Plutôt bien observé, assez attendrissant du fait de la présence de très jeunes enfants (cela a du être difficile à tourner). Ne pas s'attendre à un film vraiment drôle. A voir.
Le trio Dussolier-Giraud-Boujenah excelle dans le rôle de pères à la ramasse, complètement largués mais à la fois tellement sensibles... Une charmante comédie, à ne pas rater.
Comédie française classique avec des situations amusantes et un charme certain, mais qui peut sembler un peu datée aujourd’hui. Sympathique mais pas incontournable.
C'est un très bon film plein de tendresse et drole. Le sujet est interessant et toujours d'actualité : le rôle des hommes dans l'éducation d'un enfant et la paternité....le bébé est tout simplement craquant et certaines scènes sont irrésistibles n'en déplaise à certains qui pensent que pour faire un bon film il faut obligatoirement une intrigue compliquée et psychologique à "l'américaine" et bien non...ce film est tout simple et touchant...et c'est suffisant pour passer un très bon moment en le regardant....
Peu de spectateurs semblent relever ce que ce film véhicule comme idée militante équivoque (ou affirmée ?). Donc, plutôt contestable comme il en est de tout film visant à faire passer un message idéologique mais sans y mettre la sensibilisé nécessaire pour convaincre ceux qui ne le sont pas déjà; qui ne sont pas acquis à la cause. Comme ses autres films - mais en pire encore - un film peu crédible, pas vraiment distrayant, agaçant par son irrégularité, ses situations improbables et ses propos déplacés et récurrents . Peut-être quelqu'un devrait lui dire qu'elle pourrait faire des films plus homogènes et dignes d'intérêt en y mettant moins "sa tête" et ses idéologies, mais un peu plus son imagination et sa sensibilité, son intuition féminine !
Une comédie fort sympathique, drôle, qu'on prend plaisir à revoir de temps en temps. Mis à part les costumes qui, maintenant peuvent paraître un peu vieillots, c'est un très bon film.
Un bébé abandonné dans les bras de trois célibataires endurcis. Coline Serreau tient là le point de départ idéal pour dynamiter les certitudes et transformer un fait divers sordide en comédie de mœurs pleine de tendresse. Le nourrisson agit comme un révélateur, faisant remonter à la surface tout ce que leur confort de célibataires avait enfoui, jusqu’à leur faire découvrir une part maternelle insoupçonnée. Biberons, couches, et fièvres à surveiller prennent alors des allures d’épopée domestique, avec un humour qui touche juste parce qu’il célèbre ces gestes ordinaires longtemps cantonnés au féminin.
Le problème, c’est que le film finit par s’égarer loin de ce qui faisait sa force. Après un premier mouvement plutôt savoureux, l’histoire bifurque vers une intrigue de drogue et de gangsters confuse, qui donne l’impression d’avoir été greffée sur le récit. La mise en scène, très théâtrale, accentue encore cette impression, d’autant que l’essentiel de l’action reste enfermé dans l’appartement et que certaines répliques sonnent artificielles. Dans ce trio, je trouve Roland Giraud tire clairement son épingle du jeu, avec une composition aussi drôle que crédible et une carapace qui se fissure progressivement sous l’effet du bébé. Michel Boujenah lui emboîte le pas avec son grand gosse immature, derrière lequel affleure une vraie profondeur, tandis qu’André Dussollier reste beaucoup plus en retrait et peine à transmettre une émotion comparable. L’idée de départ était belle, le film ne l’exploite pas toujours à la hauteur de son potentiel, mais il conserve quelque chose de précieux. Une tendresse désarmante pour ces hommes qui découvrent enfin ce qu’ils avaient passé leur vie à éviter.