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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 octobre 2012
Visuellement époustouflant. Rien que pour la photographie, il faut voir ce film. On peux regretter quelques longueurs et un scénario un peu léger, mais sinon, c'est grandiose.
Film du grand Malick qui me manquait et que j'ai décidé de voir avant Tree of Life, Les Moissons du Ciel m'aura tout de même un peu déçu même si j'ai passé un très bon moment de cinéma devant ce film.
Techniquement parlant c'est très beau. Inutile de souligner la beauté des images, la qualité de la photographie et la mise en scène inspirée. C'est du Malick pur et dur, avec ce montage si particulier, cette poésie, cette humanité qui le caractérise. Le film prend également une dimension sociale intéressante en nous contant l'histoire de ces travailleurs pauvres venant gagner un peu d'argent en travaillant dans les champs pour les moissons, l'occasion donc de présenter une société assez peu soucieuse de la condition de toutes les personnes même si Malick n'émet aucun jugement là-dessus. Ce film part d'une histoire simple et est porté par une grâce de presque tous les instants. Le film est peut-être un peu trop léger sur le fond mais le tout reste tout de même maîtrisé. Le ton dramatique de la situation couplé à la poésie des images confère au film une atmosphère particulière et appréciable. L'histoire est légère mais les personnages aussi, c'est assez gênant de voir le peu d'approfondissement accordé aux protagonistes. Si dans Badlands c'était le cas, cela servait davantage le propos et l'ambiguité du film. Là ça donne plus la sensation d'un travail bâclé sur le scénario. Les Moissons du Ciel m'a beaucoup plu, c'est beau, maîtrisé et l'ambiance est appréciable mais sa trop grande légéreté m'a empêché d'adhérer à fond au film. Une belle oeuvre cependant.
Loin d'être le chef d'œuvre que la presse annonce, ce mélodrame est un peu paresseux et manque cruellement de passion. Néanmoins les paysages sont très beau et les acteurs convaincants.
5 ans après son magnifique "Badlands", Terrence Malick revenait en proposant "Days of heaven", une romance sauvage au sein du Texas du début 20ème siècle, au travers d'un trio familial voyageant au rythme des saisons afin de travailler. Visuellement, c'est très beau, travaillé, comme le sera le style de Malick, la nature et sa beauté est mise en avant, souvent couplé à l'un des somptueux mouvement du "Carnaval des animaux" (Aquarium) de Camille Saint-Saëns, en parfaite adéquation avec le film. La seule déception est peut-être, qu'après avoir livré ce second chef d'œuvre, Malick privera le public de son génie durant vingt longues années...
Terrence Malick sait jouer avec nos sens et c'est bien dans un océan de sensation que le réalisateur veut nous faire entrer, et c'est avec tout son talent qu'il y parvient et qu'il ne nous reste plus qu'à y glisser avec plaisir. Tout d'abord sensation du temps qui passe donnée par le rythme des saisons. Ensuite sensation de vivre avec la nature et les éléments : la pluie, le vent, la chaleur, l'eau, la terre, le feu, le froid. C'est par de très belles atmosphères et une superbe photographie que Terrence donne à voir de superbes images. Le traitement de l'intrigue est également du même acabit, tout en finesse et en touches successives grâce à des successions de plans courts et naturels qui donnent, plus que de longues séquences, une idée juste de l'instant. Pour moi Terrence Malick côtoie Stanley Kubrick.
Pour faire court je trouve ça très bon. C'était le seul Malick qu'il me manquait à voir et c'est exactement ce à quoi je m'attendais. Lorsque je suis allé voir The Tree of life je parlais d'une évolution dans le cinéma de Malick qui puise de plus en plus dans la passion et se laisse aller de plus en plus dans l'excessif. Les moissons du ciel c'est donc cette première étape après un Badlands certes très bon mais bien différent de ce que Malick propose aujourd'hui car maintenant rares sont les plans fixes, neutres, qui ne recherchent pas la poésie de tout instant au point d'en étouffer l'oeuvre (Oui j'ai un peu de mal avec The tree of life...). Donc comme promis c'est très beau visuellement, la caméra de Malick se balade parmi les âmes, entre les récoltes sous l'observation constant du coucher de soleil qui apporte un magnifique teint à la photographie. Sur le fond Les moissons du ciel est une épopée calme, dirigée par la voix off de cette jeune fille, assez détachée des évènements présents, sans réelle implication malgré sa présence. Dans Les moissons du ciel le temps passe, des choses marquantes arrivent, on tente de poursuivre, de repartir, dans un élan d'optimisme néanmoins teinté de mélancolie... Pour au final se faire rattraper par le juste retour des choses et tenter de repartir de nouveau si il en est encore possible. Pour quoi faire, vers quel objectif ? Personne ne le sait, mais il faut néanmoins continuer. Malick réalise donc un très beau film tant plastiquement que psychologiquement, il garde cette sobriété enchanteresque tant dans la mise en scène que dans la narration, ce qui ne manque pas de donner une certaine noblesse à l'oeuvre.
Spoilers sur La Ligne Rouge, The New World et Days of Heaven
Ce qui me séduit le plus dans le cinéma de Malick, c'est sa simplicité. Bien sûr il ne s'agit que d'une simplicité apparente, on n'arrive pas à un tel résultat aussi facilement que ça. Malick ingère des tonnes de références, qu'elles soient liées à la peinture, au cinéma, à la religion ou à l'Histoire, et parvient à destructurer cette matière complexe en quelque chose d'accessible, réduisant le tout à un ensemble auquel se connecte aisément le spectateur. Il y a un échange évident entre le film et ceux qui le voient, parce que ceux qui le voient retrouvent ici des sensations pures, de celles qu'il n'a pas vraiment l'habitude d'expérimenter au cinéma. Et surtout parce que tout paraît simple, sans fioritures, direct. Ainsi, Les Moissons du Ciel, film au scénario anodin, qui ne fait que prouver qu'au cinéma, on peut avoir 150 fois la même histoire, ce qui fera la différence est la vision et l'âme du metteur en scène. Celles de Malick sont d'une profondeur rare.
La mise en scène des Moissons du Ciel n'a qu'un défaut, qu'elle partage avec le montage du film : la rapidité avec laquelle les choses se déroulent. Je dirais que cela est plus problématique d'un point de vue global, quand on constate que Malick a décidé de faire de l'ellipse une récurrence des Moissons. Il y a dans ce film une manière précipitée de faire se passer les choses, et cela empêche sûrement la mise en place d'une certaine émotion. Les Moissons peut paraître un peu froid quand il décrit les sentiments de ses personnages, tout simplement parce qu'il ne prend pas vraiment le temps de les ausculter. Plus tard, La Ligne Rouge et Le Nouveau Monde répareront cette erreur en scrutant plus en détail les états d'âme de leurs personnages. Quand on compare la relation entre Adams et Gere à celle qui unit Farrell à Kilcher, on ne peut s'empêcher de constater que la seconde est un des moteurs principaux du film quand la première n'a l'air que d'un prétexte. Malick, déjà cinéaste de la nature dans les années 70, oui. Mais pas encore totalement de la nature humaine, même si les germes sont bien présentes.
C'est donc là le seul défaut d'un film, qui n'a l'air que d'un détail quand on s'aperçoit, les yeux grands ouverts, ce qu'il nous propose d'autre. Soit une lecture dense et riche de l'Histoire américaine - malgré l'apparente simplicité du projet - enveloppée dans une mise en scène somptueuse d'intelligence et d'audace. Ce qui frappe fort dans les Moissons, c'est la sensation de toucher à la grâce et au sublime par le biais d'une mise en scène esthétiquement bouleversante, spirituellement déchirante parce que, de plus, on a la sensation de ne jamais avoir vu ça. Mieux - et non pas " pire " - on a surtout l'impression qu'on ne reverra plus jamais ça chez aucun autre cinéaste, faisant de nous les témoins privilégiés de ce qui n'arrive qu'une fois ou deux par siècle dans le septième art : un véritable miracle. Clairement, la mise en scène chez Malick se passe de commentaire analytique, et c'est proprement le genre de choses qu'il faut voir de ses propres yeux au lieu d'en chercher des explications ici et là. Et quand on l'a vue, pourquoi perdre son temps à tenter de trouver les mots puisqu'on sait qu'aucun d'entre eux ne sera assez fort et précis pour en déceler la moindre subtilité ?
Je finis sur l'histoire, hyper classique donc ( et légérement décevante ). Sauf que Malick a l'intelligence de proposer une somme de références. Références à la peinture donc, à la littérature américaine, à la Bible, qui confèrent au film une dimension supplémentaire, un aspect plus fouillé, complexe, beaucoup plus mythique, concluant un discours sur la fatalité ( la reprise de la pluie de sauterelles de la Bible, magnifiquement filmée de haut l'espace d'un instant. Il y a quelque chose de plus puissant que l'être humain...) qui accompagne intelligemment la vision dans le film d'un paradis basé sur le vice et le mensonge, et qui irrémédiablement finira par s'écrouler. Parlez-en à Jim Caviezel et Colin Farrell...
Ca fait longtemps que je repoussais le visionnage de ce film culte par peur de me faire ch… Et au final, le scénario sur les inégalités est assez classique mais le film est très beau et intemporel. L’image est sublime, beaucoup de plans dans cette quiétude naturelle sont magnifiques.
Au lendemain de sa palme d'or, je me suis décidé à découvrir l'œuvre de Malick. De lui, je ne connaissais que "The Thin Red Line" qui m'a vraiment bouleversé. Las, "Les moissons du Ciel" n'est qu'un petit film dans lequel pourtant, transparaît de façon encore balbutiante le style inimitable de Malick. Il faudra pourtant attendre "Le Nouveau Monde" pour que le réalisateur exprime pleinement sa sensibilité.
Je regarde ce film par hasard après l'avoir vue dans le "TOP 5 1979", je trouve qu'il manque cruellement d'action, je peine à m’intéresser à l'histoire malgré une mise en scène sublime. Après avoir consulter la page allociné du film, je constate qu'il s'agit du même réalisateur que "The Tree of Life" où je m'étais fait la même remarque, Terrence Malick semble donc privilégié l’esthétique pour accentuer la poésie de ses histoire, au détriment du rythme.
Après son premier film qui était formidable, voilà sa deuxième oeuvre qui bénéficie d'une photographie et d'une bande-son excellente, la musique de St-Saëns est très bien utilisée et correspond bien au film. Les dialogues et les personnages sont très bien écrits mais l'histoire est un peu trop molle, ce qui rend le film un peu ennuyeux par moment. Mais on voit bien la patte de Malick, un film qui est presque métaphysique et qui sort de l'ordinaire
Un drame très émouvant, servi il faut le dire par un Richard Gere attachant et un Sam Sheppard riche en sous mais bien démuni face à la situation qu'il découvre petit à petit. C'est à la fois une ode à la nature, à l'ouest américain, face à une industrialisation détruisant progressivement ces espaces, mais aussi une réflexion sur l'amour véritable et l'union par intérêt, Malick prenant parti pour le premier mais ne jugeant jamais de manière radicale, l'intrigue même tournant autour de cette contradiction que ce soit des amoureux qui refusent cet amour pour des questions d'argent, contrairement aux récits habituels où l'on nous présente une vierge follement amoureuse mais dont la virginité qu'elle promettait à un jeune Dom Juan sera sacrifiée sous l'impulsion de ses parents à un homme riche et mature. Pas de jugement de classe donc, mais une réflexion lucide sur les rapports entre hommes et femmes et sur la recherche du bonheur matériel, parfois en contradiction avec l'épanouissement de l'esprit et du coeur . Petit bémol, bien que Malick ne tombe pas encore dans ses futurs délires mystiques, se prenant pour un Kubrick qu'il n'est pas, des plans languissants et des paroles un peu mièvres desservent parfois ce qu'il veut nous présenter
Voilà un jalon essentiel de l’Americana, un coup de maître auquel on ne s’attend jamais. On voit en plus les éléments qui reviendront souvent dans les futurs Malick. Une originalité assumée, un souffle poétique brutal, un montage d’une créativité formelle qui donne à penser qu’il y a plusieurs films en un seul. Le microcosme, (insectes, animaux, plantes), lié au macrocosme, (le vent, les moissons, les saisons). La voix off de la gamine qui raconte l’histoire, avec une certaine naïveté narrative, elle dédouble le récit, qui est fresque visuelle, et en même temps conte dramatique. C’est un mélodrame, car il y a une histoire d’amour contrariée, un drame car il y a meurtre, un manifeste, car on assiste à la mort symbolique de l’ancienne Amérique, la sédentarisation et la «mise à la raison» de la nature, celle des derniers espaces vierges, par l’industrialisation et les moissons justement. Il faut quand même reconnaître que la nature reprend ses droits de temps en temps. Et la encore, qu’elle nature? La nature humaine (passion, violence qui éclate) et la nature tout court, (catastrophe naturelle, instabilité des éléments). Il est des films dont le statut ne se discute pas ou très peu, et ça en moins d’une heure trente de temps cinématographique, comme quoi tout est une question d’équilibre. En bonus, il y a aussi Richard Gere qui joue le rôle de «Cheval fou», juste pour nous faire oublier tous les rôles glamour à venir, c’est pas beau ça?
"Les Moissons du Ciel" est une perle qui, malgré sa durée assez courte, explore l'âme de ses personnages en profondeur. La poésie dont sait faire preuve Terrence Malick est visible à chaque plan et la beauté transpire de cette dramatique histoire d'amour, imprégnée de mal sans qu'aucun des protagonistes ne cherche à le commettre. Linda Manz, qui récite la voix off durant tout le film, reste la figure de sagesse, un peu à l'écart du drame mais quasiment omnisciente. Le réalisateur accorde une attention particulière aux éléments naturels, c'est-à-dire à tout ce qui entoure les personnages mais n'influe pas sur eux, de façon à faire de son film le portrait vivant d'une Amérique prolétaire. Des plans sont ainsi consacrés aux visages des saisonniers, figurants de toutes origines, ou à des animaux avec lesquels la jeune Linda s'amuse. Ce sont ainsi de vraies scènes de vie qui émergent, sublimes dans leur innocence et leur optimisme. Les forces destructrices sont pourtant aussi présentes : elles s'expriment dans les doutes et les tourments de chacun, jusqu'à atteindre leur paroxysme dans l'apocalyptique scène de l'incendie. Ce film est aussi joyeux que triste ; c'est donc la mélancolie qui étreint le spectateur lors des derniers plans, filmés pendant l'heure bleue comme la majeure partie du long-métrage, période de la journée qui magnifie particulièrement les champs de blé l'été, rajoutant encore à la beauté générale de l’œuvre. Il n'y a d'ailleurs rien à redire dans les choix visuels de Malick. Par la seule maestria de ses cadrages, celui-ci exprime des émotions si puissantes que ce tourbillon sensoriel qu'est "Les Moissons du Ciel" ne peut que se graver pour toujours dans la mémoire affective.
De très belles images de la nature et une très bonne musique la dureté du monde capitaliste le dieu argent qui corrompt les sentiments et des acteurs touchants . Mais on s ennuie un peu et tout est terriblement prévisible et il M est toujours pénible d entendre les américains dire à tout bout de champ I am sorry......