Le Grand Silence
Note moyenne
4,0
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143 critiques spectateurs

5
25 critiques
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Zorglubu
Zorglubu

3 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2024
Trintignant et Kinski sont au sommet. La caméra de Corbucci filme les grands espaces et la neige en plan large comme personne. Et pourtant, il manque quelque chose. Soit que le film ait mal vieilli soit que le scénario simpliste ne soit qu'un prétexte. Sûrement un peu des deux. Pas mal, sans plus.
jeff2u12
jeff2u12

5 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2022
Sorti un mois avant le fameux "Il était une fois dans l'Ouest" de Sergio Leone, le scénario de ce western italien est presque copie conforme mais les codes du genre (que Sergio Corbucci a contribué depuis 1964 à mettre en place) sont détournés: la veuve est une métisse noire, le vengeur est muet (et il ne joue pas d'harmonica), les hors la loi sont de braves gens et les chasseurs de prime sanguinaires et sans scrupules perpétuent "au nom de la loi" la loi du flingue. Enfin le méchant est l'extraordinaire Klaus Kinski qui, tout en retenue pour une fois, est le vrai héros du film. Vonetta McGee, actrice débutante, n'est pas franchement top top et Trintignant, dans un rôle muet, se contente de regards plein de sous-entendus mais n'a quand pas la gueule de Bronson !
Qu'à celà ne tienne,tout le mérite revient à Sergio Corbucci de réaliser un film excellent dans les décors enneigés de l'Utah (qui tranchent sur les habituels déserts de l'Arizona) et le résultat se laisse voir avec grand plaisir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2008
Une bouleversante réussite du western spaghetti, d'une noirceur absolue et d'un pessimisme exacerbé, mais d'une force lyrique exceptionnelle. La beauté froide des images, la magnifique partition d'Ennio Morricone, la cruauté du scénario et l'excellence des acteurs font de ce film une oeuvre d'une qualité incontestable.
babidi
babidi

7 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2018
un ovni dans les westerns pour bien des raisons

un résultat hors normes mais qui se laisse regarder avec un immense plaisir

les prises de vue sur les decors sont magnifiques

un vrai plaisir
TRI.TRI
TRI.TRI

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 novembre 2014
Ce film est complètement dénudé de toute morale juste pour faire un semblant d'historique. Par ailleurs, il est plutôt violent pour l'époque et encore aujourd'hui. Rien à voir avec les westerns de l'époque et du moment. Passez votre chemin, vous passerez une meilleure soirée !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 janvier 2012
Au fil des ans, le western spaghetti est devenu, non sans l'influence de cinéastes/cinéphiles tels que Tarantino qui ont pour habitude de sortir des oubliettes des films d'exploitation des années 60, 70 et 80 en les qualifiant à peu près tous de chef-d’œuvre absolu, un courant cinématographique extrêmement surfait. Il suffit de parcourir quelques fiches de films sur IMDB pour constater que les westerns majeurs de Mann, Boetticher, Wellman et parfois même Ford, Hawks ou Walsh sont moins bien lotis au niveau du classement qu'un certain nombre de « spaghettis » réalisés par Leone, Corbucci, Sollima ou encore Petroni. Les arguments des reviewers face à des notations aussi élevées donnent trop souvent dans le dithyrambe infondé qui caractérise le cinéphile lambda d'aujourd'hui. Il ne s'agit pas de remettre en question le « bon goût » des amateurs de western italien, car une telle chose n'existe pas, mais plutôt de prendre un certain recul et tenter une approche plus objective par rapport à l'appréciation de ces films. Si le culte rattaché à des œuvres géniales comme Il était une fois dans l'Ouest et Le Bon, la Brute et le Truand n'a pas lieu d'être contesté, on ne peut que reprocher au 90% des autres westerns spaghettis la bêtise des intrigues, la balourdise de la mise en scène, la médiocrité des acteurs (voyez Tomas Milian faire le bouffon d'un film à l'autre et vous comprendrez votre douleur), les dialogues abrutissants et les maladresses techniques en pagaille. Alors oui, il est fort probable que l'Ouest dépeint dans ces démarquages transalpins colle davantage, par son aspect souvent poisseux et décadent, à la réalité en comparaison des nobles épopées hollywoodiennes qui les ont précédés, et après ? Il y a certainement pléthore d'ouvrages et de documentaires très intéressants pour qui souhaite connaître l'Ouest sous sa vraie nature. Tenons-nous en ici au cinéma, et plus particulièrement au western: revisionnez des monuments du genre comme Rio Bravo, La Chevauchée Fantastique, La Prisonnière du Désert, Coups de Feu dans la Sierra, La Rivière Rouge, La Poursuite Infernale, La Vallée de la Peur, L'Appât, La Chevauchée de la Vengeance, Au-Delà du Missouri et une trentaine d'autres bandes réalisées durant l'âge d'or de Hollywood, parfois avec des budgets moindres (les films de Tourneur, Ulmer, Joseph H. Lewis) mais un talent tout aussi évident; confrontez une seule seconde la richesse, la subtilité, la plénitude de ces œuvres à pratiquement n'importe quel spaghetti où tout est gros comme une montagne, simplet, bouffon et approximatif... A-t-on besoin d'en dire plus ? Fermons cette (grande) parenthèse pour en venir au Grand Silence. C'est avec le plus grand bonheur que l'on place ce fascinant voyage au bout de l'enfer dans les vallées hivernales de l'Utah (savamment simulées par des décors en réalité alpins) parmi les cadors du western italien. Trintignant y est contre toute attente magistral dans un rôle de justicier muet, tandis que Klaus Kinski vous donne l'envie de prendre une douche après la séance, tant son personnage de Tigrero représente tout ce qu'il y a de plus vil, sournois et cruel dans l'humanité. La mise en scène de Corbucci regorge d'éclats baroques et hallucinés que renforce une bande-son très efficace d'Enio Morricone. Plus discutable est la photographie assez fruste de Silvano Ippoliti, où les nombreux plans filmés caméra à l'épaule, les zooms et la mauvaise lumière peuvent donner une impression de bâclage mais contribuent paradoxalement (et peut-être involontairement) à distiller une ambiance malsaine, inconfortable et « dans l'urgence » qui n'a pas vraiment eu d'égal dans la production de westerns spaghetti. Entrecoupé de séquences plus légères avec le personnage de shérif pantouflard joué par Frank Wolff – tentative plus ou moins heureuse de désamorcer la tension à mi-parcours –, le film accumule pour l'essentiel les scènes de violence avec une absence totale de concessions et une approche spectaculaire qui touche parfois au gore (Cut Throats Nine, western ibérique réalisé en 1972 qui se déroule lui aussi dans des décors enneigés, atteindra le point limite en la matière). Le Grand Silence caresse également le spectateur à rebrousse-poil par son pessimisme catégorique spoiler: qui se manifeste plus particulièrement dans un final où les méchants triomphent glorieusement des bons
. Probablement le seul western spaghetti qui mérite d'entrer dans la postérité avec les œuvres de Leone.
Hector de Troie
Hector de Troie

2 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2025
Western qui possède (au moins) deux niveaux de lecture. Le premier est un Western classique inversé où le méchant est le gentil. On suit deux personnages, le chasseur de primes “Tigrero� incarné par un Klaus Kinski que ne n’ai jamais entendu avec un timbre aussi délicat, c’en est presque effrayant d'ailleurs. Le bandit lui se nomme “Silence� car il ne parle jamais.

On suit la vie d’une ville nommée White Snow isolée dans un hiver terrible fait que les bandits morts de faim s’attaquent pour survivre. Or, une amnistie va être déclarée pour tous ces hors-la-loi. Les chasseurs de prime sont évidemment contre, car ils abusent de leurs droits pour faire la chasse à ce bandits. spoiler:
S'ensuit un affrontement entre ces deux héros qui mène à duel, classique en somme. spoiler:


L’autre aspect de ce film est son côté très violent, sombre et cynique. Dans ce monde, ceux censés protéger les “braves gens� font le mal et ceux censés les protéger spoiler: comme le shérif n’y arrivent pas. On pourrait penser que de ce monde inversé gentils=méchants et méchants=gentils va faire triompher les gentils… mais il n’en est rien et le final terrible jette un voile sombre sur ce film, surtout que je m’étais attaché au Shérif par exemple, un peu benêt et au début mais une fine gâchette.


Pour les décors, on se trouve j’imagine en Italie car j’ai reconnu une ferme des alpes dans la première scène, raté pour le côté far west. La musique de Morricone est toujours intéressante et inscrit le film dans l'héritage des westerns spaghettis. Même si je dois avouer qu’à force d'écouter cette musique cela finit par normer les films et leur retirer leur caractère.

Un film fort, dur et puissant !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 avril 2009
Jean-Louis Trintignant en héros muet face à Klaus Kinski en chasseur de primes sans scrupules. Le face-à-face fait vraiment envie et donne au final un des meilleurs western spaghettis, et le meilleur non-Leone avec le dernier face-à-face de Sergio Sollima.
L'histoire est assez archétypale des westerns transalpins de l'époque : un héros, muet cette fois, est payé pour tuer le chasseur de primes Tigrero, lui-même travaillant pour Pollicut, l'homme qui a rendu Silence muet. De plus, le nouveau shérif de la ville tient à régler les choses à l'amiable face aux hors-la-loi pourchassés, ce qui n'est pas du gout de Tigrero et de Pollicut.
Dans l'ensemble, les cadrages de Corbucci sont moins maitrisés que ceux de Leone, mais le grand silence contient de grands atouts esthétiques : l'omniprésence de la neige qui donne au film une beauté particulière, les deux acteurs principaux, irréprochables, et sa fin qui reste une référence ( non seulement pas son fond, mais je trouve que les plans lors du duel Tigrero-Silence sont les plus beaux du film ). N'oublions pas une très belle partition de Morricone et l'on obtient un film qui, faute d'être assez réussi plastiquement pour être un chef d'oeuvre, reste très intéressant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 février 2019
Le Grand Silence est-il un chef d'oeuvre? La réalisation de Corbucci est morne, ce n'est pas Sergio Leone. Les personnages ne sont pas très attachants et manquent de profondeur. La palme dans ce registre revient à Jean-Louis Trintignant dans son unique western qui ne dit pas un seul mot dans le film (il ne voulait pas de dialogues, les trouvant insipides dans ce genre cinématographique et avait tourné dans ce film uniquement par amitié pour le réalisateur). Franck Wolff est plus humain et plus attachant par sa maladresse qui le rend peu impressionnant. Il est tué trop tôt et on espère le revoir en pensant qu'il n'est pas vraiment mort. Mais il ne réapparaîtra plus, dommage. Au bénéfice du film, il y a le décor enneigé de l'Utah qui crée une atmosphère oppressante loin des western traditionnels et qui peut expliquer le titre du film. Le message du film est, comme toujours dans les western italiens, social: les bandits ont faim tout simplement et sont des victimes du système, l'héroïne (très belle) est noire (Vonetta MacGee). Mais c'est surtout la fin du film qui est très marquante et qui donne sans doute la véritable signification au titre. Là, Corbucci en a peut-être un peu trop fait en adoptant une conclusion absolument anti-hollywoodienne très radicale. Les scènes de réminiscence sont des emprunts un peu trop marquants à Leone. 13/20
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2008
Le grand silence film sorti en 1968 et réalisé par Sergio Corbucci est un western enneigé ou la beauté des paysages se mélange à la violence des hommmes. Notamnent la violence des chasseurs de primes de l'époque(1898)qui profités de leur statut pour tuer des malheureux pour toujour se faire plus d'argent. On ne peux s'empecher de constater en regardant "Le grand silence" que l'ombre de Sergio Leone plane du début à la fin et que Jean Louis Trintignant en homme discret avec sa barbe de trois jours et son cigario au coin de la bouche a décidément quelque chose de Clint Eastwood. Malgré que Corbucci se sert de codes et d'un univer deja copiryth(et il les reprends pluto bien)le film reste incontournable pour la dénonciation de crimes qui se sont perdu dans l'histoire et pour un final vraiment pas commun qui nous laisse le cul par terre.Malgré tout une fois vu on peux se demander ce que le personnage de Trintignant fait la en petit justicier qui c'est promis la perte des chasseurs de prime et qui n'y peut vraiment rien. La trame aurait été encore plus interessant si Klaus Kinski et ses meurtriers de compagnons n'avaient pas eu à partager la couverture avec ce drole de "heros".Les vrais personnages principaux de Corbucci sont les "Méchants" de l'histoire et il aurait gagné les mettres définitivement et entièrement en premier plan.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 février 2021
A part les paysages dans le neige tout est nul. Scenario inexistent, des scénettes tout au mieux, des dialogues previsibles et ennuyeux, l'acteur principal muet, c'est pas de bol...la musique ridicule et omniprésente, des litres de raisinet à chaques flinguages du reste tout le monde meurt sauf les criminels... La popularité de ce film reste pour moi un mystère total?
Le DVD a fini à la poubelle à la fin du film!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 juillet 2011
Les paysages froids et enneigés, les personnages (surtout celui de Jean-Louis Trintignant) et la musique de Morricone font que l'atmosphère que dégage ce film dépasse celle du simple western spaghetti.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 janvier 2009
Ahhhh... Un vrai chef d'œuvre de Corbucci. Klaus Kinski est génial et Trintignant de même. La fin est... surprenante et les paysages magnifique ! Je n'avais encore jamais vu de western spaghetti aussi sombre et je n'avais encore jamais vu de personnages aussi géniaux. A voir.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 17 août 2012
Je n'ai pas eu l'occasion d'apprécier la fin originale du film, je n'ai pas tenu jusque là, c'est trop mal filmé... comparer ça à du Léone, c'est comme mettre les L5 en face des Rolling Stones...
Au bout d'une demi-heure d'ennui, nous avons arrêté la projection et mis en route 'Butch Cassidy et le Kid', quel contraste!
Nico T
Nico T

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2024
C'est fou à quel point lorsque les italiens font des westerns en italien qui se situent aux USA et qui parlent des USA, ils arrivent à faire de meilleurs westerns que les westerns américains.
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