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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2010
Les moissons du ciel est, à mon sens, ce que l'on peut appeler un film réussi. La trame y est originale, les acteurs relativement doués ( voir Richard Gere aussi jeune m'a fait un drôle d'effet), l'esthétique est très belle et s'illustre notamment par un cadrage presque pictural, des plans majestueux avec une précision presque à l'égale de certaines photographies macro. L'histoire amoureuse est filmée avec une grande pudeur, la caméra alternant entre la vision du mari et celle de Bill nous laissant ainsi dans la perplexité la plus totale, et tant mieux, c'est un gage d'objectivité. Je mettrais néanmoins une réserve sur le choix de la bande-son (que vient faire Saint-Saëns ici ? ) et sur la voix off enfantine qui ne s'accordait pas du tout à la gravité de la situation. Mais en dépit de ces défauts, Les moissons du ciel est un film réellement beau esthétiquement et sentimentalement (bien que parfois on frôle la caricature).
Un film d'une toute beauté. Rares sont les films qui permettent un dépaysement tel que celui-ci. Ce champ de blé à l'infini que l'on peut presque sentir avec ses mains tellement c'est bien filmé est à la limite du Fantastique.
Il est rare de voir autant d'éloges pour un film. Alors on se dit qu'il faut aller le voir, bien que ce soit une reprise de 1979. Et bien non, c'est plat et long. On ne ressent aucune émotion ! Et il y a en plus, ce thème musical qui revient tout le temps; agaçant. Une étoile pour la narratrice et son accent trainant .
Une chose est sur après le visionnage du film de Terrence Malick, ce dernier excelle dans son domaine. C'est un tableau du Texas du début du XX siècle qui nous est offert et ce dans deux sens. Premièrement, car on est dans une description précises et juste des moissons à cette époque. Deuxièmement, c'est une oeuvre artistique qui se trouve devant nos yeux. Tous les plans ont l'impression d'avoir étudié avec minutie et détail. Les paysages sont magnifiques et d'une perfection éblouissante. Aucun accroc à l'écran et pourtant tant de détail! Le cinéma comme 7ème art tient là un de ses exemples le plus criant. Le scénario quant à lui, n'est pas très original mais suffit à nous faire regarder le film jusqu'au bout même si il met du temps à démarrer. Il en est de même du jeu des acteurs, peu de dialogue et donc peu mis en avant. À voir.
L’espèce d’idolâtrie qui règne dans l’esprit de certains en France pour l’œuvre de Laurence Malik ne peut s’expliquer que par le fait que ces idolâtres n’ont pas bien, voir, pas du tout lu les œuvres dont le cinéaste s’inspire pour faire ses films. Le ratage le plus absolu reste encore The Thin Red Line, qui affadit considérablement le roman de James Joyce. L’intérêt des Moissons Du Ciel, vient d'un très bon travail d’écriture de Malik. Son intrigue, très intense, est renforcée par de nombreuses références passionnantes sur les conditions misérables des journaliers américains et immigrés des années 10 et 20. Mais son travail de mise en scène est plutôt médiocre et n'est sauvé que par la photo magnifique d’un maître caméraman.
Mis à part les magnifiques plans de la nature, du travail collectif et des très belles photos du générique du début, ce film ne me laissera aucun autre souvenir. L'arnaque montée par le couple, qui se retourne contre eux de manière tout à fait prévisible (il y a écrit "drame" dans le synopsis...), est malsaine, glauque, improbable et stupide (et comme par hasard, ils ne sont pas discrets dans leurs effusions secrètes, c'est même pitoyable de bêtise ). Le personnage de Richard Gere est insupportable de suffisance, de roublardise et d'arrogance, et pas du tout crédible, la petite soeur est une vraie tête à claques, elle tire la même tronche du début à la fin du film sans plus d'expression qu'un poisson. Les deux autres acteurs s'en sortent mieux mais on ne croit pas une seconde à leur histoire d'amour. La voix off enfantine raconte platitude sur platitude et fait la morale au téléspectateur. La musique, pas trop mal dans l'ensemble, est souvent horripilante. Bref on dirait plus l'oeuvre d'un photographe que d'un cinéaste tant le scénario est faible.
Même si "l'arbre de vie" reste mon summum de beauté et de mysticisme, on trouve déjà ici cet esthétisme exacerbé: une recherche de la beauté des plans, la fluidité grâce à la nature toujours mise en avant. Un joli film et l'amour qui change doucement de bord. Beaucoup de plans silencieux mais évocateurs. C'est très beau. Cet endroit semble être un havre de paix mais comme dit la petite fille "on est tous mi-ange, mi-démon"
Chef d'œuvre ? Peut-être. Je viens de revoir ce film remasterisé. En tout état de cause, ce film n'est pas bavard, laisse aller la caméra de l'action à des vues de nature ou des détails de la pousse d'un grain de blé ou un oiseau ... Bref. C'est un film magnifique que l'on regarde très agréablement quand bien même le scénario est attendu. Mais quel plaisir des yeux, des oreilles ... et du cœur. Evidemment à voir ! Et revoir !!
Qu'est ce que c'est beau. J'ai vu pas mal de films, rares sont ceux qui ont une qualité esthétique aussi grande que ce film de Terrence Malick. Les moissons du ciel c'est un délice de photographie et de mise en scène. Si j'ai parfois reproché à son réalisateur de faire du remplissage dans d'autres films ce que j'ai adoré ici c'est sa justesse, sa volonté de ne pas en faire trop mais d'avoir à chaque instant l'image juste pour illustrer son propos. Et pourtant tout foisonne à l'image et cela m'a littéralement happé dans cette romance pourtant classique et vers laquelle je n'aurais pas été attiré s'il n'y avait une telle grandeur à l'écran . Une magnificence qui paradoxalement n'en fait jamais trop, avec en plus une économie de mots qui n'alourdie pas le film (si ce n'est la voix off qui m'a déplue). Les acteurs aussi sont très justes même si personnellement je trouve Richard Gere trop propre sur lui avec sa belle gueule qui ne fait pas trop ouvrier laborieux de la sidérurgie puis des champs. Mise à part ces quelques réserves je ne saurais trop conseiller de voir ou de revoir cette leçon de cinéma et de spectacle naturaliste.
Ce film, réalisé par Terrence Malick et sorti en 1978, n'est, en ce qui me concerne en tout cas, franchement pas terrible. J'avoue en être assez déçu, surtout au vu des très bonnes critiques et de la réputation du cinéaste. De Malick, je n'ai vu pour l'instant que "The Tree of Life" que j'avais par ailleurs beaucoup aimé, et j'avais pu observer le style si particulier du réalisateur. Si sa patte est ici moins marquée et que le film correspond plus à des critères hollywoodiens dirons nous, nous pouvons tout de même repérer sa patte et notamment à l'aide de l'importance qu'il accorde aux images. Mais malheureusement, c'est ici tellement important qu'on finit par en oublier l'histoire qui n'est finalement pas si intéressante que cela. C'est tout simplement l'histoire d'un triangle amoureux entre un riche fermier et deux ouvriers qui ont immigrés au Texas pour faire les moissons. J'avais quelques aprioris sur le film quant à son synopsis, j'avoue en effet qu'il ne m'intéressait pas vraiment. Mais, encore une fois, la réputation du film et du cinéaste m'ont fortement poussé à le voir et je dois dire que je ne comprends pas vraiment toute cette effervescence. Alors, les images sont magnifiques, nous avons de très bonnes idées, comme notamment la fleur qui sort de terre ou alors les sauterelles filmées en gros plan (de même, toutes les scènes lors de l'invasion de ces dernières) mais malheureusement, les belles images ne font pas tout et ici, l'intrigue ne suit pas le reste ! Nous avons en effet de très belles images collées sur une histoire très classique qui nous fait d'ailleurs fortement penser à un épisode de "La Petite Maison dans la prairie". Effectivement, je sais que je vais me mettre de nombreux fans à dos, mais en dehors de la simplicité de l'histoire, nous avons également une sorte de discours sous-jacent très moralisateur, notamment appuyé par la fin qui est par ailleurs prévisible. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard, Linda Manz etc. qui jouent très bien. Petite mention spéciale également pour la B.O. signée Ennio Morricone qui est très bonne. "Les Moissons du ciel" est donc un film très surestimé qui n'a que ses magnifiques images à nous offrir.
Terrence Malick est l'un des plus grands génie visuel du 7ème art et il sera très dure de l'y déloger. Fort d'une filmographie parfaite sans aucun raté, Les moissons du ciel confirme ce status que j'aime répéter haut et fort depuis avoir été totalement envouté par "le nouveau monde" et "tree of life". Richard Gere offre une interprétation remarquable dans ce qui ressemble pour moi comme son plus grand rôle.
Visuellement "Les moissons du ciel" est superbe et révèle déjà l'une des thématiques fortes que Malick développera dans ses films suivants : le rapport entre l'Homme et la Terre. Pour cela il nous montre la vie de paysans américains du début du siècle en en faisant une parabole sur les inégalités sociales et sur l'ambition. Mais il le fait avec un minimum de mots, ce qui créer une froideur et une distance dommageable avec ses personnages. Heureusement son montage est très resserré, et on évite ainsi tout sentiment de lassitude pour se laisser malgré tout transporter par l'histoire.
Bien que peu fan du coté naturaliste prononcé de Terence Malick, je me devais de voir Les Moissons du Ciel. Après un début qui m'a agacée car tellement "regardez comme je filme bien la nature" j'avoue que j'ai été totalement prise par la beauté du film, la pureté du scenario et la fatalité du sort des différents personnages. Malick réussit parfaitement à donner vie à chacun de ces personnages mais aussi à leurs relations, à l'intrication de leurs destins. La photo est d'une beauté à couper le souffle. La scène de l'invasion des criquets est purement extraordinaire. Et Richard Gere et Sam Shepard sont si jeunes, si beaux. Tout comme la beauté et la jeunesse sont par essence condamnées à se flétrir, on sent que ces deux personnages sont eux aussi condamnés du simple fait de leur insolente beauté. C'est visuellement somptueux et sensiblement poignant.
Un Malick s'apprécie étant donné la rareté de ses réalisations. Celui-ci jouit d'une beauté d'image époustouflante (comme régulièrement dans ses autres films d'ailleurs) en captant cette lumière naturelle en permanence, d'une poésie dans le déroulement de l'histoire avec des acteurs en permanence poussés à l'excellence. Un film dense en tout point, l'histoire originale et prenante, la profusion des sentiments sans les exacerbés, la musique délicieuse. Une maîtrise cinématographique indéniable qui en fait un grand film.
Globalement c’est pas mal du tout. Une œuvre picturale et peu bavarde, assez intimiste et contemplative. L’histoire est bien et la photographie est belle ! En revanche, le film a pris un sacré coup de vieux concernant son rythme. L’ensemble ne devient réellement intéressant qu’à partir de sa deuxième partie, où le récit prend davantage d’ampleur !