout étant de ne pas s’en apercevoir car on a évidemment le droit d’aimer cela.
Grâce à la qualité de la mise en scène de Sergio Corbucci, à une magnifique photographie qui rend bien honneur aux superbes paysages enneigés et à la solide performance du casting, je prends toujours autant de plaisir à visionner ce grand western crépusculaire. Klaus Kinski excelle dans le rôle d'un ignoble chasseur de prime et Jean-Louis Trintignant est parfait dans celui d'un étrange pistolero muet. Notons également la présence d'une mélancolique BO d'Ennio Morricone qui apporte un charme supplémentaire à cette oeuvre qui mérite de figurer parmi les plus belles réussites du western spaghetti.
On se demande pourquoi Jean-Louis Trintignant s'est fourvoyé dans cette galère ennuyeuse, longuette, et sans suspense. Pour Klaus Kinski on se le demande moins ayant accumulé les navets alimentaires tout au long de sa carrière. Les personnages sont des naïfs ou alors le spectateur est pris pour un demeuré. Quelle barbe ! Et la musique omniprésente n'arrange rien. Il y avait pourtant matière à réaliser quelque chose qui tienne debout, mais tout le monde n'est pas Sergio Leone et tout le monde n'a pas toujours ses moyens financiers. Pour faire bref, on dira qu'il s'agit là d'un raté auquel on ne croit pas un instant.
Malgré un peu d'humour, ce film est assez ennuyant. On ne comprend pas vraiment le sens de tout ça. D'autre-part, les scènes de bataille sont particulièrement violentes, donc à éviter pour les sensibles ! Mais les autres, évitez-le également !
Loin de l’esprit de bizarrerie et d’extrême-violence de son chef d’œuvre Django, réalisé à peine deux ans plus tôt, Sergio Corbucci entreprend, avec Le grand silence, un western spaghetti que l’on pourrait aujourd’hui qualifier de contemplatif. Avec pour distinction de prendre pour décor des forêts enneigés, aux antipodes des habituelles plaines désertiques, le film prend aussitôt une pâte visuelle bien particulière qui participe à la mise en place de son ambiance stressante. Pour ce qui est du scénario en lui-même, rien de bien novateur, puisqu’il s’agit d’une histoire de vengeance entre deux tueurs à gages, mais cependant, le fait de voir ces deux mercenaires incarnés par des acteurs talentueux mais rarement vus dans ce genre, le polonais Klaus Kinski et le français Jean-Louis Trintignant, et que leurs rôles soient aussi antipathiques l’un que l’autre fait toutefois la vision de ce western une expérience différente des autres. Evidemment, l’excellente composition musicale d’Ennio Morricone aide elle-aussi beaucoup à l’immersion dans cette série B de qualité.