Tout compte fait, il ne sert pas à grand chose de chercher une quelconque importance dans le scénario de ce film contemplatif. Il n'est qu'un prétexte pour amener tant de beauté et de poésie à l'image. Non pas qu'il soit mauvais ou désuet, mais c'est simplement qu'il est totalement éclipsé par la puissance exceptionnelle de ce qui est filmé : la nature. Elle est d'ailleurs la principale actrice de cette histoire, elle agit en conséquence des sentiments et acte des différents protagonistes. Ainsi, elle est docile quand les relations entre les personnages sont faites d'amour et d'amitié. Au contraire, quand ces relations se font de haines intérieures, elle reprend ses pouvoirs et montre sa force, avec violence. Mallick rappelle ici qu'elle est notre mère, notre berceau. Et en voyant ce spectacle tout autant tragique que magnifique, qui plus est sublimé par la musique du magicien Morricone, on ne peut que le croire. D'ailleurs, ces rapports entre les différents personnages sont vus de manière brillante également : la difficulté du choix du personnage de Brooke Adams, plus belle et talentueuse que jamais, est extrêmement bien délivré, avec beaucoup de justesse. Et puis c'est extrêmement bien mis en scène, ces travellings, ces plans rapprochés, ces couleurs... Merveilleux. "Les moissons du ciel", c'est aussi un portrait d'une Amérique qui se construit, ou plutôt qui cherche à se construire, et où l'on erre au hasard, au gré des aléas pour tenter de conquérir le bonheur, la liberté, ou l'amour. Il ne faut pas voir de fatalisme ou de froideur dans ce film. Il suffit de se laisser envahir par sa beauté, et par la passion dévorante que Terrence Malick y a insufflé. Chef-d'œuvre.
Quelque chose comme une toile de Vermeer, comme un écrit de Flaubert. Splendeur et lyrisme sont intenses et omniprésents. L'histoire n'a rien d'extraordinaire, mais n'est ce pas ça aussi l'art: magnifier les choses simples, comme nos écrivains naturalistes ont pu le faire en leur temps. Un chef d'oeuvre.
Oeuvre à la beauté et au lyrisme envoutant, la photographie est absolument magnifique. Terrence Malick, cinéaste de la contemplation, signait là son 2éme film avec un méme ingrédient: une voix off féminine , jeune et fragile, insouciante et naive... En dire plus sur ce film serait comme un tag sur un tableau de maitre...
Une vraie tragédie américaine comme il n'en existe presque pas! Une image sublime, une musique incroyable et même des acteurs qui donnent leur meilleur!
L'affiche donne le ton de ce superbe film. Des paysages somptueux magnifiés par la caméra de Malick et au milieu des hommes vivant une vit insignifiante dans cette immensité. Les moissons du ciel, nouvelle ode à la liberté et déclaration d'amour à la nature. En plus de ça Malick nous dépeint une belle histoire, qui comme à son habitude montre les tiraillements interieurs de l'Homme toutes ses contraditions. Avec en bonus une musique signé du divin Ennio Morricone, un grand moment.
je viens de revoir ce film merveilleux qui confirme le talent jors norme d'un réalisateur de génie qui se fait désirer. Chacun de de ses films sont des oeuvres d'une beauté extraordinaire qui ne laissse pas indifférent. Les moissons du ciel nous prouve que Richard Gere est un grand acteur qui a fait des choix de carrière très mauvais. S'il était resté dans la lignée de ses jeunes années cela aurait pu faire très mal. Sam Shepard lui démontre ce que l'on pense tous de lui et que chacun de ces choix lui a permis de montrer son talent. Ce qui frappe dans ce film c'est bien évidemment la photo tout est d'une beauté hors du commun. je pourraisfaire des centaines d'éloge à ce film mais je suis convaincu que le mieux c'est de le voir.
En voyant ce film on comprend pourquoi le cinema est devenu un art. Terrence Mallick propose avec "Les moissons du ciel" une veritable oeuvre poétique, un mélange entre cinema et poésie qui se mélange à merveille. Les plans sur les travailleurs dans les champs, du ciel changeant et donnant des images magnifiques... donnent au film un dimensions visuelles impressionantes de beauté. Les costumes sont trés beaux, de plus j'adore l'époque donc l'univers du film m'a beaucoup plu. Ensuite malgrés que le film soit pas truffé de dialogue on ne peut qu'aimer les discussions des personnages et même de la voix off qui rend le film encore plus poétique. Un film dont la beauté n'est pas seul maitre car un aspect assez cruel vient se poser dans se triangle amoureux. Un melodrame sublime on appelle ça un chef d'oeuvre non?
Il serait malhonnête de ma part de ne pas reconnaître un certain talent au cinéaste Terrence Malick, même si tous les mérites d’un film comme « Les Moissons du ciel » (ou en tout cas les qualités qui empêchent au film de totalement sombrer dans le plus banal) reposent très largement sur les épaules du directeur de la photographie espagnol, Nestor Almendros. Celui-ci a en effet réalisé un travail significatif, notamment sur la lumière naturelle, travail dont les inspirations picturales sont assez évidentes (on pense au Christina’s World de Wyeth et bien sûr à la célèbre Ecole du fleuve Hudson, et notamment à Frederic Church pour ces ciels rose/orange qui font tout l’intérêt esthétique du film). Pour le reste, il faut bien reconnaître malgré tout, et à regret, que Malick n’évite pas les écueils redoutables du cinéma américain. Les dialogues à deux sous sont légion (presque systématiques), du type « Tu as déjà été amoureux toi ? » sur fond de violons mélancolico-chiants (Ennio Morricone nous a pondu une variation vraiment laborieuse de l’Aquarium de Saint-Saëns). Malick, et c’est indiscutable, est bon paysagiste et sait bien filmer les animaux. Il nous offre alors régulièrement des interludes animaliers, ma foi plutôt sympathiques (lors de la séquence de l’incendie, c’est même fort réussi), mais il use aussi d’autres digressions, beaucoup plus pénibles celles-là, pour faire défiler le temps diégétique de son film, donnant l’impression de combler comme il peut les trous. Ainsi de ces bien trop nombreuses séquences rébarbatives, succession de clichés visuels (ici le couple fait du cheval dans la neige, le sourire aux lèvres, là il s’allonge dans l’herbe, se baigne, etc), ponctués par la musique décidément toujours aussi lourde de Morricone ou par la voix off de l’enfant, dont la naïveté, certes volontaire, n’est en rien touchante mais plutôt d’une platitude désespérante… Je ne suis pas insensible à la simplicité, bien au contraire, mais simplicité n'est pas facilité. On n’échappera donc pas à la mélancolie d’une poésie à la Jane Campion, c’est à dire bien pauvre, avec ces plans du kiosque au milieu du champ de blé, les rideaux balancés par le vent... Au final que retenir de ces Moissons du ciel tant portées aux nues? Ces ciels, cette lumière et puis…. Et puis c’est tout. Pas de quoi crier au génie.
Pour moi, il ne manque pas grand chose pour qualifier le film de monument du cinéma, un scénaro plus poussé peut-être. Je pense que Terrence Malick est certainement le réalisateur qui s'est le plus approché d'un certain idéal de réalisation au niveau de l'esthétisme de l'image, il est en effet rare que l'émotion passe principalement par le biais de celle-ci. Aucun des grands noms du cinéma n'ont réussi cela aussi bien que Malick... pas même Kubrick.
Très bon film que je découvrais pour la première fois, après de là à parler de chez d'oeuvre, faut pas exagérer. Les paysages sont magnifiques, bon jeu d'acteurs, mais le scénario reste simple.
Si le scénario pourrait tenir sur une page, le film n'en reste pas moins très beau et dégage quelque chose d'envoûtant grâce à la splendide photographie et la très belle musique qui font la force du film. Les paysages sont très beaux.
Voilà un film que je ne connaissais pas, que je viens de voir Au Max Linder...J'ai vécu un moment incroyablement beau...je crois pouvoir dire que c'est la plus belle lumière que j'ai pu voir dans dans un film... et qui creer une poésie sans égale ...et des émotions , forcément...et quand le tout suit..un chef d'oeuvre.
Un chef d'oeuvre du 7 ème art.Un scenario bien ficelé , une mise en scène remarquable et un trio d'acteurs de génie ont permis de faire de ce film un classique de référence.