Fellini Roma
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Unc-Scrooge
Unc-Scrooge

53 abonnés 615 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2011
Il parait que Fellini est un maitre du cinéma et que Roma est un chef d’œuvre. Il est vrai que comme personne, Fellini aura réussi à nous glisser entre les méandres de la capitale italienne. Mais ce souci du détail nuit parfois à la cohérence de l’ensemble, dans cette succession de scènes finalement trop légèrement reliées entre elles, dans la longueur de certaines actions (les costumes de prêtres par exemple).
Il en ressort alors une sorte de documentaire fictionnelle extrêmement précis et touffu, comportant de nombreuses longueurs mais aussi de très grands moments de cinéma. Inégal en somme….
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2011
Rome, ville de prestige de par ses monuments et de par son histoire, est ici dépeinte par Federico Fellini qui se place en position de narrateur du film. Difficile de donner un avis sur un scénario certes riche mais désordonné, on passe des années 1930 aux années 1970 puis aux années 1940 pour revenir en 1970 bref le réalisateur italien n'a pas respecté le schéma classique d'un film qui ressemble davantage à un documentaire. Toujours est-il que Fellini malgré tout dresse un portrait pas très flatteur de cette ville, l'éloge que le touriste se donne des Romains est ici complètement chamboulé au point d'en être réduit à une satire. Rome est une belle ville et ses habitants comme partout d'ailleurs ne reflètent pas cette beauté, Fellini dresse une fresque poignante de chaque période qu'il a connue dans cette ville. Le réalisateur montre les institutions religieuses de telle sorte que leur discipline amène à se moquer d'eux, les élèves sont tout aussi bruyants et infernaux qu'aujourd'hui, la majeure partie de la population vit dans une austérité affligeante dans les années du fascisme, les Romains malgré cette rigueur, cette cruauté et ces difficultés soutiennent le régime par peur du communisme, affichent leur méchanceté vis-à-vis des artistes qui essayent de gagner leur pain, les parents laissent leurs gosses uriner dans le théâtre, les prostituées sont exhibées à ces messieurs comme des marchandises avec leurs fesses et leurs seins et ne demandent qu'à se faire passer dessus bref cette période des années 1930 à 1945 est hilarante pour le spectateur car Fellini traite les Romains en ridicule. La situation des années 1970 n'est guère mieux selon le réalisateur. Les voitures envahissent les rues qui sont bouchées, la crasse est partout, les hippies qui vont en pélerinage à Rome pour afficher le caractère libre de l'amour de la chair sont tabassés par les gendarmes et la police...Au final donc, Federico Fellini réalise et signe un long-métrage féroce contre les Romains et admiratif pour la beauté des monuments artistiques. A noter que Fellini décide de ne pas montrer le Vatican car il considère à juste raison que c'est un état indépendant pourtant situé dans la capitale de l'Italie. Un film poignant, drôle, réaliste et satirique comme on n'ose plus en faire aujourd'hui.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2011
À travers toutes ces images d'une immense beauté, Fellini offre au téléspectateur un sublime voyage au cœur de la capitale italienne vu sous son propre angle. Dénué d'une quelconque intrigue, le film n'offre pourtant aucun temps pour s'ennuyer tellement les scènes impressionnent, éblouissent, font rire et sourire et bien d'autres émotions encore. Un défilé de mode religieux, les différents camps de prostituées, la suivie de l'équipe de tournage de Fellini lui-même, un défilé de Vespa, ou encore des fouilles archéologiques et tout cela sans jamais régresser.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2010
Un beau voyage. Libre de fil scénaristique, par de longs plans séquences élégants et gourmands, Fellini traite l'unique sujet de son film : Rome, quelle soit antique ou contemporaine (enfin 1970..), de jour ou de nuit, interdite ou sacrée, familial ou générationnel. Quelques longueurs, un gout certain pour le mauvais gout, un mélange de quotidien prosaïque et de truculence, d'inventivité et de baroque laissent apparaitre une oeuvre originale et impressionnante de maitrise. Certaines scènes sont somptueuses, les travaux du métro, le défilé des ecclésiastiques, les terrasses des restaurants...Un film unique sur une ville unique.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2012
L'un des Fellini les plus délirants. Federico Fellini chante la gloire de la ville éternelle, avec toute la fantasmagorie et toute la démence même dont il est capable : défilé de mode ecclésiastique, découverte d'une antique villa romaine dans un boyau de métro, festin en pleine rue etc. Fellini mêle la Rome mussolinienne à la Rome des années soixante dix. Roma est le point de départ d'Amarcord, les prémisses abondent, notamment dans la séquence du music-hall. Fellini a le génie de traiter des évènements les plus triviaux sans ne jamais tomber dans la grossièreté : chez lui, tout le monde se connaît, les habitants de Rome composent une grande famille excentrique, drôle, fellinienne.
Autrui
Autrui

26 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2009
Malgré quelques scènes assez drôles et la retranscription intéressante de différentes ambiances, je pense notamment à celle du restaurant en plein air, ROMA finit par lasser par la longueur pesante de certaines scènes, un côté baroque écœurant, et un scénario confus et diffus.
Mais après tout, peut-être que c'est ça, Rome.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 novembre 2008
De belles et des scènes intéressantes mais pas suffisant justifier un film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2008
Oeuvre monstre, foisonnante, inventive, mélangeant le document et l'onirique avec la maitrise d'un génie arrivé à l'apogée de son art. Ce film, pratiquement sans personnages et sans histoire, libre comme la pensée, les souvenirs et les rêves, fut pour moi un grand choc. Je le place au même niveau que "2001 L'Odyssée de l'espace" et "Citizen Kane" dans "mon" Histoire du cinéma avec un grand H.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2008
Quelque peu bancal, parfois longuet mais toujours sympathique, cet hommage de F.Fellini à la ville de Rome comporte quelques plans-séquences mythiques.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2007
Je ne suis pas des admirateurs inconditionnels de Fellini. Il me fait penser à Sergio Leone : chez lui le baroquisme peut tomber dans la lourdeur maniériste complaisante. Cela dit « Roma » recèle des scènes qui m’ont autant époustouflé aujourd’hui sur DVD qu’elles l’ont fait en salle de quartier quand j’étais môme. Les mouvements en véhicules motorisés au début et à la fin sont de pures grâces d’art cinématographique. La découverte et la disparition des fresques antiques un sommet d’émotion poignante, comme le défilé de mode ecclésiastique de dérision subversive. Sans oublier une expression carnassière de prostituée-louve en passant… Un très grand film des années 70.
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2007
Fellini est un cinéaste de la forme, c’est à dire qu’il est plus intéressé par la façon d’exprimer son propos que par le propos lui-même. C’est sans doute pour cette raison qu’il affectionne les films à sketches, dont Roma est un exemple. Ces sketches s’enchaînent à la manière des mouvements d’une œuvre musicale, en effets kaléidoscopiques censés construire une image globale.
L’auteur compile ici ses souvenirs et ses impressions de la capitale romaine, actuels et anciens, et présente ces derniers en abyme, en filmant une équipe de tournage à l’œuvre.
Dès les premiers instants, l’inventivité et la truculence s’imposent. Comique de situation, outrance du langage : les latins tels qu’on les imagine, de sortie et à domicile, en forçant le trait. Puis viennent les moments d’émotion, et, sous-jacente, une réflexion sur le destin de cette ville triple : capitale d’empire antique, siège du pontificat, et métropole contemporaine.
Si l’excellence domine, si la construction est pensée, si l’alternance de poésie, d’émotion et de burlesque est bienvenue, des coupures s’imposaient au montage. Quasiment toutes les séquences sont trop longues, ce qui appuie inutilement les effets et engendre la lassitude.
Vers la fin, on s’impatiente, incapable donc de profiter pleinement du ballet final des motos dans Rome endormie, une conclusion pourtant étonnante et magistrale.
Par ailleurs, une certaine complaisance pour la vulgarité nuit par moment au propos.
Une œuvre importante des grandes heures du cinéma italien, mais qui aurait gagné à une durée standard, soit une vingtaine de minutes en moins.
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2007
Un des chef-d'oeuvre de l'immense maestro italien. Avec un fil narratif ténu, une ville en temps que personnage principal, l'ambition (casse-gueule pour un réalisateur qui ne serait pas Fellini) de faire se téléscoper plusieurs époques ; le cinéaste, comme toujours, réussit à insuffler sa dose de folie douce, celle qui naît du chaos et de la foule, et qu'il a passé comme on passe un flambeau, à Kusturica, une poésie rare qu'on pourrait retrouver aujourd'hui dans certains Benigni ou Kitano, un érotisme latent et subversif. Les scènes sont de longs plans séquences où la caméra virevolte en toute liberté, comme l'instrument d'un musicien de jazz, et grave sur la pellicule une quantité étonnante de mouvements, d'informations, de détails, avec la maîtrise technique la plus totale. Et si le noir est blanc de la Dolce Vita était très seyant, les couleurs châtoyantes de Roma sont indispensables, pour donner du mouvement, du chaos, et un corps à cette succession de déguisements, de masques, de tableaux surréalistes. Certaines scènes sont anthologiques, notamment celle des fouilles archéologiques, celles dans les lupanars et autres maisons de passes, ou celle du sacre papal, qui compte parmi les plus démentielles jamais réalisées.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2007
Un des plus grands films du Maestro Federico Fellini. Aucun schéma narratif dans "Roma", juste une succession de séquences, souvent longues, la plupart du temps totalement surréalistes (le défilé de mode religieux...les fresques...les motards), et toutes splendides. A voir avant de visiter la Cité Eternelle, bien évidemment ! Et à voir et à revoir, en tout cas.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Ce n'est pas un film, c'est une accumulation d'images gratuites et repoussantes ne témoignant d'aucun véritable regard de réalisateur. Il est vraiment étonnant que l'auteur de films comme Le Satyricon ait donné naissance à cette torture cinématographique où ce qui se prétend subversif n'est que vulgarité. Et tout cela servi dans des séquences d'une longueur affligeante et très répétitives, appuyant sur tous les clichés des moeurs italiennes et confirmant les préjugés des spectateurs qui en ont. Superbe!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
La premiere chose que l'on remarque en visionnant " roma " , c'est que le film n'obeit a aucune règle de narration , en effet fellini decrit Rome à travers des scène que rien ne rejoint .Ainsi il s'en donne a coeur joie en invente des scène complètement insolite qui decrive tous les aspects de Rome ( historique ,religieux ,festif... ).On reconnait encore une fois son habilité a filmé des images splendide et souvent insolite ! un pur chef d'oeuvre !
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