Les Moissons du ciel
Note moyenne
4,0
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307 critiques spectateurs

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Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2013
Une belle histoire simple et une image magnifique : à la différence de certains réalisateurs, Malick réussit à captiver le spectateur par la beauté d'un film par sa photographie et une histoire humaine tout en étant simpliste, sans tomber dans la mièvrerie à aucun moment. Le cinéaste fusionne l'amour avec les éclats de couleurs des paysages, où la plupart des plans sont tournés à l'aube et au coucher. Il y a aussi la durée qui a déterminé l'excellence du film puisque le film ne dure qu'une heure trente alors que d'autres l'auraient allongé de séquences inutiles, glamour et lourdes à souhait. De même pour la musique, Morricone re-orchestre une version du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns et donne une oeuvre somptueuse qui se marie avec l'image. Le pari artistique est rempli à merveille, la photographie de Almendros est exquise, le jeu d'acteur très bon, et malgré une fin un peu bâclée qu'on pardonne l'histoire est honorable pour ce très grand film.
Rotten Tomatoes
Rotten Tomatoes

117 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2014
Génial, un peu comme quand on sait qu'on est en train d'assister à un moment d'histoire, je savais que j'étais en train de regarder un film culte. Fiez-vous à l'affiche, tous les plans sont aussi beaux. Terrence Malik a du génie et son directeur de la photographie aussi. 4,5/5
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2019
Photographie à couper le souffle, les images en semi obscurité dans les champs de blés sont des tableaux magnifiques. Le rapport à la nature à la faune et la flore est constant dans le film (constant d'ailleurs dans la filmo de Malick,...) et apporte une beauté philosophique à l'intrigue qui elle est un peu simplette... Malick s'en sort bien mieux dans les scènes collectives des travailleurs ou bien dans les passages sur la contemplation de la nature et de sa beauté que dans les scènes intimistes des protagonistes amoureux. Il est clair que ces dernières n'intéressent pas le réalisateur. Dommage tout de même car le film m'a laissé un goût d'inachevé, de chef d'œuvre loupé. Plus de sens à la narration aurait à mon goût été bien bénéfique au film.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2011
En 1916, Bill, ouvrier dans une fonderie, sa petite amie Abby et sa sœur Linda quittent Chicago pour faire les moissons au Texas. Voyant là l'opportunité de sortir de la misère, Bill pousse Abby à céder aux avances d'un riche fermier, qu'ils savent atteint d'une maladie incurable... Deuxième long métrage de Terrence Malick, récompensé du Prix de la Mise en scène à Cannes, Days of Heaven est sûrement le plus beau film du cinéaste après The Tree of Life. Ici, il s'intéresse à un triangle amoureux où arrivisme, mensonge, argent et manipulation sont rois. Mais à côté de cette sombre histoire, Malick nous montre le quotidien des travailleurs des moissons avant la mécanisation des récoltes. Il filme les chams de blé de manière sublime comme il en a le secret. Car qui dit Malick dit beauté visuelle que vous ne verrez nulle part ailleurs. Cela se vérifie encore : Malick a ce don pour capter le bon rayon de lumière, les champs de blé balayés par le vent sur un soleil couchant aux mille couleurs pastels. C'est un des leitmotiv de Malick : l'opposition entre la vie à l'échelle humaine et l'immensité des espaces, la beauté du monde environnant qu'il faut prendre le temps de savoir contempler, des images incroyables presque irréelles amenant à la rêverie et à la réflexion métaphysique. Pourquoi et comment cette beauté ? Où y est notre place ? Malick a le don de capter les moments les plus intimistes comme une partie de chat dans les blés et de nous projeter dans des espaces infinis où le temps semble s'arrêter pour laisser la place à une beauté faussement immuable dont il faut savourer chaque instant. Malick capte cette beauté du monde pour que nous puissions l'admirer encore et encore. Grâce au 70 mm scope, Malick signe une œuvre grandiose où chaque image absorbe le spectateur pour son plus grand émerveillement. Il est aussi un formidable directeur d'acteurs et l'on retiendra surtout aussi Sam Shepard qui, dans un rôle avec peu de dialogues, est pourtant d'une présence rare. Days of Heaven est de ces films à la beauté insaisissable qui vous transporte et vous envoûte à chaque nouvelle vision sans jamais perdre de sa superbe. Oui, Days of Heaven est ce que l'on appelle tout simplement un chef d’œuvre.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2013
Un film simple et pudique qui étonne par sa beauté et sa profondeur. Déjà en 1978, Malick prouve ici qu'il est un virtuose de la mise en scène. Avec une photo époustouflante de beauté et son regard incroyable sur la nature, l'homme et Dieu, le cinéaste délivre une copie formellement parfaite. La caméra reste à hauteur d'homme et filme ses faiblesses sans jamais juger. La réalisation est à la fois simple et discrète tout en étant absolument divine, ce qui est remarquable. Le scénario est au diapason avec une histoire simple qui a finalement des implications philosophiques très intéressantes. On regrettera peut-être un rythme trop doux, mais tout cela reste sublime.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2010
Deuxième long métrage de Terrence Malick, Les Moissons du Ciel est une splendeur visuelle tour à tour émouvante et figée, impressionnante et ennuyante, incarnée et désincarnée. Si l'on s'en tient à sa forme seule le film est une réussite totale : images figuratives proches de la perfection avec mise en relief à l'appui, reconstitution monumentale d'une époque révolue, lumière crépusculaire de Nestor Almendros et musique flamboyante d'Ennio Morricone... Mais le contenu s'avère bien banal et fort peu inspiré, Terrence Malick tentant de concilier son talent de plasticien et son sens du romanesque au service d'une intrigue particulièrement inintéressante. Richard Gere, Brooke Adams et Sam Shepard forment un trio tout à fait fascinant de prime abord, leur personnage respectif manquant cruellement de profondeur au final... Les Moissons du Ciel reste un classique incontournable - qu'il faut donc avoir vu - à découvrir de préférence sur grand écran pour en apprécier la beauté visuelle et sonore.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2014
1916 au EU, ce pays est jeune, dynamique en pleine croissance et tenu loin du conflit mondial sévissant en Europe. L’emploi est facile à trouver. Le jeune Bill, Abby sa petite amie qu’il fait passer pour sa sœur pour conserver son amour secret et sa jeune sœur, quittent les emplois industriels de Chicago pour la campagne. Au Texas rural, malgré la mécanisation de l’agriculture, cette activité nécessite encore une nombreuse main d’œuvre. Dans une immense exploitation tenu par un fermier célibataire, riche et condamné par une maladie incurable ; Bill pousse sa petite amie à succomber aux avances du maître des lieux afin de faire banco.
Tous les ingrédients du mélodrame sont présents dans ce film : passion, sincérité, ambition, trahison,... autour d’un triangle amoureux traditionnel. Peu d’innovation scénaristique dans ce film, la trame est même très proche de « La balade sauvage ». L’intrigue est simplifié à outrance : deux mâles s'observent, se jaugent, se jugent à la frontière du pouvoir, Bill pense que sa petite amie l'aime plus qu'elle n'aimera jamais le propriétaire terrien, ce dernier veut être aimé uniquement pour lui et pas pour son argent que convoite Bill. Pour illustrer le propos, Terrence Mallick s’appuie une fois encore sur une voix off distancée et sans affect ; là, c’est la jeune sœur qui s’y colle. Elle est donc le personnage que l’on suivra au-delà du terme de l’histoire des trois protagonistes principaux ; malgré que son sort nous importe peu, son impact étant tellement limité. Le pire est que les trois personnages principaux nous laissent de marbre. En effet, dans sa démarche panthéiste ; Mallick met la nature au cœur de son propos, elle est l’élément intangible, les hommes sont les petits insectes (souvent filmés de près) avec lesquelles elle joue. De fait, l’objectif affiché est que la forme sublime les dialogues et que l’intrigue est définie par les images et non le texte. Comme d’habitude donc chez lui, le jugement divin s’abat sur les hommes quand ils nourrissent des sentiments négatifs. Là ce sont les sauterelles géantes qui viendront dévaster l’exploitation agricole. Dieu punit les hommes ; Mallick et son penchant pour la loi divine. C’est quand même la grande limite du cinéma de Mallick à mon sens, les personnages manquent d’épaisseur et les histoires restent donc convenues. Dans Critikat, pour montrer la « branlette » intellectuelle des critiques à propos de Mallick : « Richard Gere retrouve alors sa fiancée, et en lieu et place d’un dialogue qui ne pourrait être que convenu, on a un plan fixe sur une plante, sur une végétation domestiquée, qui illustre à la fois le pouvoir vain de l’homme sur la nature, qui ne peut la réduire qu’à la dimension d’un pot de fleurs, et la stagnation d’une relation amoureuse vouée à la disparition. Qui oserait encore parler de manque de profondeur psychologique ? ». Alors que pour moi, oui, ce film souffre de grosses ficelles et de grosses faiblesses concernant la psychologie des personnages.
Reste que chez Terrence Mallick, chaque plan est d’une beauté foudroyante ; certains comparent ses plans à de la peinture flamande ; pourquoi pas. La profondeur de champ, les plans larges, les mouvements de caméra et l’éclairage participent à une peinture magnifique de cette époque. Un film très pictural : une merveille primée aux Oscars pour sa photo ; logique. Ensuite, ce film permet de se faire une idée assez juste du monde du travail de l’époque.
Comme « Le fille de Ryan » de David Lean ; déception scénaristique mais éblouissement visuel et sensoriel.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2014
Cela faisait très longtemps que je voulais voir ce film dont on dit que c'est un chef d'oeuvre du cinéma. Honnêtement je ne serai pas aussi enthousiaste, mais je dirai que c'est un très bon film. D'abord parce qu'il est bien construit : même si le scénario est loin d'être original, la construction narrative est solide et nous emmène rapidement dans ces champs du Texas, et Terrence Malick filme la nature et les animaux avec une évidente facination, comme si le sujet principal du film n'était pas forcément les hommes mais plutôt les animaux. Mais " Les Moissons du ciel" c'est aussi un triangle amoureux, ici en les personnes d'un jeune couple qui survit et d'un riche et jeune propriétaire terrien. Ce thème est universel, et apporte son lot d'émotions et de disputes, tout comme il amène la fin dramatique du film. Pour nous faire voir et entendre tout cela, Malick n'a pas forcément besoin de faire dialoguer à foison ses personnages, il n'utilise pas non plus une mise en scène tapageuse ou virant au second degré. Non, parfois des regards simples, fugitifs suffisent, des regards qui en disent long, parfois on a juste de besoin de ressentir l'horreur d'une situation grâce à la voix-off de la fillette, l'entendre parler de situations que peu d'enfants connaissent. Je crois qu'à tout moment, Malick nous laisse le soin de nous faire notre propre idée sur le film, comme s'il n'était que le messager d'une vérité ou le conteur d'une histoire, une histoire à laquelle il n'aurait jamais participé.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2009
Je crois que Malick reste l'un des rares cineastes capable de sublimer autant les rapports que l'homme entretient avec la nature ,ici cette derniere ne sert pas seulement de splendide decor a un drame passionnel mais constitue un personnage omnipresent que le photographe Néstor Almendros (oscar merité) a su rendre vivant (on a parfois l'impression d'etre au zoo mais je chipote).Le trio d'acteurs peu connus a l'epoque fonctionne parfaitement avec d'un coté la beauté troublante de la jeune Adams et de l'autre l'amitié puis le "duel" des 2 hommes sans oublié la petite fille dont la voix off rythme l'histoire qui s'affaiblie quelque peu apres l'invasion des sautrelles et la mort du fermier.La musique grandiose de Morricone et de Saint Saens donne a certains plans des airs de tableaux temoins d'une periode ,les années 30 ,au contexte economique difficile qui rappelle le film de Ford : Les Raisins de la Colere.Autour d'un scenario simple ,Malick realise un magnifique ode a dame nature.
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2012
Comme toujours dans les films de Terrence Malick, "Les moissons du ciel" propose une bande-son magnifique couplée avec des images sublimes. Tout ceci pour soutenir une histoire fort intéressante. A ne pas rater, donc !
felix-cobb
felix-cobb

20 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2014
L'image est saisissante, tant par la béatitude que par l'animosité qu'elle inspire. Sur un air du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns reconduit par Ennio Morricone, le temps coule lentement pour faire figurer le message rempli de grâce de Terrence Malick. Avec patience, celui-ci parvient à montrer (par le biais d'un simple mouvement de caméra, par un regard, une lumière) l'arrivée à la fois paisible et douloureuse du mécanique dans le naturel, et analogiquement de la colère dans l'amour. La caméra, en mélancolique témoin de l'unité de la Nature, révèle au spectateur la dualité artificielle entre l'homme et la nature, et de l'homme en lui-même. Lorsque la voix-off du film se fait entendre, on reçoit par la parole d'une enfant insoucieuse la belle philosophie de Malick. On l'entend dire par exemple que tout homme est en lui-même "moitié-diable, moitié-ange". Puis, dans un dernier acte où l'intrusion confuse de l'homme dans la Nature est punie par la faute commise comme par le déluge, entre le ciel et le feu, la terre et le sang, le film atteint son apothéose, autant dans la petite ballade sauvage qui se termine plus tragiquement que dans le précédent film du même nom que dans la passion sauvage de la modernité.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2014
Pas mal, ce film me semble quand même un peu surévalué. L'histoire est belle et aurait mérité un côté fresque plus développé sans doute, mais j'ai été content qu'il ne dure pas plus longtemps tant il m'a semblé manquer d'intensité parfois. Les prestations des divers acteurs sont parfaites, et l'ensemble reste beau à regarder, mais je n'ai pas plus accroché que ça, la faute à un rythme volontairement lent. Ça s'accélère sur la fin, mais il est déjà trop tard.
Romain S.
Romain S.

169 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2010
Voilà un film que je ne connaissais pas, que je viens de voir Au Max Linder...J'ai vécu un moment incroyablement beau...je crois pouvoir dire que c'est la plus belle lumière que j'ai pu voir dans dans un film... et qui creer une poésie sans égale ...et des émotions , forcément...et quand le tout suit..un chef d'oeuvre.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2018
Toujours dans le cadre du « Festival play it again », j’ai revu avec un grand plaisir « Les moissons du ciel » de Terrence Malick sorti en 1979 et dont le titre original «Days of Heaven» me parait plus adapté. En effet on connait l’attrait de Terrence Malick pour la philosophie/métaphysique et ce film peut être vu sous un angle métaphorique : après être sorti de l’enfer (l’aciérie de Chicago où travaille Richard Gere), le couple à la recherche d’une vie meilleure dans l’Amérique des années 1915, va presque trouver un « paradis » dans les grandes plaines du Texas où foisonnent des animaux avant – du fait du péché commis par ce couple cupide –et après une invasion des champs de blé par les criquets (cf. les dix plaies de l'Égypte) de retomber dans le feu et la mort. Et dans une espèce de fatalité familiale, la petite fille du couple qui est la narratrice de l’histoire, suivra hélas le même chemin que sa mère (« Cette petite fille ne savait pas »).
Le grand intérêt du deuxième film de Terrence Malick, le fameux auteur de « La ligne rouge » sorti 20 ans plus tard (car cet auteur « travaille » lentement : 2 ans pour le montage de ce film tourné en 3 mois !), réside dans son esthétisme lié au talent de Néstor Almendros. Ce grand chef opérateur qui a coopéré longtemps en France avec François Truffaut et Éric Rohmer, était espagnol mais pour fuir le franquisme il s’était réfugié à Cuba et de ce fait – pour la petite histoire - Terrence Malick a donc du tourner son film produit par la Paramount au Canada … avec de façon inopinée quelques jours de neige qui peuvent paraitre « paradoxaux » pour des scènes se déroulant au Texas pendant les moissons ! Le génie de Néstor Almendros fait que la couleur de ce film est très singulière avec une palette de jaunes, d’orangés, d’ocres … liée à son talent et au fait que ce film a été souvent tourné en fin d’après-midi. Les images sont ainsi superbes d’où l’obtention de l’Oscar de la meilleure photographie en 1979.
Une histoire qui par certains côtés évoquent « Les raisins de la colère » (John Steinbeck - 1940) est celle assez simple d’un étrange ménage à trois … mais qui par la photo et – ne l’oublions pas – la musique de Ennio Morricone – donne pour finir un film superbe qui a obtenu le prix du meilleur réalisateur à Cannes. Seul petit bémol, l’introduction et la bande annonce comportant Aquarium du carnaval des animaux de Camille Saint Saëns qui – devenu plus tardivement le symbole du festival de Cannes – perturbe un peu l'oreille !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2012
Entre la beauté de la nature à travers des plans magiques dans une lumière mystérieuse, et recherche sur les fondements de l ‘émotion humaine, Terrence Malick nous montre ici dans ce second film tout ce que sera le reste de sa filmographie. Une vision poétique, envoûtante, réaliste et majestueuse, un cinéma d’apparence complexe mais finalement très simple.

Avec Les Moissons du Ciel Terrence Malick nous délivre un message plein d’humanité et une ode à la nature rare pour les films de l’époque. Si le récit demeure finalement simple, se résumant à une histoire de triangle amoureux, le film permet des réflexions sur l’âme humaine et ce qui la pousse à certaines actions, et toujours dans une façon de faire qui est propre au cinéaste, les comparaisons avec la nature sont présentes.
Ne portant aucun jugement sur les actions de ses protagonistes et ne faisant finalement que les dépeindre comme ce fût le cas dans son précédent film La Balade Sauvage, Terrence Malick raconte ici une histoire dramatique avec les grandes ficelles du genre mais également et heureusement avec sa maîtrise de la caméra et la direction de ses acteurs. N’en n’étant pourtant qu’aux prémices de son art, le cinéaste nous gratifie déjà de scène somptueuse. Le cinéma de Malick se vit plus qu’il ne se regarde, c’est une certitude.

Le casting est également convaincant, Richard Gere s’illustre ici dans un rôle assez peu atypique dans sa filmographie, mais pour un premier rôle il faut reconnaître que c’est excellent. La jolie et simple Brook Adams est également une actrice convaincante, pleine de douceur et de justesse. Mais l’acteur qui finalement s’en sort le mieux c’est incontestablement Sam Shepard.
La musique de Saint-Saens accompagne très bien le récit et s’accorde parfaitement aux images.

Les Moissons du ciel est donc pour ma part le premier chef-d’œuvre d’un cinéaste incroyable et talentueux. Le film se regarde pour la douceur et la pureté qu’il dégage, Malick est un réalisateur qui sait très bien transporté son public, un cinéma rare, beau et envoûtant!
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